‹ Le Japon vraiChapitre 49 sur 58 · Cour de cassation, voir livre T^^ chap, III, p · texte numérisé non relu

Cour de cassation, voir livre T^^ chap, III, p

2. Rapport de M. Flourens sur le projet de traité entre la France et le Japon. Du 2 juillet 1897, p. 11.

d. Livre h\ chap. III, p. 94.

2Gt) I >K JAPON VRAI

lenteurs se heurte devant la justice locale l'Européen qui poursuit un indigène dont la culpabilité est dix fois prouvée, pour se convaincre que, sous la juridiction exclusivement japonaise, sa situation ne sera plus tenable. Du reste, les magistrats japonais sont : ou trop vieux pour apprendre et appliquer les lois nouvelles, ou trop jeunes et trop inexpérimentés pour les appliquer avec discernement. M. Klobukowski prévoit avec beaucoup de raison que: « D'un bout de l'année à l'autre, la personne et les biens de l'étranger seront .exposés à des vexations incessantes et bien pénibles, car il restera seulement aux agents accrédités une sorte de droit de remontrance que son inefficacité ne tardera pas à rendre ridicule (1) ».

Au point de vue commercial, le traité francojaponais ne peut manquer d'avoir pour la France de fâcheuses conséquences ; car il «ne doit avoir plein efïet que dans trois ans, laissant d'ici là le Japon maître d'ajouter à sa législation les dispositions qu'il jugera de nature à annihiler toutes les concessions qu'il a paru nous faire ; et il a déjà commencé (2). Quant à l'industrie des soies grèges et ouvrées, il n'aura pas même cette peine : les déclarations faites par l'association de la soierie lyonnaise, par le comité pour la protec-

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