‹ Le jardin des plantesChapitre 31 sur 143 · IS · texte numérisé non relu

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LES OISEAUX

yeux sont entoures d'une membrane calleuse rouge; une petite touffe de plumes s'élève en cornes de chaque côté de la tête ; la gorge et le dessous du col sont d'un vert brillant irisé; la poitrine et le haut du ventre ont une couleur pourpre relevée de noir irisé; le reste des parties inférieures est roussâtre ; les rémiges sont brunes, ornées de taches triangulaires roussâtres; les lectrices sont d'un gris olivâtre, bordées de brun et rayées de noir ; le bec est brun, et l'iris jaune. Cet Oiseau, qui a trente-quatre pouces de longueur, se trouve en abondance dans le Caucase et les plaines marécageuses qui avoisinent la mer Caspienne ; il se nourrit de baies, de graines et d'Insectes, passe la nuit perché au haut des arbres et niche dans des buissons : ses œufs sont moins gros et plus fragiles que ceux de la Foule ; leur couleur est d'un gris verdâtre avec de petites taches brunes. Le Faisan fut, dit-on, introduit en Grèce à la suite de l'expédition des Argonautes dans la Colchide; on l'élève aujourd'hui dans toutes les parties tempérées de l'Europe, mais son éducation exige beaucoup de soins.

Faisan i collier.

Le Faisan a collier {Phasiantu torquatus, de Temminck) est une espèce de la Chine, dont la taille est de vingt-neuf pouces; les parties supérieures sont noirâtres, nuancées de jaune et veinées de blanc-; le sommet de la tète est fauve, nuancé de vert; les sourcils sont formés de deux traits blancs ; les côtés de la nuque, le dessus du col et la gorge ont une belle teinte verte à reflets violets, avec un large collier blanc, dilaté sur les côtés. Les tectrices de la queue son 1 d un vert clair: les parties inférieures d'un jaune blanchâtre tacheté de vio-

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lel; la poitrine d'un roux pourpré, nuancé ,1e violet; le ventre «l'un noir,,

t^Z7 g , nSeS ' T" CéeS de Vert ; les rectricfiS oli ^^> «adées ,1,'.

larges bandes noires; les p le ds gris, le bec et l'iris jaunes

cnt C F , A,SAN D ° RÉ ( Phnsian » s P'^lns, de Linné), originaire de la Chine Ira 6 '?p, Cédent ' "! Un magnififIUe ° iSeaU ' *" C - ier "pensaU et SS rS E„ ;; ; " t6tê 6St ° r - e d '-e belle huppe couleur d'or; le col est

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>' nom populaire de Perdrix de neige *

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dans le nord de l'Europe : elle a douze pouces de longueur, les parlies supérieures roussâtres, rayées transversalement de briinet.de noir; la tête et les lectrices de l'aile offrent les mêmes nuances, avec addition d'un trait longitudinal blanchâtre ; le front, les joues et la gprge sont d'un roux clair; il y a un espace nu, mamelonné, rougeâtre, entre l'œil et l'oreille; le col et les parties inférieures sont d'un gris cendré, rayé de zigzags noirâtres; une grande lâche rousse, en croissant, orne la poitrine du mâle; les rémiges sont d'un brun cendré, tacheté de blanchâtre; la queue se compose de vingt rectrices, dont les cinq latérales sont d'un beau roux, bordé de blanchâtre, les autres sont rayées de noir et tachetées de roux clair, sur un fond gris: le bec et les pieds sont d'un cendré bleuâtre.

Les Perdrix grises sont sociables, et vivent reunies en famille sans beaucoup s'éloigner du lieu où elles ont pris naissance ; elles se plaisent dans les pays de plaines, où sont des champs semés de blé, el ne se réfugient dans les taillis que quand elles sont poursuivies par le chasseur ou l'Oiseau de proie. La saison de ii'iifs commence pour elles à la lin de l'hiver; alors les compagnies se désunissent, et les couples s'associent. La poule a lieu en ruai; c'est dans les blés ou dans les prairies que le nid est place : il consiste en un peu de paille ou d'herbe grossièrement arrangée, où sont déposes dix-huit œufs d'uB gris verdâtre. La femelle seule se charge de l'incubation, et, pendant ce temps, la plus grande partie des plumes du ventre lui tombent. Les petits courent dès qu'ils sont éclos; le mâle partage alors avec la mère le soin de leur éducation, et tous (U-ux pourvoient à leur nourriture favorite en recherchant des chrysalides de Fourmis; plus tard, le régime des petits devient végétal : ils se nourrissent de graines et surtout de blé, qu'ils retirent Ires-bien de terre, même lorsque le sol est couverl de neige. Pendant la première enfance des jeunes, le mâle el la femelle se déterminent difficilement â partir lorsqu'un ennemi approche; mais si le péril devient imminent, le mâle pari le premier, eu poussant un cri particulier.

volant pesamment et traînant l'aile. La femelle, qui s'envole un instant après lui, s'éloigne beaucoup plus, el toujours dans une direction opposée, d'où elle revient en courant le long des sillons vers ses petits, qu'elle a laissés blottis

dans les herbes : elle les rassemble bientôt et s'enfuit avec eux, si le danger n'est pas encore passe. Le cri d'appel de ces Oiseaux est un chant aigre, imitant assez bien le bruit d'une scie. La chasse la plus usitée Contre ces Oiseaux, dont la chair est si estimée, se fait au fusil et avec des chiens d'arrêt.

La Prrdrix hou<;e Tetraa rufns, de Linné] est un peu plus grosse que la Perdrix grise, et se rencontre plus fréquemment dans le midi que dans le nord de l'Europe : elle a les parlies supérieures d'un gris brun, verdâtre ; le front d'un cendre bleuâtre; la nuque d'un gris rniigeâlre; les joues, la gorge el le liant d\i col. blancs, ainsi qu'un Irait â l'angle postérieur de l'œil ; " nP bande noire se dilate sur la poitrine et les cotés du col en un grand nombre de lâches et de raies : les rémiges Boni brunes, bordées extérieurement de lauve , les rectrices sont musses, a l'exception îles quatre intermédiaires, qui sontd un gris brun; les plumes qui recouvrent 1rs lianes oui une couleur cendrée, bleuâtre a leur base, cl -oui rayées de noir de roux el de blanc a leur extrémité: le bec el les pieds soûl rOllgOS.

FAMILLE DI'.S GALLINACES.

l'i'iinx rouge.

-Xst SXXS 1 : el r- s ' le penchant *» coiii - * *■

*» clairières, où elle L !Ï . P T' BUr - la ,isière des boisel dans

vi -nt e „ soci ; té; ^ e efo e c 1-™- 'es brou f ail.es. Les Perdrix rouges

■»* ^e nom,^ cl^ " s " T^ " réU " iSSent Ct f ™« -ur approche, elles ne X^t TOS t„ ! ^^«^«efois; quand le chase^orde divers côtés x lf «"«nMe, et prennent souvent leur

<l6S •»»«- ! lu re S T ur r ~ enS r, e Parmi leS '—-l'es ou le J ■ grises. - La B ARTA ; E ™ " œ " rs so » 1 ^ mêmes que celles des Perdrix L ;"" e ) »« diffère de ?££ !? D "* GREC « DE ( *** — «M«, e

«•nage p lus cerulre Eu ™^ ^ q«e par une plus grande taille e un du m ' d ;°eI'Earope; sa cha r ^ l ^«"g des grandes chaînes de montagnes

Les Celles sont plus petite ! / f ^'f a celle de la Perdrix rouge. queue est courte, penchée vers 1 TtZ ^ : leuF b ec est plus menu ; leur ellesnontpas de sourcils rouges, e leur " ^ par les P 1 ™». de la croupe;

var.ee. de brun et de gris, avec une slrie blanche ' ^ P 31 "" 68 su P é ™»res «le chaque plume ; le sommet de la tète est v rî °" r ° USSatre Sur le mi "eu trois raies blanchâtres, dont les deux lai ra M f"™ ," ^ '' 0USSaL, ' c ' !1 î « -ire; la poitrine roussâtre ; l'abdo men et | P ^ *? ^ 5 la gorge est noir et les pieds couleur de chair L^a U LTï T™***" 1 ' e ^ '-"e « 'a poitrine blanchâtre, parsemeet ££ Se^tf "' "

LES OISEAUX

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Caille riniinuun'

Cel Oiseau, qui semble lourd et mal conforme pour voler, esl célèbre pur ses migrations : il arrive en France au printemps et nous quille en automne; il traverse la Méditerranée pour passer en Egypte, en Syrie et en Afrique. Les Cailles se réunissent alors en troupes nombreuses, et volent de concert, le plus souvent au clair de la lune ou pendant le crépuscule. Quand elles rencontrent sur leur route une île ou un rocher, elles s'y abattent pour se reposer; aussi leur chasse est-elle très- fructueuse dans quelques îles de l'Archipel. L'instind émigrant esl si profondément inné dans ces Oiseaux, qu'une jeune Caille tenue en captivité dés sa naissance, éprouve, à l'époque du passage, < l( ' s inquiétudes quj lui enlèvent tout repos : elle s'agite et s'élève dans sa cage, comme pour se disposer à partir, et se briserait même la tête si le dessus de s" prison n'était en toile. Les Cailles vivent isolées, hors le temps des migrations; le mâle ne prend aucun soin de la couvée ; c'est a terre, et le plus souvent dans les blés que la femelle dépose ses œufs, donl le nombre est de huit à douze. Ces Oiseaux ne perchent jamais; leur nourriture se compose de semences, d« graines el de toutes sortes d'Insectes. On chasse les Cailles au fusil, avec "H Chien d'arrêt ; on les prend aussi avec un filet, el l'on peut, en imitant leur chant, les faire tomber dans des pièges.

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