‹ Le jardin des plantesChapitre 20 sur 143 · I.KS OINKAI V · texte numérisé non relu

I.KS OINKAI V

\ . . .ti I .-I. ! M hrl.

La Fauvette Traine-Buissojss ttutacilla motlularis, de Liane), que l'on nomme aussi Aecenteur moucliet, est la seule espèce de Fauvette uni uous reste pendant toute l'année; son petit cri doux et vivement répété, tril, tril, tril, tril, a un son argentin qui permet de le distinguer facilement au milieu des cris de plusieurs autres Oiseaux, et ci: cri nous plaît d'autant plus, malgré son peu de variété; qu'il est le seul qu'on entende pendant la triste saison de l'hiver. Cet Oi: seau, destine a passerelle/ nous lr temps desgrands froids, est plus abondamment empiumé que les autres Fauvettes. Il a cinq pouces cinq lignes de longueur; b' sommet de la trie cendré, avec des taches brunes; les côtés du col, la gorge et la poitrine d'un gris ardoise, qui s'éclaircit en s 'étendant sur le venin;, où il devient blanchâtre; le dos. les ailes, les lianes, les rectrices, les rémiges et la croupe sont bruns, bordes de roussàtre; le bec est plus exactement conique que

celui des autres Becs-FillS, et ses bords sont un peu rentrés, —délie espèce quille les bois en automne et se montre dans nos vergers el dans nos jardins: eu etc. elle vit il' Insectes ri de h;iios: eu hiver, elle se cou teille de grains; au* approches de la saison chaude, elle. se retire dans les forêts, et place dans les endroits les plus épais son nid. composé de mousse, de laine, de crin et de plumes. dans lequel sont déposés cinq œufs d'un joli bleu clair.

I.e Capocieh Mulacïlla macroura, de Linné esl une Fauvette du midi de

l'Afrique; c'est celle que Buflbu a m née la petit,' Fauvette tachetée dit cap < 1 ''

Bonne-Espérance. Sa taille estde -i\ p ses; sou plumage est brun en dessus,

blanc jaunâtre tacheté de In un en dessous: les sourcils sont blancs, la queue esl allongée en forme de coin

FAMILLE l>ES PASSEREAUX DENTIROSTRES.

les colon le, ,1 " r S r^"* " PlUS *"**»" de 1& * A " des *"««« = maisorSd! t f ° nt J !T' S de f ma ' '' aUSSi entre - t - il hard,ment da - ««« 'es cCdeÏes ett - ? ^ " Va beCqUeter Sans ^™ ™ »<* tables les ch mb st , • Z, 8ee , S ' QUand Vi6nt h Sais ° n des œufs > n dé ™°e «arrs ^re StSa x '< " C °? eUleS ' dU C ° l ° n et de la filasse P°" «*

nommé fl ™' 2 ï , ' qU *' plaCe de préférence SU1 " un ^brisseau «* Part : P d " ^ ^; L P rt° r" SaUt U,le , b ° Urre ab ° ndante " d °' U r0isea « sait * ^rtout le c. r t r e cZ S^ ^ PCU d ' éléVati ° n de cet «**-«. « ««■observa tœu d, "f ^ ^ ""^ ° nt P e ™ is a Le ™»™t

'incubation i~ et iS? T' ? " ^ C ° nCen,e h fabl ' icalio » du »ul,

11 m-ésenlait nneZlZlTll^' ** f ° ndement du nid était P ose ■ P^ces de dianXT , ? ^ qUatre P ouces épaisseur et de six

femelle pas a t t'io "T 1 V "" m ° USSe ' ™ fllaSS6 et e " b '"> s ^-be. L

Pendan/ceTel s le m e ,'h '."T "l " f* 1 ' P ° UF le «"^ et le — ^ tait à sa rnn chercher de nouveaux matériaux il les anoor

""■i Tk£2ïï£ r°eÏÏche ellX "f*"? " "^ m l «- - ■"* ailes co n^ atrun Si ;iV eUr P ° ltrine ' " ,e baUant d " rebord d « a «* parois de" éc i ïce ^ - T"" 16 ^ ^ ardliteCleS **■»*«•■ ,e * redresser L TL tnd r ' S ° UlCTait ks b ° rds du »««** P«r

>• bords relevls ^TsV, a ,T '^ "" "* ^ ****** ^ coto " *arpent e) mais „e ai j , ■' KMS n° n ', d0nt les ^"ches servaient ainsi de f Jours, furent ce ~„ é 1 teT "* '* ^ > *" l ™™> <& d "™>

,le mdle petits cris 7e^ur 1 r 8 ' 3 '' 68868 ' de ^abattements d'aile

P°«e le trei zièmei "• uua »' «. et le septième œuf, qui fut le dernier f , 7

artisans : ces usurpations 2 dans

de Levailla.it m L ° ns , ne *°nt p asrares ch ois^-T" "T® lat,orieu * ! **«*«. animaux ni ,?' ; ' Sa " S ' interve nlion ^erdeleurit^r^^^-'aurah

— i'«nuiisne de Levadlant, un couple f lp Peut-être reusst à £ d^lSflT

5 ]eur '• La femelle couva:^;:^

une constance admirable; qua „ d , ,

' l^Peneux, elle appelait son corn ZZ "^s ° U d ' exci ' ci - "e -ai

Zl C6tle SUbSUtUti0n " e durai t Pas lo„X m 's' 11 : T" aUSSUÔt la rem P la ^ "elle revena.t à son poste, et renvoyait le S ' ° Ut <le vin ° n min »tes, la le - chantait un fru-f ri ,fri U fruJat^^Z'lT' '" , " 1 '— vois ; en ou un étranger s'approchait, le S h "' •* de gaieté ' Lo '^PÙ..i

P " ait 'a fuite, mais bientôt la ,1 l! M C " ^'^"t, et le c „,

prenait 1-, r -, ""i'i"»w.dii, te maie

c'était l'ami de la mais,,

Levaillant seul ,„■ ,n;i1 P rena 't part à leurs

BMH

LES OISEAUX

plaisirs el à leurs peines, et se surprenait souvent à leur adresser des conseils, connue s'ils eussent pu comprendre ses paroles. Pendant l'incubation, la femelle sentit qu'elle allait pondre de nouveaux œufs.!. Que faire de ces enfants surnuméraires, pour qui il n'y avait plus de place dans le logis maternel? Comment d'ailleurs pouvoir a la fois couver ceux-là, el aller chercher de la pâture pour leurs frères, eclos avant eux? Jamais l'odieux droit d'aînesse ne fut plus exigeant, ni plus légitime peut-être, que clans cette douloureuse circonstance. La mère fît-elle toutes ces réflexions? Dieu seul le sait : ce qu'il y a de vrai, c'est que chacun de ces œufs fut pondu hors du nid et à terre ; la femelle appela son compagnon, tous deux brisèrent l'œuf à coups de bec, et en mangèrent ensemble le jaune... Le quatorzième jour de l'incubation, les sept frères aînés naquirent, nus et les yeux clos. La mère débarrassa le nid des débris de coquilles à mesure (pie les petits venaient à éclore, et vers le soir seulement elle leur donna a manger. Le lendemain, le père et la mère allèrent ensemble à la provision; le troisième jour, un duvet blanchâtre couvrit le dessus de la tête, les ailes, le dos et la croupe des petits, et leurs yeux s'entrouvrirent; le jour suivant, les yeux étaient entièrement ouverts; le cinquième jour, les pennes commcncèreiil a sortir d'une ligne ou deux, ainsi que les plumes de la croupe et des flancs; dès lors les petits devinrent affamés, et les parents redoublèrent d'activité. Le sixième jour, Levaillant s'établit près du nid des le lever du soleil, et y resta jusqu'au soir : de sept heures du matin à dix heures, le père et la mère allèrent cinquante-trois fois à la provision, qui consislait en Chenilles vertes, en Araignées el en œufs de Fourmis. De dix heures à midi, il y eut dix-neuf voyages; depuis trois heures jusqu'au coucher du soleil, il y on eut soixante- six L© huitième jour, tout le corps était garni de plumes, excepté le bas-ventre ■ pendant les trois jours suivants, les jeunes exigèrent tant de nourriture, que 'leurs parents furent constamment en course pour les contenter, et dans la onzième journée, les pauvres bêtes firent deux cent seize voyages. Le quinzième jour, Levaillant, a sa visite du malin, trouva que trois jeunes étaient hors du 'nid; les quatre autres en sortirent bientôt successivement, excites par la faim et par la voix de leurs parents, qui s'étaient abstenus d'entrer pour leur donner la becquée. A midi, le nid était vide, et fut pour toujours abandonné; les petits s'établirent dans les baies et sous le feuillage du jardin. Le père et la mère continuèrent pendant plusieurs jours de leur donner a manger : après quoi ils

lormerent une petite troupe, et vécurent lous ensemble dans l'union h s

parfaite. La vente historique nous condamne a faire ressortir par un trail bien sombre les teintes riantes de ce tableau ,1e bonheur. l!epresenle/,-wms un ,1e ces

charmants petits Capociers venant de sortir de son nid, s; ant gaiemenl

dans les buissons, et tout à coup saisi par les mâchoires d'un bidenv Serpent,

qui le guettait sous le feuillage; entendez les cris de détresse de la victime,

appelle à son secours ses protecteurs naturels, et e, nenez, s'il esl possible.

le desespoir impuissant de la pauvre mère... Ajoutons q •elle innoce Stature avait déjà, quoique bien jeune encore, pin, leur postérité des centaines

Jl araignées el de fourmis... loi mystérieuse des,- nsations, mines

le m <>nde physique aussi bien .,,,-• le monde moral, el le niediler est le rOW" inencemeul île la myesse

■'* ffoiTiii.Ki [Mviuc'iUaieyuUiK, de Linné) apparlienl à mie section tloiil lé '^ grêle esl parfaitement en cône Ires-aigu. C'est le plus petit de nos Oiseaux

,. Eur «pe; sa longueur totale est île quatre pouces : sa tête est ornée d'une pe- Ue co »ronne aurore bordée de noir sur chaque côté, el dont les plumes peuvent ,e relever en huppe; de là son nom de Roitelet : la nuque, lecol, la croupe el les striées de la queue sont d'un olivâtre nuancé de jaune; la gorge et la poitrine

?° nl ro »'ssâtres; l'abdomen et tes autres parties inférieures sont blanchâtres: es r «ffligeg et les rectrices sont brunes mêlées d'olive ; l'aile offre doux bandes ransversales blanchâtres; le bec esl noirci les pieds jaunes. — Ce joli petit

(i ,Sea " s e tient dans les bois taillis : sans cesse en mouvement, visitant les ger-

' m 'esdes écorces, fouillant sous les feuilles mortes, se cramponnant aux branes dans tous les sens, il fait entendre un cri continuel, a), zi, zi, si, qui déesa présence; il est | méfiant, et se laisse approcher de très-près. Son

" I(1 > artistement construit, est suspendu à la bifurcation des branches d'un être ou d'un sapin ; sa forme est celle d'une boule, et l'ouverture est dirigée

je côté; l'extérieur est (issu de mousse et de toiles d'Araignée, l'intérieur est apissé d'un duvet moelleux sur lequel reposent ses irufs, gros comme des pois ' d '" 11 ton c lavé rose. '

LES OISEAUX

Hocheq c lavandiéi

Le Hochequeue Lavandière (Motaciila afba, de Linné, a le hoc encore pus grée que celui des Fauvettes; ses jambes sont élevées, et le bout de son

de repliée est recouvert par les plumes scapulaires; sa longueur Se est de sep pouces environ; il est cendre en dessus, blanc en dessous; a gorge 1 porfnne et une calotte, ornant la nuque, sont noires- les coMv,.rh„ ^sades sont noires, bordées de blanc ; les ^KS^ETS

at.es les deux pennes les plus extérieures de la queue sont blanches intérieurement et bordées de noir. -Les Lavandières nous arrivent de bo k , . printemps et forment de petites troupes qui vivent au bord des eaux • eUe" von" souvent par paire, s appelant et se réclamant sans cesse en volant. Outreleur cri

:rS"i £ ï\ eIlcs z ont un autl ' G • vif et redouwé > d '- '-"'-

Plus J l ] 2? ^ , Sem nt Pr0 " 0nCer **' **• 9*> <><">■ W« *

1 1 Ois ' - 1 o Cgei '' P ë TT' dc plBS élé « ant ? ue ,fis »"««» ^ ce

le nom Snério!,. r» T*' ^ eIève "' al,i,iss " 8ans ce88e > ''" « «« don«r

les r è,r ' ' Iocie( l""> e ; ™ is 'e Peuple, le voyant fréquenter le bord

des ivie.es, courir rapidement sur la grève et imiter avec sa queue le va-el-

umt continuel du battoir des blanchisseuses, lui a donne l'épUhéte beauco P

Pins expressive de Lavande. Il se nourrit d'Insectes, construit prés des

eaux dans quelque trou sous le gazon ou parmi les racines, son nid, « .osé

d herbes sèches de mousse et de crin ; le mâle montre pour sa jeune famille '"ne affection égale a celle de la mère.

J''l B ' :ra T' nmeS " e difl * érent d6S L™"" 1 "' 1 "* 'l"e par l'ongle du pouce, qui

plonge et un peu arqué. La Bebgehonnette de p.i R *»p, (MotaeUla

/' a, cl, Lmne) es. cendrée en-deSSUS, olive an dos. jaune en dessous • les pennes

mmm

latérales de la queue sont, blanches dans leurs deux tiers ; une bande de même couleur va de la partie supérieure du bec au-dessus des yeux; la longueur totale du corps est de six pouces et demi. Ces Oiseaux sont très-répandus dans loute l'Europe, ce sont les premiers de leur genre qui reparaissent dans nos campagnes à la fin de l'hiver. Au printemps, ils forment des bandes nombreuses fjui fréquentent les terrains élevés et les terres labourées; ils se tiennent en été dans les lieux humides, dans les prairies et souvent à la suite des troupeaux, Parmi lesquels ils viennent poursuivre des Insectes; c'est à cette cohabitation 'l'i ils doivent leur nom de Bergeronnettes.

Berger ette jaune.

La Bergeronnette jaune {MotacUia bourttla, de Linné) est moins com- '"une que l a précédente; elle habile surtout le nord de l'Europe. Sa taille est (le sept pouces et demi ; son plumage est cendré en dessus ; la croupe est jaune 0l| vâtre; la gorge et le devant du col sont noirs; les sourcils, la poitrine et les Parties inférieures sont d'un jaune éclatant; une petite bande blanche passe au -<lessus des yeux et s'étend quelquefois sur les côtés de la gorge; les rémiges Primaires et les couvertures sont noirâtres; les rémiges secondaires sont bor- «ees d'un jaune pâle et blanches à leur base; les six rectrices intermédiaires n °irâtres et frangées extérieurement de vert olive; les six latérales sont blanche s. Cet Oiseau est souvent solitaire, il agite sans cesse sa queue, jette un cri en volam : bëst, bësi, béni, et fait entendre, au moment où il se pose, un ramage Particulier, qui paraît être un cri d'appel.

Nous terminerons le grand genre des Becs-Fins par les Farlouses, que Linné •"gardait comme des Alouettes, à cause de l'ongle long de leur pouce, mais que

95 LES OISEAUX

leur bec grêle et échaucré range parmi les /WW-La Fahmh s E ,> B ,.„,

f"'* F ? ^ ""?*> a " ne lo »^ur totale de cinq ponces huit LT

ûesTlaVoftr r: ^ e,W ' eSSUS ' blanChât, ' e «* - llS - avecdeVS 8

exTén ur i ne" \T V T' T S ° m ' Cil bIailChatre ' lfiS bo, ' ds des ««*-

dans ion Tes t'„7 ff f a C ' e P, ' é habîte kS PrairieS hUmides ' et ™ he

! t ,° UfteS de S azo » ; en automne, les fruits sucrés qu'elle mange

r'ZZlT: T me ^ e , donnent un ëoùt très - délicat à sa chair •• « ï>

recneiche alois sous les noms de Bec-Figue ou de Vineite

de l'ordre des D p^ F p ,SS,ROS , TRES u~" Lm Fi ~ m f ° ment ,a seco « de f «-""

g rem» cr c 11 T"", "* C ° Urt ' ' ai ' ge ' ^horizontalement, lé-

gerement crochu sans echancrure et tendu très-profondément, de sorte nue

ouverture de la bouche est très-large, et qu'ils engloutissent a sémen les -

1s tî 1 ' "T 1 ' 81 """ 1 ? V01 ' - Fhsir0Ures si ^ li,]e "ttéralement bec 1 Us ont de analogie avec les Gobe-Mouches, dont ils ne diffèrent que par l'ab ence d echancrure au bec. Cette famille peu nombreuse ne comprend que dl tribus ou grands genres : ce sont les Hirondelles et les Engoulevents. Leur régnne exclus.vement insectivore en fait des Oiseaux voyageurs qui nous quittent en h.ve, . - Les Hirondelles sont remarquables par leur plumage serré, la longueur ex renie de leurs ailes et la rapidité de leur vol : elles se subdivisent en Hirondelles proprement dites et en Martinets. Ces derniers diffèrent des précédentes par la singulière conformation de leurs pattes : le pouce, au lieu d'être po teneur, est dirige en avant comme les autres doigts, qui n'ont chacun que

trois phalanges tandis que. chez les Hirondelles. |. poaitio pouce „

nombre des phalanges des doigts nom rien d'exceptionnel

Hirondelle ■!,- rheminép.

FAMILLE DES PASSEREAUX I ISS I ROSTRE S. 'Xi

Nous avons en France guat»e espèces d'Hirondelles proprement dites. L'Hi hondelle de cheminée {Himniio rustica, de Linné) a six pouces et demi de longueur, le front et la gorge d'un marron roux ; toutes les parties supérieures «lu corps d'un noir à reflets violets : cette couleur est, brune sur la poitrine, ou elle forme une large bande. Les rémiges sont noires, ainsi que les rectrices, qui, . a l'exception des intermédiaires, ont toutes une tache blanche plus ou moins 'onde sur les barbes intérieures ; la queue est fourchue; le ventre est d'un blanc '«rne, le bec noir et les pieds bruns. - L'Hirondelle de cheminée est dans nos cUmats la messagère du printemps, elle nous arrive en avril; elle est aussi la dernière à nous quitter. Elle construit son nid dans la partie la plus élevée des tuyaux de cheminée : l'extérieur est de terre gâchée, mélangée de paille et de crin ; l'intérieur se compose d'herbes sèches et de plumes; la mère y dépose "'ois à cinq œufs blancs, marqués de petites taches brunes et violettes ; tandis qu'elle les couve avec assiduité, le mâle, qui dort peu, passe la nuit sur les bords ( 'U nul, veillant à la sûrelé de sa compagne et lui faisant entendre un petit gazouillement très-doux. — Cette Hirondelle, ainsi que les espèces dont nous allons parler, fait la guerre aux Insectes, qu'elle poursuit d'un vol élégant, rapide «H soutenu, tantôt au haut des airs, tantôt en rasant la surface de la terre ou des '•'ux ; les Hirondelles nous délivrent aussi des Cousins, des Charançons et autres animaux incommodes ou nuisibles, dont elles détruisent un nombre immense. L II inoNDELi.E de fenêtee (Hirundo urbica, de Linné), est noire en dessus, '■anche en dessous et à la croupe; ses pieds sont revêtus de plumes jusqu'aux "ngles, sa taille est de cinq pouces : c'est la plus commune et la plus répandue ( es espèces d'Europe. Elle arrive en France huit à dix jours avant l'Hirondelle 1 e cheminée; elle bâtit son nid à l'encoignure des fenêtres et sous les poutres (les granges et des écuries : elle le compose de terre à l'extérieur, et particulié- "''nenl de celle qui a été rendue par les vers, et que l'on voitçà et là dans les Prairies. Le milieu de ce ciment est fortifié par des brins de paille et doublé en "'dans d'une grande quantité de plumes, qu'elle saisit dans l'air.— La femelle • P°ud quatre ou cinq œufs d'un blanc pur et sans tache. Ces nids servent liusieurs années aux mêmes couples, qui les reconnaissent : c'est ce dont on es t assuré en attachant à la patte de l'Oiseau de petits cordons de soie pour °Bstater son identité. Spallanzani a vu pendant dix-huit années consécutives 11 même couple revenir à son ancien nid sans presque s'occuper de le répa- 1 lien est de même de l'Hirondelle de cheminée, seulement celle-ci bâtit '"lue année un nouveau nid au-dessus de celui de l'année précédente. Ces seaux sont doués d'une grande sociabilité. Dès qu'un ennemi menace l'un eux ou ses petits, l'Hirondelle pousse des cris aigus, et aussitôt arrivent toutes > Hirondelles du voisinage, qui harcèlent de concert l'animal dont elles reoutenl l'attaque. On a vu, à Ermenonville, des Hirondelles se réunir en bandes ombreuses devant un de leurs nids, dont venait de s'emparer un Moineau, en uurer l'ouverture avec du mortier, et condamner ainsi l'usurpateur au supplice d'Ugolin. — L'Hi rondelle i>E MONTACNE ( Ihriuido rupe*tri$ , de Due) diffère; de l'Hirondelle de cheminée par sa queue moins fourchue, 1 son plumage brnn clair en dessus; ses mœurs sont les mêmes, mais son vol plus Inii 1. Ili noMiEi.i.i: mis m \ kGES Hirundo riparia, de Linné) n'a

LES OISEAUX

que quatre pouces huit lignes de longueur ; elle est brune en-dessus et à la poitrine; la gorge et le dessous sont blancs; elle pond dans des trous, le long des eaux. On a dit que cette Hirondelle, au lieu d'émigrer comme les autres espèces, passe 1 lnver engourdie au fond de l'eau dans les marais. Des observateurs dignes de foi ont assuré avoir retiré de l'eau plusieurs de ces Oiseaux dans un état de mort apparente, et les avoir rappelés à la vie en les réchauffant lentement. Ce fait, malgré son invraisemblance, n'est pas révoqué en doute par Cuvier, mais ce qu'il y a de certain, c'est que la plupart des Hirondelles émigrent vers les pays chauds : à l'équinoxe d'automne, elles se rassemblent en troupes nombreuses, et ne tardent pas a disparaître ; le rendez-vous général est sur les bords de la Méditerranée : on les voit réunies sur quelque point élevé en légions innombrables; elles attendent pendant quelques jours le moment opportun, puis parlent de concert, et traversent la mer. Elles arrivent assure-t-on au Sénégal dans le mois d'octobre : c'est là qu'elles passent l'hiver et changent de plumes. D

Nid d'Hirondelle salangane.

L H.noKDELLE saukuake [Hirunda escutenta, de Linné) est une petite

espèce de l'archipel des Indes, à queue fourchue, brune en dessus blanchâtre

en dessous et au bout de la queue; les Chinois estiment et vendent fort cher

son nid, qu'ils regardenl comme un aliment très-substantiel. Ces nids soûl

jaunafa-es demi transparents, el à cassure vitreuse; ils ont à peu près la forme

bemuer, et présentent des rides concentrique., comme' le dos d'une co-

quille d huître. L origine des matériaux employés à leur construction a Ce

longtemps un point douteux pour les naturalistes : les Chinois disent que c'est

du Ira, de poisson recueil, par l'hirondelle a la surlace de l'eau; les Javanais

croient que [Hirondelle n emploie une I» <,„■ i..,i . j> i

,. , , . '"[ouïe i|,,i ie suc balsamique d un arbre nomme

Calambouc; quelques voyageurs ont prétendu que la matière du nid n'es, autre

Chose p un suc animal, élabore dans l'es ac de l'Oiseau. 1/ , la pins

généralement admise aujourd'hui est que la Salangane compose son nid en

«■"'-sa,,, symetriquemenl des varechs du genre Gelidium , qu'elle a n illis

a 1 SI r ace des eaux, et macérés avec sa salive. Quoi qu'il en soil. ces nuls se ,,lss " lu '" d»™ ' P»n <-omme de | a K élati.ie. ,i

' n prépare une sorte de ton-

FAMILLE DES PASSEKEAUX FISSIKOSTKES ilï

sommé d'un goût très-agréable. C'est surtout à Java qu'on les recueille pour les ivrer aux Chinois : les cavernes profondes creusées clans les rochers qui borent le rivage sont tapissées de ces nids. On en trouve aussi dans les montagnes de 1 intérieur, et ceux-là sont plus colorés, parce qu'il entre dans leur composition des herbes terrestres moins gélatineuses. Les Javanais descendent Jins les cavernes, au moyen d'une échelle de roseaux et de bambous, en s'éan-antdun flambeau. Pour réussir dans cette chasse périlleuse autant que I oouctive, ils invoquenf une divinité dont les attributions spéciales sont de l^teger les chercheurs de nids; ils lui font le sacrifice d'un buffle, et ils ne cen dent dans le précipice qu'après en avoir fait parfumer l'entrée par un être qui y brûle du Benjoin, résine balsamique très-suave. ^es Martinets ont les ailes plus longues et les pattes plus courtes que les Hivo i , Iors< ï u ' ils sont à terre, ils ne peuvent prendre leur élan, mais leur

est plus puissant, à proportion, que celui de tous les autres Oiseaux. mu, 1 RT,NET N01 " ( riir " ni/ o apus, de Linné) est l'espèce la plus come dans nos climats ; il est long d'environ huit pouces ; son envergure est de <T inze pouces; sa queue est fourchue, son plumage, d'un noir de suie, à l'exep »on de la gorge, qui est blanche. Il arrive dans nos climats pendant le cours u mois d'avril, et plus tard que les Hirondelles, parce que les Insectes dont il sa nourriture ne s'élèvent aux régions où il a coutume de voler, que quand •Unosphère y est suffisamment échauffée. Il revient, comme les Hirondelles, !n dre possession du domicile qu'il avait adopté les années précédentes : les " crevasses des murailles, les avant-toits des maisons couvertes de

lr ous, les

es sont les lieux qu'il préfère pour établir son nid, et lorsqu'il retrouve l'an 1 "e se donne pas la peine d'en construir

-„....v. j.,..-.,,, |„,„,; u i-n cuiisuiiire un nouveau. Pendant les grandes eurs, les Martinets restent au milieu du jour dans leur domicile; ce n'est e matin et le soir qu'ils vont à la provision, ou voltigent sans autre but ,. ° f'e'idre leurs ébats et d'exercer leurs ailes. C'est dans ce dernier cas s décrivent en l'air des courbes infinies autour des clochers, ou des lignes la î ° S '.° n ^ C ' cs ma ' sons > Cl1 poussant des cris aigus; mais lorsqu'ils vont à asse > '' s ont une manière lente de nager dans l'air; souvent ils ne battent ml CS a !'° R ' S01lt solitaires et silencieux, et la direction de leur vol éprouve des "uptions et des changements subits en divers sens. — Levaillant a observé ; "que une espèce de Martinet qu'il nomme le Vélocifère, à cause de la rapif'o ■ 6SOn V °'' f ' u ' ° 8 ' ( ' " no den>i— li«iie par minute : son plumage est d'un noir coi' '' ,'' f '" ,,|s bleus sur la tête, les ailes et la queue, et d'un noir pur sous le I s - Ses mœurs sont analogues à celles du Martinet noir.

Itogoulevents sont des Passereaux nocturnes, dont le plumage est nuancé

ci ne brun comme celui des Rapaces de nuit ; ils ont de grands yeux que

m ' eie ,lu jour éblouit; leur bec est garni de fortes moustaches, et peut en-

eta r ' ) '" S ^ ros I |lsectes > qu'Us retiennent, au moyen d'une salive gluante,

lar Xf '" e ' s " s donnent la chasse pendant le crépuscule. Ils vivent isolés, ouvrent

Went ■ Wl ' ' G ' J6C l"''" 1 '' i' s voient, et l'air qui s'y engouffre produit un bruisse-

S| nguher. auquel ils doivent leur nom.

«le ■a lun,

M. S OISEAUX

Kngoulfvetïl (l'Europe.

L'Engocievent d'Euiiope ( Caprïmulgus européens, de Linné) est de la laille d'une Grive ; son plumage est d'un gris brun ondulé et. moucheté de noirâtre; une bande blanche s'étend du bec à la nuque, se dessine sur la gorge et sur l'extrémité des rectrices latérales ; il se nourrit de Hannetons, de Bourdons et de Guêpes ; son cri a quelque ressemblance avec un croassement de Reptile : de là son nom vulgaire de Crapaud-Volant. Il ne construit point, de nid , pond ses œufs clans un trou, dans le creux d'un arbre, quelquefois au milieu d'un sentier; et s'il s'aperçoit qu'un de ses oeufs a été dérangé ou manié, il l'examine longtemps en tournant autour, le saisit dans son bec, et va le porter ailleurs.

Famille des Conirosthes. — Les Coniroslres forment la troisième famille des Passereaux ; ils ont le bec fort, plus ou moins conique, sans échancrures, et leur régime granivore est d'autant plus exclusif que le bec est plus épais. — Le genre des Alouettes a pour caractère l'ongle du pouce droit, fort et bien plus long que celui des autres doigts : les Alouettes sont granivores, herbivores et insectivores. — L'Alouette des ciiami-s [Manda amenai, de Linné) a six pouces dix lignes de longueur; le ventre est blanc, les rectrices brun noirâtre, à l'exception des deux latérales, qui sont bordées de blanc. — Elle habite tout l'ancien continent ; In hauteur de son vol, la force de son chaDl vous sont connues; c'est le mâle qui exécute cette ascension perpendiculaire, accompagnée de joyeuses modulations; lorsqu'il s'est élevé au plus haut des airs, il se laisse 1 elomber comme un plomb jusque pics de la terre, d'où il reprend bientôt son vol. — Les Alouettes font deux poules par an ; elles deviennent trèsgrasses on automne, et on en prend un grand nombre, que l'on vend pour la table sous le nom de Mauviettes.

FAMILLE l»KS PASSEREAUX CONIIiOS I R l,S

Aloiielte liilu.

L'Alouette Lulu (Atauda nemorosa, de Linné) ou Alouette des bois, a six pouces de longueur ; sa tête est ornée de plumes formant une huppe, que

oiseau peut relever à volonté ; autour de la tête est un trait blanchâtre ; les 'ectrices sont noires, à l'exception des deux latérales, qui sont blanches sur

eur bord externe. L'alouette lulu habite l'Europe et se perche quelquefois sur

es arbres : elle fait entendre eu volant un bédoulé, bédoulé, répété d'un ton IJ'ainlif, et mêle quelquefois à ce cri d'appel quelques parties de son ramage. <Joi| x et flûte, /«, tu, lu, lu, auquel elle doit son nom. L Alouette sentinelle (Alauda capensis, deLatham) est la plus belle de

0,| tes les Alouetlesd'Afrique : sa gorge est d'une couleur aurore foncée et ceinte " «n hausse-col noir, dont les cordons, de même teinte, servent d'encadrement Ju jaune de la gorge. Un sourcil d'un bel orangé couronne les yeux, et tout le ''essusdu corps est de cette couleur; la queue est marquée de blanc, à l'extrétajté des rectrices latérales; les ailes, d'un brun varié de gris, sont égayées pailles sortes d'épaulettes souci et par des bordures qui frangent les rémiges; le

c est gi'is, les pieds brun jaune et les yeux brun orangé. — Ce brillant Oiseau ,3sl c °mmun au cap de Bonne-Espérance où on le recherche comme aliment :

^queute surtout les prairies humides. Lorsqu'il voit paraître un animal, il laisse un cr j ( |„j eX p r i, ne très-bien les mots qui vive! qui vive! Cette particuari, é, jointe à la cravate, au hausse-col, aux épaulettcs, aux galons que pré-

Bte Son plumage, lui a fait donner le nom d'Alouette sentinelle.

Les Mésanges ont le bec court, conique, droit, garni de petits poils à sa base, yl 'es narines cachées sous les plumes. — Elles sont vives et pétulantes, continuellement en action, voltigent sans cesse d'arbre en arbre, visitent toutes les " a "ches, s'y suspendent dans tous les sens, et souvent, la tête en bas, sans lâj'J' er prise, déchirent les bourgeons, mangent les Insectes et même quelquefois '■* Petits Oiseaux qu'elles trouvent malades ou embarrassés dans des pièges :

'' s 'eur percenl le crâne afin de manger la cervelle.

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