‹ Le jansenisme dans l'ancien diocese de VenceChapitre 65 sur 190 · C'est à lui que s'arrête M. Le Roy, p · texte numérisé non relu

C'est à lui que s'arrête M. Le Roy, p

son métropolitain «^ et à écrire son Avertissement aux Réflexions nnorales. Condamné sommairement par le Saint- OflSce, le 2 juillet 1700, le Problème resta à peu près inconnu de l'autre côté des Alpes ^ Bossuet soutenait la différence des deux doctrines et affirmait que Noailles, approuvant celle de Quesnel comme évoque de Châlons et écartant celle de Barcos comme archevêque de Paris, ne s'était pas contredit.

« Le Nouveau Testament, jusque-là si goûté du public que les éditions », écrit M. Gazier, « s'étaient multipliées sans la moindre contradiction pendant 25 ans, devint hérétiquele jour où Noailles se brouilla avec les Jésuites. En même temps Quesnel était devenu pour eux comme l'héritier d'Arnauld et le chef du Jansénisme ». Ce qu'était sa vie à Bruxelles jusqu'à l'intervention de Philippe V, M. Le Roy l'a montré; il a étudié de nouveau l'arrestation de Quesnel et de dom Gerberon, la saisie de leurs papiers, l'état d'esprit de Quesnel « chez qui l'inflexibilité se doublait de prudence : le docteur était inébranlable et le polémiste toujours armé pour la lutte, mais la long-ue discipline ecclésiastique éveillait en lui une foule d'honorables scrupules. Inintelligible à la majorité de ses compatriotes, infatigable pour tenir tête à Louis XlV'et à Rome, vivement combattu par les protestants de Hollande et les réfugiés calvinistes, il est arrêté le 30 mai 1703, à Bruxelles où il se croyait bien caché, par ordre de Philippe V à qui le P. de La Chaise avait demandé d'agir ; l'official de l'archevêché de Malines et des archers se saisissent de lui; ses Réflexions morales sont officieusement signalées à Rome comme téméraires, ses papiers, saisis, examinés à Malines^, envoyés à l^aris, livrés aux Jésuites et, comme

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