‹ Le jardin des plantesChapitre 22 sur 143 · I.ES OISEAUX · texte numérisé non relu

I.ES OISEAUX

il ne se compose que de barbes espagnoles, et il es) lisse de manière à laisser passer l'air à travers les mailles qui forment son réseau. Les parents ont compris que la chaleur excessive qui approche incommoderait leurs petits; aussi placent-ils leur nid du côté du nord-est ; mais dans les régions moins chaudes que la Louisiane, telles que la Pensylvanie et l'État de New- York, ils le placent toujours vers le midi, et tapissent l'intérieur avec de la laine et du coton. Le Baltimore a des mouvements gracieux qui n'appartiennent qu'à lui ; on le voit courir à petits pas légers, se cramponner aux branches dans tous les sens, et allonger le bec pour saisir un Insecte, en s'accompagnant d'un chant qui se compose de dix notes, hautes, pleines et douces. Avant leur émancipation, les petits sortent du nid, s'accrochent aux branches comme des Piverts, et suivent leurs parents qui les nourrissent pendant quelques jours. Les Insectes au printemps, les fraises et les cerises en été, les figues et les mûres en automne, fournissent au Baltimore une nourriture abondante. 11 émigré dans le sud, où il passe l'hiver, et revient après l'équinoxe aux États-Unis.

Le Tiuhjpiale varié (Oriolus varius, de Linné), nommé communément Elourneaudes vrrgers, présente de grandes variétés dans ses couleurs selon l'âge et le sexe de l'Oiseau; le mâle ne possède sa livrée définitive qu'au troisième printemps; il a six pouces de longueur, le bec bleuâtre, arqué sur sa longueur, le plumage noir, le bas du dos, la croupe et le ventre brun marron ; les pennes secondaires sont bordées de blanc— Cet Oiseau, inférieur au Baltimore, par les nuances moins vives de sa robe, lui est supérieur peut-être sous le rapport de l'industrie architecturale : son nid a des contours plus gracieux, il pèse à peine une demi-once; c'est sur un arbre fruitier qu'il le place ordinairement. Mais il arrive quelquefois que des circonstances locales l'obligent à nicher sur un arbre dont les rameaux ont beaucoup moins de solidité, tel que le saule pleureur, par exemple; c'est alors que son industrie se développe par la nécessité, et que l'instinct devient une véritable intelligence. D'abord le couple témoigne une grande affliction; on voit les époux tourner, avec des cris plaintifs, autour de l'arbre qu'ils sont réduits à adopter pour séjour; ils l'examinent longtemps et semblent tenir un conseil de famille pour discuter les moyens à employer. Puis, avec des brins d'herbe, ils lient en fardeau les branches menues et flexibles du saule, forment avec elles une sorte de panier conique, et c'est dans ee panier qu'ils placent leur nid; au lieu de lui donner une forme hémisphérique comme ils le font sur les arbres fruitiers, ils le fabriquent plus allonge et serrent moins son tissu pour le rendre plus élastique et plus propre à se conformer aux mouvements des rameaux agités par le vent.

LeCvRoucE .Iamac.vï (Orinlus Jamacnii, de Linné) appartient aussi à une section du genre Classique. Il a huit pouces de longueur, les parties supérieures jaunes, avec la tète; les rémiges, une bande sur le dos et lesrectrices d'un noir pur; les parties inférieures sont jaunâtres; la gorge, le devant du cou, le bec •'I les pieds noirs, fiel Oiseau ne S e trouve (pie dans certaines parties du Brésil; sa voix est mélodieuse autant que son plumage esl brillant. Il vit par troupes

'•ans les plaines, sur les goyaviers, ilonl il recherche le fruit à cause de sa l» u| pe aromatique et sucrée. Les semences du goyavier ne perdent point leur lacullé germinalive après avoir eie soumises dans l'estomac de l'Oiseau au Ira-

FAMILLE DES PASSEREAUX CONIROSTRES. Ml

viiil de la digestion : île sorte que ce Carouge, lout en jouissan.1 dti goyavier, assure la propagation de cet utile végétal.

Les Etourneaux se distinguent des Cassiques par un bec tout à fait droit, déprimé surtout vers sa pointe.

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l' Ëtouhineaii commun (Sluruus vulyaris , nommé vulgairement Santont une espèce très-répandue dans tout l'ancien continent. Son plumage P, avec des reflets violets et verts, et tacheté partout de blanc ou de lau ve. Le jeune mâle est gris brun. Les Sansonnets se nourrissent de toutes sortes d'Insceles; ils yolent en troupes nombreuses et serrées, se laissent aisément prendre cl appriroiser, et quoique leur cri ordinaire soit rauque et aigu, 1 éducation peut donner à leur organe vocal une grande llexibililé : ils appren- '"'"' '' siffler, à chanter et même à parler.

Les Corbeaux, donl quelques auteurs font une famille à part, ne diiïereni tellement des autres Passereaux conirostres que par une plus grande taille,

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