‹ Le Japon moderne: son évolutionChapitre 38 sur 75 · LA FOLIE DE SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

LA FOLIE DE SEPTEMBRE

Les professions civiles restent des professions secondaires : elles assurent, à qui les embrasse, peu (Je prestige. Au Japon, rien n'est si beau, si honorifique, si noble que de porter l'épée. L'armée et la marine de guerre sont les deux seules organisations nationales qui fonctionnent aussi bien et ficul-ëtrc mieux que les organisations similaires (uiropéennes. La guerre est la seule des entreprises humaines dans laquelle le Japon se sente sûr d'égaler et peut-être de surpasser n'importe quelle nation occidentale. L'humanitarisme lui fait l'effet d'une mystification et la fraternité des peuples lui semble un joyeux mythe. Le Japon ne comprend qu'une chose qui est la force.

Les embarras financiers du Japon vont être sa sauvegarde. Ses dettes lui serviront de lest et lui tiendront lieu de sagesse.

Pour le bien du Japon et pour le repos du monde, il faut que ce pays n'ait d'argent que quand il sera devenu capable de l'employer tout comme l'emploierait un Etat européen, c'est-à-dire à autre chose qu'à préparer d'effroyables conflagrations.

Les Japonais sont maintenant confus et penauds ; les sévères remontrances de la presse anglaise et américaine les ont marris ; ils déplorent d'avoir inutilement diminué la considération dont ils jouissaient de par le monde et ils songent avec amertume que leurs récriminations contre l'Amérique et leur accès de frénésie du 5 et du 6 septembre

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