‹ Le jansenisme dans l'ancien diocese de VenceChapitre 67 sur 190 · Ibid., p. leO · texte numérisé non relu

Ibid., p. leO

3. Lavisse et Rambaud : Hixl. gêner,, tom. VII, 1896, p. 805 et suiv.

4. Par Jacques Peschard, en religion, le P. Timothée (de la Fléchel, Capucin, dont Le Roy a montré le rôle de dénonciateur. Déjà en 1703 Fénelon souhaitait que le livre de Quesnel fut poursuivi; le P. Lallemand, ami du P. Tcllier, publiait en 1704 le P. Queanel xédilieux et en 1705 le P. Quexnel hérétique; la bulle Vineam ralentit la campagne de dénonciation personnellement dirigée contre lui (Le Roy, p. 208), mais en 1707 l archevêque de Besançon interdit en juillet à ses diocésains de lire les Réflexions, l'évêque de Nevers en fait autant en août, et en décembre on parle à Rome d'en demander la censure. Le P. Timothée devint, par la suite, évéque de Beryte in partibus.

ment XI institua pour l'cxaminor ' une commission composée, non de Jésuites (ils passaient pour les ennemis particuliers des Jansénistes), mais de Dominicains. L'ouvrage fut censuré le 18 juillet 1708^ et les évoques de Luçon et de la Rochelle^ en défendirent la lecture dans leurs diocèses. Ils consentirent, dit M. Le Roy, à qui j'emprunte une assez longue citation, à exécuter « dans les vapeurs épaisses du Palus Méotide de Luçon et de l'air marin et salin de La Rochelle — c'est ce qu'écrivait l'évêque du Mans en 1711, — une basse besogne devant laquelle eût reculé la délicatesse deFénelon. Champflour, évêque de La Rochelle, si zélé dans l'affaire du Cas et si acharné contre le gallicanisme, était, selon Saint-Simon, « un véritable excrément de séminaire. » Son collègue de Luçon, Valderies de Lescure, et lui furent stylés par un émissaire de Fénelon. Ils condamnèrent l'ouvrage composé par Quesnel, approuvé par Noailles, sanctionné par Bossuet : M. de Cambrai terrassait du même coup trois ennemis et prenait sa revanche des Maximes des Saints,... par une intervention louche... Le 10 juillet 1710, les deux évêques vendéens signaient l'ordonnance qu'ils ne devaient produire qu'au début de 1711. Notons que Noailles avait sacré l'éveque de Luçon en octobre 1699. Ils furent deux des « trois imbéciles » (leur collègue de Gap était l'autre) dont Soanen disait qu'ils s'étaient prêtés à la vengeance des Jésuites ».

Les mandements des évêques de Luçon et de la Rochelle,

1. Le p. Timothée se vante d'avoir proposé au Pape et fait accepter pour rapporteur un Ihéatin, ennemi personnel et déclare du cardinal de Noailles (qui avait approuvé l'ouvrage de Quesnel) ; c'était en outre un prêtre rebelle, dont la France demandait l'emprisonnement ou l'expulsion. Le Roy, p. 305.

2. « Le Jansénisme du XVII' s , écrit M. Le Roy (p. 291), « gravite en littérature autour des Provincialex, ce\\x\ du XV1H% autour des Réflexionx morales. Celui-là aboutit" à la Paix de l'Eglise, l'autre à la bulle Unigenilus et à l'appel. La bulle Vincam sert do transition». Le décret de Clément XI déclare les idées de Quesnel «séditieuses, pernicieuses, téméraires, erronées, manifestement j.inséniennes» ; le te.xte de l'Evangile est « corrompu et altéré » dans ce Xouv. Test. (Le Koy, p. 306). Le décret ne fut pas registre en France, re.Técution en étant conliée aux Evêques et aux Inquisiteurs (l'autorité de ceux-ci n'avait jamais été admise par un tribunal français). Il demeura lettre close et ne circula que clandestinement.

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