ORDRE DES MALACOPTËRYGIENS SUBBRACHIENS
Cet ordre a pour caractères les rayons des nageoires mous, et les nageoire
wnlrales suspendues aux os de l'épaule, sous les pectorales. Il se compose
presque uniquement des grands genres Gadus et fiemmecu. .le Linné. - Les ("«les son, reconnaissables a leurs nageoires centrales attachées sous la gorge
'• «Jguisees en pointe. Leur corps esl peu comprime, a écailles el a nageoires mâchoires son, armées de dénis pointues, inégales, disposées sur
" râpe. La plupart vivent dans les mers Ironies, el
plusieurs
el faisant
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°*t l'objet d'une pêche importante, à cause de la qualité de leur chair, qui est Manche et divisible en feuillets.
Muni
Jil Moruk [Gadii.i Morrlma, de Linné), nommée aussi Gabémau, a, pour itères, trois nageoires dorsales, deux anales, et un barbillon au bout de
la lacl
ichoire inférieure. Elle est longue de deux à trois pieds; le dos est gris,
leltî de jaunâtre, et le venlre est blanc. La Morue habite l'Océan depuis h la n'' USC ' U aU 60 ' '' e g'' ( ' àe latitude boréale, niais c'est surtout sur les côtes de
, ° nv ége, dans le voisinage de l'Islande et dans les eaux de Terre-Neuve.
• onde ce précieux Poisson. Pendant l'hiver, il se lient dans les couches
so r US f )10 ^ on( ' , ' s ( ' c ' ;1 Hier, et, en été, il se rapproche du rivage pour jeter
fin' a ' • l 11 ' 1 ''"' et la préparation de la Morue sont une branche d'industrie
diminué de beaucoup l'importance de la pèche du Hareng; nous y en-
■i «s tous les ans douze mille marins, bretons et normands, dont les deux s au moins se rendent à la côte de Terre-Neuve. Cette navigation périlleuse Us f' 1 ' 1 '' CSt la lnoillom 'e école pour former d'habiles et courageux matelots. t an |« n V eur Pèche, tantôt au moyen de seines longues de cinq cents pieds. ,. ° a la ligne, en amorçant leur hameçon avec des Capelans ou du Haloc^' ■ , ' , ^ cnei "' adroit prend quatre cents Morues par jour. Dans certaines l eUj . ?• I( ' s lâcheurs, en attendant l'arrivée des Capelans, se bornent a jeter Cnei , S lg " es s ;nis amorces, et à tes retirer brusquement, de manière à accrois avec lou|, s hameçons les Morues qui se trouvent a leur portée, et celte
livre économique suffit pour leur procurer une pèche abondante. On ^oiiservii i« m cor lvll »'"e, soit en la salant, soit en la faisant sécher sans sel, soit cu-
oij e et > 'a faisant sécJaer au soleil après l'avoir salée. — La petite Mobuk .
M 'iscii (Gathii Cul/anus, de Linné), (iue l'on nomme à Paris Fau.v
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es t tachetée comme la Morue, mais elle est d'ordinaire beaucoup plus ^ u, e. et la mâchoire supérieure dépasse l'inférieure; c'est la Morue la plus
0l 'i'cuse à l'état frais; on la recherche surtout sur les côtes de la Baltique. jj^ es Merlans diffèrent .les Morues en ce qu'ils manquent de barbillons. Le son"!" VN COAUILJN {Gadus Merlangu*, de Linné) est. long d'environ un pied ; <los est gris-roussâtre pâle, son ventre argenté, et sa mâchoire supérieure
LES POISSONS
plus longue que l'inférieure. Il habite les côtes de l'Océan, et sa chair est légère etsapide.— Le Merlan noir, ou Grelin [Gadusearbomriw, de Linné), est plus grand du double ; sa couleur est brune, et sa mâchoire supérieure plus courte- Il vit en grandes troupes dans l'Atlantique; on le sale et on le sèche comme la Morue. -Le Merlan j a une, ou Lieu [Gadnspollachiw, de Linné), est presque aussi grand que le Merlan noir; ses mâchoires sont les mêmes; il esl brun en dessus, argenté en dessous, et a les flancs tachetés ; sa chair est presque aussi estimée que celle du Dorsch et du Merlan.
La Merluche, ou Merlus (Gadus merluccim, de Linné), diffère des Merlans en ce quelle n'a que deux nageoires dorsales. Elle est longue d'un à deux pieds; le dos est gris-brun, la nageoire dorsale antérieure esl pointue, cl la mâchoire inférieure plus longue que l'autre; elle abonde dans la Méditerranée et dans l'Océan ; les Provençaux la nomment Merlan.
Les Pleuroneetes, ou Poissons plais, ont le corps très-comprimé latéralement, et Irés-élevé verticalement; un des côtés de leur corps est fortement colon' : l'autre est de couleur blanchâtre; c'est ce dernier qui est inférieur quand l'animal nage. Mais ce qui rend les Pleuroneetes remarquables entre tous les Vertébrés, c'est le défaut de symétrie de leur tête : les deux yeux sont placés du même côté, c'est-à-dire du côté coloré, qui est toujours dirigé vers la lumière, le reste de leur corps participe un peu à cette irrégularité; les deux rôles de la bouche ne sont pas égaux ; les deux nageoires pectorales sont rarement semblables. Les autres parties ne sont pas sensiblement irrégulières: leur nageoire dorsale régne tout le long du dos, et l'anale occupe presque tout le bord inférieur du corps. Il y a des individus contournés, qui ont Jes yeux places d'un côté qui n'est pas le même que pour le reste de leur espèce; d'autres sont colorés sur leurs deux faces; d'autres enlin sont blancs à droite '■l a gauche. Ces Poissons se tiennent au fond des eaux, comme appliqués sur le sable ; aussi einploie-l-on, pour les prendre, des filets traînants.— Les Plies sniil de forme rhoillboïdale, et Ont les yeux à droite; leur nageoire dorsale »<' s avance que jusqu'au-dessus de l'œil supérieur, et laisse un espace nu entre elle ei la nageoire caudale. — La Plie pbanche, ou Carrelet (Pleuroneetes Plaicssa, de Linné), se reconnaît aux six ou sept tubercules formant une ligne sur le côté droit de la tête, entre les yeux, cl aux lâches aurore qui tranclient sur la couleur brune de ce même côté du corps; sa longueur égale trois Ibis sa hauteur: ses écailles sonl minces et molles ; sa chair est tendre et trèsestimée On en pèche quelquefois dont le poids s'élève jusqu'à seize livres. L" 1 ' abonde surtout sur 1rs côtes de la nier Baltique.— La Limande (PleuronecW Limnnda, de Linné) a le corps plus haut, comparativement à sa longueur; elle port» une ligne saillante entre les yeux; la ligue latérale, régnant le long & ses flancs, ci qui est connuunenieni droite, éproim > forte courbure audessus de la pectorale; ses écailles sont Apres comme les dénis d'une lime : à f là le nom de Limande; le côte des yeux esl brun-clair, avec quelques tâche 8
effacées, lui s el blanchâtres. Celle espèce esl commune sur nos rôles;" 11
I estime à Paris plus que la Plie franche, parce qu'elle supporte mieux |r transport ; sa chair esl agréable pendant l'hiver ; niais à l'époque <U\ frai. 'I'" a lieu dans la saison chaude, elle esl plus molle el moins sapiclc.
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ïiii'imi.
^ " es turbots ont pour la plupart les yeux à gauche; leur nageoire dorsale |,' nc e jusque vers le bord de la mâchoire supérieure, et règne, ainsi que l e a e > jusque tout près de la caudale.— Le T u rbot (Pleuronectcs maxinms) a liei'/' 18 I ' 10l1 '' ,0ïl ' a| . presque aussi haut que long, et hérissé, du côté brun, de sur erc, 'les; il parvient souvent à une taille considérable, el se pèche
]>réf'° UteS n ° S co,es - ^° Poisson, dont la voracité est extrême, fréquente de t{ e . enc ^ ''embouchure des fleuves et des étangs voisins de la mer; là il se l'his n ° a i . e ( ' ans ' ; i vase, pour s'emparer plus facilement de sa proie. C'est le
Hou " lme { ^ GS ^°' 8Sons plat 8 - Nous ne vous parlerons pas du goût effréné des H,,j '. " s ue 'empire pour ce Poisson; les riches gourmands achetaient à tout \ es Turbots péchés dans l'Adriatique, et surtout aux environs de Ravenne
Citerons seulement le Turbot historique péché dans les eaux d'Ancône, c 'empere,,,. Domitien sur un
s er ,
s ' en trouvi
at qu'on fil faire exprès parce qu'il ne
,-">;< pas d'assez grand pour le contenir entier. Ce Poisson illustre fut
.„ Ie «1 un sénatus-consulte : Domitien ordonna aux sénateurs de discuter h
« e nrc de si,,,. ■ , . .
D «uce qui lui était le mieux approprie
1 ■<■ sénat mil aux voix celle affaire importante,
Et le Tarbot fui mi> a la sauce |ii(|Uaule.
In 11
°valè AnnuE [Pleuronecux likombu*, de Linné) est un Turbot à corps plus
"'oiti'. ri" 8 tubercul «8; les premiers rayons de sa nageoire dorsale sont a Chj Cn ' res > et ont leur extrémité divisée en plusieurs lanières. Le côté gauchi' Com ^ rpses|: l)r,ln . marbré de taches rougeâtres el jaunâtres. Ce Poisson, très-
l . Un sur nos rôles, ; j n | gourent un poids très-considérable ; sa chair est
'^-estimée.
cel| e ^ 01 " 'e corps oblong, le museau rond, plus avance que la bouche:
côté d lestcont °WJée du côté opposé aux yeux, et garnie, seulement de ce même
et r ^ ° . es ''ents en \elnnrs : leur nageoire dorsale commence sur la bouche § ne jusqu'à la caudale, ainsi que l'anale: la ligne latérale est droite— La
2T« LES POISSONS
Sole commune {Pleuronectex Solea, de Linné) est brune-olivâtre du côté droit, qui porte les yeux, et grisâtre â gauche ; la nageoire caudale est arrondie, et les écailles sont tenaces : c'est un des meilleurs Poissons de nos côtes. On le trouve à l'embouchure des fleuves, et on le pêche au harpon dans les eaux peu profondes. Son nom de Sole lui vient de sa forme, analogue à celle •l'une semelle; les anciens le nommaient Solea Joins (Semelle de Jupiter).
Les Éckénéis forment un petit genre tout à fait tranché dans l'ordre des Malacoptérygiens subbrachiens : leur tête est couverte par un disque aplati, qui se compose de lames cartilagineuses transversales, dirigées obliquement en arrière, dentelées ou épineuses à leur bord postérieur, et très-facilement mobiles, de manière que le Poisson, soit en faisant le vide entre elles, soit en employant les épines de leurs bords, se fixe aux rochers, aux vaisseaux, aux Poissons et surtout au Requin. — L'Éciiénéis iiemoka, de Linné, vit'danS la Méditerranée et dans l'Océan. Les anciens avaient chargé son histoire de traditions fabuleuses : ils prétendaient que ce petit Poisson se nourrit par la succion qu'il exerce avec son disque, et ils lui attribuaient le pouvoir d'arrêter subitement la course du vaisseau le plus rapide. — Il y a, dans les eaux de l'île de France, une espèce voisine du Rémora, que les Cafres emploient â la pêche, en la lâchant â la poursuite des Poissons et des Tortues marines, et la ramenant â l'aide d'une ligne attachée â sa queue, dès qu'elle a fixé son disque sur sa proie.