ORDRE DES MALACOPTÉRYGIENS APODES
Cet ordre est caractérise par les rayons des nageoires mous et par l'absent des nageoires ventrales ; les Poissons qui constituent cet ordre ont une forme
allongée, une peau épaisse, molle et peu écailleuse : la pluparl apparti Mit. au
grand genre des Anguilles, dont les écailles sont comme encroûtées dans une peau grasse e( épaisse, et ne se voient bien qu'après le dessèchement : l'opercule est petit, entouré circulaireinent par les rayons de la branchic, et enveloppé comme eux dans la peau, qui ne s'ouvre que fort en arrière par une espèce de tuyau; cette disposition, abritant mieux les branchies, permet" l'animal de demeurer longtemps hors de l'eau sans périr.
L'A .\ huilée commune [Murœna Anguilla, de Linné) apparlienl à la section de celles qui ont des nageoires pectorales el des ouïes Couvrant sous ces nageoires; les nageoires dorsale et caudale sont prolongées autour de '"
queue, et y forment par leur réunion une caudale poi ; enfin la nage"! 1 '''
dorsale commence a une assez grande distance en arriére des pectorales- -* Cette espèce varie en couleur selon les localités qu'elle habite; les individu* qui vivent dans les eaux limpides ont le dos vcrdâlre, rayé de brun, cl le veiil' r argenté; ceux qui séjournent dans la vase sont d'un brun noirâtre en dessus et ja*nâtre en dessous. La forme du museau varie aussi beaucoup. — L'Angi"" 1 ' commune se trouve dans presque tous les pays: elle est Ires-vorace. tres-agil'''
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la g 8 a,v . ai li é T r ? aUSS ' hien qu ' e11 avant ' et sa l ,eau est si gisante, (ju'on ne peut quitte "r A " 8 " llle vit également dans la mer et les eaux douces; elle ea "x do!' " lain!l " e " 1 Ia llie '' dans sa première jeunesse pour remonter dans les le s étano 068 ' , Gt " y relounie «l»'» râ 8 e adulte. On irouvc les Anguilles dans nent enf • " ^^ aUSS ' b ' en fI " e dans les "vières; ^ jour, elles se tien- Se creu " C< î eS (,a " S la VaSC °" caehées daBS ,les l, ' ous à deax issues, qu'elles stafiWflj i 8 <1U rivage- Da " S les cI,aleurs de l'été, elles fuient les eaux
herbes d 0,,t com 'l )tion les ferait l )él ' ir : ell es se cachent alors sous les Porter à t '' 1VagCS ' ct mème V voiiienl ,le l'obscurilé de la nuit pour se transv °ya»es ,aVeiS Cllam l ,s (lans un éUm ë'- dans u " e rivière ou dans la mer : ces c ertaine s SOnt - q " eIqUefoiS très " lon 8 8 ' et Io " rencontre souvent la nuit, dans 'nés, des Anguilles qui rampent sur l'herbe comme des Serpents.
Loi'snu ' — — o-"""" "i"' """l'ci" aui i uciutj comme ues aerpems.
iieni t Se . cheresse est ex trême, au lieu d'émigrer, elles s'enfoncent profon-
Ule «t dans la vase et
y restent enfouies jusqu'à ce que l'eau y soit revenue ;
OU g ,. .
agilité d ' CS A " suilles vivre aillsi pendant plusieurs années, et reprendre leur
L e f tes Celles retrouvaient leur élément naturel, eo mm en 0lNGRE (M" rœna Conger, de Linné) est une Anguille dont la dorsale est Plus I° e aSS6Z P ' éS deS P ectorales ou meme Slir elles ; la mâchoire supérieure attei nt ", 8lle ! |uo linf érieure. Il habite toutes les mers de l'Europe; sa taille ^oiresll U(il0 ' S d,l(] à S ' X 1,ie<ls ' Ct Sa grosseur celle de la jambe; les nalon 8 de l° r n ale Ct analC S0 "' bordees de lloir ' et la ]i 8' ne latérale qui règne le
La M es , flancs csl - ponctuée de blanchâtre; c'est un Poisson peu estimé. pect °ral es R Y * ( Mur<ena Belena, de Linné) manque tout à fait de nageoires ° 1)ei, cules s i ranehies s ' wvrent par un petit trou de chaque côté; leurs P °isso n est t ln " lces ' 1( '" rs l "'^ ms tr ès-grêles et cachés sous la peau. — Ce de tro 's pied " U "' bni (le brun e' de jaunâtre; il atteint souvent une longueur laisa 'ent un «. Ct f**' llCSt ,ros " l ' , 'l ,; " ul " dans la Méditerranée; les anciens en CULé le i„. • gr Cas ' Le ,tonli "i" Hirrius est le premier qui ait conçu et exé- ^utl u '
s ervi r si x ' ncoi icevabl ■■ Mlm '" , ' s ' dont le prix s'élevait à une somme énorme. Celle ^ e ' a folie G ** l '! 1 '" ;,CC0l 'dée à la Murène, par uns prédilection qui tenait mai,,e . iss'i ^ e ,, S0Uti " 1 Pendant plus de deux cents ans. Anlonia, illustre Ro- Cllél ' ie ', mort . 1 " le tlCS l )r, ' l " il ' n ' s familles de l'empire, pleura une Murène
de Ces P ■ ' ' CS Viviers d«> Raina rnuin f.il oiiic af«,i»i .!„ Io ,.„ I'....
,, U j J ' H ul;l 'dir des viviers destinés à ne contenir que des Murènes, et
servi» ■"' " s "" re P as donne à César, qu'on venait dénommer dictateur. v " Six m'.n.. m. . . ......
mon ri™»™!» tauiiiics uc i empire, pieuiii une murène
'oisso' 3 a " S „ 1( ' s vivi, ' ls '' , ' Baïes - Crassus fut plus affligé de la perte d'un
elaie »tparv USf]Ull " el ' avail eléde la mort de ses I rois enfants. Les Romains
I° ix d e fa, "
•' apprivoiser des Murènes, au point qu'elles accouraient à la
( ' 0l> Se m]jla] M ma ' ,l(i: ' "' Il;lil a,lx opercules de ces Poissons des anneaux
de Petites Mu° S '" X , I "'" ,la,lls d'oreilles que portaient les jeunes Romaines, ei llU ' Cll l lonot . ,ei "' s d'or, assemblées en l'orme de chaîne, et disposées en collier, Cxtr action° l )s "" des objets de parures qui distinguaient les femmes de haute
Enfin
" 1aills aj(J |° U ' Coin °' e de démence et de dépravation, quelques riches Ro-
61 da "s la vît a ' L '" ll()l " Cl! ' u ' des i>0 ' sso " s dont ils faisaient leurs délices;
SU| '»om s ,.. , G 0U les a "eiennes familles s'étaient si longtemps glorifiées des
eur décernait la reconnaissance publique, dans la Ville où Mu-
LES POISSONS
cius reçut le nom de Scœvoia ou gaucher, à cause de sa main droite brûlée devant Porsenna, où Fabius s'honorait de s'entendre appeler Cunetalor, le temporiscur, où Scipion se nommait l'Africain, et Paul-Emile, le Macédunique, on vit un Sergius Murène et un Sergius Dorade s'enorgueillir de leur surnom, comme s'ils eussent conquis une province. — Vous vous rappelez sans doute ce bon Védius Pollion, dont la tendresse pour ses Murènes était poussée si loin, qu'il leur jetait de temps en temps ceux de ses esclaves qui avaient cassé un vase ou commis quelque faute : ces animaux voraces, dont la morsure est cruelle, avaient bientôt fait disparaître la proie humaine destinée à rendre leur chair plus savoureuse et plus délicate.
Gymnote électrique.
Les Gymnotes diffèrent des Anguilles en ce que la membrane fermant I e * ouïes s'ouvre au-devant des nageoires pectorales; la nageoire anale règne soU s la plus grande partie du corps, et le plus souvent jusqu'au bout de la queuemais il n'y en a pas du tout le long du dos, de là le nom de Gymnote, sig' n '' liant en grec dus, nu. Ils habitent les rivières et les mares profondes '"' l'Amérique méridionale. — La plus remarquable des espèces de ce genre est 1 ' Gymnote électrique [Gymnotus elecïrkus, de Linné), appelé vulgaireu'e" l'Anguille électrique, qui atteint cinq à six pieds de; longueur; sa tonne 68 toute d'une venue; sa tête et sa queue sont obtuses; sa couleur est d'un l ,eil " vert olive, le dessous de la tète est jaune, mêlé de rouge ; deux rangées d e petites taches jaunes sont placées symétriquement le long du dos, depuis ,a tète jusqu'au bout de la queue : chaque tache renferme uni' ouverture qui exorè 1 " une matière muqueuse. La naturea pourvu ce Poisson d'une batterie électriq 1 "' qui peut donner des commotions assez violentes pour abattre les hommes* les Chevaux : il use de son arme à volonté, et en dirige ses décharges dans ' sens qu'il lui plaît; il foudroie ses victimes, même à distance, car il lue de I» 1 des Poissons; mais son pouvoir s'épuise par l'exercice, et ne renaît qu'ap r un long repos et une nourriture? abondante. L'appareil à l'aide duq ncl Gymnote produit ces commotions règne tout le long du dos et de la q 1 "' 1 "'
et consisl i quatre faisceaux longitudinaux, composés (le laines m c
braneuses. parallèles et très- rapprochées entre elles; ces lames sont réu' 1,c