‹ Le jansenisme dans l'ancien diocese de VenceChapitre 79 sur 190 · Le Roy, p · texte numérisé non relu

Le Roy, p

aux yeux de la foi ». En novembre 1711, il écrivit à l'archevêque de Paris qu'on avait surpris la religion de Louis XIV, en faisant révoquer le privilège des Réflexions morales, et que l'ouvrage du P. Quesnel, qu'il examinait depuis vingt ans, lui semblait admirable au point qu'il le recommandait aux ecclésiastiques et aux laïques ^ « Ce prélat lettré, riche, mondain, était indépendant»; on ne disposait pas de lui; il ne fut pas convoqué à l'assemblée de 1713 * ; il se refusa hautement à recevoir la bulle Unigenitus ^

« Biblia sacra, un tome ».

« Les instructions du Rituel cVAlet, un tome ». — Alet, qui eut un évêché jusqu'à la Révolution, avait eu pour évêque, de 1637 à 77, l'un des plus célèbres amis des « Messieurs », Nicolas Pavillon, à qui Sainte-Beuve consacre de nombreuses pages de Port-Royal. Nommé par Louis XIII, sur la désignation de saint Vincent de Paul et de Richelieu, il composa ce Rituel qui, publié en 1667 et parfois attribué à Arnauld, fut censuré par Rome dès avril 1668; quand on réimprima ce livre, on recueillit des approbations d'évêques, et Arnauld, qui avait fait demander la sienne indirectement à Le Camus, évêque do Grenoble, qui avait été visiter Pavillon en secret au mois de mars 1675 et qui admirait vivement son collègue d'Alet, dut se contenter de son refus et de son excuse. Sainte- Beuve qui, dans un appendice de son Port- Royal, a donné une intéressante étude sur Le Camus, cite deux lettres de février et de mars 1676 qui indiquent dans quel esprit l'évoque de Grenoble refusa sa signature à la réimpression du Rituel qui parut en 1677 : « Je donne mon sentiment, comme Montaigne, non pour bon, mais pour mien. » J'ai rappelé la place qu'occupe, dans le livre de Sainte-Beuve,

Page 1