livre, cette vérification vous met en rapport avec i
, , ... , .,,•■, „ ,w «iprles une sorte de correspondance
tabla entre vous deux, a la distance des siecics, une i
.1 • , gam* oi eiîr est le Papillon que vous avez trouve,
sympathique, dont le messager hdele et sui esi ic «y i
n , , • ....... „„„. an = comme s î avait pense a vous. Son
et que Linné décrivit, il y a cent ans, comme r
. , , .(. . r i ini; p r rp à la main, et qui sans lui serait une lettre
texte, que vous avez vérifie, I insecre a M h. «i . i
morte, centuple à son tour la valeur de l'individu que vous possédez, en le rendant facile à reconnaître : c'est presque un don de l'auteur. Il faut avoir connu le savoureux plaisir que donne la possession d'une espèce bien déterminée, pour comprendre les douces insomnies et les rêves délicieux de l'entomologiste qui possède quarante-cinq espèces de Zygénes d'Europe, et à qui il n'en manque plus qu'une pour avoir le genre complet. Je ne connais pas de récréation comparable à la joyeuse activité de l'Amateur qui vérifie des espèces récemment acquises et les case à la place où leur étiquette les attendait depuis si longtemps. C'est surtout lorsqu'il range sa collection dans un ordre nouveau, ou qu'il faitl'inspection de ses Insectes pour s'assurer de leur conservation; c'est alors, dis-je, qu'il faut le voir, doucement tourmenté du clé mon vigilant de la propriété, explorer ses boîtes d'un regard inquiet, nettoyer compla.samment, raccommoder avec patience le Coléoptère poudreux ou disloqué; découvrir, exterminer la larve ennemie qui s'était logée dans l'abdomen d'un de ses Insectes, et dont un petit tas de poussière, débris de son festin, a décelé la retraite. L'entomologiste qui possède une collection bien classée ne connaîtra jamais l'ennui ; chaque jour il passe en revue ses bataillons alignés et silencieux, appelant chaque soldat par son nom, avec une mémoire digne d'Arlaxerce Mnémon. Ses heures s'envolent rapides, son sommeil est léger et son lever matinal ; les émotions agréables qui font circuler son sang entretiennent sa santé et ouvrent son âme à la bienveillance. Les passions tristes lui sont inconnues ; ses ambitions, ses convoitises, ses jalousies mêmes sont inoffensives comme ses plaisirs; il n'a de haine que pour les Ptines, les Dermestes, les Vrillettes et les Teignes qui ravagent ses domaines ; les revers glissent sur son âme; c'est de m plutôt que du poète, qu'Horace devrait dire : // se rit des banqueroutes, de In fuite de ses esclaves, j'allais ajouter, et des incendies ', et j'aurais eu tort, car c est le seul sinistre qui puisse le rendre malheureux. Je connais un homme à qui 1 on enleva brutalement, il y a quelques années, une place de Chef de bureau qu'il occupait dans un de nos ministères. Ce passage subit d'une vie active a une oisiveté complète devait bientôt lui être funeste, et il se sentait mourir; son médecin lui donna une boîte de Capricornes et de Buprestes, dont quelques-uns seulement étaient nommés, avec un Fabrkius, pour vérifier les espèces étiquetées et déterminer les autres. Le malade vérifia d'abord les premières, sous la direction du médecin, afin de s'habituer à la langue scientifique : cet exercice l'occupa sans beaucoup lui plaire, puis il se mit à étudier les espèces sans nom. La première l'intéressa peu; il crut que le hasard l'avaii lait deviner juste; la seconde le surprit, la troisième le flatta, la quatrième t'irrita par des difficultés qu'il voulut et put vaincre; la cinquième lui causa l'ivresse bruyante d'une découverte : dès lors le docteur l'abandonna comme un homme guéri, et jamais, en effet, il n'a mieux digéré, mieux dormi, mieux pensé, que depuis qu'il a renoncé à devenir ministre, ou tout au moins Chef de division.
Nous vous disions tout, à l'heure que les collections rangées méthodiquement
Detrimenla, l'usas servorom, incendia ridât.
«ont peu communes : il n'y en a guère plus d'une dizaine à Paris. Celle de ] L Boisduval est la plus complète et la mieux classée; elle contient toutes les espèces mentionnées dans son catalogue, et c'est sur elle que se règlent les autres l'our la détermination des espèces. Mais de toutes celles de France et peutet ''e d'Europe, la plus belle, sinon la plus riche, est celle de M. l'ierret fils, ■auteur de cette collection a voulu qu'elle se formât uniquement d'Insectes obtenus par éctosion, et il a lui-même cherché, récolté, élevé la plupart des chenilles qui devaient lui fournir le Lépidoptère. Aussi les individus sont-ils ' une ravissante fraîcheur et d'une intégrité parfaite : le moindre défaut dans es antennes ou les palpes, le moindre faux pli dans les ailes, la moindre atenite portée à leur plumage écailleux, est une cause d'exclusion. C'est un uxe, une symétrie, une propreté qu'on ne peut se lasser d'admirer : celle magnifique collection n'est pas seulement un muséum de savant, elle est aussi 1 œuvre d'un artiste.
«HUHIK DES HÉMIPTÈRES.
Les Hémiptères se l'approchent des Coléoptères par leurs ailes supérieures, qui, chez la plupart, sont de consistance coriace dans la moitié de leur étenjejdelà le nom donné à l'ordre). Mais la disposition des parties de leur "che les a fait ranger parmi les Insectes suceurs. On les reconnaît à l'espèce l>ec tubulaire, cylindrique et articulé dont leur bouche est armée. Ce bec se compose d'une gaîne presque cylindrique, formée de L trois à quatre articles placés bout à bout, et renfermant
quatre filets très-grèles, roides, dentelés à leur sommet, et propres à percer la peau des animaux ou les vaisseaux des plantes. Cette gaîne représente la lèvre inférieure, et on voit à sa base une pièce conique et allongée qui est l'analogue du labre; les filets de la paire antérieure représentent les mandibules, et ceux de la seconde paire peuvent être considérés comme des mâchoires très-allongées. Les Hémiptères qui sucent les animaux ont le bec robuste et crochu ; ceux qui se nourrissent du suc des végétaux l'ont au contraire grêle et appliqué entre les pattes contre le thorax.— Leurs métamorphoses sont incomplètes : en grandissant, le jeune Insecte ne change ni de formes ni d'habitudes; seulement il acquiert des ailes, dont il était d'abord privé.
'allies du bec Punaise '
*We ». Bouche de Punaise vue eu dessous. — A. Labre.— I, Gainé formée par la lèvre inférieure. — L - Commencement des antennes. — 0. Yeux — 1' P. Commencement des deux premières pâlies. — Fig. 2 __! Vès soies représentant les mandibules ol les mâchoires, réunies eu faisceau, cl ayant à leur base ie labre. L. ~~ ''«• ■'. Soies séparées entre elles.
INI INI Ml INI Mil INI Mil INI Mil Nil Mil INI Mil INI Mil INI INI INI Mil INI Mil Mil Mil INI III! Mil Mil Mil Mil M 1 1 1 II 1 1 1 1 II 1 1 1 II 1 1 1 II 1 1 1 II 1 1 1 1 II 1 1 1 II 1 1 1 II 1 1 1
588 h\ SEC TES HÉMIPTÈRES.
Les Hémiptères ont été divisés en deux sections : les Hétéroplèrcs, dont les élytres sont coriaces vers la base, membraneuses à leur extrémité, et dont le bec naît du front; et les Hômopûres, dont les premières ailes ou élytres ont partout la même consistance, et dont le bec naît de la partie inférieure de la tête. — La section des Hétéroptères comprend deux familles : les Géocorises ou Punaises terrestres, et les Hydrocarises, ou Punaises aquatiques.
Famille des Géocorises. — Les Géocorises ont les antennes découvertes, plus longues que la tête, et insérées entre les yeux, près de leur bord interne. Les tarses ont trois articles, dont le premier est quelquefois trèscourt. Elles sont comprises dans le grand genre Cimex de Linné. Ce genre a ete divisé et subdivisé en un grand nombre de sous-genres; mais vous n'aurez besoin, pour connaître la famille, que de savoir les caractèresdes plus intéressants.
Les Sciilellcres ont la gaîne du suçoir composée de quatre articles distincts et découverts, le labre tvès-prolongé au delà de la tête, en forme d'alêne, et strié en dessus; les tarses sont de trois articles, dont le premier est égal a" second, ou plus long que lui ; les antennes sont filiformes, de cinq articles, l'écusson couvre tout l'abdomen, de là le nom de Porle-chappe, que quelque* auteurs ont donné à ces animaux. Ils vivent sur les plantes, dont ils sucent le* feuilles; ils attaquent aussi le* Insectes, et. surtout les Chenilles.
Li Si'iui'llcic siamoise.
La Scutellèke siamoise ( Cinier Umalns, de Uhné ) est une des p
belles et des plus singulières espèces de la famille ; elle a quatre ligues de wë
sur trois de large; sa tête, son corselet et son écusson sont rayés dans lei
... ini'oe longueur par des bandes alternativement rouges et noires; le corselet esi »« o
et peu bossu ; les élytres sont rouges avec leur partie membraneuse brune ,
dessous de l'Insecte est rouge, pointillé de taches noires, et les bords du ven
sont panachés de taches alternativement noires et rouges; les antennes s
noires; la même couleur domine sur les pattes, qui ont un peu de rouge, p'
cipalement aux jambes.
Les Pentfiiome* ne diffèrent des Scutellères que par leur écusson. 'I 111 '
«ouvre qu'une partie de l'abdomen, et leurs elytres entièrement découvertes. — Le Pentatome des crucifères (Cimex ornatm, de Linné) est une jolie espèce longue de quatre lignes et demie, de forme ovoïde, arrondie, rouge, avec un grand nombre de taches, la tète et les ailes noires ; elle vit sur le Chou et les autres Crucifères. — Le Pentatome guis (fÀmex çjrkeus, de Linné) est d'un gris jaunâtre obscur, pointillé de noirâtre ; l'écusson a son extrémité plus pâle, avec une tache obscure de chaque côté. La membrane des élylres est Manche, ponctuée de noirâtre ; le dessous du corps est jaunâtre ; l'abdomen a "ne pointe en devant ; les côtés sont entrecoupés de noir et de jaunâtre. Cette espèce est l'une des plus communes et des plus fétides du genre. Elle a fourni à de Geer une observation fort curieuse : ce naturaliste a remarqué plusieurs femelles accompagnées de leurs petits, qui étaient environ au nombre de quarante ; ces petits suivaient tous les mouvements de leurs mères, qui ne les quittaient point et semblaient les protéger. De Geer a vu une de ces femelles nattre des ailes avec rapidité quand il en approchait, comme pour défendre sa famille. Le mâle est l'ennemi qu'elle craint le plus pour ses petits, parce que celui-ci cherche à les détruire aussitôt après leur naissance. Dès que les petits ont acquis assez de force pour se défendre eux-mêmes, la mère les abandonne.
Le Pentatome îles baies.
Le Pentatome des baies {Cimex baccanuu, de Fabricius) est couvert de duvet, rougeâtreen dessus; l'extrémité de l'écusson est jaunâtre; l'abdomen est tacheté de noirâtre sur les bords; le dessous du corps est d'un jauni! Pâle, les antennes sont annelées de noir et de blanc. Cette espèce, ainsi que la précédente, souille les fraises, les framboises et les fruits de la Ronce, en leur communiquant une odeur qui infecte la bouche.
Les Corées ne diffèrent des Pentatomes que par leurs antennes de quatre articles, dont le dernier est ovoïde ou en fuseau, et leur corps ovalaire.- Le Corée bordé (Cimex marginal»*, de Linné) est long de s.x lignes, «l'un brun cannelle; les côtés postérieurs du corselet sont élevés et arrondis ; l'abdomen esl dilaté cl relevé latéralement, avec le milieu du dessus rouge. Celte
:m INSECTES HÉMIPTÈRES.
Punaise habile sur les plantes, et répand une forte odeur de pomme. — Les Punaises proprement dites n'ont que trois articles distincts au suçoir; leur corps est mou, très-aplati ; leurs antennes se terminent brusquement en forme de soie. —La Punaise des lits [Cimex leciutarius, de Linné) est d'un brun foncé, et sans ailes, caractère tout à fait exceptionnel ; ces organes lui eussent, en effet, été inutiles, puisqu'elle se nourrit de sang humain. On prétend qu'elle n'existait pas en Angleterre avant l'incendie de Londres en l(>«6, et qu'elle y fut transportée avec des bois d'Amérique; mais elle était connue dans le continent de l'Europe bien des siècles auparavant, car Dioscoride en fait mention. Nous ne dénombrerons pas les moyens qui ont été proposés pour détruire cet immonde Insecte : la propreté et la vigilance sont les meilleurs. Nous avons vu réussir plusieurs fois le suivant : il consiste à placer à l'un des angles du lit un hareng sec ; l'odeur en est fort désagréable, mais elle l'est surtout pour les Punaises, car celles-ci ne reparaissent plus.
Les Héduves ont le corps allongé, la tête portée par une espèce de col, le liée court et arqué, et les élylres au moins aussi longues que l'abdomen.
La Rédcve masquée ( Cimex personalus, de Linné), nommée Punaise- Mouche par Geoffroy, est longue de huit lignes, d'un brun noirâtre, sans taches. Elle habite l'intérieur des maisons, où elle vit de Mouches et de divers.autres Insectes dont elle s'approche à petits pas, et sur lesquels elle s'élance ensuite. Ses piqûres les font périr sur-le-champ. — Les Ploières ont le corps linéaire, les pieds longs et menus, les deux antérieures ont les hanches allongées et propres à saisir une proie, comme dans les Mantes. — La Ploière vagabond* ( Gerrïs vagabundus, de Fabricius ) est longue de deux à trois lignes, brune, entrecoupée de blanc; elle se trouve sur les arbres et dans les maisons; elle vacille et se balance continuellement comme une Tipule. — Les Hydromèire* ont les quatre pieds postérieurs très-grêles, très-longs et Irès-écartés entre eux à leur naissance ; les crochets des tarses sont très-petits, et situés dans une fissure de l'extrémité latérale du tarse; ces pieds servent à marcher ou à ramer sur l'eau; elles ont le corps très-étroit, menu et linéaire: leurs yeux, gros et globuleux, sont situés vers le milieu des côtés du museau.
I/Hydiuim'lie des lacs.
FAMILLE DES II Y l)K OC I! ISLS. 591
L'HïDBOitÈTHE des LAGs ( Hydrontetm lacwtris, de Fabricius) est d'un 'ion- brun verdâtre en dessus ; les pattes sont brunes ; le mamelon terminal de abdomen saillant. Cet Insecte est très-commun clans toute l'Europe, et il vous est arrive bien souvent de le remarquer à la surface des eaux dormantes. Il y vt par troupes, il ne marche pas sur l'eau, mais il se sert de ses paltes posté- ^ leures comme d'une paire de rames qu'il pousse en arrière, ce qui le Tait avancer comme par secousses. Vous pourrez sans peine voir de près ces animaux ; laissez seulement tomber une Mouche à la surface de l'eau, aussitôt les Mydrometres accourront en foule pour dévorer l'Insecte terrestre.
amili,e des H voBocoR i s es. — Les Hydro'corisès ont les antennes insérées et cachées sous les yeux, plus courtes que la tête ou à peine de sa longueur. ^es Hémiptères sont aquatiques et vivent d'Insectes qu'ils saisissent avec leurs premières pattes comme avec une pince. Ils piquent fortement; leurs tarses n ont qu'un à deux articles. Us constituent les deux grands genres Nèpe et Notoneete, de Linné.
es Neprs ou Scorpions nquatu/nes ont les paltes de la première paire en forme ( e tenailles, composées d'une cuisse très-grosse ou très-longue, ayant en des- «s un canal pour recevoir le bord inférieur de la jambe, et d'un tarse très- < ouït, formant avec la jambe un grand crochet.
La N('|)C reiiflico.
La rv È
fe cendrée [Nepa cinerea, de Linné) a le corps presque elliptique;
lj " al)d °men est terminé par deux soies qui lui servent à respirer dans les . "s aquatiques et vaseux, au fond desquels elle se tient. Ses œufs ressemblent
"ne graine de plante, de figure ovoïde, couronnée d'une aigrette de poils. Sa ^"gueur est de huit lignes, sa couleur grise, avec le dessus de l'abdomen rouge, - a queue un peu plus courte que le corps.
/? L a Nèpe lijséaike [Nepa linearis, de Linné) est le type du sous-genre { .* nd lre qui renferme des espèces tropicales de grande taille : elle a le corps
eai ''e et le bec dirigé en avant; elle est longue d'un pouce, d'un cendré clair,
592 INSECTES HÉMII'TÈHES
un pew jaunâtre, avec la queue de la longueur du corps. l/aigvelteqiii couronne
ses œufs ne se compose que de deux soies.
La Ni'pe linéaire.
Les Noionectes ont les deux pieds antérieurs seulement courbés en dess et ceux de la troisième paire ciliés et en forme de rames. Elles nagent lres-i p^ dément et la plupart mr le dos (de là le nom grec de Nnionerics). Dans tous l ^ états elles sont aquatiques et carnassières. Les larves des Ephémères son ^ vorées par elles ; elles attaquent souvent des Insectes plus gros qu elles, même souvent leur propre espèce.
La Notonecte glauque
La Notonecte glauque (j\olonecla ijlauca, de Lmne a le ag de
corps d'un noirâtre verdâtre ; le devant de la tête d'un vert clair, i ^^
la tête elle devant du corselet blanchâtres; la moitié postérieure ( ^ ];1 obscure, l'écusson noir, les élytres d'un gris jaunâtre un peu »■