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XV. Les Liliacées

Wl, Plantes anormales.

tee soin; les plantes qui avaient quelque intérêt, les plantes rares ou exotiques furent mises à part dans les serres, ou dans le Jardin de la Grille. Quant aux plantes ordinaires, il se les procura dans des herborisations autour de Paris. Enfin des arbres nouveaux remplacèrent les anciens, que Vauquelin disait être dans un état de dépérissement absolu. On conserva cependant quelquesuns de ces vieux invalides. Il est question, dans un compte de serrurier de 1809, d'un certain collier en fer plat destiné à tenir le jujubier contre le mur, et de supports semblables pour un dattier et des figuiers (1).

Enfin, les comptes de l'époque nous confirment les excellents rapports qui existaient avec le Muséum d'his toire naturelle. Non seulement on recourait aux bons conseils des frères Thouin, mais les garçons du Jardin des Plantes venaient à la rue de l'Arbalète prêter leur aide pour la replantation du jardin et l'installation de la serre. Le directeur Vauquelin était évidemment le trait d'union entre les deux établissements, dont il faisait partie.

! Les dispositions matérielles du jardin ne changent

! guère. On continue pour les bordures de^plates-bandes le

système des planches en chêne peintes à trois couches,

(1) Mémoire des ouvrages de Serrurerie faits et fournis pour MM. les Administrateurs au Collège général de Pharmacie par M. Gailot y rue du Petit-Hurleur, n® 10.

Savoir :

Le 17 juillet 1809 dans le Grand Jardin pour tenir le jujubier après le mur fait un colier en fer plat de 48""'* de large monté sur un support en fer carré à scellement contenant 68% développé ceintré selon Tarbre posé et fermé sur place, 4' 75.

Pour tenir des petits figuiers le long du" mur au bout de la serre chaude avec , -des barres de bois fait 7 crochets on carillon de berry à scellement d'un bout *«t à crochet plat de l'autre coudez et ceintrés en demi-rond selon les morceaux de bois, contenant chacun 59° développé à 3' 25 22' 75

£t plus tard en 1812, dans le compte de Touron, maçon, il s'agit encore du jujubier :

Le 16 mars fait le scellement d'une forte bride pour contenir le Gugubief^, '^ns le. Jardin à côté de la Gacias (acacia). v

on remplace ainsi celles qui, établies il y a vingt ans, ont eu le temps de pourrir. On emploie toujours les étiquettes en fer recouvertes de peinture (1). Quant au nombre d'espèces cultivées, le catalogue de Guyart enl accuse environ 1.630.

On profita aussi du changement de régime pour bien établir les obligations du jardinier. Dans la séance du 20 floréal an XII (10 mai 1804), on délibère sur ce sujet et Ton établit de la façon suivante les devoirs du jardinier :

« Le jardinier de TÉcole est chargé à ses frais de la culture et labour du jardin, du plantage et de la taille des arbres, de l'ensemencement et repiquage des plantes, de leur entretien et conservation, et enfin de tous les soins qui ont rapport à la botanique et au jardinage. L'acquisition première des jeunes arbres, s'il est nécessaire, sera faite par l'École; le fumier, les vases et instruments ara-i

(1) Nous extrayons des comptes de TÉcole de Tan XU les articles saivants qui justifient les affirmations précédentes :

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