‹ Le jardin des plantesChapitre 23 sur 143 · I.I.S OISEAUX · texte numérisé non relu

I.I.S OISEAUX

qui leur permet quelquefois de poursuivre de peins Oiseaux. Linné en faisail trois genres : les Corbeaux propreman Utils, les lîoltiers el les Parattisées. Les Corbeaux propiemrnt dits onl le bec fort, aplati sur les eôles. el ies narines recouvertes par des plumes roides dirigées en avanl.

Le f. iiaiM) Couhkai [forints corax, de Linné e.sl le plus grand des Passereaux d'Europe : il a vingt-trois pouces de longueur; sa taille es! égale a celle du Coq; son plumage est entièrement noir, avec des reflets pourpres el Mena très sur les parties supérieures du corps; le ventre a des nuances verdâtres légèrement chatoyantes ; la queue est arrondie ; le dos de la mandibule supé Heure arqué en avant. 11 vit solitaire, vole bien et haut, sent les cadavres dune lieue, est omnivore, enlève même des Oiseaux de basse-cour, et niche sur des arbres élevés ou des rochers escarpés. Son vol, les diverses indexions «le sa voix et ses moindres actions faisaient à lîome le fond de la science des autres Il s'apprivoise facilement, imite le cri des animaux el la voix humaine, est voleur par Instinct, et cache même les choses qui lui sont inutiles, lelles que' des pièces de monnaie, de l'argenterie, etc. On le trouve dans toutes les parties du monde

norhesa Corneille.

Le l.nriiiKvi; Co rn ei i, i, k Corrus cornue, de Linné), vulgairement nomme la Corneille, estd'im quart plus petil que le Corbeau; la queue est plus carrée et le bec moins arqué. Les Corneilles se tiennent durant l'été dans les grande forêts et se nourrissent de tout, de graines, de Vermisseaux, d'Insectes, de •■haies gâtées, etc. En hiver, elles approehriii par bandes des habitations el se tiennent dans les terres fraîchement labourées, pour enlever le grain et les Insectes; le soir, elles se retirent dans les bois. — Comme le grand Corbeau, la

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FAMILLE DES PASSEREAUX liO.M ItOS TISKS. Il.i

Corneille s'apprivoise, apprend à parler, el dérobe tout ce <|tii brille. Elle habite tout l'hémisphère nord.

La Corneille mantelée (Corvus cornix, de Linné) est un peu plus grosse que la Corneille; elle a le corps cendré, avec la tête, les ailes et la que.ue noires ; elle fréquente les bords de la mer et des étangs, et vit de Poissons, de coquillages et de Reptiles. — Le Freux [Corvus frugilegus, de Linné) est plus petit que la Corneille ; son bec est plus droit et plus pointu ; il est aussi frugivore qu'insectivore ; il vit avec les Corneilles, mais il ne recherche pas les chairs corrompues comme ces dernières. — Le C h o u c a s ( Corvus monedula, de Linné), que l'on nomme aussi la Corneille des clochers, est plus petit d'un quart, que là Corneille; sa couleur est moins noire, et tire même au cendré autour du col et sous le ventre; il niche dans les clochers, les vieilles tours, vit en troupes, et a le même régime que les Corneilles. Il fait une guerre acharnée aux Oiseaux de proie. — La Pie d'Europe (Corvuspica, de Linné) a dix-huit pouces de longueur, la queue longue et étagée; son plumage est d'un noir soyeux à reflets pourpres, bleus et, dorés, à ventre blanc, avec une grande tache de même couleur sur I aile; son bavardage et son penchant au vol sont passés en proverbe: elle esl "mnivore, fait des amas de provisions, se nourrit de graines, de Souris, d'Insectes, de Vers, de chairs corrompues, et attaque même les Poulets et les petits Canards dans les basses-cours. — Le Geai d'Europe (Corme gland anus, de Linné) a les deux mandibules peu allongées et se terminant subitement par une courbure presque égale; sa taille est de treize pouces; son plumage est d'un gds vineux, à moustaches et à pennes noires, remarquable surtout par une grande tache d'un bleu éclatant, rayé de bleu foncé, que forment les couvertures de l'aile. Les Geais sont d'un naturel vif et pétulant, et les plumes de leur front se redressent dans la colère; ils se nourrissent d'Insectes, de graines

surtout de glands. Ils cachent les objets et l'ont des provisions comme la Pie. " s sont éducables et ont du penchant à imiter tous les sons. — Le Cassenoix [Corvus earifocaiacles. de Linné) a les deux mandibules également pointues, droites et sans courbures; sa taille est de treize pouces; il est brun, ta- ' '"'le de blanc sur tout le corps; c'est le moins déliant des Corbeaux. Si vous Je voyiez grimper sur les arbres, en frappant du bec contre l'écorce pour en l'aire sortir les larves d'Insectes déposées dans son épaisseur, vous le prendriez pour "n Oiseau de l'ordre des Pies. Les Casse-noix se nourrissent aussi de fruits et "lème de petits Oiseaux.

Les Rolliers diffèrent des Corbeaux par le bec fort, comprimé vers le bout, a l' 0| iite un peu crochue ; les narines sont nues et les pieds courts et forts. La ■euie espèce européenne est, le Roli. ier commun [Corucias garrula), qui est '' 'a taille du Geai, et dont, le plumage est vert d'aigue-marine, Je dos et les Pennes scapulaires fauves, l'extrémité de l'aile bleue; c'est un Oiseau sociable dv 'ee ses pareils, mais du reste sauvage et criard ; il vil. dans les grandes forêts e chênes et. de bouleaux du nord de l'Europe ; il se nourrit d'Insectes, de pe- ,lts Reptiles, et nous quitte en hiver.

Les Pa+adisées, nommés vulgairement Oiseaux de paradis, ont, comme les °i'bcaiix, le | )( . ( . droit, comprimé, et les narines emplumées; mais ces plumes.

lieu d'être roides el erêles. sont veloutées et brillent d'

'e roides el grêles, sont

un éclat métallique

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LES OISEAUX

Os Oiseaux sonl originaires ( le la Nouvellc-Cuinée et .les îles voisines ■ ils nn< les plumes des lianes effilées et allongées en panaches pins longs que le corpsces plumes donnent prise au vent qui les emporte malgré eux, et. les force de s'élever a de grandes hauteurs pour y trouver une atmosphère plus tranquille Souvent aussi deux des plumes attachées à la croupe prennent la forme de longs filets ebarbés et se prolongent autant et plus que les plumes des flancs - Ces Oiseaux magnifiques n'ont été connus en Europe que par les échantillons dessèches et mutilés dont on se sert pour faire des panaches. - Les naturels du pays leur arrachent les pieds et les ailes, de sorte que l'on a cru qu'ils manquaient réellement de ces membres et vivaient toujours dans l'air, soutenus par les longues plumes de leurs flancs; mais dès qu'on a pu se procurer des individus complets, on a vu qu'ils ne présentaient aucune anomalie, el prenaient place à côté des Corbeaux. — L'espèce la plus anciennement connue estlePARAnisÉE Emehacde {Paradisœaapoda.ûe Linné). Ilestdela taille d'une Grive; son plumage est marron, le dessus de la tête et du col est jaune; le tour du bec et de la gorge, vertd'émcraude. C'est le mâle qui porte ces longs faisceaux de plumes jaunâtres dont les femmes ornent leur coiffure. Cet Oiseau se perche la nuit sur le sommet des plus grands arbres, il en descend pendant la chaleur du jour et se tient caché sous le feuillage. Les Papous lui font une guérie active : ils grimpent à l'arbre pendant la nuit, s'approchent de l'Oiseau jusqu'à ce que les branches refusent de les porter, el altendenl patiemment le lever de l'aurore; au point du jour, avant le réveil de IÉmeraude, ils lui décochent des flèches acérées que leur a fournies la feuille du latanier.

Famille des Téndirostkes. — Nous arrivons à la quatrième famille des Passereaux : ce sont les Ténuirostre*, ainsi nommés à cause de leur bec menu grêle, allonge et sans échancrure. Ils sont aux Conirostres ce que les Becs- Fins sont aux autres Dentirostres. Les Insectes forment leur principale nourri- Mire. — Les SUtelles ont le bec droit, pointu et comprime vers le bout- leurs mœurs sont analogues à celles des Pics, elles entament comme eux l'écorèe des arbres à coups de bec, pour y chercher des Insectes; elles grimpent en tous sens le long des arbres, mais elles n'ont qu'un doigt en arrière. Nous en avons une espèce en Europe : c'est la Sittelle touche-pot (Siila Europœa de Linné,:. Elle est de la taille du Rouge-Gorge; son plumage esl cendre bleuâtre en dessus, roussàtre en dessous, avec une bande noirâtre, descendant derrière 1 œil. - Ce petit Oiseau vit solitaire dans les bois; pendant l'été, il elaldil son nul dans un trou d'arbre; si l'ouverture est trop grande il la rétrécit avec de la terre grasse, de là son non, vulgaire de Pic-Maçon; il est granivore autant qu insectivore. La Sittelle s'éloigne peu des lieux de sa naissance où le trou d'arbre qui lui a servi de berceau lui tient aussi lieu de magasin pour y amasser des noisettes el différentes graines, quelle casse à coups de bec après les avoir fixées entre ses pattes.

Les Grimpereaux sont des Ténuirostres dont le bec est arqué.; ilsdoiveni leur nom à leurs habitudes, qui rappellent celles des l'ics : comme eux, en effet, "s grimpent aux arbres, en se servant de leur queue comme d'un arc-boutaiil. -I comme eux ils ont les pennes de la qu< usées et finissant en pointe roide

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