‹ Le jardin des plantesChapitre 10 sur 143 · TRIBU DES PAU G ON S · texte numérisé non relu

TRIBU DES PAU G ON S

ment sa rouie, et prenant, à angle aigu, les directions les plus imprévues : le aucon, non moms agile que lui, mais plus courageux, el eu outre stimulé par a fiim, le poursmvait avec ardeur dans ses mille Circonvolutions; il le saisissait enlin, et 1 apportait à son maître.

Chasse an Fauc

Plus dangereux ou' le F ^ ^ m ° inS âmUSaM P° UF le "P"**** el ^eiudre'SilLdiL, T ! ' T™' im ™ ] Se ,aisSait P h,s faci1 ™' 'U'efois de sa victime de TZ P C0 " rage ' Ct I ' assaillant recevait quel-

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faisait d'abord partir celui-ci Tl le , Gerfaul ' a la cliasse du Lièvre : on l'avance, et volant au-desTus de l a l^ d ™ **«'' puis le Faucon > ^ lui comme un plomb. ' l "'' a P ercevai t le Lièvre, et tombait sur

Mais de tous les vols, le plus amusant \ a „i • ■

on se servait, comme pour le Milan, d'un Duc afin ,1e i', ( ,;, ^ on ™ •

- el.e ta Faneens. L'aise,» ponrsji"^. C* Si^lLÏT ■m, les Faucons parvenaient bientôt à prendre le ,le ssus ■ ,,,„. ," , "','" ■Insespéran, ,1e le,,, éetopper par le vel. Leend TL^^S;

50 LES OISEAUX

se contentaient de planer au-dessus. Mais les fauconniers venaient sous l'arbre où s'était réfugiée la Corneille, et, par leurs cris, la forçaient de déserter son asile. Elle tentait encore toutes les ressources de la vitesse et de la ruse, mais le plus souvent elle demeurait au pouvoir de ses ennemis.

Le vol de la Pie est aussi vif que celui de la Corneille : il ne se l'ait point de poing en fort, c'est-à-dire que le Faucon n'attaque pas, en parlant du poing ; ordinairement on le jette à mont, parce qu'on attaque la Pie lorsqu'elle est dans un arbre. Les Faucons étant jeté», et élevés à une certaine hauteur, sont guidés par la voix du fauconnier et les mouvements du leurre; lorsqu'on les juge a portée d'attaquer, on se hâte de faire partir la Pie, qui cherche à fuir d'arbre en arbre. Souvent elle est prise au moment du passage; mais quand le Faucon l'a manquée, on a beaucoup de peine à la faire partir de l'arbre qui lui a servi de refuge; sa frayeur est telle, qu'elle se laisse prendre par le chasseur, plutôt que de s'exposer à la terrible descente du Faucon.

Lorsqu'il s'agit du vol pour champ ou pour rivière, c'est-à-dire de la chasse de la Perdrix et du Faisan, ou du Canard sauvage, on emploie la même manœuvre : on jette à mont le Faucon, c'est-à-dire qu'on le lance dans les airs avant que le gibier soit levé, et lorsque le Rapace plane, le fauconnier, aidé d'un chien, lail partir le Faisan ou la Perdrix, sur lequel l'Oiseau descend. Pour le Canard, on met à mont jusqu'à trois Faucons, puis on fait lever le Canard; et lorsque la peur qu'il a des Faucons l'a rendu dans l'eau, des chiens se jettent à la nage pour le forcer à reprendre son vol.

Nous ne pousserons pas plus loin ces détails de vénerie, qui vous ont peutêtre semblé fastidieux, madame, mais que votre quadrisaïeule aurait certainement écoutés avec un vif intérêt. Le vol du Faucon était en effet la chasse favorite des dames. Ce plaisir élégant devrait encore animer la vie de château ; adorateurs du moyen âge et de la renaissance, nous nous imaginons qu'il suffit, pour reproduire la poésie de ces temps antiques, de nous entourer de meubles historiés, de porter une barbe en pointe, de donner à nos cheveux une coupe cléricale, et de serrer notre poitrine d'homme dans un étroit justaucorps; ce que nous devrions emprunter à cette époque, ce sont les passions énergiques, les dévouements inaltérables, les haines vigoureuses, les éludes fortes, la foi robuste, l'insouciance du positif, le culte des dames et la chasse à l'Oiseau.

Ce n'est pas seulement en Europe que l'on cultivait la Fauconnerie : elle florissail et florit encore chez les peuples de l'Asie et de l'Afrique septentrionale. Là, toutefois, comme chez nous, ce plaisir n'appartient qu'aux gens riches. Les Persans et les habitants du Mogol poussent même plus loin que nous l'éducation du Faucon ; ils le dressent à voler sur toutes sortes de proie, et pour cela ils prennent des Grues et d'autres Oiseaux qu'ils laissent aller, après leur avoir cousu les yeux : aussitôt ils font voler le Faucon, qui les prend fort aisément. Il y a des Faucons pour la. chasse du Daim et de la Gazelle, qu'ils instruisent, dit K voyageur Thevenot, d'une manière très-ingénieuse. « Ils ont des Gazelles empaillées, sur le nez desquelles ils donnent toujours a manger à ces Eaucons, cl jamais ailleurs, A4>rès qu'Us les ont ainsi élevés, ils les mènent a la campagne,

et, lorsqu'ils découvert une Gazelle, ils lâchent deux de ces Oiseaux, don'

l'un va fondre sur le nez de la Gazelle, el s'y cramponne avec ses griffes.

NtlBU DES FAUCONS.

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!l'ir~hé êle el " SeC ° U ?° Ur Sen t,elm ' er ; 1,0lSeau bat des ailes PO" « retour accroche, ce qui empêche encore la Gazelle de bien courir et même .le

von- devant elle; enfin, lorsque avec bien de la peine elle s'en e UU3 faite l"u

Faucon, qui est en l'air, prend la place de celui qui est à bas m le rd

aZttoÏ \7 C ° mPa f ° D l0rSqU ' U 8Cra t0 " lbe; et ' de -«"te ardent tellement la course de la Gazelle, que les chiens ont le temps de l'attra-

t \:itnl p : I e plaisi, ; à ces cbasses ' ttue ie ^ * kiz:.

-eureéS P , ^ ° ^ ■*"" Pi '° Cédé ' ra PP 0rte un au "' e voya-

MaÏÏr V PP qUe a Ll ChaSSC de FAne Sauva ^ e et du Sa "g>ier. nous TZlr V ° US C ° nUaiSSeZ le vocabulaire * 1» théorie du fauconnier

™ icï nr ::z s s dwerse T? èces de Fa,,cons - La ^' emière «* " :

il a dix-huit pou s d in T lS • Ck Lmné) ' " CSt g, '° S Comme une Po «le ;

queue; il a pTè H ^ J U ! S b «»t du bec jusqu'à l'extrémité de la

une moustache wLÏÏK noirJ « T T^"" ! " Se "^^ tOU J ours a espèce de ce genre Vou en vovJ i V" * • 1 ° Ue ' pU ' S large ^ dans ■»• suivant l'âge "de l'aura ! e Z lltîS T^ *""***•*««. espèce. Le F aocon pu» J (fZZZ^Tt •' ^ * "^ à ]a mémc le Faucon commun, dans sa iJrée ££!. £ ^^J^Tr^ co» GENTij. autre variété plus commune et moins'esthnée. A m sur que le Faucon vieriht, son plumage prend des couleurs moins variables : le dos L i h n la jeunesse était brun, avec les plumes bordées de raies jaunes, devient d'un b, Plus uniforme, rayé entravers de cendré noirâtre' le ventre et il "f™

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