C.iiii-Ic plongeur
Le Cincle plongeur ( Tutdus Cinclus, deLathàm) a tes parties supérieures brunes, noirâtres, nuancées de cendré; la gorge, le devant du col et la poitrine, blancs; le ventre roux, le bec noirâtre, l'iris gris; sa longueur est de sept pouces; la femelle a les teintes plus pâles, le sommet de la tête et la partie postérieure du col d'un cendré foncé. — Cet Oiseau habile l'Europe; ses jambes sont un peu élevées; il fréquente le bord des ruisseaux clairs et rapides
pour y chercher les Insectes aquatiques dont il se nourrit ; mais ce qui doi
à son histoire un intérêt tout particulier, c'est la singulière faculté qu'il possède de marcher au fond de l'eau. Les Oiseaux nageurs ont les pieds palmés, les Oiseaux à longues jambes ne s'enfoncent dans l'eau qu'autant que leur corps n'y trempe point; le Cincle, qui n'est ni Palmipède ni Échassiér, y entre tout entier, s'y promène comme s'il était sur terre, y marche à pas comptés, soif en suivant la pente du lit, soit en le traversant d'un bord à l'autre. Dès que l'eau est au-dessus de ses genoux, il déploie ses ailes, les laisse pendre, et les agite par une sorte de tremblement, puis se submerge jusqu'au cou, et ensuite par-dessus la tète, qu'il porte sur le même plan que si elle était en l'air, descend au fond, va et revient sur ses pas, le parcourt en tous sens, tout en gobant les Chevrettes et les Insectes d'eau douce, dont il fait sa principale nourriture: /eau est donc pour cet Oiseau un élément aussi naturel (pie l'air, il n'hésite et ne se détourne pas pour y entrer; ses plumes sont enduites, comme celles du Canard, d'une espèce de graisse qui empêche IVau de les imprégner, el lorsqn''' 1
>\VA\i\U.-L\VvY.
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se Promène au fond de l'eau, il paraît revêtu d'une couche de bulles d'air, qui lui
donnent un éclat argenté.
Le genre des Loriots ne diffère de celui des Merles que par le bec un peu plus
' les P^ds un peu plus courts, et les ailes un peu plus longues à proportion.
~ -.e Loriot d'Europe {Oriohis Galbula, de Linné) est une des plus belles
peces d Oiseaux que nous ayons en Europe : sa taille est à peu près celle du
I e ,' ma ' e est d ' un ' iean jaune; les ailes, la queue, et une tache entre l'œil
it noirs, le bout de la queue est jaune; mais dans sa jeunesse, il a
me la femelle, pendant toute sa vie) le jaune remplacé par de l'olivâtre, et il'Af ; ^^ ' )run - Le passage du Loriot a lieu au mois d'avril, quand il revient
. ™ ue > et au mois d'août, quand il v retourne pour passer l'hiver. Dès leur ittTivee 1p« i ■ > est i kormts s apparient, et travaillent à leur nid, dont la construction
auto i ' '' s l'attachent à la bifurcation de deux petites branches, enlacent
de ch eux ra meaux qui forment, celte bifurcation de longs brins de paille,
l e jj , e ou ( ' e laine, dont les uns, allant droit d'un rameau à l'autre, forment
par-des ' ^ ar < ' ovanl ' et ' es autres, pénétrant dans son tissu en passant
l'ouvra» t •• Veilant se fi xer à la branche opposée, donnent de la solidité à
d'Araien" T ur du nid est tapissé d'une couche de mousse, de toiles
quatre ou ' ° S ° les de Chenilles et de plumes, sur lesquelles la femelle dépose
"oirâli-P p' ' œ " a Hougés, blanchâtres, semés de petites taches d'un brun ,c - ij est r
avec des Insectes et des Larves que les Loriots alimentent leurs L, sles de lcnde
•'il rapporte qu'une mère, enlevée avec son nid, est morte
: audeM °^eC u
,,ca geavec sesœurs ,nse etes, des
leurs ennemis, et même contre l'homme. Gué-
sans les abandonner. — Les Loriots mangent, outre les
alors la .i/- Ceilses et des baies succulentes quand ces fruits sont mûrs; el
La Ly l31r /' evieilt 8 rasse ct savoureuse.
qui a pre g E (™ m [ ra kl™, Je Vieillot) est un Oiseau de la Nouvelle-Hollande.
avaient r a ta '' le d'un Faisan, et que, pour cette raison, quelques auteurs
Passerei te aux Gallinacés; mais Cuvier a démontré qu'il appartient aux
., -mx, par ses pj
\?«*» et du médian se, ail.
, arallél ern V lfimaif|lla ' >le ' com P os ée de seize pennes, dont douze écartées ,e barbes »»--■ " ne ? d ° S au,res; ''eux médianes, garnies d'un côté seulement
Passereaux
l'exto«„„ , ses P'eds à doigts séparés (excepté la première articulation de
'• et du m ' '
saba se, allons
et qu'il se rapproche des Merles par son bec triangulaire
queue 3 "' " n i 1C " com P r ' ln é, et échancrévers sa pointe. Le mâle a une
Pi de 1J(
d'une lvi S e S 7 1CfiS ' Gt de " X cx| e ri, ' M1, ' s courbées en S, â la manière des branches ruban et le harhPS internes ' 8 Ta "des et serrées, représentent un large
n ' a Hue dm nÇ8 ' lrès - courtes - ne s'élargissent que vers le bout. La femelle
et de fasn Pe "" eS *" St, ' UClure ordinaire. C'est dans les forêts d'Eucalyptus •es solit,, , auna, l u ' llal,1, eee magnifique Oiseau, dont la queue représente/dans
Nous R aU8trale8 ' la l5rc lles Grecs d « ^ancien monde. l)e cdroi PaSSel " U Un gCnre extrêmement "ombreux, reconnaissable â son
subdiv i ' menU ' 8emWab,e a un P i n Ç on : c'est le genre des Becs-fins, qu'on a les M , 1Se e " beauc °up de sections ; nous nous bornerons à vous faire connaître ^Peces les plus intéressantes.
donMa T r A ,? UET P ' VTRE ( Molacilla Picola, de Linné) est un petit Oiseau ni "° PS| ,,,J T'atre pouces et demi; il est brun, à poitrine rousse, a
mm
*'• LES OISEAUX
gorge aoire, avec du blanc aux côtés du cou, sur l'aile et à la croupe. Il habite
I Europe et I Afrique. On le voit sans cesse voltiger avec légèreté sur les buissons et les ronces, de la le nom spécifique de Rubkola ; quant à son non» de Tracmet ,1 lui vent du petit cri, semblable au tic tae d'un moulin, qu'il lait entendre, ou, selon quelques auteurs, de l'agitation continuelle de ses ailes et de sa queue.
II se nourrit cl Insectes qu'il attrape en courant; il dépose son nid dans les soucies des buissons et les crevasses de rochers ; ,1 est de passage an printemps etalautomne, ma,s en Afrique il est sédentaire. - Le Tbaquet Famimeu
byvmsivma, de Vieillot est une espèce de l'Afrique méridionale, donl la aille est de cinq pouces environ; les parties supérieures sont brunes verdâtres ; les rein.ges et leurs couvertures brunes, à bordure plus claire- les réel rires mtermediaires noirâtres, les deux latérales fauves, marquées obliquement de noirâtre; lesparties inférieures sont grises, nuancées de roux ; le bec et les pieds noirs.-Cet O.seau a pour tic de battre des ailes a chaque instant, ainsi que de baisser et de hausser la queue par intervalles. 11 se pose rarement à terre el n'ï reste jamais que pendant le temps nécessaire pour happer un Vermisseau C'est le moins farouche des Passereaux : il se laisse attraper et caresser, dit Egaillant, sans donner aucun signe d'effroi; il suffit, pour l'attirer, de lui présenter un \ er : il vient aussitôt se poser familièrement sur la main
Le Rouse-Gohge Motacilk rubewla, de Linné) a le bec on peu plus ••""'I a la base que les Traqnets ; s, taille est de cinq ponces et demi • il est gris brun en dessus; la gorge et la poitrine sont rousses, et le ventre est noir - On rencontre les Rouges-Gorges en France, dans presque toutes les saisons. ".eux qui sont restes en hiver viennent, pendant les grands froids s,, réfugier
jusque dans les maisons; au printemps, ils retournent dans les' s "r 1
construire leur nul. Le Rouge-Gorge est très-matinaî; on ente les l'aurore
le ramage doux et module du mâle, qui se tient a quelque distanc la femelle
couvant ses œufs.-Le Rossia.voL de M011Alt , B , „ QtaMa /lh<i , llinmis .
de L.une est bn.n en dessus; la gorge est noire ; la croupe et les pennes Je la queue sont .1 un roux clair; il niche dans les vieux murs sons les toits de ma, sons ,solées et dans des trous d'arbres. Le mâle fait entendre au printemps, sur ' lesoiretle matin, un ramage mélodieux, où d ne parfois un accenl
de tristesse.
Les Fauvettes ont le bec droit, grêle partout, un peu comprimé en avant: I arête supérieure se courbe un peu vers la pointe. - La plus célèbre de toutes
ks Fauvettes est le Robm gsol (MolacMaLwteima, de Linné) ; st ueuresl
.le six pouces deux lignes ; les parties supérieures son, ,1',,,, brun roux fia gorge elle ventre blanchâtres; la poitrine et les lianes cendres; la première rémige est courte; la deuxième, plus courte que la troisième, est e K ale a la cinquième. V0I,a Ie 9, 8 nale Dtdu Rossignol; niais ce qui lait surloul e ,ailre cel Oiseau,
c esi la mélodieuse variété de son chant. Il j a dans Buffon une p; .-,, rable,
,l " 111 ' auteur, Guéneau de Montbelliard, s'est élevé à la hauteur de son sujet. A P«D quelques exagérations, qui font du Rossignol un artiste un peu trop civilisé,
et qui d'ailleurs prenaient leur source dans un enthousiasme sincère, le chi te
1 " p 8 sl "" morceau achevé. On est tenté roire que l' ; ur avait une
'le ces Fauvettes chanlanl devant la fenêtre de son cabinet, et qu'il écrivait e«
quelque sorte sous la dictée de l'Oiseau, quand il énumère avec tant de bonheur les merveilleuses qualités de sa voix : « Coups de gosier éclatants; batteries « vives et légères; fusées de cliant, où la netteté est égale à la volubilité; « murmure intérieur et sourd, qui n'est point appréciable à l'oreille, mais très- « propre à augmenter l'éclat des tons appréciables ; roulades précipitées, bril- « lantes et rapides, articulées avec force, et même avec une dureté de bon goût ; « accents plaintifs, cadencés avec mollesse; sons filés sans art, mais enflés avec « âme ; sons enchanteurs et pénétrants, vrais soupirs d'amour et de volupté qui « semblent sortir du cœur et font palpiter tous les cœurs. » — L'Allemand Bechstein a cherché à écrire les paroles que prononce cet habile chanteur. Ses premières phrases sont ainsi conçues : Tiouou, liouoti, lïouoit, l'touou, ichpetiou tokoua. — Tio, tio, do, do, tiolia. — Kououlio, kououlio, kouout'w, kououtio, kououlio, etc. Mais cette traduction, ne rendant fidèlement que les consonnes articulées, et ne pouvantreproduire dans toutleurcharme les voyelles sonores du Rossignol, est une lettre morte pour quiconque n'a pas entendu l'Oiseau.
Rossignol.
LeRossignolestd'un naturel timide • il V ovh„. «émeut d'avril qu'il paraîtdans nosconut"^!': IZ^^T ^ chanter, mais son chant redouble d'exprès 10 n ,,., P * lemelle l'««»- Place son,i,d dans u„ buisson, a une pe U Tte T "T *" "*■ " entre des racines : M le ,nn,h.. ;, !!?, f. ïeU de . I, ' m ' quelquefois même
---=t— --SSS
U LES OISEAUX
dâtrc. D chante la nuit comme le jour, durant l'incubation, mais dès que les pet.ts sont eclos, ce qui arrive à la fin de mai, sa voix s'altère, et devient une sorte de croassement, rauque comme celui d'une Grenouille. 11 nourrit ses petits de \ ermisseaux et de larves d'Insectes qu'il dégorge dans leur bec. Vers la lin de septembre, , émigré pour aller chercher dans l'Egypte, la Syrie et l'Asie la nourriture animale qu'il ne trouverait plus chez nous.
Les Fauvettes qui viennent à la suite du Rossignol ont, pour la plupart, un ramage agréable, de la gaieté dans leurs allures, et font une chasse continuelle aux Insectes.
La Fauvette grise, ou Fauvette proprement diie(MotacMa orphea, de lemmmck), est la plus grande des Fauvettes de France; sa longueur est de six pouces ; le plumage est brun cendre en dessus, blancbâtre en dessus; il y a du blanc au fouet de l'aile : la penne exlernede la queue est aux deux tiers blanche; la suivante est marquée d'une tache au bout, les autres, d'un liséré. La Fauvette nous arrive au printemps. Son caractère est timide, mais très-gai- le moindre bruit l'effraye et la fait se cacher dans le feuillage; mais l'instant d'apics elle reprend son joli chant, et voltige d'arbre en arbre à la poursuite des insectes. Elle niche dans les arbustes ou sur 1rs ramées ; insectivore au printemps elle devient frugivore en automne, et sa chair alors est très-estiinée. -a Fauvette a tète noire [MolacUla atricapilta, de Linné) a cinq pouces <temi de longueur; le dessus de la tête, dans le mâle, est d'un noir profond ; cette couleur s étend sur la nuque et passe sur le haut de l'œil en partant de origine de la mandibule supérieure ; le reste du corps est d'un gris qui s'éclairciten descendant vers le ventre. - Cette Fauvette est commune en Europe ; elle habite les haies de nos jardins et ne s'épouvante guère de l'approche ,1c l'homme. Le maie a un chant brillant et modulé, qui rappelle celui du Rossignol.
La Petite F aovette (MolaciUa salicaria, deLinné), que l'on nomme aussi Pasierotette ou Fauvette bmome, a le dessus d'un gris un peu rembruni et légèrement lave de vert olive ; les parties inférieures sont blanchâtres sur le ventre. I abdomen, les tectrices de la queue et la gorge; la poitrine et les flancs sont < un gris roussàtre, il y a du blanc entre le bec et l'œil ; les pennes de l'aile el de la queue sont d'un brun clair, ainsi que le bec et les pieds; la femelle a le dessus du corps parsemé de nuances verdàlres, le dessous est d'un cendré clair; la taille esl de cinq pouces et demi. Cet Oiseau fréquente nos vergers nos bosquets et les taillis de nos jardins, même au sein des villes les plus populeuses. H nous quitte en automne, et va hiverner en Asie et en Afrique. La voix du mâe ressemble un peu a celle de la Fauvette a .été noire, mais elle esl plus mélodieuse et le ramage es, plus varié. Le nid est placé presque à découvert dans
les charmilles et sur les grands nrliri«,.-,„v • ;i . i- . i • ■ i
... ■ „iaiius arnnsseaux; il est lait a claire-voie, compose de
liges d herbes a [extérieur, et garni de crins en dedans.
La RousSEROLLB.OuRossiGHOL DE luv, eue [TttrduB Ctrundhiacem, de
^nne , a son plumage brun rnussàlrc en dessus et jaunâtre e. ssous la gorge
«hé el un trait pâle sur |' œi ] , | e bec est presque aussi arqué que celui des
s, cesl ce qui avail porté Linné a ranger cette espèce dans le genre Tur-
■ iseau. •It.nl la taille est de sept poncés environ, niche parmi les joncs.
KAMILLK DE8PA88BRKAUS DENTIBOSTHKS
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Bec-Fin dfs roseaux.
*■—. d Unn TZv^' "" *"""" EFFAftVATTE («^W. «r«,- Rousse olle pour le 1 °" T™ aUSS ' ^'^ "" PMMiw - ressemble à la ^te S les paZ suÏ^ ge '"T"' ^ e " e 6Sl ^ P etite d '«» *« :
Yeux ; toutes tot^&S?"****' 1 ™ traU de cette coule - ^oure les iwue est assez 1 „ u * ^2 ® T laVeeS , de ""* ' ™ M l * lla » cs = ■• prieure brune, £ é ^ ï^ h» "t aplali SU1 " les <**'. '« ■«andihule dun gris brun. - CeUe P " r ! * ^ n0 "' S ' leS pieds et les °"S'«'s
ca f^- Le mâle fait le „d J "* ^f^ *" ^^ ' eS UcS ct lcs »«*cal ™s, unra^^^d^lejou^et quelquefois durant les nuits î««. rapide meiu ° e ^méTolT™* d '» ne ™ ix ''auque trau, tran, ira,, jours grimper sur les voJZj U™? -^ ** ^ °" le Voit P>'^que tousauUUant; sonnidest oblon» ait Sa ' S ' SSant pa1 ' la ^ et les P^courir en quatre ou cinq œufs u - un ^™rf e "*ejacé clans les roseaux, etcontien,
La Fauvette co„ T „ B , ÈaE 'J' ' av , ec de * ^hes brunes. et vertes, espèce indienne, qui a trois pouces de C £ ^^ de Uaoé ) est u » e P<^ rement jaune. C'est peut-être, de tous lëfn ' ^ ^ P luma « e est «tièternelle est la plus merveilleuse • elle con T ' C6lui dont l ' indffl8 «e mamenues, de plumes, de duvet, d'aigrette. rtVl V' SSU de Sori nid de lib '"es bec et ses pattes le coton qu'elle a reçue illï 1 , À PUiS dle file avec so " ensuite des trous le long du bord de plusieurs fi u GoS îP lum: el| e pratique et dans ces trous elle passe son fi \T ^ * Imbe solide * lawe
Quilles, qui forment aS une P el enT^ " T*" 8MwnH « P^i