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Le Moulon blanc, à tôle noire, (l’Abyssinie, dont nous parlions tout à l'heure, a la (pieue renflée par une grande quantité de graisse. Le même caractère se présente avec plus de développement encore chez quelques autres Moulons africains, dont la riche collection d’animaux domestiques du Muséum offre des exemples.
Dans aucun autre pays on n’a encore signalé une semblable particularité. En Abyssinie, au Cap, etc., il y a des troupeaux de ces Moulons, et certains individus prennent une telle masse de graisse, qu'au rapport des voyageurs, on est forcé de les atteler à une petite brouette sur laquelle repose leur singulier fardeau. D’après MM. Verrcaux frères, qui ont longtemps séjourné au Cap de Bonne-Espérance où ils ont fait de nombieuses collections d’histoire naturelle et des observations non moins précieuses, le Prolèle vil principalement de la graisse de ces Moutons. Le Prolèle est un carnassier dont les allures, le pelage même, sont tout à fait comme chez les Hyènes; mais il a les dents mûchelières si faibles et si rudimentaires, qu’il lui serait impossible de mâcher de la chair comme le font ces animaux.
Il y a des Chèvres et même des Boucs qui manquent de cornes; mais ce caractère est plus rare chez eux que chez les Béliers qui, dans certaines races, le Mouton à tète noire,
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d’Abyssinie, etc., n'ont de cornes ni dans l'un ni dans l’autre sexe. Les Brebis de races domestiques en manquent à peu près toutes. On voit quelquefois, et comme par compensation, des Chèvres et des Moulons à quatre cornes, chacune des leurs se subdivisant en deux dès sa base, soit artificiellement ., soit par anomalie. L’Islande, l'Algérie, etc., fournissent également des Moulons à quatre cornes.
Mouton à quatre cornes
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La série des Mammifères Didelphes ou Marsupiaux est la seule dont nous ayons maintenant à parler. Les naturalistes donnent le nom de Didelphes aux Sarigues et aux autres animaux qui jouissent comme elles de la faculté de pouvoir loger momentanément leurs petits dans une poche particulière aux femelles; mais c’est la moindre des singularités que présente leur système de reproduction.
Par suite d une disposition spéciale de leurs organes internes, les femelles avortent, pour ainsi dire, naturellement; et il eût été impossible que leurs petits, encore à l’état d’embryons lorsqu’ils viennent au monde extérieur, pussent vivre à la manière des autres Mammifères. Aussi la nature a-t-elle permis ces animaux ce que l’on pourrait appeler une double gestation.
La mère recueille avec soin les embryons auxquels elle vient de donner