‹ Le jardin des plantesChapitre 8 sur 83 · ASPECT I» L J AUDI N · texte numérisé non relu

ASPECT I» L J AUDI N

Voici un habitue qui jette en sortant un coup d’ceil presque tendre a 1' h y È \ k et au c h a c a l.

comme contribuable, comme patenté, etc., dans la dépense du Muséum. — 1. usur ier ne mam|ue jamais d amener au Jardin des Plantes son bon voisin (c est ainsi qu il I appelle), les parents obstinés qui sont venus le relancer jusque dans le grenier qu’il occupe rue.Mouffetard, faubourg Saint-Jacques, entre un pauvre honteux et une vieille ouvrière qui n \ voit plus, dont la main tremble et qui doit vivre néanmoins de son travail. I/usurier est un cicerone enthousiaste; il se transforme volontiers en amphitryon magnifique, pourvu qu il n ait rien à payer. — Yoyez-le, conduisant ses hôtes, les excitant a 1 admiration en leur disant, comme ce personnage de la

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comédie : « Ou enchaîne pour nous ici lanl de divertissements, que toutes nos heures sont retenues, et nous n'avons aucun moment à perdre si nous voulons les goûter tous. » — L’usurier fréquente le Muséum même en hiver ; il éprouve un regret et un remords périodiques, lorsqu’il passe devant l’enclos des a r br e s et des arbrisseaux qui peuvent passer la plus rigoureuse saison en pleine terre, — lui, couvert de laine, et qui a besoin de feu, à quinze degrés au -dessous de zéro. Vous observerez l’air ironique de cet homme, lorsqu’il lui arrive de rencontrer un étudiant qui n’a pas voulu visiter, seul, de si jolies plantes, de si belles fleurs, et qui, pour mieux comprendre les plus aimables choses de la création, a choisi la société la plus aimable ! — Oh! l’on a beaucoup de logique à l'école de médecine.

— Cette femme que l’étudiant promène de curiosités en curiosités avec une complaisance qui a un faux air de galanterie, voulez-vous supposer que c’est sa sœur? KUe sera venue de province bien vite, parce que

ASPECT DU J A H DI N

li‘ pauvre frère aura écrit qu’il était malade pour le moment et manquait de tout à Paris. La présente était à cette seule fin d’obtenir un léger pécule, topique indispensable à une circonstance extraordinaire! Le brave étudiant, en croyant ne faire que la millionième édition d’un tour si usité qu'il en est devenu presque légitime, a tout simplement procuré à son père et à sa sœur l’occasion de voir Paris. — Le père, il est un peu plus loin qui se promène, tâchant de se rendre compte dos indispositions filiales, des cours supplémentaires, des répétitions, etc., etc., — innocents mensonges auxquels il y a tant d’égoïsme et de dureté à ne pas croire! — honorables illusions, par lesquelles il faut passer chacun son tour! Il est si ruineux pour le cœur de n’avoir jamais été dupe.

Voulez-vous un étudiant qui flâne pour son propre compte? Ln voici un de seconde année, pas fier et absolument sans façon. — Ne croyez pas que ce jeune visiteur perde tout à lait son temps ; il prend ici un air de botanique ; cela lui fera grand bien dans les épreuves du premier examen , qu'il doit subir incessamment. Muni de sa carte, il entre partout, et à la vue de ces ressources infinies de l’étude et de la science accumulées au Muséum, il se demande s’il est bien vrai qu’un jour viendra, où, médecin d’un bourg chétif, il devra concentrer, lui aussi, dans sa petite maison , dans son petit jardin, tous les moyens de la médecine, de la chirurgie, de la botanique, de la pharmacie, et beaucoup d’autres choses encore; car il sera peut-être maire du bourg, et il répondra de l’ordre au milieu de braves gens buveurs, grossiers ou exorcise beaucoup de ses clients, e loi Irès- robuste aux loups-garous, au

fanatiques, fl faudra en outre qu'il t fasse sortir de leurs enlrailles une \ sorls et aux sorciers II devra être

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toujours à cheval, parce (jue ses malades sont disséminés au loin dans des cabanes; et toujours à la maison, parce que de pauvres paysans viennent de deux ou trois lieues le consulter sur leur jambe qui traîne, sur leur pied foulé. — Et quel surcroît de malheur si tant de fatigue, de douleur, était perdu! — Il pense à tout cet avenir de dévouement aux autres, lui si dévoué à son plaisir aujourd’hui! — Sa mise, son attitude défie la censure; on dirait qu’il veut s’habituer à supporter les jugements des hommes, lui qui doit rencontrer, chemin faisant, beaucoup de mécomptes, d’injustice et d’ingratitude.

Dérangeons-nous, laissons déliler cette famille anglaise au grand complet ; — on s’imaginerait voir une dynastie avec toutes ses brandies; les Anglais font honneur à nos établissements publies : — ils y amènent leurs plus petits enfants, auxquels ils font apprendre le Conducteur parisien. O Albion ! si tu nous rendais en sympathie ce que nous te donnons en spectacles gratis , nous n aurions jamais à discuter 1 alliance anglaise!

Oh! les bonnes physionomies de savant, de philosophe! \oici deux Allemands qui sortent en ce moment même du Cabinet d’Anatomie comparée. — Là, ils ont examiné la collection de crânes du docteur («ail, et ils s entretiennent de la doctrine phrénologique. Nous ne voulons pas vous donner le dialogue suivant comme une leçon; nous nous bornerons a le rapporter eu chroniqueurs fidèles.

" Indépendamment des mouvements, le cerveau préside aux instincts, aux sentiments, h l'intelligence. Ees instincts siègent dans les parties iule-

ASPECT f)L J AK DI N.

Heures, postérieures et latérales; les sentiments, dans la partie supérieure; l’intelligence, dans la partie inférieure.

« Les sens éprouvent la sensation ; ils la transmettent à la partie du cerveau destinée à la percevoir. La perception éveille l’instinct, excite le sentiment, sollicite l’intelligence. L’instinct précède le sentiment qui précède l’intelligence : cet ordre d’apparition des phénomènes est conforme à l’ordre que suivent ces trois facultés dans l’échelle et la gradation des êtres. La grande difficulté consiste à définir le caractère des instincts, des sentiments, des actes intellectuels primitifs.

— Qu’a donc fait Spurzheim?

— Spurzheim a particulièrement enrichi la phrénologie de barbarismes. G’cst pour empêcher les accusations de matérialisme, de fatalisme désolant dont on flétrissait les conceptions phrénologiques, qu’il imagina de nouvelles définitions. L’intention lui porta bonheur : il créa des mots barbares, mais il étendit la science; en effet, il substitua au substantif, qui n’exprimait qu’une mauvaise application de l’organe, une expression indiquant la faculté tout entière. Ainsi Gall avait nommé organe du vol celui qui préside au besoin d’acquérir. L ' acquisitivité remplaça le vol dans la nomenclature de Spurzheim. Par ce seul fait, une grave accusation tomba : on ne pouvait plus reprocher aux phrénologistes d’obliger infailliblement l’homme pourvu de l’organe numéro 8, par exemple, à voler, et de l’absoudre en même temps. Spurzheim raya l’amour physique, et trouva l’amativité. La ruse devint la sécrétivité. Enfin Spurzheim moralisa la phrénologie.

IHIEMIFKU P Al! ni:

— Eli bien, je persiste à penser qu'une véritable philosophie, londée sur de solides expériences crânoscopiques, n’existe pas encore, et qu elle fera bien d’attendre, avant de se produire, que les facultés primitives aient été sainement observées, et plus rigoureusement déduites de la zoologie tout entière. L’anatomie et la physiologie comparées doivent fournir des renseignements précieux à cet égard.

— Vous préférez donc Lavaterà Gall ; et vous croyez plus à la physionomie qu’aux protubérances?

— C’est me demander, en d’autres termes, si l’apparence a pi us de réalité que le fond. La physionomie exprime ce qu’on veut paraître, rarement ce que Ton est; de même qu’un geste habituel, une attitude familière indiquent le métier qu’on fait, et non pas celui qu’on était né pour exercer. La misère dégrade la physionomie, le maintien, sans entamer le cœur chez quelques hommes. On les croirait bas : non, ils sont accablés; ils souffrent. L’argent donne à beaucoup d’individus la grâce, la sérénité, sœurs de l’aplomb. — Ils ont ruiné bien des familles, et ils intéressent. — Leur physionomie les recommande, tandis que le pauvre, qui vous tend la main à la porte, paraît sinistre et de mauvais augure. — Il a faim, voilà sa physionomie.

"C’est tout au plus parmi les hommes appartenant à la même famille sociale qu’il est permis de conclure d’une physionomie à une autre. — La physionomie ne sera jamais une science ; elle est un sentiment, Les physionomies ne se jugent pas; elles plaisent ou elles déplaisent. La sympathie et les antipathies restent indépendantes du raisonnement. D’ailleurs, je ne pense pas qu'il faille systématiser des nuances fugitives, des détails puérils, et s’efforcer de mettre h la portée de tout le monde l’application de connaissances qui ne se définissent pas. Oui, Lava ter, avec un coup d’œil particulier, a pu découvrir certains rapports entre la physionomie et le caractère d’un individu ; mais ce coup d’œil est un don, comme le génie. — Ce coup d’œil est toute la science. — Que ceux qui en sont doués en tirent parti, si bon leur semble, mais qu’ils ne prétendent pas le transmettre. Les pressentiments existent, mais qui a jamais songé à en fixer les règles ?

" En somme, la physiognomonie me parait une source féconde d’erreurs et d’injustices ; il n’y a pas de traits du visage si bien déterminés que l’antipathie ne puisse interpréter d’une manière odieuse — elle tend à substituer à rhumanité, à l’indulgence, ce qu'il y a de pis au monde, c'est-à-

A SI* K C T IM JAKIH.V

dire, il 11e science vague, incertaine et intolérante. Aimons-nous, on tout an moins supportons- lions les uns les autres : grâce à Dieu ! nous en savons assez pour cela ! »

Enfants du riche* entants du pauvre, enfants de la ville et de la campagne, ils s’abattent tous au Jardin des Plantes, — ils s’y passionnent pour tels ou tels animaux; ceux-ci pour les plus nobles, ceux-là pour les plus méchants, quelques-uns pour les plus malheureux. — On joue, on cause, on fait une histoire naturelle, naïve, originale, en confondant ce que l’on a lu avec ce que l’on voit, et puis on va se heurter en courant contre un pauvre aveugle conduit par un sourd-muet, dans la grande allée deBuffon, promenade habituelle de ces infortunés.

« Enfants de la ville qui ne remerciez jamais Dieu de ce qu’il vous a lait naître à Paris plutôt qu’ailleurs, vous ne savez donc pas tout ce qu’il vous donne déjà par cette préférence gratuite, et combien nous aurions droit de nous plaindre de la supériorité qu’il vous avance sur nous, pauvres originaires des campagnes! — Vous naissez, vos yeux s’ouvrent, et quelque

a PREMIÈRE PARTIE

misérable que soit le grabat où l’on vous a misait monde, il suflil qu'on vous approche de la fenêtre pour que l’éducation commence à opérer en vous le raffinement de l'œuvre primitive, - Votre mère peut , même infirme et au sortir de l’Impital, où vous l’avez forcée d’entrer, vous porter

sur ses liras, à mille spectacles, d où elle vous ramènera plus familiarisés chaque jour avec les détails e( les mystères de la civilisation,

Vous êtes habiles aussi naturellement que nous sommes ignorants, gauches et grossiers. . . »

Qui vient de parler ainsi? — C’est un provincial ; mais de la bonne espèce. 11 n’a jamais rien su. C’est le hasard d’un petit héritage qui l’a amené à Paris; et, après la demeure du notaire, ce qu’il s’est fait indiquer au plus vite, c’est la rue et le numéro du Jardin des Plantes. Ce brave homme avait, en vérité, besoin de se trouver avec des hèles : — cela devait le réconcilier un peu avec lui-mèmc ! — Oh ! qu’il se sentait étourdi de tout ce fracas, de tout ce luxe, de toute cette élégance de la ville, et qu’il s’en trouvait humilié ! — Tout ce qu’il a pu faire afin de se mettre tant bien que mal au niveau de la civilisation parisienne, ç’a été de payer cher des habits tout confectionnés au Palais-Royal, et de s’acheter un lorgnon.

Nous avons pu ajouter quelques mots à son apostrophe; mais dans son coeur, il éprouvait plus de remords et plus de honte que nous ne pourrions jamais trouver de style.

Cet homme n’avait qu’à se faire soldat, il eut conquis, avec l’uniforme, l’entrée libre dans les établissements publics de toutes les villes de sa patrie. 11 faut avouer que le militaire use assez largement de ses droits à cet égard ; — il est de toutes les représentations : — il a vu naître les petits ours bruns, il a vu mourir l’ours blanc, malheureusement cela ne l’a pas rendu bien riche. — Il n’a pas su profiter des événements. — El puis,

ASPECT 1>U JARDIN

comme dit le proverbe : pierre qui roule ri amasse pas mousse; — aussi le soldat jouit-il fort peu du privilège de nos dandys, et, malgré la répugnance que nous éprouverions à faire un calembour, nous devons convenir qu’il n’attire pas des lionnes au Jardin des Plantes.

— Voulez-vous un professeur d’histoire naturelle, ennemi bien décidé des classifications, des systèmes, et qui soit incapable de vous mettre dans l’esprit autre chose que des faits authentiques, imprimés, publiés avec le timbre royal et la garantie de la signature d’un gérant? Prenez cet excellent père de famille qui enseigne, pour le moment, à son fils, la manière dont on extrait les gilets de poils de chèvre, du pelage des boucs et des mouflons.

Quels éclats de rire' quels élans de gaieté folle ! combien cette troupe de promeneurs est vive, insouciante, et pourquoi n’a-t-elle fait quelque partie d’âne à Montmorency, à Romainville, plutôt que de venir au Jardin des Plantes! Est-ce quelle sait d’où elle vient, où elle va; pourvu fl u elle aille, c’est toujours bien. — Voir, être vue, peu lui importe vrai-

a PREMIERE PARTIE.

misérable que soit le grabat où l’on vous a mis au monde, il sul'lit qu’on vous approche de la fenêtre pour que 1 éducation commence à opérer en vous le raffinement de l’œuvre primitive. - Votre mère peut, même infirme et au sortir de l’hôpital, où vous l’avez forcée d’entrer, vous porter

sur ses bras, à mille spectacles, d’où elle vous ramènera plus familiarisés chaque jour avec les détails et les mystères de la civilisation, —

Vous êtes habiles aussi naturellement que nous sommes ignorants, gauches et grossiers. . . »

Qui vient de parler ainsi? — C’est un provincial ; mais de la bonne espèce. 11 n’a jamais rien su. C’est le hasard d’un petit héritage qui l’a amené à Paris; et, après la demeure du notaire, ce qu’il s’est fait indiquer au plus vite, c’est la rue et le numéro du Jardin des Plantes. Ce brave homme avait, en vérité, besoin de se trouver avec des bêtes — cela devait le réconcilier un peu avec lui-même ! — Oh ! qu’il se sentait étourdi de tout ce fracas, de tout ce luxe, de toute cette élégance de la ville, et qu’il s’en trouvait humilié ! — Tout ce qu’il a pu faire afin de se mettre tant bien que mal au niveau delà civilisation parisienne, ç’a été de payer cher des habits tout confectionnés au Palais-Royal, et de s’acheter un lorgnon.

Nous avons pu ajouter quelques mots à son apostrophe; mais dans son cœur, il éprouvait plus de remords et plus de honte que nous ne pourrions jamais trouver de style.

Cet homme n’avait qu’à se faire soldat, il eût conquis, avec l'uniforme, l’entrée libre dans les établissements publics de toutes les villes de sa patrie. Il faut avouer que le militaire use assez largement de ses droits a cet égard ; — il est de toutes les représentations : — il a vu naître les petits ours bruns, il a vu mourir l’ours blanc, malheureusement cela ne l’a pas rendu bien riche. — Il n’a pas su profiter des événements. — Cl puis,

aspect du jardin.

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comme dit le proverbe : pierre qui roule ri amasse pas mousse; — aussi le soldat jouit-il fort peu du privilège de nos dandys, et, malgré la répugnance que nous éprouverions à faire un calembour, nous devons convenir qu’il n’attire pas des lionnes au Jardin des Plantes.

Voulez-vous un professeur d’histoire naturelle, ennemi bien décidé

des classifications, des systèmes, et qui soit incapable de vous mettre dans l’esprit autre chose que des faits authentiques, imprimés, publiés avec le timbre royal et la garantie de la signature d’un gérant? Prenez cet excellent père de famille qui enseigne, pour le moment, à son fils, la manière dont on extrait les gilets de poils de chèvre, du pelage des boucs et des mouflons.

Quels éclats de rire' quels élans de gaieté folle ! combien cette troupe de promeneurs est vive, insouciante, et pourquoi n’a-t-elle fait quelque partie d âne a Montmorency, à Romainville, plutôt que de venir au Jardin des Plantes! — Est-ce quelle sait d’où elle vient, où elle va; pourvu qu elle aille, c’est toujours bien. — Voir, être vue, peu lui importe vrai-

IX, PKEMIÈKE l»AHTIE.

ment! — S'il lui était bien démontré que vous n'aimiez pas la musique, elle se mettrait à chanter.

La contrariété, la mauvaise humeur du prochain ajoute toujours quelque chose à certains plaisirs. — Vous nous demandez ce que font ces jeunes gens? — Nous allions vous adresser la même question. — Une mise élégante, des habits bien laits, prouvent peu de chose, — aujourd'hui que personne n’est de son état. — Ayez seulement à vous, de la barbe, quelques longs cheveux, et le plus mince. tailleur se chargera de vous procurer, du reste, l’apparence qu il vous plaira d avoir. Extérieurement la plus parfaite égalité régnera bientôt entre les hommes... Ah! nous allions oublier une aristocratie inévitable : celle de la distinction naturelle et du goût.

Un peu plus loin, nous assisterons à une scène d’une grande naïveté, nous contemplerons un tableau populaire, dans le sens honorable et pur de ce dernier mot : c’est une bonne et nombreuse famille d’ouvriers qui, le dimanche, et le dimanche seulement, recherche les plaisirs, et les plaisirs à bon marché. — Chacun s’est vêtu de son mieux ; 1 un a passé son habit, l’autre sa veste, celui-ci sa blouse. — Le père, la mère, les frères, les sœurs, les cousins, on s’est mis en marche bravement, et 1 on est arrivé au Jardin des Plantes avec un terrible appétit de jouir de tout ce qui s’y trouve. — En apercevant cette fournée de curieux, les célibataires peuvent bien rire; le chef de famille aime mieux faire son devoir. Il met tousses petits en ordre, passe fièrement devant le factionnaire, auquel il donnera plus tard plus d’un brave successeur, entre dans le royal établis-

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