‹ Le Japon vraiChapitre 26 sur 58 · Voir Livre l", ohnp. I, p · texte numérisé non relu

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a de traiter la Russie comme on avait traité la Chine ». La situation semblait inextricable ! C'est alors qu'un coup de théâtre parlementaire se produisit : Itagaki, chef du parti libéral, qui n'avait jamais cessé de réclamer la liberté absolue de la Presse et du droit de réunion, ainsi que la responsabilité du Ministère devant le Parlement, Itagaki, le seul chef de parti qui eut arboré un programme net et sincère, Itagaki, justement populaire par son éloquence, par la pureté de ses mœurs politiques, par son patriotisme élevé, n'hésite pas, devant la gravité d'une crise qui conduisait tout droit le Japon à une guerre civile, à consentir à une alliance avec le cabinet Ito. Cette conversion assurait à ce dernier une majorité dans le Parlement. Celui-ci venait d'être saisi (février 1896), à l'occasion du coup d'Etat coréen qui mettait la Corée à la discrétion de la Russie (1) d'une résolution de blâme vis-à-vis du cabinet Ito. Un décret impérial suspendait à ce moment les délibérations pendant dix jours, a afin, disait-il, de donner à « la Chambre le temps de bien réfléchir ». Le tlélai expiré, l'alliance Ito-Itagaki était conclue et la résolution rejetée par soixante voix de majorité.

A partir de ce moment la Chambre vote avec une vitesse vertigineuse les projets de lois présentés par le Gouvernement : en trois mois,

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