V V Y Y U \ N G\,VU\U\\LYS
ZOOLOGIE
correspondent aux fosses nasales. Ce tube estcomposé d’une inimité de musclesdiversement entrelacés, au moyen desquels l’animal peut tour à tour l’allonger, le raccourcir et le courber dans tous les sens. A son extrémité supérieure, se trouve une valvule cartilagineuse et élastique, destinée à intercepter la communication entre les fosses nasales et le dehors ; enfin, à son extrémité inférieure existe un appendice dactyloïde opposable au reste de la circonférence, et qui fait l’office d’un doigt véritable.
Cet organe est en outre doué d’une force extraordinaire, et c’est principalement dans son action que réside la puissance de l'Eléphant. Il s’en sert pour rompre les arbres, pour soulever de gros fardeaux et pour terrasser ses ennemis, qu’il écrase ensuite sous la masse de son corps.
11 n’existe actuellement que deux espèces d’Éléphants sur la surface du globe. L’une est l’Éléphant de l’Inde, l’autre est l’Éléphant d’Afrique. Le premier habite depuis l’Indus jusqu’à la mer orientale, et se trouve aussi dans la plupart des îles du midi de l'Asie. On le reconnaît à sa tête oblongue, à son front concave, à ses oreilles médiocres: il a les màchelières marquées de lignes transversales ondoyantes, et les pieds postérieurs pourvus de quatre ongles. Sa taille varie de dix à quinze pieds.
L Éléphant d’Afrique se distingue du précédent par sa tête ronde, par son front convexe, par des défenses beaucoup plus fortes et plus longues, et surtout par ses oreilles très-épandues, et recouvrant toute l’épaule. Ses màchelières sont sillonnées par des losanges sur leur couronne, et il n’a guère plus de trois ongles à ses pieds de derrière. Cette espèce vit sur la côte occidentale d’Afrique, depuis le Sénégal jusqu’au cap de Bonne-Espérance, et dans la partie orientale depuis le Cap jusqu’à l’Abyssinie.
mu noce ho s. Les Rhinocéros ont, pour la forme, d’assez grandes analogies avec les Éléphants : ils sont lourds, massifs, trapus. Leur peau est rude, sèche, à peu près dépourvue de poil, et presque aussi dure qu’une carapace de Tortue. Sa solidité et son épaisseur la font rechercher dans le commerce; au cap de Bonne-Espérance on en fait des soupentes de voitures. Les Rhinocéros ont le pied divisé en trois doigts. Ils ont, de chaque côté de la mâchoire, sept màchelières et une canine ; le nombre des incisives varie suivant les espèces ; le Rhinocéros d’Afrique en est même tout à fait privé. Mais le caractère le plus remarquable de ces animaux, c’est la corne dont leur nez est armé. Les Rhinocéros d’Afrique et de Sumatra en ont deux.
Ces énormes Pachydermes habitent les endroits marécageux et ombragés ; ils aiment à se vautrer dans la fange, et sont presque toujours couverts d’une croûte d’argile dont l’humidité empêche leur peau de se dessécher et de se fendre par l’effet de la chaleur. Ils se nourrissent de substances végétales qu’ils déterrent avec leur corne, ou qu’ils arrachent avec leur lèvre supérieure.
On compte plusieurs espèces de Rhinocéros; le plus commun est celui des Indes. Il habite les bois marécageux de ce pays, surtout au delà du Gange. Sa voix ne forme pas d’autre son qu'un grognement assez semblable à celui du sanglier. La corne de celte espèce est très-pointue et légèrement recourbée en arrière. En Asie, on la travaille de différentes manières : on en fait des vases, des ustensiles, auxquels la superstition des habitants attribue des vertus merveilleuses.
Le Rhinocéros qu’on voit ici est de l'espèce indienne; il a fait partie de la Ménagerie de Versailles.
hippopotame. L’Hippopotame appartient, comme les espèces qui précèdent, à l’ordre des Pachydermes. C'est un animal remarquable par sa grandeur, son corps massif, sa tête énorme, terminée par un large museau rentlé; ses jambes sont courtes et grosses; son ventre traîne jusqu’à terre. La peau dont il est recouvert est à peu près nue, et si dure, que les balles ordinaires s'aplatissent en la frappant.
Les Hippopotames doivent le nom qu'on leur a donné, et qui signifie Cheval de rivière , à la nature des lieux qu’ils habitent, et au bruit de leur voix qui ressemble assez au hennissement du cheval. Ils vivent en troupes sur les bords des rivières et des étangs de l’intérieur de l’Afrique. Ils se jettent à l'eau dès qu’on les attaque; ils plongent jusqu’au fond, et y marchent avec plus de vitesse qu’ils ne feraient sur un terrain sec. Quand ils sont en sécurité, ils nagent la tête à fleur d’eau ; c'est aussi la position qu'ils prennent pour dormir. Ils se nourrissent de cannes à sucre, de joncs, de riz et de millet; on a prétendu qu’ils mangeaient aussi des poissons et des animaux, mais cette assertion a été démentie par les faits. Ils soulèvent quelquefois des barques avec leur dos, et les renversent sans chercher à faire du mal à ceux qui sont dedans.
Leurs dents fournissent un ivoire moins estimé que celui de l’Éléphant parce qu'il jaunit plus vile. Leur chair est bonne à manger.
tapi u. On ne connaît que trois espèces de ce genre : le Tapir Américain, le Tapir l'inchaque, et le Tapir de l’Inde.
Ces animaux vivent solitaires dans les forêts les plus épaisses et dans les lieux marécageux. Ils sont d’un naturel doux et timide, et se laissent aisément apprivoiser. Leur nourriture consiste principalement en végétaux ; mais dans la domesticité ils mangent aussi de la chair.
LePinchaque est pourvu d’un poil long, épais et d'un brun noirâtre. Il habite les régions élevées des Cordillières. Son nom, dans l’idiome des Indiens voisins de Popayan, signifie fantôme, spectre, ou toute apparition surnaturelle et effrayante. Le Pinchaque est pour les habitants de ce pays un objet de crainte et de respect; ils croient que l’âme de l’un de leurs premiers chefs est passée dans le corps de cet animal, et quand il leur apparaît, ils pensent qu’il vient les avertir que quelque grand malheur est près de fondre sur eux.
La Ménagerie possède en ce moment un Tapir d’Amérique vivant.
phacochœhe. C’est un animal très-voisin des Sangliers et des Cochons. 11 doit son nom, qui veut dire Cochon à verrues , à une excroissance de chair cartilagineuse, semblable à une verrue, qu'il présente de chaque côté de la joue. Celte excroissance trèsdure lui sert à frapper latéralement. Il est en outre armé de quatre longues défenses qui s'appliquent si bien les unes sur les autres, que, lorsque la bouche est fermée, l'animal paraît n’en avoir (pie deux. L’ensemble de ces caractères donne au Phacochrrre une physionomie hideuse, et la brutalité de son naturel est en rapport avec les disgracieuses proportions de son corps. 11 habite dans des tanières souterraines qu’il creuse avec son groin et ses sabots. Il attaque indifféremment tout ce qu’il rencontre, et lorsque des voyageurs passent près de sa retraite, il se jette sur eux à l’improvisle et quelquefois les blesse à mort.
Ses yeux sont très-petits, et sa vue est très-bornée; en revanche, son odorat est d'une finesse si remarquable, qu’il reconnaît les racines dont il fait sa nourriture à plusieurs pieds de profondeur dans le sol.
WW VOVO'V V\\\v
VkV\\\ kUYAVU'.W^.
YkVUY Y\M'AVkQYUv
V U \ C. 0 C. U Y. \\ Y. w y;v \v\oy\ y,.
YYA'A\\\ V \.V.\ \\ Y, \\\AM\\\Y,