Le Ouen-hien-toncj-kao a été l’o
dénué des Inscriptions, traduit en deux volumes in-8», par M. d’IIisrvky nu Saint-Denys et imprimé par le*
Nasuno-Yoiti ; épisode des guerres des T air J. D’après IIokusaï.
chromolithographie des quatre miniatures d'un makémono. Ceslcènes" sont caractéristiques, et le te** «« t curieux (Londres, chez Trübncr).
, ^UCn t0>ly l(ao a ^ 1 obict d un Mémoire sur l'Hisloire ancienne du Japon, lu en 1S71 & ^c&
soins de M. Ttum-r-nm, de Genève, dans son Al:
su me pu sa .
L l v JAPON A R T I S T I O II E
des lances e. l'arc en bois, avec des flèches de bambou dont quelquefois la tète est en os ». Siebold, dans son admirable étude sur le Japon ancien et moderne, reproduit une belle suite d'armes préhistoriques. J'ai recueilli, à Londres! une arme de jet ou d'attaque de corps à corps, en diorite, telle qu'un Japonais en a vuaux mains des Coréens, dans la guerre toute récente avec cette contrée; une hache, déterrée dans des terrassements de chemin de fer. en serpentine verte, du ton le plus choisi, d un poli merveilleux, dessinée comme par un Grec, avec des adoucissements sui les angles qui en font un objet d'art* enfin quelques pointes de flèches coquettes et des fragments de couteaux qui se recourbent et font prévoir la cambrure des katanas. On peut assurer que les armes des temps récents obéissent à des atavismes déterminés.
Ma-Touan-Lin constate, sous la dictée d’une ambassade envoyée en Chine par le Japon au commencement du va* siècle de 1ère chrétienne. « qu’ils ont... des sabres, des lances, des haches d’armes... »
11 est probable qu’antérieurement à l'exploitation des mines de fer trouvées
au vme siècle, le Japon recevait du fer tout travaillé de la Corée, abondante en minéraux et plus avancée alors en civilisation.
Dans cet intervalle, long peut-être de mille ans, qui avait appris aux Japonais à traiter le minerai de fer? Nous savons, par les annales des Daïris, qu'ils avaient longtemps reçu ce métal de l'étranger. Ace moment, les apôtres indiens qui semaient la bonne parole de Sakia-Muni prenaient la mer. Dharma, par exemple, est représenté souvent voguant debout sur une branche de thé. ou
sur un glaive flottant sur les eaux.
Avec la prédication bouddhique arrivant pari Inde, la Chine et la Corée, apparaissent les armes plus parfaites. Dans quelques trésors, on montre des lames déformées, oxydées, droites telles que celles brandies par les Gardiens du ciel, apostés près des temples et surveillant les mauvais génies aux points cardinaux. Nous n’insisterons pas : la vraie arme japonaise, c'est le katana un peu courbe affilé d un seul coté, faisant suite à sa soie, solide pour le maniement a deux mains.
Il faut noter comme un événement typique les noms, a
jamais illustrés dans l’histoire des. industries, des torgeurs qui ont inventé ou porté jusqu’à la perlection la cémentation, la
trempe : tels les noms de Masa-Nobu, de Sane-Noii, au xe siècle. Leurs trempes ont une finesse de ton, une résistance incomparables. Les Kamis, esprits supérieurs des anceties, les assistaient ejuand ils martelaient les assemblages de clous usés, les passaient au feu, les recuisaient, les réduisaient, les trempaient dans des baquets, et enfin les aiguisaient, les polissaient et les signaient1.
Thévenot, seul parmi les Européens, a fourni cette remarque
technique « qu’ils entendent parfaitement bien l'art de fondre le fer.
ce qu'ils font à découvert; plus il fait froid, plus ils croient que le temps y est propre. Ils se servent, pour cet ellet, d une tonne qu'ils remplissent de terre franche ou de glaise, ne laissent au milieu qu'une ouverture d'un demi-pied de diamètre, et la fortifient par dehors avec des cercles de fer; ils fondent le métal à force de vents, le tirent avec leurs cuillers et le jettent dans leurs tonnes avec toute l'adresse des plus grands maîtres de ce métier... »
Les Japonais furent, dès l'origine, jaloux de ne pas livrer aux autres peuples leurs secrets. Kœmpfer raconte (édition de iy32) que « en 1 an 1676, un daïquan ou administrateur du domaine impérial de Nagasaki, nommé Sié-Tsugu-Feso, fut convaincu d'avoir amassé des cimeterres qu’iFse proposait de faire passer secrètement en Corée. Cela suffit pour le perdre, lui et toute sa famille, qui était des plus considéîables. 11 fut condamné à être crucifié, on rasa sa maison... »
Les Hollandais, résidents au pays, firent remarquer quels prix énormes les princes japonais attribuaient à leurs armes : « Ils ont encore (Ambassades mémorables , Amsterdam, 1680) la même folie pour les pots a tsia (thé) et pour les kakémonos, que pour les espées et les poignards, qui valent souvent quatre ou cinq mille
1 '^onte^ore possède, dans son incomparable collection d'armes, une lame signée : Sane-
/. La monture, ainsi que celle du petit sabre, est signée : Jtijo Goto (vers 1840).
. ames sont généralement creusées d'une gouttière, pour faciliter l’écoulement du sang» ^ ait les nettoyer aussitôt après l’action, car le sang fait des taches indélébiles là où il séjourne.
• La lame ici reproduite a été forgée par le célèbre armurier Oumétada Miojin, premier du nom, qui vivaitau xvr siècle. Elle se distingue parun travail minutieux d’incrustation dans l’acierdes
métaux es plus divers et les plus variés en couleurs, pour représenter une bataille où des cavaliers
ansl eau avec leui s montures, à la rencontre des embarcations chargées de guerriers ennemis.
FFP DF. FtfeCHE.
Yassagbi-ha
(feuille de saule).
Ya^saghi-ha (feuille de saule).
Yassaghi-ha (feuille de saule).
K H R S DE Kl. K CH K
Wata-kousi
(arrachc-entrailles).
florins et plus, lorsqu'ils ont été forgés par quelque célèbre artisan... »
A propos de l'héritage d'un Mikado, mort en 1 63 1 , on a relevé les paroles qu'il prononçait
à son lit de mort devant ses héritiers : « .1 "ai toujours eu en grande estime ces choses, aussi bien que mes ancestres, et vous devez en faire cas pour ceste raison. » Entre autres choses précieuses) il donne à son fils « un cimeterre courbé en arc, sous le nom de D{ouky Massamé ; un autre cimeterre sous le nom de Samoys; un autre plus petit qui porte le nom de Bungo Dyssero ; un autre Massamé... »
Il lègue à son second frère un cimeterre sous le nom de D~xa-Massamê , à son troisième frère (tous deux princes possédant des provinces) « un cimeterre, des tableaux (kakémonos) et un petit vaisseau pour préparer le tsia (thé) appelé mara-issiba ».
A la fin du xvne siècle, le goût du luxe et des parures avait dégénéré chez les samuraïs à ce point qu'ils se fardaient, qu ils se peignaient les lèvres comme des femmes. Un certain Yodora-Fatsyoro, fils d un des plus riches marchands d Osaka, se ruina avec des personnes légères et fut exilé; le gouvernement confisqua ses biens. Dans l'état de ses eff ets, on constate « cent soixante-dix sabies de toutes longueurs». Il était du meilleur ton d assortir la paiie de sabies
avec le vêtement.
E excellence des sabres et l'art de leurs montures furent cités pai les jésuites dans leurs Lettres répandues abondamment en Europe. Aux Ré's éi ends Pèies on doit encore de les avoiradmirées pour la première fois. Ils a\ aient envojé au Saint-Siège une ambassade qui, partant de Nangasaki en 1 582, a\ ait débar qué à Lisbonne en août 1584. Les néophytes appai tenaient a de familles. Us furent l’objet d'une curiosité passionnée, traités magnifiquement. Philippe II les reçut à Madrid avec une familiarité dont il n était point prodigue; il les appelait « ses cousins » ; il leur envoyait ses carrosses pour visitei
IT.scurial. tout récemment terminé, leurouvrait son trésor, ses écuries et son \rmeria. Pendant une de ces réceptions, le roi, à la grande surprise de la cour, resla debout durant une heure, les intetiogcant sut cent sujets, examinant leurs robes desoie, leurs ceintures qu'il appelait « leurs écharpes », et s'arrêtant à leurs sabres. Quelle scène pour un peintre de sujets historiques? Au tond, la cour jalouse, les ambassadeurs en vêtements de cérémonie à grands plis et à grands dessins, le roi toujours vêtu de noir, toujours grave* essayant du pouce le lil ou taisant jouer les éclairs d’un fourreau incrusté de burgau J Trois armures, qui firent partiedes présents offerts au roi d’Espagne, étaient conservées à l'Armeria Reale de Madrid, mais elles ont été en partie détruites par l’incendie de .885. On peut juger de l’intérêt quelles offraient par l'eauforte que M. Henry Guérard a laite d après uned elles pont 1 Ai t japonais de
, . I.c musée Guimet exhibe un paravent laqué et- doré où sont représentés les jésuites et, probablement, François-Xavier au Japon.
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