‹ Le jardin des plantesChapitre 114 sur 143 · FAMILLE DES C ICA L)A 111 ES · texte numérisé non relu

FAMILLE DES C ICA L)A 111 ES

cote tachetée eu partie de brun. Cet Insecte habite les eaux tranquilles, où on •e voit nager avec ses pattes de derrière qui lui servent d'avirons; il est très-vif, ■1 s'enfonce quand on veut le saisir, après quoi il remonte à la surface de l'eau ; •' faut le prendre avec précaution, car il pique très-fort avec la pointe aiguë de sa trompe.

La section des Hémiptères Honwptères se compose d'Insectes qui vivent du s uc des végétaux ; leurs ailes supérieures sont tantôt coriaces, tantôt membraneuses et semblables aux ailes inférieures. Enfin, les femelles ont en général une tarière à l'aide de laquelle elles font des entailles dans les végétaux pour y 'oger leurs œufs. Cette section se compose de trois familles : les Cîcatlaires, les Aphkl'iens et les Gallinsecies.

Famille desCicadaikes. — Les Hémiptères de cette famille ont les tarses composés de trois articles, les antennes très-petites et coniques ou en forme d alêne. Elle se compose de trois genres : Cigale, Fulgore et Cicailelle. — Les Cigales ont les antennes de six articles et trois yeux lisses ; leurs élytres sont transparentes et veinées ; les mâles portent de chaque côté de la base de l'ab- ( 'omen un organe particulier, à l'aide duquel ils produisent le chant monotone et bruyant qui poursuit le voyageur dans les campagnes du midi de l'Europe. '"est à Réaumur que nous devons la description de la criarde musette dont ce ménestrel rustique se sert pour appeler sa compagne. On découvre d'abord sous le ventre deux plaques écailleuses, qui sont une expansion du troisième anneau 'lu corselet. Chacun de ces volels recouvre une cavité qui renferme les différentes pièces de l'instrument; les deux cavités sont séparées l'une de l'autre par une cloison écailleuse et triangulaire qui appartient au premier anneau de l'abdomen. En arrière de cette cloison, et formant le fond de chaque cavité, estime lame tendue, mince et transparente, nommée miroir; en avant de la cavité est une membrane blanche et plissée, et en dehors, c'est-à-dire vis-à-vis de la cloison écailleuse, est une autre membrane plissée qui complète la cavité. Cette membrane, nommée timbale, est sèche, élastique, convexe en dehors, et se meut par l'action d'un muscle très-puissant, dont les fibres partent de la cloison écailleuse. Ces fibres, en se contractant, agissent sur la timbale, et lui font subir une dépression ; lorsqu'elles se relâchent, la membrane ressaute, et reprend sa convexité en vertu de l'élasticité de son tissu et des sillons cornés qui le fortifient. Ce sont ces contractions et ces relâchements alternatifs et rapidement répétés par une sorte de trépidation du gros muscle, qui produisent les vibrations sonores appelées le chanl des Cigales. Ces animaux se tiennent sur ■es arbres dont ils sucent la sève ; la femelle est pourvue d'une tarière composée de trois pièces écailleuses, au moyen de laquelle elle perce les petites branches de bois mort jusqu'à la moelle, afin d'y déposer ses œufs. Les jeunes larves quittent bientôt celte retraite pour s'enfermer dans la terre, où elles se métamorphosent en nymphes. — La Cigale plébéienne [Cicada pkbeja, de Linné) est la plus commune et la plus grande des espèces de France; elle est noire, tachetée de jaunâtre et de roussâtre; l'X de l'écusson est de cette dernière couleur. Le dessus de l'abdomen est presque sans taches; les élytres °nt sur leur moitié inférieure des nervures testacées, et sur l'autre moitié des nervures noirâtres ; il y a deux traits obliques, noirâtres près de la côte et vers u. 75

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son extrémité. — La Cigale sanglante ( Cicada hwmutodes, d'Olivier) est noire, le devant du corselet et les pattes sont tachés, les nervures des élytres sont rouges, ainsi que les bords des anneaux de l'abdomen. Cette espèce habite le raidi de la France.— Parmi les Cigales exotiques on dislingue la Cigale vielleuse (Cicada tibicen, de Linné), que l'on trouve à Surinam, dans les plantations de café, auxquelles elle nuit beaucoup. Ses élytres ont des stries ferrugineuses, et le sommet de l'écusson est échancré.

f/r/SûA'.sc.

La Cigale du Finie.

La Cigale du Fhène (Cicada Orni, de Linné) est longue d'environ i" 1 pouce, jaunâtre, pâle en dessous, mélangée de cette couleur et de noir en dessus, avec les bords des articles de l'abdomen roussâtres ; les élytres portenl deux rangées de points noirâtres, dont les plus petits sont voisins de leur bord interne. Cette espèce habite le midi de la France et l'Italie. Elle vit sur h' Frêne Orne, et en piquant cet arbre, elle en fait découler le suc mielleux e* purgatif qu'on nomme la Manne.

Les Fulgores sont des Cicadaires muettes, qui n'ont que trois articles distincts aux antennes et deux petits yeux lisses ; les antennes sont insérées immédiatement sous les yeux. Ces Insectes sont, pour la plupart, de grande taille, et ornés de couleurs agréables. Leur tête est remarquable par les appendices dont elle est chargée ; tantôt ces appendices imitent la figure d'une scie, tanto celle d'une trompe d'Éléphant, d'autres fois celles du mufle de certains Mammifères herbivores. Cette protubérance répand dans quelques espèces une lumière phosphorique très-vive. Les Fulgores volent très-bien, et se tienne' 1

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