ORDRE DES MALACOPTÉKYGIENS ABDOMINAUX
'te, d'autres à caudale très-grande, d'autres enfin dont les yeux sont énor- Bent gonflés ; tous ces accidents résultent de l'éducation domestique que
> u ' aninial. — Si vous voulez assister au développement des Poissons dorés,
aurez soin, dans le mois de mai, d'enlever avec un filet fin le frai, c'est-à-
es œufs qui flottent à la surface de l'eau, vous le transporterez dans un
Ut n e ' n ^ eau ^ Ue vous ex P oserez au soleil ; bientôt vous verrez éclore les pe-
à d °' ssons °i 11 ' d'abord sont noirs, comme nous l'avons dit, et ne lardent pas
Se eillr d'un beau rouge avec des reflets d'or et d'argent. Ces petits animaux
nservent très-bien pendant l'hiver, dans des bocaux de cristal, pourvu
do'o 8 e ' eur e au toutes les semaines, qu'on ne les prenne pas avec les
déi" S ' et surtout «lu'on ne les laisse pas un seul instant à sec— Leur taille ne
^ SSe guère celle du Hareng, et leur chair est très-délicate. par AUliEAtI commun (Cyprinus barbus, de Liane ) ressemble à la Carpe et ' f? e P' nes et ses barbillons, mais il s'en dislingue par ses nageoires dorsale dan i **"' SOnt tr ès-courtes; sa tète est ohlongue, aplatie en dessus; il abonde pied 6S eaUX claires et vi ves, et parvient quelquefois à une longueur de dix nao ~ Ij(3 g <>u.ion (Cyprinus gobio, de Linné) a des barbillons, mais ses ses* 0lres anale et dorsale manquent d'épines; il ne dépasse guère huit pouces; Pes ! ageo ' res s °nt piquetées de brun, et sa tête est fort allongée. Il vit en troules r 8 " 8 n ° S CiUIX douces, P^se l'hiver dans les lacs, et au printemps remonte H Ieres l'our frayer. Il se nourrit de Vers, d'Insectes aquatiques, et se (C« •• aUSS ' lr< ^ s " av ' t ' c de chairs corrompues. — La Tanche vulgaire écajn m " S U " C "' C,e Linné) ne diffère des Goujons que par la petitesse de ses brtm e . 6t a brièveté de ses barbillons. Elle est courte, grosse et d'une couleur 'fiais 1 !" 1atre ou même dorée; elle habite de préférence les eaux stagnantes; br atna . 0ca ^ te 'nflue sur les qualités de sa chair. — La Brème [Cyprinus c ourt e ' 1° , a ^ " a "' rayons épineux ni barbillons ; sa nageoire dorsale est de vj no .| ** en ar n«re des ventrales, la nageoire anale est longue et composée
Les ^f/" neUf ru y° ns - C'est un assez bon Poisson, qui se multiplie aisément. — esp ec CS ' nom 'nés vulgairement Poissons blancs ou Meuniers, sont de petites de r, ! . C1U| onl la dorsale et l'anale courtes, et manquent d'épines ainsi que arge' . lllons - — L'ablette (Cyprinus alburnus, de Linné) a le corps étroit, pe u p] 6 ' }|- lllant > les nageoires pâles, le front droit et la mâchoire inférieure un "'aux d S gue - ^ e Poisson, long de sept à liuit pouces, abonde dans toutes les s °ncor° UCeS ( ' e lEuro P e - L|, s écailles qui garnissent les côtés et le dessous de 'a faW PS 1,oss èden(, un brillant métallique et nacré, qui les fait rechercher pour qui a|) . fles l'eues fausses. — Le Vékon (Cyprinus phoxinus, de Lmne), il n'a |,ai ' t ' 0,UnMssi à la section des A blés, est le plus petit de tous nos Poissons : écailla &Ueie , ' Ue tlois P 0,H; es de long; son corps est tacheté de noir, et ses
L e „ 0nt Sl Petites, qu'elles échappenl presque à la vue. niais uT''''*^'"'"'^'' comme celui des Cyprins, là bouche dépourvue de dents est
allouée
es lèvres qui l'entourent s propres à sucer; la tète est petite, le corps
''evêlii de petites écailles et enduit de mucosité; les nageoires ven-
petite dorsale. Telle quelquefois longue dix barbillons. Ce
tral esg lcve "-u de petites écailles el enduit de mucosité; est la T° Utfort e " arrière, et au-dessus d'elles est une seule p< d'un P j e °i CHE d ' ét ang (Cobiiu fossilis, de Linné), qui est' e ■ av ec des mies longitudinales brunes et jaunes, et
- 7(l LKS POISSONS.
Poisson vit longtemps dans la vase des étangs, même lorsqu'ils sont desséchés ou gelés. Il jouit d'une singulière faculté, qui a été constatée par un naturaliste allemand : il avale sans cesse de l'air, et le change dans son tube digestif en acide carbonique, qu'il rejette au dehors.
La deuxième famille des Malacoptérygiens abdominaux (les Èsoces) se distingue de la première parla conformation de la bouche : le bord de la mâchoire supérieure est formé presque en entier par l'os intermaxillaire, qui seul porte les dents. - Le genre des Brochets se reconnaît au museau, obtus et aplati, et à l'armature de la bouche qui se compose de plusieurs centaines de dents en carde, hérissant le palais, la langue, les arcs branchiaux et les os du gosier. - Ils ont le corps allonge et comprimé, une seule nageoire dorsale placée vis-à-vis de l'anale, et les écailles dures et cornées.
Brochet.
L'espèce d'Europe est le Brochet commun [Esox ludus, de Linné), est, après le Requin, le plus vorace et le plus destructeur des Poissons : il dévore des animaux presque aussi gros que lui, et atteint quelquefois quatre à cin<| pieds de longueur; sa croissance est rapide et sa longévité très-grande. On estime sa chair, qui est blanche, ferme, se divise par feuillets, et offre une saveur agréable. On le pêche par divers procédés ; on le chasse même a coups de lusil, après l'avoir attiré entre deux eaux, au moyen d'un miroir réfléchissant les rayons du soleil.
Les Exocets, qui appartiennent à la même famille que les Brochets, se disimguent surtout par l'excessive grandeur de leurs nageoires pectorales assez étendues pour les soutenir quelques instants dans l'air, comme vous l'avez vu pour les Daclyloplèrex : de là le nom de Poissons volants, qu'ils partagent avec ces derniers. - L'E.xocet de la Méditeiibahéb (Exocelus exUiens, ,l " Bloch) est reconnaissahle à la longueur de ses nageoires ventrales, placées pl« s eu arrière que le milieu du corps. — L'es V Exocelus volituas, de Bloch, quia les milieu.
La troisième famille des Malacoptérygiens abdominaux est constituée par |e genre Silure : elle se distingue par l'absence de véritables écailles; la peau est nue ou bien garnie de plaques osseuses. - Les Silures propres ont la bouche fendue au bout du museau, et une forte épine qui constitue le premier rayon de h" nageoire pectorale, et qui est articulée avec l'épaule, de façon que l'animal l»eut a volonté le rapprocher de son corps on l'en écarter pour' le Qxer perpe""
espèce la plus commune de l'Océan est ventrales petites et placées avant h'
OHDUE DES MALACOPTÉKYGIENS ABDOMINAUX 271
airer »ent et s'en servir comme d'une arme dangereuse. — Le Silçbïî
l'Euf 1 " ( Silurus 9 lnnh ' de Linné) est le plus grand Poisson d'eau douce du
nâir ° Pe; S0 " ° 01pS 6St lisSe ' verclàtre ' tacheté de noir en dessus, blanc-jaue en dessous ; la tête est grosse, et porte six barbillons. — Ce
Précéd
luelun r • ' '" — """ 6*"°°^> v " i'«"c oiA uaiumuii». — t-ette espèce esl,
trouve i°' S " gUe de plUS de S ' X pieds ' et pése J UsqU à trois cents livres - 0n la dans 1 leS rivières de l'Allemagne et de la Hongrie : elle se tient cachée
a vase pour guetter sa proie. Sa chair est grasse et comestible. — Le électrique (Silurus eleciricus, de Linné) se distingue de l'espèce méat r^ e " CG qU H na P °' nt de na 8 eoire rayonnée sur le dos, mais seulc- (lela e SUl - qUeUe Une petite na S eoire f ormée d'un repli de la peau, contenant PectorT SSe 6t dépourvue (lc ravons : en outre ' U manque tout à fait d'épine aux moins d ° nt leS rayons sont enti èrement mous. Il a six barbillons ; sa tête est gai 11 810SSe qne son corns > 1 ui est Tenttè en avant - H habite le Nil et le Séné- Co mmot° SSè(le ' Comme Ie G y mno,e et la Torpille, la faculté de donner de fortes A rab P ° "t" 8 e ' ectri( I ue s : de là le nom de Tonnerre, sous lequel le désignent les et a Ppareil produisant ces commotions est un tissu cellulaire graisseux
1 ani U | YU de mi(s nom l ) reux, qui est situé entre la peau et les muscles de
La
qtiatri
rieme famille des Malacoptérygiens abdominaux est formée par le
•eiir r ^ a ' wo > ue Linné. — Les Saumàns sont nettement caractérisés par
•l'une '^ S ^ ca '" eux et une première nageoire dorsale, à rayons mous, suivie
est as e , con d c > petite et graisseuse; ce sont des animaux voraces, dont la cbai Sd Piue. "
J inne) dont la taille atteint quatre et même six pieds de longueur; le
s . ~~"« r"-mc ci. graisseuse; ce soin ues animaux voraces, don! » 1 ^ 7~ ^ a P' us g ranc ' e espèce du genre est le Saumon coji m 01
' Saint*
souvent "' , flancs bleuâtres et le ventre argenté sur les côtés ; on remarque •ion nr | SUl tête et ,e clos t,es tac,ies irrègulières de couleur brune, mais l'ac-
f, °s est :
Vivent
l°urchi ° n ^ ce *l e ,eau douce les efface rapidement; la nageoire caudale est où j] s ..' e la chair rouge. — Les Saumons habitent toutes les mers arctiques, §''ande t Ulnent pendant l'hiver seulement : au printemps, ils entrent en obs| ac | ou P es ''ans les rivières, et remontent vers leur source, sans qu'aucun Uiilje,, nuisse les arrêter. La peuplade émigrante chemine en bon ordre au ei ï tètp C0Ul 'ant ; elle forme deux longues files ; la plus grosse femelle marche ils S e t ' 6S l )ms Petits mâles sont à l'arrière-garde. Leur allure est bruyante ; plu s p , er) t près de la surface de l'eau si la température est médiocre, cl t ' re dan» . U ° nd ' S " ' a cna ' eur est forte ; ils avancent lentement, mais le moin- Peuv e , u & f . acc, 'lère tellement leur natation, que l'œil ne peut les suivre; ils Uri e e.-io., , 6 , rs dix lieues par heure. Quand ils rencontrent une digue on ls la gravissent en prenant pour point d'appui leur queue vigou-
eascade.
fe u
élei
en ;
toinb e ■
fleuve s ] ans .' Cconra nt supérieur. C'est ainsi que ces animaux remontent les
Us e et jT ' «'«'vissent en prenant pour point <l appui leur queue vigou-
élevé, il g , 1Sscn t av ec agilité le long des pierres du déversoir : si l'obstacle esl en ar' c •■ an P"ient sur un rocher, et redressant tout à coup leur corps courbe
ïl
' s s élancent en l'air à nlus de quinze pieds de hauteur pour aile u uap-
Petits r • S ' CUreml > <ieliure jusqu'à leur source; là ils cherchent dans les Pu 'Ssen*t7i?u aUX 0t ' es droits tranquilles un fond de sable et de gravier où ils
ch
ni
e de C f P ° Ser lcu, ' s ,, ' ,l,s ; puis, à l'automne, ils redescendent vers l'emboues neuves, et vont hiverner dans l'Océan. — Les œufs que la femelle a
LES POISSONS
déposés dans un enfoncement creusé par elle ne tardent pas à éclore; les jeunes Saumons grandissent rapidement; et quand ils ont atteint un pied, ils gagnent la mer, comme leurs parents; puis, vers le milieu de l'été qui a suivi leur nais^ sance, ils rentrent dans les fleuves, pour aller pondre à leur tour. Voyageurs comme les Hirondelles, ils reviennent comme ces Oiseaux dans les mêmeslocalités; on s'en est assuré en attachant un anneau de cuivre à la queue de plusieurs de ces Poissons, et en leurrendant la liberté : l'année suivante, à la même époque, ils reparaissaient dans la même rivière. La chair du Saumon est très-cstimée, mai 8 vous savez qu'on s'en lasse facilement : en Irlande, en Ecosse et en Bretagne, pays sillonnés par de petites rivières où abondent les Saumons, les domestiques des fermiers stipulaient autrefois dans leurs conditions de service qu'ils ne mangeraient de ce Poisson que trois fois par semaine. Aujourd'hui que la fa' cilité des communications permet le transport rapide du Saumon dans les grandes villes, les riverains le vendent au lieu de le manger, et cet article est l'objet d'un commerce qui prend de jour en jour plus d'importance. — On pêche le Saumon à la fourchette, à la ligne, au lilet; mais le moyen de capture leph'S commode et le plus productif est le barrage permanent des rivières fréquentées par ces Poissons.
La Tkuite saumonée (Salmo iruila, de Linné) a la chair de la même couleur que celle du Saumon; tout le dessus de son corps est marqué de taches noires, en forme d'yeux oud'X; les supérieures sont quelquefois entourées d'un cercle plus clair. Ce Poisson parvient à une grande taille, et pèse quelquefois huit à dix livres; il quitte la mer vers le milieu du printemps, et remonte les rivières jusque dans les plus hautes montagnes. Mais les ruisseau" qui se jettent immédiatement dans la mer sont les localités où l'on pêche l fi8 meilleures Truites saumonées.
La Truite commune [Salmo furio, de Linné), qui abonde dans les ruisseaux d'eau claire et vive, a la nageoire caudale peu échancrée, et la chf" r blanche; elle est plus petite que les deux espèces précédentes, et ne dépasse guère douze ou quinze pouces de longueur; le dos est marqué de taches b<'"' Des, les flancs offrent des taches rouges entourées d'un cercle clair; les teinte 1 du fond varient à l'infini, depuis le blanc et le jaune doré jusqu'au brun fonce-
L'Eperlan [Salmo eperlaaus, de Linné) ressemble beaucoup aux Truites» mais la membrane des ouïes n'a (pie huit rayons. Son corps est sans tachespetit, brillant des plus riches teintes d'argent et de vert clair. Sa chair *'* exquise; on le trouve dans la mer et à l'embouchure des grands fleuves.
La cinquième et dernière famille des Malacoplérygiens abdominaux étal réunie par Linné dans un seul genre, le genre Clupea. — Les Chipes se d> 8 '
tinguent des Saumons en ce qu'ils n'ont point (h; nageoire graisseuse I' 1 » 1 '
par un pli de la peau et dépourvue de rayons. Cette famille comprend les H' 1 rengs, les Aloses, les Anchois, etc.
Le Hareng commun [Clupea Harengus, de Linné) a la lèvre super' " non échancrée, et l'ouverture de la bouche médiocre; ses arêtes sont fines nombreuses; il a les dents visibles aux deux mâchoires; la carène du vl '" est peu marquée; les nageoires ventrales naissent sons le milieu de la dorsa ^ Ce Poisson habite les mers polaires, sons les glaces desquelles il se relire |>
ORDRE DES MAL ACOPTÉR YGIENS ABDOMINAUX. 275
"oiuqueinenl. A la lin de l'hiver, part de celle retraite commune une im-
nense colonne qui se dirige vers le Sud, et se subdivise bientôt en colonnes
P ruelles qui se répandent le long des côtes de l'Europe, de l'Amérique et de
'■ s 'e, sans toutefois dépasser le 45° degré de latitude septentrionale. Au mois
avril, les Harengs commencent à paraître dans les eaux des îles Shetland,
. Vers " a An tic juin, ils y arrivent en légions innombrables, formant de vastes
cs serrés de plusieurs lieues d'étendue, et ayant plusieurs centaines de
°*s d'épaisseur. Ils pondent en roule, et leur frai, qui recouvre la surface
a mer dans une grande élcndue, ressemble de loin à de la sciure de bois.
après ils se répandent sur les côtes de l'Ecosse et de l'Angleterre, et à
' oinne ils abondent dans la Manche depuis le détroit jusqu'à l'embouchure
^eine. C'est au-dessus de cette latitude nue les Harengs sont l'objet d'une Pèche ■
qui occupe des Hottes entières. Les Hollandais y employaient autrefois
- mi|| e bâiiinents, et nous lisons dans le Récit d'un vint Pèlerin, adresse à
'•les VI, ro j t i e France, par Philippe de Mézières, que ce dernier a vu dans
'las de mer Ions de quinze lieues et large de deux, situé entre le Dane-
1 K et la Norvvégc, les Harengs passer si serrés, qu'on les pourvoit laitier n
" ee > il y avait dans ce détroit quarante mille bateaux pêcheurs moulés cha-
. (le huit hommes, sans compter les grosses et moyennes nefs, qui ne fai-
'autre chose que recueillir cl saler en caque les Harengs qu'on avait pê-
' * 0| is pouvez juger par là quelle pèche de Harengs il se faisait en Scanie.
"quelle importance elle était pour la consommation de l'Europe. Aussi
ait-elle souvent des querelles sanglantes entre les Puissances nui cherchaient à • j
ua se supplanter successivement dans ce genre d industrie, à une époque
pèche de la Morue ne se faisait pas encore à Terre-Neuve. Aujourd'hui
l eue du Hareng, quoique beaucoup moins importante, est encore une
e source de richesses pour tout le littoral des mers du Nord; les Améri-
> 'es Ecossais, les Anglais, ainsi que nos pêcheurs, s'y adonnent en grand
, '''e. Celle pêche se l'ail avec des lilels de cinq à six cenls loises de long.
le bord inférieur est alourdi par des pierres, et le bord supérieur main-
u a flot au moyen de bouées OU de barils vides ; les mailles sonl assez grandes
" Permettre au Hareng d'y enfoncer la tète jusqu'au delà des ouïes, mais
s ne laissent pas passer les nageoires pectorales, et le Poisson reste prison-
jusqu'à ce que les pêcheurs retirent leur filet à bord : quelquefois il y a
< e milliers de Harengs engagés dans les mailles, que tout, le filet s'en trouve
hftri'li * non 'i
et rompt sous le poids. — Les meilleurs Harengs sont ceux que l'on prend
P "San Nord ; une l'ois arrivés aux côles de basse Normandie, ils sonl épui-
> et leur chair est sèche et désagréable. La prodigieuse multiplication de ces
ïiaux cessera de vous étonner quand vous saurez qu'une femelle de moyenne
s 'J n< eur renferme plus de soixante mille œufs.
a Sardine {Clupea sardina, de Cuvier) est une espèce du genre Hareng,
g 1?. P ar ^délicatesse de sa chair; elle habite l'océan Atlantique, la mer
* j-"!"" et la Méditerranée. Pendant l'hiver, les Sardines se tiennent dans les
1 oiondeurs de la mer; au mois de juin, elles se* rapprochent des côtes, réunies
i|M J nnn mhrables légions. La pêche de la Sardine se l'ail au filet comme celle
^Harens
Si niais les mailles sont plus petites, et les pêcheurs, pour y attirer !.
-''' LKS POISSONS.
Poisson, jettent de temps en temps à la mer un appât d'une odeur Ires-forte, qui cons.stc en œufs de Morue conserves avec du se], et nue Ion nomme rogne. Un seu coup de ,let en prend quelquefois cinquante nulle : c'est principalement s es cotes de Bretagne que se fait cette pèche productive; et depuis l'embou- «<•'«"' de la Loire jusqu a la Manche, Ton voit, à la marée montante, arriver .ne quantité de bateaux qui viennent déposer leur Poisson dans des établissemon s nommes presses , ou Ion s'occupe de la salaison de la Sardine La de kurier 6 ^"^ **"* ''^ ^^ d '° liV '' aro,Matis « e de ff^ofle et de feuilles Les A^es différent des Harengs proprement dits par une echancrure au -heu de la machmre supérieure. - L'Alo» commune (Qupea a^, de Lrnne est plus grande et plus épaisse que le Hareng, et atteint jusqu'à trois P'eds de longueur; ses dents sont invisibles, elle porte une lâche irré-uliere »oire derrière les ouïes. Celle espèce habite nos mm, et remonte au printemps dans les grands fleuves, par troupes nombreuses : c'est alors seulemenl que sa chair est Ires-bonne; le Poisson pris à la mer est sec et de mauvais -oùt
Les Anchois différent nolablementdes Harengs par leur gueule fendue jusque '<"" «emere les yeux, par des ouïes encore plus ouverles, et dont les rayons sont au nombre de douze pour le moins, et par leur petit museau pointu qui sa, le en avant de leur bouche. - L'Anchois vlm.owkk (Clupmenchrad. cholus, de Lume) est long de trois à huit pouces; son dos es, brun-bleuâtre son
ventre et ses lianes argenles, ses écailles I Ires et caduq„es.Ce Poisson que
I on emploie surtout comme assaisonnement, se pèche surtout dans la Méditerranée, mais on ,■ (rouve aussi sur les côles occidenlales de l'Europe jusqu'à
a f er Ba,tIt ' He - , Li Il1 ' se ^g^ralemenl pendanl la „,,i,, ,,. réussi d'au-
lant mieux que la m,,, es, plus obscure : un bateau se place dans le lieu IVequente par les Anchois, on allume su, ,,p ()nllln feu vif ( , fiamban, place dans un grand réchaud; bientôt les Anchois, attirés par la lumière arrivent en grand nombre, et se pressenl autour ,lu bateau ainsi éclaire : a un signal donne, les au res bateaux pécheurs viennent tendre leurs filet* autour de celui qui porte la lumière; puis le U-n est éteint ,o„t à coup, on bat l'eau pour effrayer
le8 Am ' h0,S 'I'" f " M *«*>«*« et s'e, aillent dans le reseau don, on les a
environnes.