Voir Brunetière, Jown. des Sav., avi-il 1900, p. 20S
2. La première est du 24 janvier : Sainte-Beuve l'admire fort et la compare à une page de Bayle.
de l'archevôque de Péréfixe, que Hamon, le médecin de Port-Royal, n'aimait guère de telles polémiques, et que Racine déplora plus tard ce qu'il avait écrit contre Port- Royal dont il se fit l'historien.
« Réflexions sur quelques endroits de la relation des Evêques de France, le tome II, iu-12 ».
« Traité de la Piété, deux tomes iti-S" ». — Serait-ce le Traité de la Foi Humaine, publié par Nicole en 1664 et peut-être revu par le grand Arnauld? Il était dirigé contre le Mandement de M*"" de Péréfixe. Ou bien le Traité de Piété, composé par Hamon « pour l'instruction et la consolation des religieuses de P. R. à l'occasion des différentes épreuves auxquelles elles ont été exposées » ?
ft Ainor jjœnitens, authore Joanne episcopo Castorieusi, deux tomes in-S" », — Le titre complet, d'après la Bibliothèque janséniste, est Amor pœnitens, sive de recto Clavium usu, auctore Joanne de Neer-Cassel, episcopo Castor iensi, vicario apostolico ». L'ouvrage avait paru à Utreclit en 1683. L'auteur en est Jean de Néercassel, ancien Père de l'Oratoire, évêque titulaire de Castorie ^ et en réalité vicaire apostolique et archevêque à Utrecht. Sainte-Beuve a beaucoup parlé de cet auxiliaire de Port- Royal dans les Pays-Bas Hollandais, d'autant plus curieux qu'il a vécu parmi des populations dont une minorité était catholique et que le Jansénisme vivait encore il y a une trentaine d'années dans cette région d'Utrecht ^ Mort en 1686, M»' de Néercassel aurait pu être cardinal et avait d'excellentes relations avec Rome : l'auteur de Port-Royal a dégagé nettement sa valeur, son caractère apostolique,
1. Castoviae, d'après le Très, de chronol. de Mas-Latrie, fut le titre de trois évéchés, un de Macédoine, un de Dacie, un de Béotie. '
2. « En 1702 le vicaire apostolique, Kodde, archevêque de Sébaste, s'était déclaré ouvertement pour les Jansénistes ; Utrecht était devenu leur refuge préféré. Clément XI suspendit Kodde ; son chapitre refusa de reconnaître les nouveaux vicaires que le pape envoya; Quesnel, retiré a Amsterdam depuis 1703, et les Etats Généraux, toujours hostiles au Saint-Siège, encourageaient la résistance ». (Lavisse et Rambaud, Hist. génér., t. VII 1896, p. 821).
l'intérôt de sou rôle. Les Archives d'Utrecht où il trouva en 1849 taut de documents utiles à son ouvrage, contiennent beaucoup de lettres adressées à Néercassel. Il avait tout fait pour la réussite de ce qu'on appelle l'affaire de Nordstrand : « ce fut l'un des actionnaires, et elle le mit en relation très habituelle avec le Port-Royal qui eut avec lui bien d'autres et de meilleurs liens ». Saint et savant prélat, ami d'Arnauld, il nous apparaît comme la plus importante figure dans l'histoire de ce Jansénisme d'Utrecht et de Hollande. Il a l'image de ces évoques de premiers âges qu'on aime à se figurer respectables et doux. C'était un personnage sage et modéré, qui n'abusa en rien du rétablissement momentané du culte catholique à Utrecht en 1672 et de la présence des troupes victorieuses de Louis XIV. D'ailleurs il fat si dévoué à ses fonctions qu'il succomba aux fatigues excessives de l'apostolat en Over- Issel. Sainte-Beuve s'est plu, à la suite de son séjour chez les Jansénistes d'Utrecht en 1848-9, à parler de lui, de la correspondance qui avait été adressée à « ce véritable grand évoque de l'église d'Utrecht, le seul en vue, ferme et conciliant, agréé à La Haye et fort bien à Rome ». Quant à son Amor yœnitens^ c'est un traité où Néercassel se préparait à soutenir la nécessité de l'amour divin dans la pénitence. Bossuet, dit Sainte-Beuve, le qualifia de « lucubratio suavissima » et de « suavissimum argumentum »; on voulut d'ailleurs contrecarrer l'évoque de Castorie pour cet ouvrage, mais, ajoute l'auteur de Port- Royal, l'espèce de censure provisoire [donec corrigatur], émanée des inquisiteurs, ne fut point publiée tant que vécut Innocent XI (|ui ne l'avait pas approuvée.
« Tradition de VEglise touchant V Eucharistie, un tome in-S" ». — Serait-ce la Perpétuité de la Foi sur VE., dont Nicole avait cru devoir publier le premier volume en
1669 SOUS le nom d'Arnauld et qu'ils avaient composée de concert et à l'instigation de Bossuet f « Le plus savant des ouvrages de controverse d'Arnauld, et qui obtint le plus franc succès par sa clarté » ', n'avait pas été étranger à la conversion de Turenne, et ce premier volume a inauguré la nouvelle controverse des Jansénistes, celle qui eut pour adversaire le Calvinisme. 27 prélats et 20 docteurs (dont Bossuet, « encore simple prêtre, mais déjà oracle », écrit Sainte-Beuve) approuvèrent ce premier volume dont l'épître dédicatoire en latin, œuvre d'Arnauld, était adressée à Clément IX. Le second volume parut en 1672 ; le troisième en 76. Ils appartiennent presque exclusivement tous trois à Nicole. L'archevêque d'Embrun (Vence était une des mitres suffragantes de cette métropole), M^' Charles Brulart de Genlis^ avait été des plus hostiles à la Pevpélvité ; mais la Sorbonne l'avait louée. « Port-Royal ouvrait cette controverse d'autorité que consommera en 1688 VHistoire des Variations de Bossuet », ajoute Sainte-Beuve.
« Entretiens de Vabbé Jean, un tome in-8" ».
« Réflexions sur les Constitutions d'Innocent X, Alexandre VII et Innocent XII, un tome in-12 ». — Oii voit tout d'abord qu'il n'est pas parlé de la bulle d'Urbain VIII Barbcrini qui avait en 1643 censuré VAugustinus et rencontré quelque opposition en France et en Flandre : la Faculté de théologie de Paris avait même conclu le 15 janvier 1644 quil n'était pas régulier de la recevoir, et simplement prescrit de ne soutenir aucune des propositions condamnées par Pie V (1566-72), Grégoire XIII (1572-85) et Urbain VIII (1623-44). D'autre part le titre exact de l'ouvrage est, d'après la Bibliothèque janséniste, « tou-