Gazier, /. c, p
admirés au XVIP s. pour « leur charme pénétrant » K Nicole était mort en 1695. Ses Essais de morale comprirent jusqu'à 25 volumes in-r2 : Sainte-Beuve en appréciait surtout les tomes 1 à 8 et dit que quelqu'un a surnommé Nicole le Rodriguez de la France*. Il ajoute que Nicole lui paraît être « un Bayle chrétien et janséniste, surtout admirable par ses lectures, ses mœurs et son talent de controversiste », et réaliserait bien « le type du moraliste dont la clairvoyance était finement prévoyante et la gravité enjouée à propos ». — Mais d'autre part, dans ces Essais de morale possédés par de Guigues, ne pouvons-nous pas reconnaître une partie de ceux du grand Arnauld?
« Décision de Sorbonne touchant la co)7iédie, un tome ». — Ces mots rappellent une des graves questions qui s'agitèrent aux XVIP et XVIIP s. Il suffit de mentionner l'anathème de Nicole dans son Traité de la comédie écrit vers 1658 et publié en 1667 et la façon dont il dit son fait, au nom du Jansénisme, dans ses Visionnaires, à ûesmarets de Saint-Sorlin, puis la manière dont Racine prit feu et écrivit en janvier 1666 la petite Lettre à V Auteur des Hérésies imaginaires (où il se moque d'un ouvrage de Saci, les Enluminures, dont nous parlerons plus loin) et la seconde (que Boileau l'empôcha de publier), enfin le jugement de Bossuet dans ses Maximes et Réflexions sur la comédie en 1694 et la façon dont il reprit la thèse janséniste aux dépens du P. Cafiaro, théatin. Six docteurs de Sorbonne réunis accablèrent aussi ce religieux qui avait défendu le théâtre, alors que le clergé était, depuis la représentation de Tartuffe, soulevé contre « la comédie ».
« Autre (décision de Sorbonne) touchant la pluralité des bénéfices, un tome ». — Ces mots font songer à une ques-