‹ Le jansenisme dans l'ancien diocese de VenceChapitre 81 sur 190 · Nomination qui n'eut pas d'eflet · texte numérisé non relu

Nomination qui n'eut pas d'eflet

4. S'agit-il de ses prônes « sur ditférents sujets de morale », publiés de 1691 à 1693 en trois tomes, ou de ceux « pour tous les dimanches de l'année », publiés également en trois tomes, d'cabord en 1692, puis en 169S? je ne sais. M. l'abbé Bertrand, dans son Hisl. littér. de Saint- Sulpice (Paris, Picard 1900, tom. 111, p. 1 à 19) a parlé de cet évéque d'Agen, un des écrivains sortis de Saint-Sulpice. Il cite la lettre où M"* de Sévigné juge sévèrement le discours d'ouverture qu'il prononça à l'Assemblée générale du clergé ue 1675, et un jugement de saint Vincent de Paul qui le tenait pour « un modèle plus propre à être imité

Far les gens qui ne cherchent qu'à toucher les peuples et aller au cœur ». (Préface de avocat Richard.)

Mazai'iii mourant et que Boileau l'a cité, dans sa satire IV où il compare, en 1664, la raison à un pédant qui, « loin de nous toucher, souvent, comme Joly, perd son temps à prêcher ».

« Conduite chrétienjie, parle P. François Neveu, jésuite, un tome ».

« Les Epîtres et Evangiles, du P. Amelotte, un tome ».

— Le P. Amelotte, de l'Oratoire, avait été le premier maître du cardinal-archevêque de Noailles. Sainte-Beuve a rappelé que, à la veille de la publication du Nouveau Testament dit de Mons et au lendemain de l'incarcération de Saci à la Bastille, le P. Amelotte s'était prétendu autorisé par l'Assemblée du clergé à publier une sienne version dn Nouveau Testament : on la disait calquée sur celle de Port-Royal dont il s'était procuré une copie à la faveur d'une indiscrétion. Nicole, qui était allé le voir en 1661, publia contre lui un pamphlet oii il mit le portrait, assez ressemblant, de ce traducteur dont les Epîtres et Evangiles, publiés dès 1666, sont suspects de ne devoir leur existence qu'au Nouveau Testament dit de Mons, qui ne put paraître qu'en 1667.

« Lettres pastorales de M. Vévêque d'Arras, un tome ».

— En 1709, le siège était occupé, depuis novembre 1670, par Gui de Sève de Rochechouart, qui mourut en décembre 1724. Sainte-Beuve dit que c'est cet évêque qui fit écrire par Nicole une lettre à Innocent XI sur les Casuistes, peu après que Nicole fut revenu d'Alet, en 1677; lettre qui amena les graves ennuis de Nicole, sa fuite dans les Pays- Bas, son différend avec Arnauld. Cette démarche de l'évoque d'Arras (à laquelle s'était associé son collègue de Saint- Pons-de-Tliomières, Percin de Montgaillard) contribua à la reprise des hostilités théologiques. Lors de l'impression posthume du Nodus praedestinationis dissolutus de Sfou-

drate,abb6 de Saint-Gall, qui était devenu cardinal en 1695 malf^ré l'opposition de la France et qui était dévoué au Molinisme, — impression que ses intimes amis, notamment le futur Clément XI, alors cardinal Albani, avaient empêchée de son vivant, — cinq évoques gallicans s'élevèrent contre des propositions qu'ils croyaient dangereuses pour la foi : les archevêques de Paris et de Reims, Noailles et Le Tellier, les évoques de Meaux, d'Amiens et d'Arras, Bossuet, Feydeau de Brou que Saint-Simon proclame « un saint évoque », et de Sève de Rochechouart. Celui-ci, qui était énergique, refusa plus tard de publier la bulle Unigenitus et même d'en faire mention '.

« Thomas a Kempis, un tome ». — Par ce nom, il convient d'entendre Vlmitation de J. C. dont il est parlé au cours du procès qui nous occupe. On sait que la composition en est assez souvent attri])uée à Thomas de Kempen ^ Corneille l'a paraphrasée en vers et avait dédié son œuvre à Alexandre VII en 1656; Saci l'a traduite en 1662 sous le nom de « sieur de Beuil, prieur de Saint- Val » (la sainte vallée du Port-Rojal-des-Champs) ; est-ce l'ouvrage de l'un ou de l'autre?

« Histoire des Juifs, traduite par M. Arnauld d'Andilly «. — Il s'agit de sa traduction de Flavius Josèphe, la plus considérable et la plus estimée, dit Sainte-Beuve, de toutes celles que fit Arnauld d'Andilly. Après la paix de l'Eglise, l'auteur en offrit un exemplaire à Louis XIV le jour où l'archevêque de Sens le conduisit chez le roi. Les Antiquités Judaïques avaient paru en 1607, l'Histoire de la guerre des Juifs en 1669.

« Vie mystique de J. C. dans le T. S. Sacrement, par le P. Nouet, Jésuite, un tome ». — Dans sa déposition, de

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