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chapitre II de cette même sci lion, qui traite du régime économique

La ))réâidencc du conseil forme uu ministère spécial avec un secrétaire général et un personnel nombreux.

Les direclions qui s'y rattachcut sont, outre la hôseikiokuj la direction si importante de la législation, dont nous avons déjà pflrlé, les décorations^ les pensions, la statistique, Timprimerie d^État et les haras»

Passons au minislère des affaires (Urangères (1).

Nous réserverons pour le chapitre consacré à la Constitution T examen des prérogatives de Tempereur en matière diplomatique et des pouvoirs attribués au conseil des ministres, au président du conseil et au ministre des affaires étrangères. Nous dirons seulement ici que la politique extérieure et le service diplomatique ont été sovstraits au contrôle des Chambres.

L'organisation du ministère a été plusieurs fois remaniée. Le poste de vice-ministre, supprimé pendant quelques années, a été réiabli en 1901 ; par contre, la direction générale, qui comprenait tous les services accessoires, a été supprimée à cette époque. En 1909 il n*y avait que deux directions, celle des affaires politiques et celle des affaires

(i) Je remercie vivement M. Adachi, conteiller de l'ambatsade impériale du Japon à Paris, d'avoir bien voulu relire ce chapitre.

commerciales. Le ministre a de plus son cabinet.

Le service diplomatique est distinct du service consulaire.

Le Japon a établi des ambassades à Londres (décembre 1905) , Washington (janvier 1908), 6e<*lin

(janvier 190(>), Paris (février 190()j, Rome (janvier

1907) , Vienne (janvier 1907) et Pétersbourjj (avril

1908) ; des légations à Bruxelles, la Haye, Madrid, Stockholm, Rio-Janeiro, Mexico, Pe king et Ban^^kok; ces légations sont gérées par des minisires plénipotentiaires, des ministres résidents et des chargés d' attires. Les grades sont : ambassadeur, ministre de première et de seconde classe, conseiller d'ambassade ayant rang de ministre plénipotentiaire, secrétaire de première, de seconde ou de troisième classe, attaché, aspirant diplomate*

Les conditions d'entrée et d avancement dans la carrière diplomatique ont été déterminées par rordonnance 280 de juin 1899.

Il faut passer un examen pour être admis comme élève diplomate. Nul ne peut èlre secrétaire qui n'appartient pas à la carrière, mais le gouvernement peut choisir en dehors de la carrière les ministres (kôshi) et les ambassadeurs f^aishij. Le service consulaire, où l'on est admis après un examen, comprend les grades d éièveconsul, vice-consul, consul (riojfj de seconde classe, consul de première classe et consul général (sô' iùjij. En 1908 le Japon avait des consulats généraux à Londres, Ottawa, Sydney, New-York, Honolulu, Shang bai. Tien tsin, Muk den, Kharbin, San-Francisco

LE JAPON MODERNE

Lé traitement des ambassadeurs est de 5 000 yen,

celui des ministres plénipotentiaires et des conseillers de 3 000 à 4 000 yen. Les uns et les autres touchent èn outre des frais de représentation, qui sont de 30 000 yen pour les ambassadeurs accrédités auprès de la Grande-Bretagne, des États- Unis et de la France. Une indemnité qui peut monter jusqu'à 40 0/0 du traitement est allouée aux membres de corps diplomatique qui emmè* nent leur famille à 1 étranger.

. Âu ministère de l'intérieur on trouve, sous l'autorité du ministre, assisté d'un cabinet et d'un

vice - ministre, les directions suivantes : administration départementale, police, travaux publics, hygiène, cultes, temples shintôistes, plus les bureaux de l'administration du Hokkaidô, du gouvernement général de Forniose, les laboratoires d'hygiène, de sérum sanguin, de vaccine et des maladies contagieuses.

Aussi bien les. traditions de l'ancien régime impérial et du bakufu que Tanarchie causée par la RéTolution obligeaient le gouvernement à établir une forte administration, il ne put cependant y réussir que progressivement.

£n janvier 1868 le gouvernement impérial n avait pas de sujets au propre sens du terme. La réduc*

Digiiizeo by

LA TRANSFORMATION DU lAPON SOS

lion du clan Tokugawa à 700 000 koku lui donna,

avec les grandes villes, près du tiers de Hondô et ce domaine s'accrut peu à peu par la suppression ou la réduction des clans du Nord/enfin par la conquête de Yezo, qui fut longtemps. un pays de colonisation sous un ministère spécial. La suppression des han étendit l'autorité du gouvernement sur tout le Japon. Daimiats et provincés supprimés furent remplacés par des fu et des Aei^ des départements régis par des préfets. Le nombre des départements avarié comme nous ravons dit dans le chapitre consacré à Tabolition de la féodalité.

Voici les quarante-six départements actuels, plus le territoire du Hokkaldù, avec leur superficie, leur population, le nombre des arrondissements (^un)^ des cités (shi)y des villes (^cÂd, machij et des villages (son^ mtira^ qu^ls contenaient en 1903- :

Prëfeetnret.

f T6kid-fa

I Kanagawa4[en. . .

I Saitama-ken. . . . .

I Chiba-ken

I Ibaragî-ken

I Tocbigi-ken

^ j Gnmma-ken

c ( Nagano-ken

I Yamanashi-ken • .

j Shizuoka-keo. . . .

I Âichi-ken

I Mie-ken <

I Gifu-ken

I Shiga-ken

^ Fukui-ken

Il cifiét. Cil. CUH. lion;

ia5,so s

155,67 il

«Uigtt. Jillts.

LE JAPON MODERNE

Popu I a t i 01

Préfectures. |i orNi. Gu. Cités. Villes. ïilii{«s. n 1903.

hhikawa-kcn. 270,72 8 1 16 259 806 748

Toyama-ken. 206,41 8 2 31 239 814 876

Niigata-kcn. . 824,59 16 1 47 401 1 882 574

Pukushima-ken . . 846,07 17 1 37 388 1145 606

Miyagi-ken.. 540,79 16 1 32 171 898 531

hmajiiu ken. . . . 600,15 11 2 24 206 889 510

Akita-ken . . . 754,00 9 1 42 197 834 781

IwaUï-ken... 899,19 13 1 S8 S17 761281

I AomGri4LeD. . 607,03 8 S 0 139 663988

â{Riôto-fà.... S96,55 18 1 20 S60 984 S85

Ôiaka-fu 115,72 9 2 13 289 1432932

Nara-keo.... 201,42 10 1 18 142 568265

Wakajma.kH... 310,62 7 1 16 215 721411

HîAgD-ken... 556,68 25 2 29 403 1776220

OkajiM ln . . . . 420,98 19 1 29 383 1181204

liiiiUM.k« . . . 520.78 16 3 27 420 1 517185

f anfMki-kii . . . 389,99 11 1 10 215 1 032 879

Shimane-ken. 435,82 16 1 14 276 742 8U

Tottori-ken.. 224,16 6 1 8 227 439200

Tikithna^M... 271,28 10 2 4 134 729951

^ ] Ragawa-ken . 113,50 7 2 12 166 730 947

Bhime-ken.. 341,17 12 1 18 283 1 056054

«(KAchi-ken... 454,72 6 1 14 182 650 755

Rifanki-kn.... 235,15 9 2 6 190 878 667

Saga-ken.... 160,08 8 1 7 127 666158

9 WikMka-kM.... 317,81 19 4 38 340 1 476l»8

IiHUMli.k«. . . 465,47 12 1 33 331 1212 187

3jÔîta.ken 402,73 12 0 28 251 873 659

lijyaki-kM 487,34 8 0 9 91 490 275

Ii|iibiw4M... 602,31 12 1 0 380 1 194 228

Okimate (liê-kiÉ). . 156,91 5 2 0 52 469 208

likkiiil^(Tai)... 6095,86 88(87)3 18(19)456 843717(4)

(1) Ce tableau d'apria le Kear book de 1907 et le Rétumé «tatisticpie officiel de 1909, qui dillére quelque peu du premier. Il y a dans le Year book des fautes d'impression que j'ai rectifias. Pour les modifications, le tableau du Rétumé étant moins complet, je dirai seulement quil donne 637 gun (dont 87 dans

L'administration des départements fut organisée par les lois 203 de 1875, 32 et 35 de 1878, 54 et 55 du 12 juillet 1886.

Les préfets des trois fu de Tôkiô, Kiôto, Ôsaka ont porté dès le début le titre de chihanji ou chiji ; ceux des ken furent d'abord appelés rei^ depuis 1886 ch^ù Le traitement des préfets, qui ont rang de chokunin, varie entre 3000 et 4000 yen. Ces fonctionnaires sont assistés de secrétaires. L'administration des fu et des ken comprend quatre sections : administration propre; travaux publics, instruction, hygiène, etc.; impôts (1); police. Les pouvoirs des préfets sont très étendus, ils nomment un grand nombre de fonctionnaires; moins la justice, ils ont presque toutes les attributions des anciens daikan; nous les appelons préfets, mais leur rang et leur autorité sont plutôt ceux de gouverneurs.

Gomme on peut le voir, l'administration japonaise s'inspire moins de l'Europe que de la Chine, de l'ancien régime impérial japonais et du bakufu. Si elle ressemble aux administrations dérivées de l'empire romain, c'est qu'elle répond aux mêmes besoins et que tous les systèmes politiques onteu dans T Asie Antérieure leur commune origine.

le Hokkaidô, 66 cités, 1 150 viiies, 11 545 villages (dont 294 dans le Hokkaidu).

(l) l,a loi 9 de mars 1889 a «rëc deux sortes de j)ttce|)tion8 d'impôts : perception par les préfectures, perception par le niinist«''re des Hnances. Nous les étudierons dans le chapitre consacré aux finances. Sont encaissés par les préfectures d'après la loi 21 du 29 mars 1897 (art. 5) et 1 Ordonnance 195 du 22 juin 1897 les impôts fonciers, sur le revenu, des patentes, sur le shôyu.

LE JAPON MODERNE

Entre 1871 et 1878 il v avait dans chaque ken des divisions administialivcs dites (i;rands et petits kii 80U8 des kochô (depuis 1872 kuchô). La loi 17 du 22 juillet 1818 rétablit les kâri^ les arrondissements (le 1 ancien régime, mais elle distingua les districts urbains {/m) des districts ruraux [kôri, gun)^ créant ainsi 35 ku (dont 15 à T<okiô, 4 à Ôsaka, 2 à Kiôtô), et 717 gun sous des sous-préfets [kuchùy gunchà). On compte aujourd'hui 637 gun ou hnriy dont 202 dans Honshû central, ^0 dans Honshù septentrional, 137 dans Honshû occidental, 36 en Shikoku, 85 en Kiûshû, 87 en Hokkaidô. A plusieurs reprises il a été question de supprimer les sous-préfectures.

Les révoltes de Satsuma, de Ghôshù, de Hizen, avaient montré au gouvernement qu'il y avait danger à vouloir établir une centralisation exa* gérée dans un pays où le fédéralisme avait prévalu pendant des siècles, danger aussi à prétendre imposer» un régime purement autocratu|uc à un peuple dont toutes les classes avaient toujours eu quelque manière d'assemblée représentative. C'est pourquoi dès 1878 le {gouvernement décida de donner aux kon une part d'autonomie et de régime populaire. L'idée première de cette transformation est donc japonaise, purement japonaise; la plupart des ken étaient d*ancien$ clans et chaque clan d'autrefois avait son conseil, ses assemblées de samurai. Mais, les clans féodaux ayant été transformés en départements et la classe niilitaire, si longtemps privilégiée, étant devenue

. suspecte, force fut bien aux hommes du Meiji de chercher à Tétranger un modèle qu'ils pussent adapter au Japon; ils s'adressèrent à la France et s'inspirèrent de la loi du 29 août 1871 sur les conseils généraux.

Les conseils généraux ou consèils de fu et de ken (fukaiy kenkaij furent institués par la loi 18 du 22 juillet 1878, complétée par les lois 15 et 18 du 8 avril 1880. Au début, dans le trouble que causait Tagitation démocratique, ces assemblées prétendirent faire de la politique, réclamer une constitution d*Etat et dans la pratique le gouvernement dut restreindre les pouvoirs déjà peu étendus qu'il leur avait accordés. Mais la promesse faite en 1881 par Tempereur d'octroyer une constitution en 1889 calma Tagitation populaire, les conseils de ken comprirent mieux leur rôle; d'autre part la grave crise tinaucière de 1881-1885, dont nous avons déjà parlé et que nous étudierons ailleurs, détermina le gouvernement à imposer aux ken la plupart des charges qu'il avait luimême assumées; ainsi toutes celles se rapportant à rinstruction et la plupart de celles se rapportant aux travaux publics. Les droits des conseils de fu et de ken furent donc sciisiblenient étendus par la loi 35 de mai 1890, qu'a revisée en partie la loi 64 du 16 mars 1899.

La loi fondamentale de 1890 est Tœuvrc du général (depuis maréchal) Yamagata, qui fut ministre de l'intérieur dans les cabinets Itô et Kuroda, puis président du conseil. En 1888 et 1889 il parcourut les diCEérents pays de l'Europe pour en étudier les

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