‹ Le jardin des plantesChapitre 115 sur 143 · FAMILLE DES C I C A I) AIRE S · texte numérisé non relu

FAMILLE DES C I C A I) AIRE S

habituellement sur le sommet des grands arbres. — La Fulgoiu; européenne (Fnlgora europœa, de Linné) est de couleur verte; son front est avancé en cône, avec trois lignes élevées en dessus cl en dessous; les élytres et les ailes sont transparentes, à nervures vertes; le corselet porte trois lignes élevées. Cette espèce Iitibile le midi de la France, la Sicile et l'Italie.

La Falgore porte-chandelle

La Fulgobe porte-chandelle (Fulgora candelaria, de Linné) a le 'ïont avancé de manière à représenter une sorte de museau cylindrique et rele vé ; les élytres sont vertes, avec des taches jaunes ; les ailes sont jaunes, a vec l'extrémité noire. Cette espèce est commune à la Chine. — L'Amérique méridionale en possède une autre, la Fulgore porte -lanterne (Fut- 9ora laternaria, de Linné), dont le museau est droit, bossu, arrondi au bout comme un mufle ; les élytres sont bigarrées, avec un grand œil sur les ailes inférieures. Cette espèce, au rapport de mademoiselle de Mérian, a la propriété ( le répandre pendant la nuitune trés-forte lumière, qui permet de lire les caractères les plus fins.

Les Cicadelles sont muettes comme les Fulgores, et n'ont aussi que trois articles distincts aux antennes, et deux petits yeux lisses, mais leurs antennes sont insérées entre les yeux. Parmi les sous-genres qui n'ont pas d'écusson proprement dit, sont les Tragopes, les Darnis, les Bocydies, etc. Dans ceux qui ont un

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éeusson plus ou moins découvert, sont, les Cenlrole.s, tels <]ue le Petit Di able ( Cicada cornula, de Linné), qui est long de quatre lignes; le corselet a de chaque côté une corne, et se prolonge postérieurement en une pointe de la longueur de l'abdomen. On le trouve dans les bois, sur les Fougères, le Genêt, etc. Famille des Aphiihens. — Cette famille se distingue de la précédente par les tarses, qui n'ont que deux articles, et les antennes filiformes ou sétacées, plus longues que la tête, composées de six à onze articles. Les individus ailés ont toujours deux élytres et deux ailes : ce sont de très-petits Insectes, dont le corps est ordinairement mou, et qui pullulent prodigieusement. — L> e genre Puceron, qui constitue presque entièrement cette famille, est caractérisé par des antennes de six à huit articles, des étuis et des ailes ovales ou triangulaires, inclinées en toit, un bec très-distinct. Les Pucerons, dont nous vous avons déjà parlé en traitant des Fourmis et des Hémérobes, ont les antennes plus longues que le corselet; leur corps est ovalaire et souvent couvert d'une matière farineuse ; les pattes sont longues et grêles, et l'abdomen est pourvu à son extrémité de deux petites cornes ou mamelons, dirigées obliquement de bas en haut, d'où s'échappe par gouttelettes une liqueur transparente et mielleuse. Ils vivent pour la plupart en société nombreuse sur divers végétaux, qu'ils sucent avec leur trompe, et les piqûres qu'ils font aux feuilles y déterminent souvent des déformations très-grandes, ou des excroissances variées ; beaucoup restent privés d'ailes. Au printemps, chaque société ne se compose que de femelles aptères ou n'ayant que des vestiges d'ailes ; elles produisent des petits qui naissent vivants, et sont également des femelles ; plusieurs générations de femelles se succèdent ainsi jusqu'à l'automne, et à cette époque seulement il naît d« s mâles : dès lors les Pucerons cessent d'être vivipares, et pondent des œufs ; dès les premiers froids, ils périssent tous, mais les œufs qu'ils ont laissés accolés aux branches éclosent au printemps, et il en sort des femelles vivipares qui pullulent rapidement. Chaque femelle produit cent Pucerons; chacun de ceuxci en produit cent autres, lesquels en donnent aussi chacun cent, et ainsi de suite. Calculez ce que produisent en une saison onze générations successives, et vous verrez que la postérité d'un seul Puceron se compose de plus d'» n milliard d'Insectes.

hp Puceron du Rosier.

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