‹ Le Japon contemporain: (notes et impressions)Chapitre 28 sur 45 · LE MOUVEMENT LITTÉRAIRE · texte numérisé non relu

LE MOUVEMENT LITTÉRAIRE

Mai. .

Je viens de passer quatre heures au nouveau théâtre japonais de Tokio ; c'est un grand bâtiment aménagé d'une manière très moderne, éclairé à l'électricité et très intelligemment pourvu de nombreux dégagements, disposition appréciable dans un pays où les incendies sont

172 LE JAP05 COXTEMFOBAIN.

AOâ^ &ê«}aent;« que les fem de cheminée chez nons.

S^e à pea près comble : des &milles entières -s*entaiâsent dans les petits rectangles qni lenr serrent de loges, et dont la disposition donne an parterre Taspeet d*an Taste damier. Tout ce monde hoit« mange« éconte et ne perd pas pins nne parole de Faeteor qn*nne bonchée de riz ; ils sont là depuis ce matin, et josqa^an soir ils resteront accronpis, très henrenx de voir et d'entendre ce qn*îls ont déjà va et entendu cent fois, et ne se plaignant qne d^nne chose, c'est que le spectacle commence trop tard et finisse trop tôt. Enfin, nn public selon le cœur de notre maître Francisque Sarcey.

£n &it de réalisme, nous n'avons rien à apprendre aux Japonais ; M. Antoine serait ici un plagiaire. Jugez plutôt: sur la scène, un vieux daunio, en grand costume de bataille, est assis entre deux femmes magnifiquement habillées : l'une de soie rose et vert plile, avec un manteau d'un jaune doux jeté sur une épaule seulement ; l'autre d'un vêtement compliqué dont les teintes, ombrées du mauve pâle au violet sombre, se marient harmonieusement dans les plis de ses nombreux kinwno. Toutes deux se passent successivement et pressent à tour de rôle sur leur cœur, avec des lamentations aiguës, une tête coupée et sanguinolente. Quelle est.

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