‹ Le Japon vraiChapitre 20 sur 58 · Littéralement : « La tatouée au croissant de lune · texte numérisé non relu

Littéralement : « La tatouée au croissant de lune

nières convulsions, ne résiste pas au plaisir sauvage d'insulter le mourant... mais le mouraril se lève d'un bond, l'empoigne vigoureusement et la ligotte avec l'aide d'agents accourus à son coup de sifflet, Le drame se' termine par le procès, la condamnation et le supplice de la criminelle. La dernière scène, qui nous fait assister à tous les détails de la pendaison, nous montrant le corps suspendu à la potence et agité des soubresauts de l'agonie, est vraiment épouvantable d'horreur.

Mais la véritable synthèse de l'art dramatique japonais paraît contenue dans le fameux drame historique Tsiou Sliimgoura (1), qui n'est autre que l'adaptation à la scène de l'histoire des quarante-sept Ronines. J'ai pu le voir représenter par une troupe d'actrices à la tête desquelles se trouvait la célèbre Kiiiéliati^ la Sarah Bernhardi du Japon : c'est une femme de cinquante-trois ans, à la voix bien timbrée et qu'on admire malgré la prononciation gutturale et chantante que la convention théâtrale impose aux acteurs japonais. Kméhati est douée d'une faculté de fîfrime extraordinaire : dans le drame Tsiou- Shimgoiwa, elle représentait un officier d'abord traître, puis vengeur, avec une vérité d'allures masculines et une habileté dans le maniement des armes que bien peu d'hommes pourraient déployer aujourd'hui dans tout l'Empire.

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