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tioii qui, Saiiitc-Bcuvc l'a indiqué, alarma tout spécialement la conscience de Nicolas Le Tourneux, de Singlin, de l*ontcl)âteau à qui ce dernier conseillait de ne pas garder (les bénéfices dont quelques-uns lui avaient été donnés dès sa sixième année (Pontchâteau finit par les quitter tous et iL'g-rettait que son neveu, évoque d'Orléans, restât chargé de bénéfices ecclésiastiques). Au surplus, de quelle décision de la Sorbonne s'agissait-il dans le livre que de Guigues possédait? Je l'ignore.
« Vérité évidente de la religion chrétienne, un tome ». — M. Gazier a eu la bonté de me faire connaître l'auteur de cet ouvrage, paru en 1694' : c'est dom François Lamy, bénédictin de Saint-Maur, qui ne fut pas seulement un théologien, mais aussi un moraliste et môme un physicien. Il fut mêlé à des polémiques où l'on rencontre les noms de Bossuet, de Malebranclie et du ministre Juricu, et mourut peu après le procès dont nous parlons, en 1711.
« Catéchisme de Montpellier. » — Charles-Joachim Colbert de Croissy, neveu du grand Colbert et frère de Torcy, était évoque de Montpellier depuis 1697 et avait fait rédiger ce Catéchisme par le P. Pouget. L'évoque de Montpellier manifesta par ses lettres pastorales et ses mandements son opposition à la bulle Unigenitus, prit les convulsionnaires au sérieux et laissa des écrits que le Saint-Siège condamna pour Jansénisme. Il était mal en cour; on l'accusait d'incliner vers Port -Royal; Noailles aurait voulu qu'il figurât dans la commission chargée d'étudier la bulle Vlncam ; le roi s'y refusa. Plus tard il fut au premier rang- « parmi les fidèles de la cause vaincue » ^ et déclara que, « malgré la destruction de quelques bâtiments, Port-Royal était toujours vivant