‹ Le jansenisme dans l'ancien diocese de VenceChapitre 93 sur 190 · Arch. des A.-Marit., Ëv. de Gr., G · texte numérisé non relu

Arch. des A.-Marit., Ëv. de Gr., G

de TEtroite Observance d'Antibes, étaient « de trop : il y a des soupçons violents sar leurs mœurs, ils ont de l'animosité contre les prêtres de la paroisse, et veulent s'établir sur les ruines du clergé séculier ».

La jeune Honorade Isnarde méprisait son mari. Selon les conseils de l'inculpé, elle ne mangeait et ne couchait jamais avec son mari. Si de Guignes venait, fût-ce à onze heures du soir, dire à cette jeune femme de se relever, elle obéissait. Après Pâques \ de Guignes témoigna « plus de faveurs qu'à l'ordinaire » à une jeune fille de 25 ans, Margoton - Aussel, « l'une des dévotes » ^ Il affecta de lui confier le cahier des offices qu'il composait en provençal et qu'il avait jusque-là remis « à la Isnarde >-. Or celle-ci « et la Merlesse » \ mécontentes, « dirent de faire les Filles de Marseille et pour cela elles prirent d'étoupe et firent deux figures dont l'une représentait j\J. de Guignes et l'autre l'Aussel, les mirent sur le foyer distantes d'environ deux pieds l'une de l'autre % mirent le feu à celle qui représentait la jeune Aussel, en disant : Si Margoton aime M. de Guignes, qu'elle lui donne du feu ! et en même temps, par un tour qu'elles donnaient à la figure, celle qui représentait messire de Guignes brûlait, et elles riaient » toutes deux.

Varages a assisté à cette scène et a blâmé les deux

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