‹ Le jardin des plantesChapitre 18 sur 143 · M = CO · texte numérisé non relu

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FAMILLE DES PASSEREAUX DENTIROSTRES Ois": ^t'nnu^V^ de PetUe taChe blandle au b0rd de '-'- ^t

figues à leur maturité. et ^^t a observe qu'a se nourrit aussi des

fri^mWd^f £ Z "*?? Vielll0t) CSt U " e J° ,ie P etite •!*■ de l'AmilTeu est nïr les ne! * • ^^ ^ frM « ée de blanc de c "ie côte ; le

brun rouge et ecotr„" r r; ,n t S v'"' ^ b ° rde ,6S C0UVertures = ^ «» du bec, s^teuSlIlS C :;ÏÏoS" S J' T * ^ teuxt légèrement le milieu de la gorge et 1 n 1 ,'d « t '' T ?"***

coulant d'une blessure • Ip ,-«ct i , U sternum : °" «irait du sang

Miguard se ÏÏZ2£^^££* ^ ■* «"-*•■ - J portée, et quand il en passe une trou p ' ° ' „ "I voiu f "^ * Sa

sens, et du même vol, ces colonnes tournoyante dont il ° , ^ ,W8e * eB tous pour se repaître à loisir. Aux heures les II ■! • ""' leS mou ™menl s

étant en repos, il cherche sa p^n 1 ns 1 es a £ ^ *" ^ '" M ° UCh€POn8

» P-e et sve.te, o^iS & - -*- agilité et de sa

■'echancrure de la mandil I^pïi ^ £*£* H J!??* " *** " moustaches à la hase du bec ■ h blhlo». i n Y 6 longUes soies °"

J« des Insectes ; U LaT^ ^j ^ °7« " leUF ^ de P™ d "

£*-***. fc^, a cause deÏaXdrTssé eUrTjad^ ^ ^ '° le corps brun en dessus et le rWn r " d,e I™ orne sa 'ète, a

côtés de la tête 1 r n d Un beau rou - e - ai,lsi T'e la huppe el es

Le Rnhin , ' l6S COUIel,rs sont moins tranchées.

^ner^s ■" ,:f ; ::^r nl r r r il clai 7 oyant et iu vo1 ™^ de - «•»•

faisant entend, é"! eXtremite deS branches " Sellant sa proie el

touche a) tZ, e " ''r? Cri Plah,,ir " Vit ^ -«Pie, e sTpe •«*--. H f ^ ^n e i ] T Ct ° mb ; ageeS ' sé J°" r binaire desln! Jeûnent se osTr s, .1? '«T* ™ 8 ' et ï d °nne la chasse aux Papillons nui P'*-, £ ^^^^T C " >-*- " -ctar. C'est un\JZ *» sinuosités désolées V ' ergeS q " accit, entellement, en suivant

Les Codnçias sont des Oiseaux de l'Amérhme p„„ a , • i

I e dat de leur plumage; leur bec est anh ? ' «^ua toiiale, remarquables par

II est plus cou!, à prop rti „ as ' TT* ^ ^ Gobe-Mouches, mais --* iA mpe aLl fe ,, ûe S St" re~S^ C ° T,NGA «e Cayenne : son nom d'Ouelte exprime son cri Z m ^ " ga rou « e Po«ces ; les parties supérieures sont d'un ouge sombre aui ï "l 1 enVil '° n ^

-r late vers la croupe et la queue ; la tète poS P S detuT'Ï d6Vient ^ composée de ph.mes étroites et roide's; rjffita rS^Z

LES OISEAUX

rouge brun; les tectrices de l'aile sont d'un brun roux, bordées de rouge- lea rémiges sont brunes rougeàtres; les parties inférieures sont rouges nuancées de brun ; le bec est rougeàlre, les pieds jaunâtres et garnis en arriére d'un léger duvet. La femelle est dépourvue de huppe, et son plumage offre une teinte plus brune. - Cet Oueau, comme tous ses congénères, est sauvage, défiant el taciturne; il vit solitaire dans les lieux humides et ombragés, mais il ne pénètre jamais dans l'intérieur des forêts; seulement vers le milieu du jour il gagne le penchant des mornes, à la hauteur où croît le Laurier à glands, dont le°s fruits tout sa principale nourriture. De septembre à janvier, cet arbre suffit à l'alimentation de l'Ouette; mais au moment de la maturité des graines de l'Uvaria il voyage de contrée en contrée, visitant d'abord le Nord, où l'activité de la végétation lui fournit un butin précoce, puis le Sud, où les fruits sont plus tardifs C'est dans la saison des œufs que l'Ouette arrive dans les provinces méridionales du Brésil ; il place son nid sur les arbres les plus élevés, pour soustraire sa couvée aux attaques des Mammifères rongeurs, qui en sont très-friands. — La Coracine ensanglantée ou Pavaù (Coracias scutata, de Latham) est une espèce du nouveau monde, qui a quinze pouces de longueur, tout le plumage noir, a l'exception d'un plastron rouge vif, qui s'étend depuis le hautdelagorge jusque bien avant sur la poitrine, et offre l'aspect d'une large blessure; le bec est jaunâtre, Tins et les pieds d'un gris bleuâtre. La femelle a les couleurs rouges plus ternes et moins tranchées sur le fond noir; elle a le bec brun - Le Pavao est un des Oiseaux les plus sauvages de l'Amérique méridionale- c'est dans les forets v.erges du Brésil, sous les sombres voûtes de verdure supportées par les élégantes colonnes des palmistes, qu'il vit solitaire pendant une partie de l'année, sans jamais sortirdes fourrés où croissent ses arbres favoris Lorsque les fruits du laur.er à glands sont mûrs, il s ' e „ nourrit, ayant pour commensaux les Toucans, avec lesquels il vit en bonne intelligence- mais quand l'abondance diminue, .1 retourne à son isolement, et consomme alors une grande quantité de baies de myrtacées, surtout celles du Jabuticaba, qui renferment, une pulpe aigrelette. Les chasseurs regardent le Pavaù comme un excellent gibier; ils l'attendent à l'affût, ou bien, marchant en silence et avec précaution au milieu des hautes herbes qui cachent le Serpent à sonnettes, ils se dirigent vers le lieu d'où partent les accents sonores du Pavaù : ce cri s'exprime par les syllabes bou bou bou, et ressemble au son de la trompe employée dans certains pays pour rassembler les troupeaux.

II y a une espèce européenne, voisine des Cotingas d'Amérique ■ c'est le Jaseur de Bohème [Ampelis garrului , de Linné . Il est un peu plus grand qu'un Moineau; le plumage offre une agréable distribution de teintes grises et vineuses; la gorge est noire, la queue noire bordée de jaune, et l'aile noire variée de blanc; la tête est ornée d'un toupet de plumes un peu plus ; ugées'que

les autres, et les pennes secondaires de l'aile sont élargies à leur extrémité en un disque ovale, lisse et rouge. — Le Jaseur est très-silencieux, malgré le nom '|u il porte; il ne fait entendre qu'un cri faible, si, si, si. Il habile pendant l'été

le nord de l'Europe; el là, peut-être, à l'époqm la poule et de l'incubation

"es œufs, son ramage es s accentué, plus bruyanl que dans les pays où il

vient passe,- 1 h.ver; il émigré régulièrement dans les contrées orientales mai»

FAMILLE DES PASSEIIEAUX DENÏIROSTRES. 73

l'air 1 ' 3 ' 1 CIU ' aCci t UtCllemenl dans » os ^gions tempérées, ce qui l'a fait re-

Ce S e S ri-i r a , u t,e ma r is augure; a ™^ e ^ s » ««■*»

SU «iS ! a p 6j etmange de tout - Sa chalr est > dit -° n - d ' un

^lelTJZ^T de \ A ! r T 6t dCS ImleS ' Se disti "8 u «" des Gobe- Mouches pa, leurs deux mandibules légèrement arquées dans toute, leur Ion-

Droiigo tiuit

^ Grive des Vlgl s ^ ^ C «' MS - *> Linué, est de la taille de

»™ee de WguesVuLs LJ t r^ 6St "^ ' ^ "' is6 "*! «ne ^1

ecourb eenavanUi ; «l ones i .dere immédiatement sur le front et se

brun - Les Dr ongos ^ £> ^* et les ongles sont noirs, lœ e so.r et le matin, avant et aprï \ ° 'f T PeUteS tr0U P es > * en orteL pour guetter les Abeilles qui vontÏÏa^ " S ° lei1 ' Ct S ° l ™™* -» la ilièr scène fort animée que ce manège d'une HT ° U qUi ° n re ™™t. Ce T , , autour d'un arbre et donnant 1 ?/ 16nta,ne d '°^aux voltigeant pèle „ è multipliés, et les saisissant au vtl.t JC ? eiUeS ' ^«-^^2 lestement pour en attraper une antre' avec 1 "T* ^ *"*>■ re ™ es sens, pu.s venant se reposer après aVoTr f Ct Cabrioles da «« tous

eurs évolutions d'un cri, P L, gnacl ^ m ^ ^ « accompagna* £ de tons. . Ce manège nocturne, d t Levaiîlan pT*"* Sm ' ™ ^^ m .

ots comme une conversation de ces seau t • wj' 8 ^ 1W leS Hot ^

***** «- k n — a "^ * ~ i£&ïïs£ : à r **

ï« LES OISEAUX.

Le genre des Tangaras est formé par des Oiseaux qui habitent les régions chaudes de l'Amérique, et dont le plumage est orné de vives couleurs ; le bec est conique, triangulaire, légèrement arqué à son arête et écbancré vers le bout; les ailes sont courtes.

Les Tangaras ont à peu près les mœurs des Moineaux : ils recherchent les grains aussi bien que les baies et les Insectes. Le Bamphocèle scablaïte [Tanagra brasitia, de Linné) a sept pouces de hauteur; son plumage est d'un rouge écarlate très-vif; les ailes, la queue et les jambes sont d'un noir velouté; le bec est noirâtre en dessus, blanc en dessous. La femelle a les parties supérieures vertes, les inférieures d'un vert jaunâtre, les rémiges et les rectrices d'un brun verdàtre.— Cet Oiseau habite les bords ombragés des rivières, et se nourrit de baies pulpeuses ; il affectionne surtout celles de VEugenia, que les Brésiliens nomment Pilaiigas, et dont ils font des gelées d'une agréable acidité. — Il vit en sociétés peu nombreuses; pendant la chaleur du jour, il se retire dans les buissons les plus épais, où le fait aisément découvrir son chant rauque et désagréable, qu'expriment les syllabes kiorck, kiorek, prononcées à des intervalles éloignés. 11 est très-méfiant ; à la moindre alarme, il rentre dans les massifs de verdure, où toutefois son inquiétude et sa pétulance l'empêchent de rester longtemps caché. — Le Tacii ypiione archevêque {Tanagra arc Mepiscopux, de Desmarest) a les parties supérieures d'un vert olivâtre; la tête, le cou et la poitrine d'un gris ardoisé, irisé ou violet; l'abdomen gris, les rémiges et les rectrices d'un brun noirâtre, bordées de vert jaunâtre, les petites tectrices

de l'aile d'un jaune doré, le bec et les pieds noirs. Sa taille est de sept p es; il

est commun dans tout le Brésil, et vit en petites bandes; le chant du mâle esl court, mais Tort et assez agréable, offrant quelque analogie avec le ramage fie notre Linotte. L'Archevêque préfère les baies des solanees , et surtout celles du Phytolacca ; et comme ces fruits sont recherchés par une multitude d'autres Oiseaux, les Archevêques, impatients de toute concurrence, chassent à coups de bec tous ceux qui s'en approchent, et ne leur permettent de prendre part au banquet que vers le coucher du soleil, quand, rassasies, ils vont se percher sur la cime des arbres pour y passer la nuit.

Le genre des Marks va nous offrir plusieurs espèces intéressantes. Les Oiseaux qui le composent ont le bec comprimé et arqué, mais sa pointe ne l'ail pas de crochet, et ses échancrures ne produisent pas de dentelures aussi fortes que dans les Pies-Griècbes; il y a cependant des passages graduels de l'un a l'autre genre. Ces animaux ont \\\\ régime plus frugivore; ils mangent des Insectes, mais ils aiment beaucoup les baies. Ceux dont le plumage offre des couleurs uniformes ou distribuées par grandes masses portent plus spécialement le nom de Merles, et l'on réserve celui de Grives aux espèces -dont le plumage est griveté, c'est-à-dire marqué de petites taches noires et brunes. - La première espèce est le Merle caini un [Tnrchts merula, de Linné . Sa taille est de neuf pouces et demi; le plumage est entièremenl noir, le bec et l'auréole des yeux sont jaunes; la femelle est d'un brun fuligineux en dessus, brune roussâtre en dessous; la gorge est tachetée de roussàlre et le ventre cendré; le bec et les pieds sont noirâtres. — - Les Merles sont répandus dans huiles les parties de l'Europe; ils sont séd aires. M gemMent s'attacher aux lieux qu'ils oui u'"'

verts tel aueSaZ'^ "' Û * recherchent ^ bois plantés d'arbres

Ses hors ! 1s iU leVr T S: ? "* al ° rS 8enlen,ent ^ ils se dissent en

Leurnatu™ Stets? brSC l U . lls , epr ° UVent qodqoe agitation morale, leur SS^tSSto^Î^ÏÏÏ 1 ^' ? * S a PP rfTOisent facil — t. etlon peut tant ; il eïi entend, ai T P"** ~ Le chant d » «"«a est écla-

avec sa ÏmlT^l^TT' î répoq,,e ° Ù U tlWdlle « conjointement

rac mes de mom» «t ,n i , eJevall0n « u sol. se compose de petites

séesmte I m Z tde ^ e e ! J*» ^ ""* ^ de l '"8 lta ^ «l'«n vert bleuie Z C Z H *?" = ^ J dép ° Se qUat, ' e ° U cin <I <* ufs U M.ΫÏÏJr?7^1 taChesirUnes ' nombre «^et.pen distinctes

"os cli m ts celt c d i me T "^^ V^ 6St de t0UleS les •**«" * taille Pe . ii ' e mieux ' et dont on estime le plus la chair Sa

sontjamS., ^ ' ! Tn" 8 ^ f^es de jaune roussâtre, les joues iaune Z àu'e tacS ■ !*' leS ^ du C ° U et la P oitrine -"t d'un

b'ancsav d s t e 1 ^ T de ^ ' e ™ tre el les lla »es son.

^ o.sea v^a e Ci S t r neS> e f b ec est jaunâtre et les pieds bruns. - 1^ an ■ q ai ,U £*"?** l ° U f s et fait *** «os contrées deux apparitions

et descend ^mt^vers le M M 1 ' ^ ^ n0US le tempS ^ ™ dan ^ au Printemps ïiSfî, ' T| ' ™? ?? *"* "*"* : " reViC,lt en Fl ' a " ce beaucoup, £ 'font r mol Z > T 1 **' ** ^^ l '«—oder G "ves, c'est-à-du4 eTSm H f ' Penda,lt U PI ' emière a PP arition ^s tiquent à leur cl Z n \ lT*' ^^ trouv enten abondance, com-

'«ais au printemL , " , " dellCate qui les fait rechercher du chasseur ■

«t ^ conma ::r; ^^r;::" 1 ? 10111 a fait ; eiics - c ™< *» «ss

f nt en France la bel 2 " ? MM ^^ ~ <*»« l *«** elles pas-

L , e .ehant du ^7tX"2u^l "". * ^^^ ° U " a " S leS **£»• «*■ à la ci me d , ln a , ^J edble ! î lG re P èle P e " dant ^«s heures, per- «emble prononcer zifp ' %* ^ ° rd ™™ est un petit sifflement par lequel il Gnvesnesontréunie? que T ar ^ T?* ** VmM * et du ^ les ra.ssent. co m p OS e r une Cml ***" ^^ ** huit a dix ™^iJ, qui pa-

La D renne (TurUus • • nairejsatailleestdelrpIS'^;' 1116 ) "J*"" g ross e que la Grive ordiles mêmes mœurs que la Grive, ma 'i n P T US . deS ailes e st blanc. Cet Oiseau a ractere est plus défiant et il se l aissp . moins eslimé com «ie gibier; son caailles, de Limaçons et de fruits sueculelTJ" ^ 3U P 1 ^" II vit d e Clie- <le genièvre, de lierre et surtout de S JJT ^ Vdhhl ' lcs cerises ' les baies Plante ne sont pas altérées par la digestion r/v™ l ? graincs de ce tte dernière Pees de sa fiente, et contribue de la sorte à r—* ? d6p ° Se au loin > e nvelope chêne et le pommier. - Les ^T^Zî^t' ** ^ ^^ humeur querelleuse, qui les fait se but tZT " Ce natu '-eHe, ont une

..- -,-.-,-- -.^ ja

LES OISEAUX

sent avec empressement contre l'ennemi commun; c'est ainsi qu'on les voil attaquer les Coucous, les Corbeaux, les Pies-Grièches, les Chouettes et même les Rapaces diurnes, tels que l'Épervier, l'Émerillon, la Crécerelle. Levaillant, qui habitait le village d'Asniéres, aux environs de Paris, fut un jour attire dans la plaine de Gennevilliers par les cris d'une troupe de Drcnnes qui s'étaient rassemblées devant une remise ; il accourut, et vit une Orfraie {Aigle pygargae) qui s'y était réfugiée, et se tenait blottie au pied d'un buisson. Quelle trouvaille pour le chasseur qui n'avait pas encore conquis les Girafes et les Éléphants de l'Afrique ! Il retourna en toute hâte au village, y prit un pistolet chargé à gros plomb, et revint à la remise, où les Draines intrépides tenaient toujours l'Orfraie en respect. Hélas ! la scène se passait sur les plaisirs du roi ; Levaillant n'ignorait pas les lois atroces contre les délits de chasse qui, à cette époque, étaient encore en vigueur. Mais s'il craignait les châtiments dont elles frappaient les braconniers, il craignait encore plus de laisser échapper un Aigle, trouvé à deux lieues de Paris; il jette un regard circulaire autour de lui, s'approche de l'Orfraie, la tire à dix pas, l'abat, enterre son pistolet, s'empare de son gibier, et regagne furtivement sa demeure, croyant voir de tous côtés sortir de terre des gardes, croisés de la fatale bandoulière; il arrive enfin chez lui sans avoir été remarqué, avec sa précieuse conquête, non moins ému que quand en Afrique, quelques années plus tard, il tua sa première Girafe.

Levaillant a observé en Afrique de nombreuses espèces de Merles dont nous allons vous faire connaître les plus remarquables. Le Guivrou (Turdus olivaceus, de Latham) est analogue à notre Grive commune ; il fait entendre le même cri d'appel, zipp, zipp; dans la saison des œufs , le mâle a un chant sifflé qu'il commence une heure avant le lever du soleil et qu'il continue le soir quelquefois même pendant toute la nuit. Cet Oiseau est de passage au cap de Bonne- Espérance; le passage dure quinze jours. 11 fréquente les lieux humides et donne la chasse aux Insectes le long des haies et des buissons. Sa taille est de huit pouces et demi ; les parties supérieures sont d'un brun olivâtre, le devant du cou et la poitrine sont brunâtres, nuancés d'orangé, la gorge est blanchâtre, striée de brun; le reste des parties inférieures est d'un jaune orangé, le bec et les pieds sont jaunes. - Le Rocab {Turdus rupeslri», de Latham) est analogue au Merle de roche de nos climats : il a huit pouces de longueur; les parties supérieures sont brunes, avec le bord des plumes roux, la gorge et le cou d'un gris bleuâtre, les rémiges d'un gris foncé, bordées de bleuâtre, la croupe les recti-ices latérales et les parties inférieures d'un roux vif, le bec et les pieds noirs. Cet Oiseau est très-méfiant et difficile à obtenir, parce qu'il se perche toujours au-dessus des précipices et niche dans les cavités des rochers, où il est impossible de pénétrer, lors même qu'on a trouvé l'entrée du trou. Sa voix est très-belle, et il possède la faculté d'imiter celle des autres animaux. - L'Espion {Turclu* nxplorator, de Vieillot) est une espèce très-voisine, comme le Rocar, du Merle de roche. Sa taille est de huit pouces; les parties supérieures sont brunes, les tectrices de l'aile et les rémiges sont noirâtres, bordées de blanc; la tète, le cou et les scapulaires sont d'un gris bleuâtre ; les tectrices caudales et les rcclrices latérales sont rousses ; la poitrine est d'un roux marron, le ventre est roussâtre, !«' bec ei les pieds sont noirs.— L'Espion vil sur les montagnes, parmi )<■> rochers.

"» eelui qui a l'air de le polrs , v e il le n 1 "T ' *' P ° Ur " e PaS perdre de ment, relevant sa queue èmZZl l ™ gUe ? ors en se redressant brusque- Si le chasseur lassé de ses Z ' *" a ' leS ' 6t P ° USSant un cri ^ -

«■ ^tter et l'atte^re Es Ilm^têT ^ ^T ™* ^ *» de manière à découvrir son enne™ ! ,', *" "" grand détour ' se P°ster

u »e grande dextérit "p„ur le Z """^ t0US Ses "HmV«menu: Il faut

j 1 » Plonge à terr S L^T"? ^ U P""' 6 fra PP e le *"-"* '^temps; s'il est blessé il « 1 ' ' manque ' iIse ««* caché pour

«e. Le se„. l; e : d 1 ti eTr:;" 8 CI " elC1Ue r Cbe ' ° Ù fl mCUrt ' **» «roussaille et de se Zt! Ê P SU '' 6St de cacher le f»sil dans une

[»>■> on le vo t ■ Js ^rt' Sma i nS , Vk,CS ' Sans P-^re s'occupe" M *« quand il aperçoit que ' omm " '" t0US l6S " ét0UrS du cha **^

a -nta ge : a LV^Z^TsZZ™ il r"" ' bât °"' ? *"»»*«■

1 «PProche du ravisseur In re te! "" '* '* defendent > sans *W«

tro «s des rochers S e's, 1 ' ^ ^ Sltué si Profondémsnt clans les

L « Hwï^Si!*; resque.mpossiblede s'en rendre maître.

le * Parties «q^Sii^SS^t^' , ^'"^ " ^ P ° UCes d * lo »S-ur- -ires, bordées degrt b ^ Te^ d f e . gBi . UflBtee etd «tre, .es rémige

^Jaunes, bordée d ™ le ™ nCe r mtermédiaire8 n0 " ta * les ■»* P^ds aunes. - Cet h Pa ,, 1 ' "Prieures fauves, le bec cendré les

V ** superstitiei d Z es JT ! PPd »* h ™™> V* remplit de n'eu ^rçon, nommé Pie t ™JZÏ™TÎ\™? mmnS de Levailla " 1 ' & l-uvr ^répéter sans ce. Im , , ^"p 6 ' 1 ? ^ ''^^ 6 " ^ion, -tendit rta s signifient : Pi Prre „ "' (le lui : Pîet > »'?/» wow/ Ces mots, qui en hollan

ne que le lieclamenr; \ e de ' ue y itillot) a les mêmes formes et la m™

nces latérales sont bordées £j £ ^ ™ olivâtre ; les rémi es et L" -'

fonce; le bec et les pieds sont brun" 1 ?!! * P . arti8 » inférie «res Lut d'un ver,

antque le Réclameur; son chant "es utre"?' ^^ mais moins divX

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« importune par ces O^^ZST^ ?" VAM ^ I-vailla

« 1 empêchaient de chasser d'autre 1 V ° U ! geant d ' arbr * en arbre

-nd ,1 vouIait travai]le gb er * l e cerna ^ son ,

0,se a«* curieux et bavards débarrasser a coups de fu 8i , ( , ',,

su

LES OISEAUX

Le Jear Frédric [Turduê phcenicurm, de Latham) a six pouces et demi de longueur, les parties supérieures d'un brun olivâtre, le front et les sourcils blancs, l'auréole des yeux noire; la gorge, la poitrine, la croupe et les rcctrices latérales d'un roux vif; la queue élagée ; le bec et les pieds cendrés. Le bec grêle de cette espèce la rapproche des Traquets, dont nous vous parlerons bientôt. Cet Oiseau s'est donné lui-même son nom de Jean Frédric: le mâle répète ces trois syllabes, le matin et le soir, sur tous les tons; il modifie sa phrase de manière à dire Jean Frédric, dric dric Frédric, avec mouvement de queue et battement d'ailes. Il court à terre avec rapidité; sa vue est perçante et distingue de loin le pluschétif Insecte; il est très-curieux et peu farouche : il suffit, pour l'attirer, de remuer un peu la terre ; il donne dans tous les pièges, mais il meurt en esclavage. C'est le mâle seul qui chante, la femelle n'a qu'un lie lie, analogue au cri du Rouge-Gorge. Le Jean Frédric abonde dans le sud de l'Afrique, où on l fi recherche à cause de la délicatesse de sa chair.

Nous terminerons le genre desMerles par l'histoire du Merle Polyglotte [Turdus polyglotlu.i, de Linné) que l'on connaît dans l'Amérique septentrionale sous le nom de Moqueur. Sa taille est de neuf pouces; les parties supérieures sont d'un gris brunâtre : une grande tache oblique se fait remarquer sur les lectrices de l'aile, accompagnée ordinairement de petites mouchetures ; les sourcil sont blancs; les rectrices sont noirâtres, bordées de blanc; les parties inférieures blanchâtres, tachetées de blanc; le bec et les pieds sont noirs. Le ci"' habituel de cet Oiseau a une expression triste, mais dans la saison des œufs, 1 e chant du mâle est d'une mélodie ravissante: l'Européen qui entend cette voix vigoureuse et passionnée â travers le feuillage du magnolia de la Louisiane, 1<' compare avec l'hymne nocturne du Rossignol, et ressent, ditAudubon, un secret mépris pour ce qu'il admirait autrefois. « Lebignonia et les ampélopsis s'enlacent autour des gros arbres, les dépassent, les couronnent et retombent en festons; des fleurs balsamiques, des grappes mûrissantes, des corymhcs empourprés, un« atmosphère tiède et lumineuse enivrent tous vos sens à la fois. Levez 1rs yeUX ; sur une branche de magnolia la femelle repose; le mâle, aussi léger que le I'"' pillon, décrit autour d'elle des cercles rapides, remonte, redescend, renions encore, ses belles plumes un peu développées, saluant de la tête sa douce coinpagne, et toutes les fois que son vol s'élance vers le ciel, recommençant sofl chant de joie, le plus brillant de tous les chants. Il ne débute pas, connue I" Rossignol, par de longs et. mélancoliques soupirs : il attaque franchement sofl thème musical, qu'il module ensuite, qu'il gradue, qu'il varie avec un ail i"' croyable, ayant soin de faire entrer dans la composition de son œuvre L'imit»" tion des plus doux bruits dont la nature lui a fourni le modèle, le murmure dç 8 feuilles, le roulement lointain de la cataracte, le gazouillement du ruisseau vol' sin. Ce chant accompagne sou vol, mais ce n'esl qu'un prélude encore. Lorsqu ' vient se poser sur le rameau qui soutient sa compagne, ses notes devienne 11 moins brillantes, plus moelleuses, plus exquises. Puis il repart, s'abaisse, ■'<■' munie, parcourt de l'œil tons les environs pour s'assurer que nul ennemi P menace son repos ; il bat, des ailes, et semble par ses mouvements cadencés ex e

enter dans les airs une danse folâtre; puis il revient se percher pies de sa CO" 1 pagne, ri. pour finale de ce grand concerto, lui donne la traduction la plus ex» c

acceÏslu mé !° dieS ' ( ' e l0US ' eS Cn ' S ' d0 t0US les -men-nts, de tous les SÎI ÏÏ'T! T X T reS ° iSeaUX " et mômp aux Quadrupèdes : ces, vie " e n ; ia , r ', ' • eUglement du Bis0 "' le dément du Chat-Cer-

e< le' « de , a P I T Cl ^ la Perdrk ' le gla P isseme » l du R ™'

i«4 Sue e i^f = ° eS ' la V01X Striden,e d » Hi l>ou, voix si fidèlement * f« Ho m , !, , te,Tem ' ParHU . ks Pelits oiseaux du voisinage, et les me .

''es. u so^is; j;r' ,0le Pai ' tlCUlière " e la femelle se ^ entendre. ^essesonc n ne ' . ,U ' "T 86 Bllence au Mo «ï ueur ; aussitôt celui-ci

-n,e„ e n Ge Tl VT 1 * * "T*" U " UeU hwrtWe P 0Ur ™*«* habitée le Poi,lf T"' S P ' aCé ' la P '" 0ximité de I™**» maison

farouche C Xfur ÏZ (,, ' e 7^ amuse ''""«e, et il n'es? nullement

—x. qu'UconstL t e S r^""' '' P ° irier ' * * J °" Cti °" de deUX ra " "vale. ra u r ,> i T ^ œi ' fS • VS0 " t dé P° sés = leur f °»™ «

•ouvee I L ' eSl d " n Ver ' lé « er " ,achelé (, e brun. 11 v a trois

"« les quitte plus in^'à 11 , '" C0 " lraire dassi<1 '"«^ et de soins, er

»-. L'incubation dure nin iom eM "" ^ P 1 "" 1 f|, ' C d ° '' a, ' a " d -

enfance: pendant ce temnT P e t-ts également onl quinze jours

-aux. Les lan t u s .2 ^T s ^T h * .^^ «vec des Venni"

^deles'inauiéter K nemTT m""'' et dérendenl à '«" tl( l u es et les Serpents On n, n ' "' ,lan S ereux «>nt les Chais , s .

agresseur- l e seul auî , p . l0 " J0U,s a ™e énergie et va même au-devant de (^«Sto,^ è P r Sur P£e«ne quelquefois, est le Faucon de S, v S '' — .ue soî con^leTas? 6 ^ ,* '"^ ]e M °« Ueur «^ Prêter • ^ «■«■. - appelante t s :~ de f nt î'^f»' a - ■»». H ,«t

Les Polyglottes de la Louisiane ■■ du Nord des émigrants, que les J^ZZ7' ^ ' W ta fi " d *°<^ arrive,,, aeeuei intimide singulièrement les , Z, T™ ^^ » C °"P S de bec; ce. socabil.te se rétablit. -Le Moqueur s nt ,1'"''?' T"' ^ ml "*i *» comme un Chien; quelquefois il sort et vi c ' m ^'^nt, et suit l'homme quand revient son maître, mais Téducatio, " l'?", 8 ^ b ° iS ' PUÎS H re " e nt musicales. ne Perfectionne point ses qualités

Les Merles d'eau ont été séparés des Merles nmn,

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ES OISEAUX

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