Ann. du Midi, 1. c, p
3. Jiull. de la Soc. Ariég. des Se. Lett. et Arts, tom. V, 1896-7, n" 6 et 7.
tous les dimanches de Vannée ; nous reparlerons de lui, dans ce qui suit, à cause d'un autre de ses ouvrages que possédait l'inculpé, la Morale du Pater.
« Elorje historique des Saints ; les tomes II et 111 ». — Œuvre de Jean Richard qui, après avoir été reçu avocat à Orléans, ne suivit pas le barreau et, sans être dans les ordres, dit-on, composa des sermons et des prônes destinés soit à édifier qui les lirait, soit à être prêches par qui voudrait s'en inspirer. Ce livre en quatre volumes parut en 1665 ou 1685 ; ce n'est pas la seule des œuvres de Richard que possédât de Guignes.
« Catéchisme des curés, par M. Simon, le tome II ».
« How,iliae sive Conciones praestantissimorum Ecclesiae Catholicae doctorum ».
« Hieronymi Fossanensis de admirando mysterio contra haereses, un tome ».
« Discours moreaux, les 11% 111% IV' et VP tomes ». — M. Gazier a daigné me faire remarquer que c'est un des ouvrages de ce Richard dont nous avons parlé. Barbier indique, m'a-t-il dit, que ces Discours moraux en forme de prônes avaient paru à Paris, de 1688 à 1694, en cinq volumes in-12'' et que l'auteur y portait le titre d'avocat au Parlement.
« Conférences de Périgueux, cinq tomes ».
« Examen général, deux tomes ». — M. Gazier incline à croire qu'il s'agit d'un ouvrage, en deux volumes in-l'i°, dont le titre complet est Examen général de tous les péchés.
n Année chrétienne, deux tomes». — Encore un ouvrage de Nicolas Le Tourneux. Il avait été composé en douze volumes et sur l'invitation de Pellisson ainsi que du frère de Louvois, l'archevêque de Reims, Charles- Maurice Le Tellier, qui mourut en 1710, Sainte-Beuve a
montré comment Le Tournenx avait débute par son Carême chrétien en 1682, comment son Année chrétienne continua avec un succès croissant et mérita que son nom y demeurât attaché. Le Tournenx avait été, aux Jésuites de Paris, le camarade des deux fils du chancelier Le Tellier ; on l'avait mis près d'eux pour donner quelque émulation à celui qui fut Louvois et à celui qui devint l'archevêque de Reims. Six volumes de son Année clirétieiine avaient paru dès 1685, quand le Nonce dit au P. de la Chaise que le Pape désirait qu'on supprimât quelques livres, notamment V Année chrétienne, parce que, disait-il, la messe y est traduite en français.- Sainte-Beuve cite une lettre qu'un prêtre de l'archevêché écrivit alors à Le Tournenx, insiste sur «le ton arrogant » avec lequel il fut donné un avertissement à « ce docte et pieux serviteur de Dieu», reproduit «l'humble et touchante réponse » que ce dernier envoya de son prieuré de Villers-sur-Fère en Picardie, à la date du 19 mai 1686. Le 28 novembre il mourut subitement à Paris.
Tel était le premier catalog-ue que les agents de l'évêché de Venco dressèrent dans la chambre de J.-B. de Guignes. Au dessous, celui-ci écrit de sa main qu'il I « confesse avoir les susdits livres : et je m'oblige de les représenter toutes les fois que j'en serai requis par M^"" l'Evêque. A Torrettes, ce 19 juillet 1709. De Guignes». Ceux-là lui avaient été laissés ; mais suit une seconde liste, que nous reproduisons de même.
« La Théologie du P. Joanin, de l'Oratoire, sept tomes in-8". » — Dom Gaspard Juénin, comme M. Gazier a bien voulu me le faire savoir en rectifiant ce nom mal orthographié, mourut en 1713 laissant divers ouvrages, dont plusieurs en latin.
« Lettres de M, l'abbé de Saint-Cyran, deux tomes in-8°. »
— Il doit s'agir des Lettres spirituelles de Duvergier de Hauraiine, écrites durant sa captivité de cinq années à Vincennes, « parfois au crayon et sur des chiffons informes : elles forment son œuvre capitale aux yeux de la postérité, et elles devaient alors fortifier ses amis et ses disciples » \ Sainte-Beuve, de qui nous ne songeons pas à résumer ici tout ce qu'il a écrit sur Saint-Cyran, rappelle que ses Lettres avaient plus de succès que celles de Saci, qu'on les lisait dans les établissements ecclésiastiques, que Bossuet en permit l'étude à l'occasion, par exemple à Madame d'Albert. S'agit-il de Lettres du neveu de Duvergier de Hauranne, Martin de Barcos, qui fut le dernier abbé de Saint-Cyran en Brenne? Mais il n'en a pas laissé qui comptent à côté de celles de son oncle.
« Disputatio theologica de opjinionum delectu in quaestionibus moralihus, authore Antonio Charlas, presbytero Romee, un tome in-8" ». — Antoine Charlas fit partie du groupe de prêtres formés par M^"" de Caulet ; c'est à lui que se confessa l'évêque de Pamiers à son lit de mort, et ce fut un de ceux qui, au lendemain de l'enterrement de ce personnage, continuèrent à lutter contre la Régale et à tenir tête à l'intendant de Montauban. J'ai montré ailleurs ^ ce que fut le dévouement dé Charlas à Caulet ainsi qu'à la mémoire même de celui-ci ; que Charlas est signalé par l'intendant comme « l'unique conseil » des chanoines de Pamiers et presque comme l'auteur de tout ce qui parut sous le nom de l'évêque. Il mourut à Rome en avril 1698 ^
« Agneau Pascal, un tome in-S" ». — On verra que, d'après une déposition dont l'inculpé fut l'objet, ce livre