‹ Le jardin des plantesChapitre 100 sur 143 · FAMILLE DES H ELL ITÈRES · texte numérisé non relu

FAMILLE DES H ELL ITÈRES

que le irait a ete tracé d'avance sur la feuille pour indiquer la roule que les dents doivent suivre : ce trait va en s'approchant de la principale nervure jusqu'à un certain point ; arrivé à ce point, il retourne vers le bord où est son origine et s'y termine. L'Abeille qui coupe, comme si elle avait sous les yeux un pareil trait, avance donc d'abord vers la principale nervure : elle marclie pour s'en approcher, et c'est sur la partie même qu'elle a commencé à détacher et passée entre ses jambes, qu'elle marche ; à mesure qu'elle avance d'un pas. ses dents sont en état de couper, et coupent plus loin ; le trait que nous avons supposé tout à l'heure manque à l'Abeille, et cependant elle n'hésite pas plus que s'il la guidait. Rien ne l'arrête, quoique la pièce même qu'elle coupe semble devoir l'embarrasser, surtout lorsque l'entaille commence à devenir profonde, et lorsque l' Abeille, après s'être approchée de la principale nervure, commence a s'en éloigner, car la pièce qui est son seul soutien devient alors pendante : aussi ne se tient-elle plus précisément sur la tranche de celte pièce, elle fourbe et plie en deux la portion qui est entre ses jambes. Enfin, dans l'instant ouïes derniers coups de mandibules vont être donnés à la petite portion qui tient encore, la pièce est toute pliée en deux et placée sous le ventre de l'Abeille qui la serre avec ses six pattes. Quand le dernier coup est donné, le support manque tout d'un coup à l'Insecte ; la pièce qui lui en servait, ne tenant plus à rien, elle tomberait si elle ne se soutenait avec ses ailes : elle prend alors son vol, et part chargée du morceau de feuille qu'elle a coupé avec tant d'adresse et de célérité. A quel usage destine-t-elle ces disques et ces ovales ? A la construction du nid de sa postérité 11 n'est pas facile de la voir y travailler, mais vous rencontrerez fréquemment de ces nids dans les jardins ou dans les ebamps. V Abeille conpeusc de feuilles choisit toujours un terrain élevé et battu, tel que les bords «l'un chemin, et avec ses mandibules elle s'y pratique une petite cavité cylindrique dont la direction est oblique ou presque horizontale. Quand ce trou est terminé, l'Abeille y entre, tenant entre ses pattes un morceau de feuille ovale : là elle le déplie, l'applique contre les parois du trou cylindrique, et lui en fait prendre la courbure ; mais en même temps ( et c'est peut-être le détail le plus intéressant de cette architecture ) elle plie et rapproche, dans le fond de la cav 'te, les extrémités des pièces ovales, de manière que ce fond se trouve tapissé Par leurs bouts arrondis qui se recouvrent les uns les autres. Trois de ces ■norceaux suffisent pour tapisser la cavité dans une longueur de six lignes; ils sont placés en recouvrement, c'est-à-dire que l'un des côtés de la première feuille «st caché sous l'un de ceux de la seconde, et qu'un côté de celle-ci est caché de n 'eine sous un côté de la troisième. Figurez-vous une espèce de dé à coudre qui -' trois lignes de diamètre sur six de profondeur, et dont les parois sont tapissées l'ar trois folioles imbriquées. Ces folioles ne sont point collées les unes contre les '"'très; l'Insecte acompte sur leur élasticité; et en effet elles sont suffisamment retenues par le ressort de leurs nervures. D'ailleurs, le pli qui ramène eilr petit bout en dessous contribue encore à les arrêter. Mais un étui si mince 11 e st pas encore assez solide au gré de l'Insecte ; pour soutenir les feuilles «ans les endroits où elles se croisent, et fortifier le tuyau, il applique (rois °Hvelles feuilles, courbées en gouttières comme les premières, et pliées de '"•'nie près de leur bout; il a soin de les faire alterner avec les précédentes

de manière que leur milieu soit adossé à l'endroit où se croisent deux feuilles de la première couche; il place ensuite un troisième tuyau en dedans des deux autres, pour achever de consolider l'étui, qui se trouve ainsi compose de neuf pièces au moins, et quelquefois de douze. Voilà une première cellule iormée; c'est dans son intérieur que l'Abeille va pondre un œuf, mais il faut qu'elle place auprès de lui une pâtée de miel et de pollen ; cette pâtée sera liquide, et comme le pot destiné à la contenir est couché presque horizontalement, il est nécessaire que son ouverture soit exactement bouchée. Aussi, des que l'Abeille a rempli sa cellule de pâtée jusqu'à environ une demi-ligne du bord de l'entrée, et qu'elle y a déposé un œuf, elle songe à le bien boucher, el cela avant que de travailler à ébaucher une nouvelle cellule. Elle emploie tout simplement pour cela des matériaux semblables à ceux dont est fait le corps du petit vase; elle lui donne un couvercle qui n'est autre chose qu'on morceau de feuille bien circulaire ; comme la cellule a la forme d'un de à coudre, ce qui indique que sa cavité est un peu conique, le couvercle y entre un peu, mais il est bientôt arrêté par les parois. L'Abeille ne se contente pas d'un seul couvercle, elle met trois plaques circulaires les unes sur les autres, et ces trois plaques s emboîtent dans l'ouverture de la cellule, qu'elles ferment de manière que le bord île cette cellule dépasse les couvercles d'une demi-ligne. C'est dans ce vide que la Coupeuse de feuilles engraine le fond delà cellule suivante : il porte immédiatement sur les plaques formant le couvercle de la cellule qui vient d'être bouchée. C'est ainsi que l'Abeille dispose a la lile six à sept cellules qui constituent par leur ensemble une espèce de rouleau presque cylindrique de la longueur d un étui ordinaire ; chaque cellule contient un œuf d'où sort bientôt une larve blanche et sans pâlies, qui, parvenue au terme de son accroissement, lile une coque de soie épaisse et solide qu'elle lixe aux parois de sa loge; elle s'y change en nymphe, y passe l'hiver el en sort au commencement de l'été à l'étald'Insecle parlait ; vous concevez que l'individu qui sorl le premier est celui dont l'œuf a été dépose dans la cellule la plus extérieure, el que l'aîné de la famille, qui avait été place dans lacellule du fond, eslcependanlcelui qui sort le dernier. H arrive quelquefois qu'un Insecte de l'ordre des Diptères profite de l'absence de l'Abeille coupeuse de feuilles pour s'introduire furtivement dans la cellule qui n'est pas encore close, et y pondre son œuf près de celui de l'Abeille; celle-ci, revenant de son Rosier avec la plaque circulaire qu'elle vient de couper, ferme sa cellule, sans se douter qu'elle a laissé près de sa progéniture un œuf d'où sortira bientôt H» Ver carnassier qui la dévorera, fera ses métamorphoses dans la cellule usurpée, et deviendra une Mouche à deux ailes.

Écoutons maintenant Réaumur raconter par quelle aventure il a eu l'occasion de voir pour la première fois un de ces nids merveilleux.

,< Dans les premiers jours de juillet 1756, dit-il, un magistral de la cbaBibre des comptes de Paris, seigneur d'un village voisin des Andelys, sur la rivière de Seine, vint voir M. l'abbé Nollet; il était accompagné de plusieurs dornesliques, et entre autres d'un jardinier, qui avait l'air fort consterné. H s e ai rendu à Paris pour annoncer à son maître qu'on avait jeté un son sur sa tell avait eu le courage (car il lui en avait fallu pour cela) d'apporter tes p|«^ qui l'eu avaienl convaincu, ainsi que ses voisins, et qu'il croyail propres a

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convaincre tout l'univers. 11 prétendait les avoir produites au cure du lieu qui n était pas éloigné de penser comme lui. A la vue des pièces, le maître ne prit pourtant pas tout I effroi que son jardinier avait voulu lui donner S'il ne resta Pas absolument tranquille, il jugea au moins qu'il pouvait y avoir du naturel ns le fait et .1 crut devoir consulter son chirurgien. Celui-ci ne se trouva pas en e.at de donner des éclaircissements sur un sujet qui n'avait pas été l'objet de ses études , ma,s .1 indiqua M. l'abbé Nollel comme très-capable de décider S1 1 histoire naturelle n'offrait point quelque chose de semblable à ce qu'on u. présentait. L'abbe Nollet reçut donc la visite du jardinier, lequel mit sous ses yeux ces rouleaux de feuilles qu'il n'avait pu soupçonner être faits que par main d homme, et d'homme sorcier. Outre qu'un homme ordinaire ne lui semblait pas capable d'exécuter rien de pareil, à quoi bon les eût-il faits, et à quel "essein les eut-il enfouis dans la terre d'un sillon? Un sorcier seul pouvait les avoir places là pour les faire servir à quelque maléfice. Heureusement que "• Nollet avait chez lui d'autres espèces de rouleaux de feuilles artistement travailles par des Scarabées; il les montra au jardinier et lui affirma qu'ils étaient faits par des Insectes, et que d'autres Insectes étaient sans doute les ouvriers de ceux qui lui causaient tant d'inquiétude; puis il défit quelques-uns «es rouleaux qui avaient paru si redoutables au paysan, et clans l'intérieur desquels celui-ci s'était bien gardé d'oser porter ses regards. M. l'abbé tira un gros erd un de ces rouleaux. Dès que le paysan l'eut vu, son air sombre et étonne «parut, un air de contenleme.it et de gaieté se répandit sur son visage, comme J venait d'être tiré d'un affreux péril : on l'avait effectivement délivré d'un Pesant fardeau en lui faisant voir qu'il n'avait plus de sortilège à craindre. ■ afifie INollet ne lu. demanda pour reconnaissance que de laisser les roua «x qu il avait apportés, et il s'empressa de me les montrer. » vous venez de voir une Abeille couper des feuilles avec symétrie, mais sans UXe, pour façonner le logement de sa famille ; vous verrez l'espèce suivante ajouer a cet instinct de conservation et d'utilité un goût, une élégance qui porteraient à croire que le sentiment du beau dans les couleurs ne lui est pas étrans er - L'OsuiK nu Coquelicot (Oamîa l'apareris, de Panzer), que liéaumur téiT" 10 ' Al "' ille la pi**ière, est longue de quatre lignes ; son corps est noir; la ' e et le corselet sont garnis d'un duvet gris roussâtre ; l'abdomen est presque en dessus; ses anneaux sont bordés de gris, le second et le troisième ont une ^Stte imprimée en devant; le dessous de l'abdomen est gris; l'avant-dernier ^ ''eau offre une pointe de chaque coté dans les mâles; le dernier anneau a x pointes obtuses. L'Abeille tapissière creuse son trou en terre comme la ^«Peuse de feuilles; mais ce trou est perpendiculaire, cylindrique a l'entrée, p 8e ct ventru au fond, ce qui lui donne la forme d'une bouteille ayant deux ces environ de profondeur. L'Insecte le garnit entièrement de pétales deCoicot; elle les taille en fragments ovales, les introduit dans la bouteille en I tant en deux ; là elle les développe, les étend, les applique sur toute la sur- J ' es parois intérieures : plusieurs de ces ovales superposés composent le lit

°s petits, d'autres couvrent les murs et dépassent même de quelques lignes

'Unie l r ' ^ L *

, , "'s iranges d une tapisserie, 1 extrémité du canal cylindrique qui cou-

a intérieur. Quand l'Abeille a suffisamment garni son nid, elle place au

fond uni; pâtée composée de pollen île Coquelicot mêlé avec un peu de miel, et y pond un œuf: ensuite elle replie en dedans l'extrémité supérieure de la tapisserie pour fermer son nid, et le recouvre de terre si elle n'en veut construire qu'un; mais souvent elle en élève un second et même un troisième sur le premier.

Comment expliquer la prédilection qui porte cette Abeille à préférer la Heur du Coquelicot aux pétales de toutes les autres plantes? Voici comment l'Anglais John Remue, d'une part, et le Français Réaumur, de l'autre, se rendent compte de cette préférence.

« L'utilité personnelle, le soin de la famille, la nécessité de protéger les œufs contre les attaques des Insectes déprédateurs, expliqueraient jusqu'à un certain point les chefs-d'œuvre d'industrie que nous offre l'architecture des diverses espèces d'Abeilles ; mais quel motif, quelle cause finale assigner au goût, au soin, à l'art avec lesquels VOsmia Papaveris non-seulement construit sa cellule, mais l'embellit de draperies éclatantes? Pourquoi, au mépris de toutes les autres fleurs, emploie-t-elle exclusivement les pétales du Pavot rouge? La beauté de la couleur écarlate la séduit-elle? Un instinct poétique se mêle-l-il à son instinct de conservation ? Ne nous hâtons pas de résoudre négativement ces questions! Si certains sons musicaux affectent désagréablement l'ouïe du Chien, si le bruit du clairon anime le Cheval, si le Serpent à sonnettes lui-même est sensible aux sons delà flûte, pourquoi un Insecte ne ressentirait-il pas une jouissance en arrêtant ses regards sur telle ou telle couleur? Certes, si les Insectes ne travaillaient que pour leurs besoins, ils pourraient se dispenser d'achever aussi curieusement leur œuvre : la larve naîtrait et se développerait très-bien dans une cellule moins régulièrement construite ; les alvéoles géométriques de l'Abeille domestique ne sont pas absolument nécessaires à la prospérité de I" république : c'est ainsi que dans la nature, au delà de l'utile et du nécessaire, vous trouverez l'art, le beau, le pittoresque, l'élément poétique. »

C'est un artiste qui vient de parler , écoutons maintenant le naturaliste ; il sera moins brillant, il plaira moins peut-être aux personnes qui ne jugent que par sentiment, mais il satisfera sans aucun doute tous les esprits sérieux po" 1 lesquels rien n'est beau que le vrai.

« Ce n'est pas apparemment, dit Réaumur, parce que nos tapissières sou 1 touchées de la beauté du rouge éclatant des fleurs de Coquelicot, qu'elles les emploient, par préférence aux fleurs de tant de plantes que la campagne met » leur disposition. Leur choix paraît fondé sur une raison plus solide. Il leur serait difficile de trouver des pétales de quelques autres fleurs, aussi grands, aussi minces, aussi flexibles, aussi extensibles, et par conséquent aussi aises a appliquer parfaitement contre les parois du trou. Chaque morceau de fleur < Coquelicot ne donne pourtant pas aux parois de terre une tapisserie ass» . épaisse au gré de la Mouche. J'ai enlevé jusqu'à quatre couches de feuille 8 < ( dessus le fond, et n'ai jamais trouvé moins de deux couches ajustées sur h parois cylindriques. Or, une feuille qui aurait l'épaisseur de deux et même quatre pétales de pavot, ne serait pas difficile à trouver pour notre Abeille, nia elle ne répondrait pas à ses vues : ces feuilles épaisses n'auraient pas une fle bilité pareille à celle des autres. D'ailleurs, comme les jointures doivent e

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couvertes, il faut employer au moins deux lits de feuilles, ce qui rendrait les recouvrements trop épais, si les feuilles n'étaient pas très-minces. »

L'A nt ri i ni k a cinq crochets (Apis maniai in, de Linné) exerce une industrie différente; ce n'est plus une menuisière, une coupeuse de feuilles, une tapissière, c'est unecardeuse de coton. Elle est grosse comme l'Abeille des ruches, mais plus plate et un peu plus large ; son dos est d'un brun foncé ; sou ventre est couvert de poils jaunâtres formant des bandes transversales interrompues sur leur milieu; le sixième anneau est prolongé de chaque côté en un crochet, et le septième ou dernier offre trois pointes coniques à son extrémité. Cette espèce, commune aux environs de Paris, est très-facile à observer : vous prendrez plaisir à voir avec quelle adresse elle enlève et carde tout le duvet qui couvre les feuilles du Cognassier, du Stachys laineux, du Lychnis coque lourde, et de tous les végétaux cotonneux : un rasoir ne ferait pas mieux. C'est ce coton que l'Insecte, volant de haut en bas, fauche, amasse, emporte, et qui garnit tout l'intérieur de chaque cellule : cette cellule, à parois polies creusées dans du plâtre, et régulière dans ses dimensions, offre aux larves un abri assuré et une couche commode.

Il nous reste maintenant à connaître les Abeilles Maçonnes. — La Mégaciiil'e des murailles (Apis rnuraria,Ae Fabricius) est une grande espèce qui a huit lignes de long sur deux lignes et demie de large. La femelle est toute noire, les ailes sont d'un noir violet, les tarses sont bruns en dessous. Le mâle est noir, tout couvert de poils fauves, avec les derniers anneaux de l'abdomen noirs et des poils blanchâtres sur le front. Vous avez souvent remarqué contre les murs, sans y faire attention, des plaques irrégulières de six pouces d'étendue, semblables à de la boue; vous les avez attribuées soit à des éclaboussures produites par les roues de charrettes ou par les pieds de Chevaux, soit à la négligence des maçons. Mais si vous avez observé attentivement la hauteur de 'luelqiies-unes d'entre elles, l'exposition des murailles qui les présentent, vous aurez fini par soupçonner que ces masses ne sont pas l'ouvrage du hasard. Eu effet, il n'y en a jamais que contre les murailles exposées au midi ou recevant Chaque jour le soleil pendant plusieurs heures. Si, pour satisfaire votre curiosité, vous voulez explorer le contenu de ces petites masses, vous verrez que ce s °nt des nids dans lesquels des œufs ont été déposés pour recevoir du soleil ' action vivifiante qui doit les faire éclorc. Ces nids sont construits par l'Abeille ''es murailles avec une matière qui acquiert la dureté de la pierre ; ce n'est qu'abc des instruments de fer qu'on peut les briser ; aussi les Maçonnes se gardente'ies bien de les attacher sur des murs enduits de quelque crépi, l'appui de la base serait alors moins solide que le corps du bâtiment : c'est toujours contre 'es pierres mêmes que les nids sont attachés, et non contre la terre qui les cimente.

Après qu'une Abeille maçonne a reconnu sur un mur un terrain propre au bâtiment qu'elle médite, elle va chercher les matériaux convenables; c'est à e "e â les préparer, à les transporter, à les mettre en œuvre. Le nid qu'elle veut construire doit être fait d'un mortier à base de sable; avec ses dents, aussi fortes et plus grandes que celles de l'Abeille domestique, elle tâle plusieurs 8 r ains les uns après les autres; mais ce n'est pas un à un qu'elle les emporte , ii. 63

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