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blême, que je voulus partir au Japon étudier surplace cette orfèvrerie inconnue. Je rêvais de ramener quelques-uns de ces ou\ 1 ier s patients et habiles pour en taire les initiateurs des nôtres.
Ce projet sage, bon, je le caressais depuis quelques mois, je devinais tout ce qu il y avait à trouver dans ce pays qui ne nous avait que peu donné encore. Mon désir \int se heuitei a une volonté plus forte que la mienne. Je ne partis pas et j ai îacontc autre paît comment je m en consolai en empruntant aux dessins japonais le thème des émaux cloisonnés que je fis et qui se répandirent alors. C’était me faire un peu l’apôtre du Japon, j’en eusse été le prophète, le traducteur autorisé à mon retour de là-bas, si j’avais pu obéir à l’instinct qui m’y poussait. Sachant ce que je savais déjà, j’aurais été le premier à surprendre Part chez lui, le métier dans son exercice encore sincère. Je ne parle pas de la fortune facile que j’y aurais faite, je n’y regrette qu’une ardente satisfaction de voyageur et d’artiste, de novateur et de croyant.
Depuis, j’ai montré la voie à d’autres; j’ai dit et écrit ce que j’avais vu, ce qu’eux et moi nous avions fait. Mais, emportés par les besoins de production hâtive, ni eux ni moi nous n’avons approché delà désespérante perfection de ces maîtres qui connaissent tous les alliages du métal, qui fondent, repoussent, cisellent, estampent, gravent, incrustent, damasquinent, niellent, émaillent, laquent, patinent, polissent, sertissent, découpent avec toute la souplesse d’invention, le goût du décor, la variété des motifs, l’harmonie des couleurs, le modelé des formes et sont, sinon des orfèvres comme nous, des artistesouvriers dont l’œuvre de métal est adorable.
Je crois qu’il convient de l'étudier de près et j'y reviendrai bientôt ici, a un
point de vue purement industriel et spécial.