Id., p
3 Sur tout ceci, voir rouvratre de Le Roy, p. 117 et suivantes. J'eu cite quelques mots çà et là : d'où mes guillemets. Les citations ne sont pas complètes.
l'a dit Sainte-Beuve, passés à l'alambic, mitonnes chez M*"* de Maintenon, qui déclarait que le Jansénisme n'était pas un fantôme ». Quesnel s'évada. Le 13 octobre il était à Liège, hors des atteintes de ses ennemis, grâce à son frère Guillaume, supérieur de l'Oratoire d'Orléans, et aux deux gentilshommes « d'une noblesse douteuse et d'un dénûment notoire », qui l'aidèrent, et après des péripéties « qui semblent tirées de quelque équipée du temps de la Fronde et que l'on souhaiterait, traduites en rimes par la verve d'uuScarron », dit l'auteur de La France et Rome. Quesnel engagea aussitôt de nouvelles polémiques ; son procès fut instruit par contumace devant la cour de l'archevêque de Malines; «du fond d'un obscur diocèse de Provence, tout près d'Avignon, ville papale, l'évêque d'Apt^ provoque Quesnel, que l'on croyait encore sous les verrous ecclésiastiques, et pour faire sa cour au Saint-Siège : derrière lui, nous voyons poindre les Jésuites, Rome et Louis XIV, coalisés non seulement en vue de frapper les Réflexions morales^ ».
De cet ouvrage, dit de son côté M. Gazier, « 140 propositions furent extraites en 1696 par les Jésuites « qui n'avaient pas tardé », écrivent M^l. Lavisse et Rambaud^, à reconnaître qu'elles s'inspiraient des doctrines de Jansénius sur l'efficacité irrésistible de la grâce et la volonté imputée à Dieu de ne sauver qu'une partie des hommes. Le livre fut déféré au Saint-Siège\ Clé-
1. Foresta de Colongue : voir le chap. V du livre de M. Albert Le Roy.