‹ Le jardin des plantesChapitre 5 sur 143 · VOYAGES DES OISEAUX · texte numérisé non relu

VOYAGES DES OISEAUX

vent il chante pour charmer les ennuis de sa compagne. - 11 arrive cependant que sous la zone torride, oùla chaleur du soleil suffit pour favoriser le développement de 1 Oiseau dans son œuf, la mère se contente de creuser dans le sable une I \wrr ,° U 6 dep0Se S6S œufs: mais ceci n ' est &™ cas exceptionnel. jours le U1CUbatl0U Vai ' ie Suivant Ies es l Jeces ■• «■ Poule couve vingt et un

e n Mo,2 "^ ^™^ le Canard, vingt-cinq; le Serin, dix-huît ; l'OioauiîL et Ti ¥"* k m ° ment de l ' éGl08i0n est arrive, le petit brise la nTen \ * u* ^^^ U n ' aU, ' ait ?" r0m P re les murailles qui l'enferlui sm Z m , " aVWL amé 1,extrémite de «0" l^ec d'une pointe cornée, qui lui sert de marteau, etqui tombe quelques jours après sa naissance.

de la eonvir, neS S ° nt é ? lûS ' Vmtiyité de la n ° U1Tice succède au repos fatigant Ïs léZl ni ^"T ^ a m6re VOntchereher d c la pâture pour leur famille. dansïSnÎr ? * "T^ **" affamés u " alime " t 9* « séjourne r v ^ a îo , ! S y , 6St ammallSé; US S '° CC "P ent ensuitc de leur éducatmn avec une fiance inqmete, qu on ne peut observer sans attendrissement La mère dirige les premxers pas de ses enfants, les appelle quand elle a tro wé du but leur enseigne et les encourage à voler, et si un ennemi s'approche e L le dé emi

v r ;:: ac D e ;r of cle ' quelles f soient sa faibiesse e! sa &Kï£E

Z GE .' Oiseaux. -En traitant des nombreuses familles de h

classe des Oiseaux, nous exposerons les mœurs propres à chacune belles en

. .cuber ; mais de tous les instincts qui les agitent, !e plus eu LT, Jet Le

LonsTe "S b r e r UP d ' eSPè T S S0,U S ° 11,ClteeS à ™^' dan/cemine; saisons de 1 année. Les miyraiwns des Oiseaux sont la partie la nlus i„r„ m

Fe ens,ble de leur histoire. Les uns, qui vivent d 'insect" u L la 1W

en automne pour en aller chercher sons des latitudes plus mériSn es uis

t^Ts ulirk A d ' autres - u faitt un **-^ ^ÎX2SZ

nord o.Vik T 1 '' ma ' S ap '' ès le m0is de mai > ils remontent vers le

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exécuten rt aVa " 1 les .P remiers ^oids pour redescendre vers le midi; il

•Xb à cdld î ™ 18rati0nS P ar an ' D ' aUtreS V6ulent constamment un é nrïn temn, , "^ "' llS ab a>"lonnent la zone torride vers la fin du

KÏÏÏÏ" S ChGZ 7" ^ *?' m ° is l6S 1 J1US "' ^ nous quittent 'I tomn Tes rtl's ^ *? qU1 ° Ut beSOi " d ' UD fr ° id ™ Aé ™'> »* ^ à l'au- Printem^sven s °;ï laleS ' V^T **"** m ™ à ™ S "° S COntrees > «. le

Ce n'est P a to io , "' Ve '' S Ie n ° rd P° ur * faire leur Pote,

les Oiseaux'lm 1 P ° c "; r ° UVer *" m °^ S de Subsista »c<3 plus faciles que

aussi pour pondre leurs œuf HT ^ ** '" f ''° id °" ,0 Chaud ' souvent tique de la mue. Mais ce qut .K""' "" ^ P ' US d0UX ,e ^P 8 Cri " qu'elles ont lieu avant qu la raml £ aW T™*, ""' "" ^^^ °' eSt ait rendues nécessaires ; ce n'e t a , on T ° U î^"™ ^ Ia SaiS ° n les par leurs parents, car d jeune is Jx" & l" 'T ""^ 'f^ 9UX pe,its sance, et éclos dans des cages saï™^

certaine époque, le besoin de voyager; ainsi vZ^^Z^ ^ «ver sans sortir de sa cage, qu'il parcourt mille fois d'un bout à 1W '""' -te d'agitation fébrile : c'est ce qui faisait dire a Cuvie^ J^S Z

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LES OISEAUX

dans le cerveau îles images innées et constantes, qui les déterminent à agir comme le font communément les sensations ordinaires et accidentelles; «c'est, dit-il, une sorte de rêve ou de vision qui les poursuit toujours, et, dans tout ce qui a rapport à leur instinct, on peut les regarder comme des espèces de somnambules. » Vous comprenez maintenant la justesse de ce mot instinct, qui signifie littéralement : aiguillon intérieur.

^Classification des Oiseaux. — Les zoologistes se sont, à diverses époques, occupés de la classification des Oiseaux, et le grand nombre d'espèces (il y en a cinq mille de connues, dont la plus grande partie se trouve au Muséum) a rendu ce travail d'autant plus difficile que l'organisation de ces animaux présente une grande uniformité. La structure de leur bec et de leurs pattes étant en rapport avec leur régime alimentaire, les caractères de première valeur, tirés des organes internes, se sont, en quelque sorte, traduits au debors par la conformation des organes au moyen desquels l'Oiseau saisit sa nourriture. Nous nous servirons de la méthode de Cuvier, que l'on regarde généralement comme la moins imparfaite de toutes celles qui ont été publiées jusqu'à ce jour.

Cuvier divise la classe des Oiseaux en six ordres : il y en a cinq qui n'ont qu'un doigt ( le pouce ) en arrière (et ce doigt manque quelquefois) ; le sixième ordre présente le doigt extérieur tourné en arrière comme le pouce, ce qui l'ait deux doigts antérieurs et deux doigts postérieurs : cette disposition permet à l'animal de grimper le long des arbres avec plus de facilité ; de là le nom de Grimpeurs donné aux Oiseaux qui composent cet ordre : tels sont le Perroquet, le Pivert,

le Coucou, etc.

Le premier des cinq ordres précédents comprend les Oiseaux dont le bec et les doigts sont recourbés, très-forts, et propres à déchirer la chair des animaux dont ils se nourrissent : ce sontles Oiseaux de proie, ou Bapaccs, tels que l'Aigle, le Vautour, le Hibou, etc.

L'ordre des Gallinacés présente un bec médiocre, renflé en dessus et propre seulement à saisir des graines ou des vermisseaux ; le port des Oiseaux qui le composent est généralement lourd, et les ailes sont courtes : ce sont le Coq, la Perdrix, le Faisan, le Pigeon, etc.

L'ordre qui vient après les Gallinacés renferme les Oiseaux qui ont les tarses élevés, les jambes dégarnies de plumes vers le bas, et la taille élancée, tels que le Héron, l'Ibis, la Cigogne, etc.

Dans les quatre ordres que nous venons de vous mentionner, les doigts sont libres, c'est-à-dire plus ou moins complètement séparés les uns des autres : l'ordre qui fait suite aux Échassiers offre des pattes médiocrement longues, terminées par une large nageoire : cette nageoire est formée des doigts antérieurs, réunis entre eux par une membrane flexible ; ces pieds palmés sont propres à la nage, et ont fait donner aux Oiseaux qui constituent l'ordre en question le nom de Palmipèdes: nous prendrons pour exemple le Cygne, le Canard, etc.

Enfin vient l'ordre des Passereaux, dont la place naturelle est entre les Rapaces et les Grimpeurs, et que nous citons le dernier parce qu'il ne présente que des caractères négatifs : en effet, les Passereaux n'ont pasles doigts crochus et vigoureux comme les Rapaces ; ils n'ont pas deux doigts en arrière comme les Grimpeurs; ils n'ont pas le bec, le vol et le port des Gallinacés; ils n'ont pas

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