‹ Le Japon vraiChapitre 35 sur 58 · Voir livre I*"", chapitre II, p · texte numérisé non relu

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Mais il n'était pas homme à se laisser déposséder du pouvoir ; s'il ne tua pas le roi Li-Hsi et la vieille reine Chao, ce fut, on peut le croire, par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. Peut-être aussi jugeait-il plus sûr, connaissant le caractère faible et irrésolu de son fils, d'exercer le pouvoir en son nom sans en avoir la responsabilité. Ce qui est certain, c'est que, le jour de l'avènement de Li-Hsi, il se faisait proclamer président du Conseil de Régence, réunissant en ses mains tous les pouvoirs de l'Etat. C'est sous le titre de Taï-ouen- Koun (1) qu'il fut dès lors désigné, et aujourd'hui encore, quoique dépouillé de toute prérogative, il n'est connu que sous ce nom, rendu célèbre par ses hauts faits sanglants.

C'est au Taï-ouen-Koun que sont dus les massacres des Chrétiens, qui, de 1865 à 1867, ensanglantèrent la Corée ; il régna du reste par la terreur, s'appliquant à soustraire son pays à toute influence européenne, appliquant les supplices les plus variés et les plus raffinés à la répression des insurrections nombreuses que soulevait sa féroce domination. Cela dura huit ans : mais en 1872, le faible Roi Li-Hsi se mariait. La nouvelle Reine Taou-Iang-dao, était de famille illustre : la famille Min ; c'était une femme énergique, à esprit indépendant, ayant des idées de progrès radicalement opposées à

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