CHANT DES OISEAUX
18 baux.— La voix «les Oiseaux est, comme la nôtre, un souffle vibrant, mais leur larynx est bien différent du nôtre. Rappelez-vous la structure de l'organe vocal dans l'espèce humaine : après l'arrière - bouche et avant la trachée, est une petite caisse indiquée extérieurement sur le cou par la saillie que l'on nomme vulgairement pomme d'Adam. Sur cette caisse vient se poser, quand nous avalons nos aliments, mie espèce de petite cuiller nommée épiglotte. La cavité de celte eaisse, à laquelle on a donné le nom de ghtie, est très-peu spacieuse; elle communique avec la bouche en liant, et avec la trachée en bas, par deux petites fentes
longitudinales, dirigées horizontalement d'arrière en avant. Les deux lèvres de 0B la fente inférieure se nomment les cordes vocales, et ce sont elles qui, tendues ou relâchées, produisent les sons varies de la voix humaine.
Dans les Oiseaux, la fente supérieure
est très - éloignée des cordes vocales.
Cette fente, que l'on nomme larynx
. supérieur, a ses lèvres immobiles, et
" est pas recouverte par une épiglotte; au bas de la trachée, c'est-à-dire au
l>omt ou elle va se bifurquer pour former les bronches, est une traverse os
seuse surmontée d'une pellicule ou membrane en croissant; de chacrue côté
l^elir/YT tr , aVC1 ' Se ° SSeUSe ' c ' est - à " di - à l'origine de chaque bron^
„ ip . fen V l0nt leS deux lèvres sont de véritables cordes vocales. Le
" le arceau des bronches est séparé par une membrane du dernier osselet
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En résume, chez les Oiseaux, la trachée r>i tô i-,.. r
les, on en rencontre ,1m. Chez les Oise™, ,!„„, , e C J M ,,, |IC „ , mMi ?l
Organe de la respiration et de la i 'lie? les Oiseaux i.
r\''r!'T'\ L : La "S ,,e -- (1 s - c;lotle rapérknrc. - M. Muscles dp l'hyoïde - H <>• , -, <■ U Glotte intérieure. - B. linmcl.es. - B. Ouverlure ,'es bronches - 1- rl n(ll , ' hy ° We - ~ W>e 2. (. i. Glotte inférieure. - C. Membrane en croissant. - B. Bronche. - B ().' Br be ouverte
LES OISEAUX
d'oison an tonne .le croissant n'existe pas, et chez ceux qui ne chantenl point, ioc miitwles du larynx manquent toujours.
Œ^s des Oiseaux. -Pour terminer ces considérations générales, nous reste à parler de l'œuf des Oiseaux, et des précautions dont il est 1 objet. Dans les premiers temps de sa formation, il ne se compose que du jaune, enveloppé dans une pellicule membraneuse, que vous avez pu observer bien souvent. Sur un point de ce sac est une petite tache blanche, dans l'intérieur de laquelle se développera plus lard le petit Oiseau ; bientôt ce jaune s'enveloppe d une matière glaireuse, qui est le blanc de l'œuf; enfin, il se forme autour de cette nouvelle couche une petite membrane à double feuillet, dont externe , ^encroûte peu à peu d'un dépôt terreux et constitue ainsi la coquille. C est < n cel état crue l'œuf est pondu. ,
Nids des Oiseaux. - Maisavantde pondre cet œuf, la mère semble avoir «ressenti qu'il aurait besoin d'être déposé mollement sur un coussin qui put dev m pli, tard un berceau moelleux, chaud et solide pour 1 être débile e nu sort de prison. Alors commence la construction des nids : le maie et la femelle j t; il nten commun. L'art prodigieux qu'ils déploient dans cette arclntec u e Le provient point d'un enseignement ou d'une tradition ; car de jeunes Oiseaux u pondent pour la première fois, et qui n'ont jamais vu leurs parents, exécutent !' Ses travaux que leurs ancêtres, et bâtissent des nids absoument semblables Aussi faut-il regarder ces admirables manœuvres comme le résultat, non d'une précision, mais d'une sorte de pressentiment intérieur dont 1 animal ne se renu aucun compte, et qui le porte à exécuter des actes utiles a la conservation de son espèce. ,
Les parois de ces nids ont pour charpente des pailles et des liges flexibles, cimentées avec de l'argile. Mais cette argile, cominentl'Oiseau l'a-t-il délayée .- Il l'a délayée avec de la salive : les glandes placées sous la langue sont devenues le s iéo-e d'une sécrétion extraordinaire ; elles ontfourni une quantité énorme de salive° visqueuse, qui fait de l'argile un mastic parfait. La maison achevée il .•Mit de garnir l'intérieur d'une tapisserie molle; c'est la laine et le crin des Mammifères, ce sont les poils et les aigrettes des plantescolonncuscsqu.cn font les frais Que de voyages, que de fatigues, pour accumuler ces légers matériaux T est souvent même aux dépens de leur propre substance que les parents fournlssent un matelas à leurs petits, et pour cela ils arrachent le duvet fin qui garnit leur poitrine. C'est ainsi que VEider abrite ses petits, comme nous vous le dirons bientôt; et le précieux édredon n'est autre chose que la couchette destinée ou- l'Eider à sa famille, couchette que l'Homme confisque à son profit.
Le nid à peine terminé, la ponte a lieu. Les œufs sont d'autant plus nombreux „ue l'espèce est plus petite, et il n'est pas, je pense, nécessaire de vous en .lire i raison -l'Aigle en pond deux seulement, et leRoitel* une vingtaine. Maisiœu. oui avantd'èlre pondu, possédait la chaleur du corps de la mère, a besoin .1 être SZ à «ae Uératu- régulière pour que ,1e petit £-«g,
e>s.alorsqu'arr 1 vel; M H.nodel;d,oriensedelm: (( /,^-.L ;1 tenell, .onwMsœuf avec une cons.anee que rien ne lasse, e. qui altère quelquefo.S sa sa, le. Dans quelques espères, le mâle partage ce son, avec elle ; dans beaucoup d autres, .1 va lui chercher de la nourriture, pendant qu'elle reste accroupie sur ses œufsiSOU-