‹ Le jardin des plantesChapitre 21 sur 143 · KHI · texte numérisé non relu

KHI

.ks oiseaux.

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Mésange rlui'li ii< i

La Mésange charbonnière {Paras ntajor, de Linné) est la plus grande des espèces d'Europe; sa taille est de six ponces; son plumage est olivâtre en dessus, jaune en dessous, la tête est noire, ainsi qu'une bande longitudinale sur la poitrine; chaque joue porte un triangle blanc— Cet Oiseau, quoique féroce, aime la société de ses semblables, mais il ne faut pas le mettre en cage avec d'autres Oiseaux, car il les poursuit sans cesse, et finit par les tuer. C'esl surtout lorsqu'elle a goûté de la cervelle de l'un d'eux, qu'elle devient dangereuse : Bechstein rapporte qu'il a vu lui-même une Charbonnière attaquer une forte Caille, et réussir à lui briser la tète. Celle Mésange est commune dans les taillis et dans nos jardins, ou il est facile d'observer ses allures agiles. Kilo plaît surtout par son chant joyeux, dans lequel sont mêlés agréablement ses tons d'appel, fiel;, fiel;, et le cri aigu tiher : rien de plus gai que sa petite strophe repétée vingt fois de suite : skzida , sitùdn, stiti, .slili. Elle niche dans un irou d'arbre, quelquefois aussi dans un trou de mur, ou même dans un nid abandonné d'écureuil, de corbeau ou de pie, Son nid esl Bans art, et se compose de mousse, de laine et de plumes; elle y dépose Imita dix œufs blanchâtres, parsemés de gros et petits points, mêlés de traits rouge fonce, particulièrement au gros bout, où ils forment une couronne. —La pbtitb Charbonnière l'tinu aier, de Linné) diffère de la précédente , en ce qu'elle esl plus petite, et qu'elle a du cendré an lieu d'olivâtre, et ilu blanchâtre au lieu de jaune. Cette Mésange habite de préférence les grands bois de sapin. — La Mes ^nge bablujE ou Moustache l'unis biarmicut, de Linné) diffère des Mésanges ordinaires par la courbure qui se remarque au boul d<- sa mandibule supérieure. Ce

KAMILLK DES PASSEUKAUX COMKOSTRES. 104

l'el oiseau esl de la (aille île la Charbonnière ; son plumage est fattye; le mâle a la tète cendrée avec un bouquet de plumes noires entourant l'œil et se terminant en pointe en arrière. Il habile les marais et les buissons aquatiques, et se nourrit d'Insectes et de graines de roseaux. Son chant esl plein de douceur et de gaieté.

Ortolan.

Us Bruants ont le bec conique, court, un peu comprimé, et le palais porte "" tubercule saillant et dur. - Ils sont presque exclusivement granivores ; on les recherche comme gibier, et leur prise est facile, car ils ont peu de pre- Vl »yance et donnent dans tous les pièges qu'on leur tend. L'espèce la plus çelè »re de ce genre est l'Oinoi.,vN {Emberha horlulana, de Linné), dont le dos est l>run olivâtre, la gorge jaunâtre, les deux plumes externes de la queue ''•anches en dedans. — La délicatesse de sa chair, qui devient très-grasse en ""tourne, lui a donné une haute réputation dans le monde gourmand; mais son ch *nt mérite aussi d'être apprécié; il est varié, et se l'ait entendre au printemps la nuit comme le jour; le mâle emprunte même quelques modulations du tliam (| es autres Oiseaux près desquels on le place.

LesMoineaw forment un genre très-nombreux en espèces, dont le caracle.e est d'avoir le bec conique, plus ou moins gros à sa base, mais point anguleux a 8 « commissure La plupart sont granivores; on les a subdivises en luserms, Moineau p;„ s0/i . Linottes, Churdomerets, Gros-Becx, Bouvreuils, etc. -Parmi ^S Tisserins, ainsi nommés parce qu'ils font leur nid avec beaucoup d art,

LES OISEAUX

en entrelaçant des brins d'herbe, il faut distinguer le H*pubuoai« (Loàia ««•a. de Lathau.) qui habile le cap de Bonne-Espérance. Son plumage et d'un brun ohvatre en dessus, jaunâtre en dessous; la tète et les penl.es sont brunes ces Oiseau* doivent leur no m au singulier instinct qui les fait rapprocher leur, ■nds en grandes quantités pour en former une seule masse à plusieurs corn^ nments. - Les Moineaux proprement dits ont le bec un peu plus court que le, tisserins; ,1 est conique et seulement un peu bombé vers la pointe - Nous citerons pour type notre Moineao domwtiq*. (Fringilla Uomeslica de L.nne; qu.est brun, tacheté de noirâtre en dessus, gris en dessous, avec une bande blanchâtre sur l'aile, la calotte du mâle rousse sur les côtés, et sTgorge noire. - Cet Oiseau pullule dans tous les lieux de l'ancien continent où l'homme cultive les céréales; il consomme une quantité considérable de blé et détruit beaucoup de jeunes fruits; plein d'audace et de sécurité dans nos villes il est défiant et ruse dans les campagnes, et sait longtemps éluder les poursuites du «hasseur. Il mche ordinairement sous les briques des toits, dans les trous des murailles, ou dans les pois qu'on lui offre, et alors il se contente d'arranger négligemment quelquesbrius «le foi,,; mais lorsqu'il place son nid sur les grand. arbres, ,| ] e construit avec beaucoup d'art, et ajoute par-dessus une espèce de calotte qui le met â l'abri de la pluie. Il fait plusieurs pontes par an; chaque l»onte est de six œufs d'un cendré bleuâtre, plus ou moins parsemé de taches "runes. Sa longévité est remarquable : on cite un Moiueau qui mourut en ca„nvite, âge de vingt-quatre ans. '

Les Pinw>,s ont le bec un peu moins arqué que les Moineaux. - Le I'insov okoi. A1RE (Fringilla cœl.-Os, de Linné) est l'un des Passereaux les plus épandus dans nos campagnes. Sa taille est de cinq pouces et demi ; il est brun en dessus ; le dessous est roux vineux dans le mâle, grisâtre dans la femelle il y a deux bandes blanches sur l'aile, et du blanc aux deux côtes de la «Te ' Ce Oiseau q„, habite Ujute l'Europe, est vif dans ses allures,* ! , dan ^ e^an acilea > prendre, faclea élever en cage quand on l'a pris jeune, et capable, dans a se v.tude de s approprier quelques parties du chant des autres Oiseaux. Ce .esultat s obtient surtout lorsque son maître, pour l'e.npècber de distinguer la nuit du jour, la rendu aveugle en lui passant un fer rouge sur les veux C'est atroce, d.rez-vous : bêlas ! vous trouverez bientôt que ce n'est qu'une gentillesse, quand nous vous aurons fait connaître l'origine des pâles Ile foies gras a quelques autres inventions gastronomiques du roi de la nature Les Allemands nemplment pas ce moyen barbare d'e aUon musioâ e et ctpendanl

en aucun heu du monde le chant du l'iuso,, n'est plus prise que',, lie

es amateurs de ce pays ont étudie toutes les nm ! s (l , ' S((I1 r ^3 n

de sa je» „ a échappe , leiir oroi||( , |( . ,.,„„, ,,„ p.^

sensibles avec les sons articules de la parole, ij 8 ,„„ imaginé d'en distinguer les

nombreuses variétés par les syllabes finales de la ■niere strophe que prononce

l Oiseau, et dans laquelle ils ont, bon gréj ,„al gré, trouve des mois allemands. Ainsi, la mélodie qui finit par Wduguièh s,, nomme le Chant du nu; elle esl ^posee de quatre strophes, et quand elle est parfaite, on croit entendre un

lioaT^T i,USSi '" '""""'' Année '••""■I" 1 " . ><■ Fiancé Rràulujam ) , le -*eu* Reuerxoag . elf . ; raais , a |)hls mei . vei ,, eu8e l|( , s 111( q ( „| i( . S( . sl ,,,„,

FAMILLE DES PASSEREAUX (',() M KOSTIi ES.

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qn'ils nomment le double, battement du Uartz, parce que c'est dans ce pays qu'on la observée pour la première fois. Les habitants <ln village de Rouhl font quelquefois trente lieues pour prendre à la glu un de ces chanteurs renommés, et I on a vu un paysan donner une de ses Vaches pour un Pinson qui exécutait les cinq strophes du double. Battement.

Gros-Bec d'Ardennes.

te Pinson ne montagne (FringUlamonùfringilla^e Linné), que 1 on nomme aussi Gros-Bec d'Ardennes, est plus gros que le Pinson ordinaire; sa 'aille est de six pouces et demi, dont deux et demi pour la queue, et un demi Pour le bec, qui est jaune avec, la pointe noire; ses pattes sont hautes de neu 'ignés, et d'une couleur de chair obscure ; toutes les plumes de la tête et de Jones sont noires avec des bordures roussÛtrcs, plus larges et plus prononcées »<« jeunes mâles, et. «'affaiblissant avec l'âge ; la nuque et le ventre sont comme Poudrés de gris blanc, les plumes du dos sont noires avec de larges bouline, «'"n jaune obscur; la croupe est blanche ; tout le devant du col, la poitrine et l( ' s Petites couvertures des ailes sont d'un roux plus ou moins v.f ; les grandes «•ouvertures sont noires avec le bout blanc; les pennes, brun obscur, bordées ; , o Maître; la queue noire est un peu fourchue. Cet Oiseau varie beaucoup. suivant la différence des âges; on trouve des individus a tête blanche a dos en «èrement blanc, etc. - Le Pinson de montagne ne niche point en France c es "ans les forêts épaisses d'arbres verts du nord de l'Europe que quelques voy geurs disent avoir vu son nid. Il n'emigre chez nous que dans 1 h ver u an, 1 le f ™id excessif l'a chasse ,1e sa patrie; mais on le rencontre par myriades en automne dans les forêts de l'Allemagne, surtout quand les favies ont réussi.

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LES OISEAUX

Son chant a peu d'éclat, n'étant composé que do sifflements lésera il ..,

dant susceptible de perfectionnement : un jeune Pinson d'ÀriW.L , C ? pe A ":

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esl (ouiours iirmniTaitP. mm.inon

Chardonneret.

Les Chardonnerets ont le bec exactement conioue sana ,;i,.,. i i point. Ils sont exclusivement granivores. 1,1' "" ''""'""

{Fringilla car due lu, de Linné) est l'un ] J , , , T '' 0RDINAIRE

il a ci pouces trois lignes de Lg eur ^ j£ ^ " e , ^T !

Je masque d'un .eau rouge, une belle .^.^^^££2 terminée par une pet.te marque blanche plus ou moins triangu aire T frec tnces intermédiaires sont blanches à leur extrémité- les denv i,,7 i ,

aussi vers le bout un grand espace blanc. - Son „Td. ^^"ÏÏ de la préférence qu'il accorde pour sa nourriture aux rrain , ,

Plantes de la même famille. Le Chardonneret Sfïi f?? m 1 §td " et devient même familier • mais c'es ,„ ■' fac,,ement a l'esclavage

sif: vous connaisse, le ^Z^ZTT' '^ "" ''"" "" *"" oi " de petits seaux conte, a, 80D e' ' °" le8 °° met ' C ' , '" i COnsi8teà tirer (ours fort docile ■', vZZJ " maB 8 er î c'est aussi un faiseur de

tours tort docile a éducation que l„i d onnent ,,, s batd „ .

même davantage Son cri d'appel diffère de son ramage, qui , es a i o u m ; w S 'î d M d ° S 6 ? b / UD fauve > lea l'"»»"« de l'aile et de la queue

Presque (oui s I, , ? , ' " n " , ' ; '*' '"' C '' sl Pto—Cel Oiseau habite

' "" '«><<«> les contrées de l'Europe : il niche dans les vignes, les taillis et

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FAMILLK DES PASSEREAUX CONIROSTRES.

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les buissons. Le mâle ne partage pas les travaux du nul et les soins de l'incubation, mais il nourrit soigneusement sa femelle, en lui dégorgeant de la pâture, et il cherche à l'égayer par un continue) ramage. Le chant de la Linotte, agréable, brillant et flûte, consiste en plusieurs strophes suivies et bien liées. Les amateurs l'estiment surtout lorsqu'il est entremêle de certains tons aigres et sonores, qui ont quelque rapport avec le chant du Coq; ils disent alors que l'Oiseau coqudine. Ce ramage peut se perfectionner par l'éducation : de tous les Oiseaux de chambre ., la Linotte est celui qui, par la douceur et le flûte de sa voix, rend les airs qu'on lui enseigne, de la manière la plus nette et la plus agréable; mais si la captivité est favorable au développement de sa voix, elle altère l'éclat de son plumage.— Le Takin commun (Fringilla sphinx, de Linné) est, une espèce très-connue, dont le bec se rétrécit vers la pointe, qui est fort aiguë et brune; son plumage est olivâtre en dessus, jaune en dessous, avec une calotte, l'aile et laquelle noires; l'aile porte deux bandes jaunes. — Cet Oiseau ne niche que sur les hauts sommets des sapins. Il s'accoutume à la captivité avec une promptitude étonnante; il exécute gaiement en cage diverses petites manœuvres. On lui apprend sans peine à sortir et à rentrer, mais il faut commencer cette épreuve en hiver : si l'on tient à la fenêtre sa cage ouverte, avec des graines de chènevis et de pavot éparpillées à l'entrée, il y revient, et amène souvent plusieurs compagnons avec lui. — Le Serin vert ou Ci,\i (Fringilla serinus, de Linné) est un Oiseau des montagnes du midi de l'Europe, dont la 'aille est à peu près celle du Tarin ; il est olivâtre en dessus, jaunâtre en dessus, tacheté de brun, avec une bande jaune sur l'aile. Il se laisse prendre facie 'ïient, et devient en captivité le plus aimable des Oiseaux de chambre; il caresse de son bec ses compagnons d'esclavage, et préfère surtout la société du 'Uardonncret, dont il imite, sans peine tous les tons. Sa voix n'est pas forte, ■^ais elle est mélodieuse, et son chant, si l'on en excepte quelques passages qui •"appellent celui de l'Alouette, ressemble complètement à celui du Canari, dont nous allons vous parler. — Le Serin des Canaries (Fringilla cnnaria.de Linné) a le bec plus court que la Linotte; son chant agréable et son aptitude "supporter l'esclavage l'ont répandu partout. Sa patrie primitive n'est pas ''•en connue, et quoiqu'on le trouve à l'état sauvage dans les îles Canaries, l'hisieurs voyageurs pensent, qu'il est originaire de l'Asie.

^ e Cardinal dominicain (Loxia dominicana, de Linné) et le Cardinal

"uppé (Loxia ciicntlala, de Daudin) sont, des espèces rares de l'Amérique mé-

'"bonale, connues sous le nom vulgaire de Paroare et de Pu roare huppé ; ils

11 excèdent pas de beaucoup la grosseur du Moineau franc. Tous deux sont re-

'"arquables par le beau rouge de la tête et de la gorge, et ils se distinguent snr-

° l| t l'un de l'autre parce que, chez le second, les plumes du derrière de la tète,

° n gues et étagées, se relèvent en huppe; le reste du plumage olfre, chez tous

l Ux » une bande noire derrière le col, du blanc sur les côtés, sur la poitrine et

es parties inférieures, et, du noir sur le dos, les ailes et la queue. Leur voix

n e stpas remarquable, et ils la font rarement entendre, mais la richesse de leur

loljc les place au rang des plus beaux Oiseaux du nouveau monde. Les Paroares

J le se rencontrent jamais dans les grandes forêts, ils préfèrent les buissons de

a P'aine, et s'écartent rarement de leur domicile habituel. Ils se nourrissent des

100 LES OISEAUX

graines de l'eupatoire et des graminées, et affectionnent surtout l'arille rouge qui recouvre celles du roucouyer, belle liliacée que vous avez vue vivante dans les serres.

Les Veuves sont des Oiseaux d'Afrique et des Indes à bec de Linotte, qui forment le passage entre ces dernières et les Gros-Becs; toutes ont du noir dans le plumage : de là le nom de Veuve donné à cette section du grand genre des Moineaux.

\ pnve ,\ rallier d'or.

LaVEuvE à collier i) ou [Embemaparadisea, de Linné), nommée aussi la Grande veuve d'Angola, a cinq pouces et demi de longueur; la tète, le dos, les ailes et la queue d'un noir profond ; le collier et le dessous du corps d'un châtain roux vif; le ventre blanc; deux rectrices très-longues, les deux du milieu élargies, roides et pointues. — Celte espèce est commune au Sénégal. Ses mœurs sont analogues à celles des Gros-Becs dont nous allons parler.

Les Gros-Becs ont un bec exactement conique, qui ne se distingue que par son excessive grosseur. —Le Gbos-Bec commun [Loxia coccothraustes, de Linné) est remarquable par sou énorme bec jaunâtre; sa taille est grosse et ramassée; il a six pouces et demi de longueur, le dos et une calotte de couleur brune, le reste du plumage grisâtre, la gorge et les rémiges noires et une bande blanche sur l'aile. Il est solitaire. Bauvage et silencieux, el n'esl susceptible d'aucune éducation, vit dans les bois des montagnes, niche sur les hêtres el se nourrit de toutes sortes de fruits a noyau

KAMII.LI-; DES PASSEREAUX CONIHOSTH K S.

",'jMttchtud

liros-Bec Verdier.

Le Gros-Bec Vebdibh [Loxia clitoris, de Linné) est de la grosseur du Moineau; ou le rencontre communément aux environs de Paris; il a cinq l'ouces et demi de longueur; le dessus du corps verdâtre, le dessous jaunâtre, el 1« bord externe de la queue jaune; son bec est moins gros que celui de I'es- Péce précédente; il se plaît dans les taillis, les jardins, les parcs ombragés; s °n naturel est doux et familier; il supporte très-bien la captivité, et s'accoul, ""e, comme le Canari, au manège de la galère : il vit de graines, de baies et quelquefois d'Insectes; son ramage est sonore, et ressemble un peu à celui ll » Pinson.

Les Bouvreuil ont le bec arrondi, renflé et bombé en tous sens; notre Bourse un, ordinaire [Loxia pyrrhula, de Linné) a six pouces trois lignes de lon gueur; il est cendré eu dessus, rouge en dessous el porte une calotte noire. -Cet Oiseau joint à la beauté de son plumage les qualités les plus aimables; s on gosier est d'une grande flexibilité ; il apprend facilement à chanter et même a Parler; il est susceptible d'attachement. Il niebe sur divers arbres, dans les tail| i*; le mâle nourrit sa femelle pendant l'incubation, et de plus couve a sa l )la ce pendant plusieurs heures du jour. Sa nourriture consiste en baies, en gaines et en bourgeons.

Les Becs-Croisés ont le bec aplati sur les côtés, el les deux mandibules felle- '"«'■i courtes, que leurs pointes se croisent tantôt d'un côte, tantôt de l'autre.

KS OISEAUX

Bec-Croisé Perroquet.

- Le Bec-Croisé Pebboquet {Loxia curai rosira, de Linné) habite tous nos grands bois d'arbres verts, où il se nourrit des semences qu'il arrache de dessous les écailles des cônes de pin et de sapin; sa taille est de six pouces; le mâle a, dans sa jeunesse, toutes les parties supérieures et inférieures du corps d'un rouge de brique teint de vert ou de jaunâtre; les rémiges et les rectrices brunes ; les couvertures de la queue d'un blanc sale; le centre de chaque plume est occupé par une grande tache brune allongée; l'iris et les pieds sont bruns: la teinte rouge disparaît avec l'âge. Le Bec-Croisé construit son nid pendant l'hiver avec des lichens enduits de lérébenlhinc.

Le Dur-Bec [Loxia enucleaior, de Linné) diffère des Gros-Becs en ce que la mandibule supérieure a la pointe courbée par-dessus l'inférieure. Cet Oiseau habite le nord des deux continents, et ses mœurs sont analogues à celles du Bec-Croisé} son plumage est rouge ou rougeâtre ; les plumes des ailes et de la queue sont noires bordées de blanc.

Le Pjque-Bœof Bupkaga africana, de Linné) est une espèce d'Afrique voisine des Gros-Becs, dont le bec, d'abord cylindrique, se renfle aux deux mandibules avant son extrémité qui se termine en pointe mousse. Cet Oiseau a les parties supérieures d'un brun roussâtre; les inférieures d'un fauve clair, qui devient presque blanc vers le ventre; le bec est jaune à sa base et d'un rouge rif vers la pointe. Il doit son nom à l'habitude qu'il a de se cramponner sur le dos des Bœufs, pour pincer fortement leur peau avec son bec, et en l'aire sortir le*

larves de Taon qui s'j logent et dont il fait sa nourriture : il rec ail leur

présence par les élévations du cuir; le Bœuf, (pu se senl délivrer de ce»

KAMILLE DES l'A SSER K A U \ COiMROSTHE S

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botes parasites, se prête sans résistance aux opérations chirurgicales de 'Oiseau.

Le genre îles Cantiques ou Troupiales comprend des espèces américaines, qui "Ht un grand bec exactement conique, gros à la base, singulièrement aiguisé en pointe. Linné les avait rangés dans le genre des Loriots. Ce sont des Oiseaux très-sociables, formant des légions nombreuses, cpii causent souvent de grands ravages dans les champs cultivés. — Le Cassique huppé {Orioltts '■'■isinius, (le Linné) a dix-huit ponces de longueur; le plumage est d'un brun marron sur la croupe et sous la queue; dix des douze pennes de la queue sont d un beau citron ; les deux autres sont d'un noir terne, ainsi que tout le reste du corps. Le Cassique happé habite Je Brésil ; on le rencontre quelquefois dans les forêts vierges, mais le plus souvent dans le voisinage des habitations. Il y vit par troupes et se joint à une autre espèce de Cassique (le Jnpuba), dont le plumage est d'un noir velouté comme le sien, avec des plumes d'un rouge de sang à la coupe. Ces Oiseaux consomment une énorme quantité d'oranges, qu'ils percent 'l'un coup de bec pour en enlever la pulpe, dont ils rejettent les pépins. Les tourterelles, qui recherchent au contraire la graine de l'oranger, sans la pulpe '|ui les environne, viennent enlever les reliefs du festin des Cassiques. Le Casaque huppé construit son nid avec un art et des précautions admirables : il lui donne la forme d'une bourse allongée et renflée à sa partie inférieure; l'entrée «si placée en haut et sur l'un des côtés. U est tissu de lichens, de fibres d'écor- (,, s et surtout des filaments du Tillandsia nsvaUdes, que l'Oiseau a rendus semblables à des crins de cheval. Ce nid est suspendu, tantôt à la pointe d'une 'euille de palmier, tantôt à l'extrémité d'une branche ; mais dans tous les cas, 1 Oiseau l'écarté autant que possible du tronc, afin de le rendre inaccessible aux ennemis terrestres qui pourraient grimper le long de la tige et parvenir jusqu'à ses petits.

L'' TiioiipiAi.E IUltijiohk (Oriolus Baltimore, de Linné) a été rangé dans 1,1 pnre des Cassiques. Sa taille est de sept pouces, les parties supérieures sont " oil 'es; la croupe est d'un orangé verdâtre, les tectrices de l'aile sont noires, ''oi'dées d'orangé, les grandes rémiges sont d'un brun noirâtre, les rémiges secondaires sont noires bordées de blanc; les rcclrices jaunes avec la base et les ,lu "x intermédiaires noires; les parties inférieures sont d'un jaune orangé; la g°rge est. noire, les pieds bruns et le bec noirâtre, tout à fait droit. Cet Oiseau '"'■'ile l'Amérique, et principalement la Louisiane; il établit sa demeure sur les '; ol| ines à pente douce et bâtit son nid merveilleux sur le tulipier; c'est dans les 'euilles et les larges corolles (le cet arbre magnifique qu'il cherche les Chenilles '' l Il 's Scarabées dont il fait sa nourriture. Quand le moment est arrivé de préparer le berceau aérien de leur future famille, les Baltimore* se mettent à l'ouvra ge. Le mâle ramasse des barbes espagnoles, filaments du Tillandsia usneoides, ' lo "L nous avons déjà parle, et il en attache habilement un brin par ses deux ""''■'''mités a deux branches voisines l'une de l'autre; la femelle arrive ensuite. | ns Pecte son travail el pose une libre en travers sur celle de son compagnon: '•«entôt les fils se superposenl et. forment un réseau, qui prend peu à peu la forme "" " i(l ; à mesure que la gracieuse construction avance vers sa fin, l'affection ,l< ' s,| eux ,. |m|lx semble augmenter. Ce nid ne contienl aucune substance chaude.

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