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universités, et le sentiment exagéré de la valeur intellectuelle que leur donne la demi-instruction qu'ils ont reçue. Nishino, l'assassin du vicomte Mori, et Koyamo, qui tenta de tuer Li-hung-chang, à Simonoseki, appartenaient à cette dernière catégorie.
Jusqu'en 1895, les nombreuses sociétés secrètes de Sôshis qui couvrent le Japon, recevaient le mot d'ordre d'un énergumène du nom de Oï-Kentaro, incarnation de la haine la plus intransigeante contre tout ce qui n'est pas japonais. A la suite de la découverte du complot fomenté contre le marquis Ito, Oï-Kentaro dut s'enfuir et on le dit actuellement réfugié au Siam. Il est probable que sa succession n'a pas chômé.
Nous verrons plus loin (1) quel rôle important ces Sôshis turbulents et batailleurs jouent dans la politique intérieure du Japon, et surtout dans les dissensions qui troublent le Parlement ; à ce point de vue, la constitution mentale du Japonais n'a guère varié: si le Samourï et le Ronine ont disparu de l'organisation sociale de l'Empire, avec le Sôshi le Japon n'a rien perdu au change !
Vous pourriez être tenté de croire que les hommes dirigeants, ceux dont une longue fréquentation avec les nations d'Europe auraient dû modifier considérablement lés sentiments à l'égard des Occidentaux, se sont affranchis de