ORDRE DES MALACOPTÉRYGIENS APODES. 2N
Jules" inli " i,e f ' e lame,les disposées en travers, et formant ainsi de petites buer r mP d " ne " ialié, ' e gélatineuse; dans cet appareil viennent se district Bot i ne ' fS ,rés " vol,Imi,ieux - C ' est ; >'ix savants voyageurs, MM. Humboldt
Gvttin 1 \' q " e n0 " S deV01 ' S IeS ' létails les 1>lus curieux 8ur les habitudes du ùL B e ectrique ; voici le passage de leur récit qui se rapporte à la pêche lc c « singulier Poisson :
«m/ U8 |)ÎU ' tîmes le ,9 mar8 > ,le grand matin, pour le petit village de lînsim des séH " ; d<î " à 1CS IndieDS n0 " S conduisire,lt à un ruisseau qui, dans le temps ,; l«sia y' iSSCS ' forme un l,assin (, ' eau bourbeuse, entouré de beaux arbres de avec il' n ' S et de Mimeuses a fle,irs odoriférantes, La pêcbe des Gymnotes quis'enf GSt (l ' ès,,ilïicile ' à cause de l'extrême agilité de ces Poissons,
( |u'il s '1, " Cent ' (,a ns > vase comme des Serpents.... Les Indiens nous dirent "ne id ! ent l ,, ' d,er avec des Chevaux. Nous eûmes de la peine à nous faire •'evenj 6 i Cette P e CAe extraordinaire; mais bientôt nous vîmes nos guides non d" la savane ' °" ils avaient fait une battue de Chevaux et de Mulets I omptes. Ils en amenèrent une trentaine, qu'on força d'outrer dans mare.
p^j e ,lllU extraordinaire causé par le piétinement des Chevaux fait sortir les
s citihi°n dC ' a VÎISe Ct l<3S CXC ' tC a " coml,at - Ccs Anguilles, jaunâtres et livides, ppegg de g r ands Serpents aquatiques, nagent à la surface de l'eau, et se
p 0ns " e e nl sous ''• v entre des Chevaux et des Mulets. Les Indiens, munis de harttQsd' 6 roseaux lo ngs et minces, ceignent étroitement la mare; quelqueslement ntlC i CUX montenl Sl "' los ai ' 1,rGS i]onl ,es branches s'étendent horizonta- (,e leursT " >SSU . S de la 8urface de l'eau. Par leurs cris sauvages et la longueur bassin L ° UelS ' i,s em pèchent les Chevaux de se sauver en atteignant la rive du batteries e M A " g - UilleS CffrayéeS ^ défendent par la décharge réitérée de leurs l °ir . p) ° cl, ' 1( l" cs - Pendant longtemps elles ont l'air de remporter la vie- ''CÇoive ,"| SU '"' S Cnevaux succombent à la violence des coups invisibles qu'ils Par la f toutes parts dans les organes les plus essentiels à la vie ; étourdis D'à,,,,, Uce ot la fréquence des commotions, ils disparaissent et se noient. îg ' 1; dc |n nls, la crinière hérissée, les yeux hagards et exprimant l'an-
n ° se - se relèvent el ch
8ont r --"' c "L ei enerchent à fuir l'orage né du sein des eaux, mais ils
'"'c pa • " SSes ' îar ' <!S '"diens au milieu de la mare ; cependant un petit nom-
'' ive , br h 8 , ; l0l, 'l )( 'r la vigilance active des pêcheurs : on les voit gagner la
toemhmJ 1 " ena( I ue P a 8. s'étendre sur le sable, excédés de fatigue, et les
Dl es engourdis.
Pie dsde i "^ (1(!C ' IIK I m '»iHes, deux Chevaux élaienl .noyés; l'A nguille ayant cinq * le l °1te l'éi 8 ' 6t 8fl Pré88ant c(mlre ''' ventre du Quadrupède, l'ail une déeliwge visc ères et" l!" 1 " de 80 " or g ane électrique ; elle attaque à la fois le cœur, les 'effet p,. i ? 'dexus cœliaque des nerfe abdominaux : il est tout simple que '"''srpiele'i» 1 " Sl " ' ,S ,;i "' Vi,llx soit plus fort que l'effel produit sur l'homme, s °nt prol i n '"' ''" ' n,l< be que par une de ses extrémités. Les Chevaux ne ' )6s sîbilit > ' "."'"' I )as '"es, mais simplement étourdis : ils se noient par l'im- ■"'tres ri ' s ""' de sr relever pendant la Iutle qui se prolonge entre les
liN ^evauxcl.]es<; Ymi ,.
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^ uuuons pas que la pèche ne se terminât par la mort successive des
LES l'OISSONS.
animaux qu'on y employait; mais peu à peu l'impétuosité de ce combat inégal diminue; les Gymnotes fatigués se dispersent. Ils ont besoin de repos et de nourriture pour réparer ce qu'ils ont perdu de force galvanique. Les Mulets el les Chevaux parurent moins effrayés : ils ne hérissaient plus la crinière; leurs yeux marquaient moins d'épouvante. Les Gymnotes s'approchent timidement du bord des marais, où on les prend au moyen de petits harpons attachés à d<' longues cordes. Lorsque les cordes sont bien sèches, les Indiens, en soulevant le Poisson dans l'air, ne ressentent point de commotion. En peu de minutes nous eûmes cinq grandes Anguilles, dont la plupart n'étaient que légèrement blessées. D'autres furent prises vers le soir par les mêmes moyens. »
Ordre des Lophobhanchës. — Cet ordre se distingue de tous les précédents en ce (pie les branchies, au lieu d'avoir la forme de dents de peigne se divisent en petites houppes rondes, disposées par paires, le long des arcs branchiaux. Les Poissons qui composent cet ordre sont peu nombreux ; nous ne vous citerons que les Hippocampes, dont le tronc est comprimé latéralement, et beaucoup plus élevé que la queue. En se courbant après la mort, le corps et la tète prennent quelque ressemblance avec l'encolure d'un Cheval en miniature : telles sont les espèces qui habitent nos mers; l'une a le museau court, c'est P Hippocampus brevirostris, de Cuvier; l'autre a le museau plus long, c'est VHippoeampus gultuliilus, de Cuvier; ces deux espèces n'ont que quelques lilamenls sur le museau et sur le corps: les jointures de leurs écailles sont relevées en arêtes, et leurs angles saillants en épines; leur queue est saris nageoires.
Okore des Plectocnatiies. — Cet ordre, dont le principal caractère est d'avoir la mâchoire supérieure engrenée au crâne, renferme peu d'espèces: nous vous en ferons connaître les plus intéressantes. Deux des genres qui '* composent, les Teirodom et les Diodom, nommés aussi les Boursou/lus, peuvent se gonfler comme des ballons, en avalant de l'air dont ils remplissent u» long jabot très-extensible qui occupe toute la longueur de leur abdomen. Lorsqu'ils sont ainsi gonflés, ils culbutent. ; leur ventre prend le dessus, et ils flottent à la surface sans pouvoir se diriger; mais ce gonflement devient pour ,,||X un moyen de défense, parce que les épines qui garnissent leur peau se relèvent ainsi de toutes paris, el donnent a leur corps l'aspect d'un gros marron; de I" le nom d'Orbes épineux, par lequel les désignent quelques naturalistes. — I j ' es " pèce la plus anciennement connue est. le Faiiaca des Arabes ( Teiraodo» pltym, de Geoffroy ) qui habite le Nil ; son dos et ses flancs sont rayes long'" tiidinalement de brun et de blanchâtre; le Nil en jette beaucoup sur I' 1 terre dans les inondations, et les enfants du pays s'en servent comme d'un jouet.
Les Moles ont le corps comprimé et d'une forme bizarre ; ce corps est sans épines, et ne peut se gonfler ; leur queue courte et haute verticalement b'" 1 donne l'apparence de Poissons dont on aurait coupé la partie postérieure.
Le Poisson-Lune Telraodon mola,de Linné) habile nos mers; c'est un Poisson d'une belle couleur argentée et dont la peau est très-rude ; il rf " quelquefois long de plus de quatre pieds, el pèse plus de trois cent* livres.
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OU DISK ht S CHONOROPTÉRYGiENS STURIONIENS. -28"i
l'oiSMW-ljllIr.
je s Coffres ont, au lieu d'écaillés, des comparliments osseux et réguliers,
j Uu es entre eux de manière à former une sorte de cuirasse inflexible, qui
r evêt là tète et le corps, et ne permet de mobilité qu'à la queue, aux na-
"es et à la bouche; tel est le Coffret ni angoiaike {Qslraciontriqueter,
^'uiie ) dont le corps est sans épines. Il habite la mer des Indes.
I '"' K n *:s Chondbop téryg iens Sr urion iens. — Cet ordre renferme
| )0 ,|°' Ssons dont le squelette est cartilagineux, et les branchies libres par leur
,. . exte '"ne, avec un seul orifice pour chaque opercule; nous n'y trouverons
étal r Se "' ^ e " ,e intéressant à étudier : c'est celui des Esturgeons. Ces animaux
plu ISSe " 1 lc P assa £ e enll ' e les Poissons osseux et les Poissons cartilagineux, car
et ' et,rs des os de leur tête et ceux des os de l'épaule sont complètement durcis
ii 11|) ? mme l )ie ''i'eiix à la surface. Leur corps est. plus ou moins garni d'écussons
dem!' UéS SUr la l )L ' au en langées longitudinales ; leur bouche est petite et sans
l'an l' ' eU1 n!, 8 c oir(' dorsale est située en arrière des ventrales et au-dessus de
sai|] d ° ' enfin la caudale entoure l'extrémité de la queue, et a au-dessous un lobe
facji — ^ es esturgeons sont des animaux grands et vigoureux, ils remontent
«nentles courants les plus rapides; leur nourriture consiste en Maquereaux, ,la ien»« o „ r v
,' StU 'mons; ils fouillent quelquefois dans la vase avec leur museau pour
'm ues Vers et des Mollusques ; de môme que les Saumons, ds remontent,
l e , trn P s . de la mer dans les grands fleuves, pour y déposer leurs œufs, dont
feui e ii F , e est im »iense. On en a trouvé quinze cent, mille dans le corps d'une
denv ^. du l 10 ids de deux cent soixanle-dix-huit livres; dans une autre pesant
mes Estur-
restent
USqu'A 1'» "" """ """* uuui.cn, gagnai». ,..«..., — , -- ,
leur ■ adulte. La chair de ces animaux est agréable; on prépare avec c avi .?i f8 Un a,in, ent très-recherché dans le Nord, et connu sous le nom de (lf „"•'/' lo '"' vessie natatoire forme ces plaques ou ces cordons tordus, composés
on
( | eux " P 0l(| s de deux cent soixanle-dix-huit livres; dans une autre geo ns . DUit cenls 'ivres, les œufs en pesaient huit cents. Les jeunes jiisn •'.- "°. S <li,lls ' es eaux douces, gagnent promptement la mer, et y i
?elatine
"^.lans',;;:
pure et blanche, dont on fait «les gelées en cuisine, et que
ommerce colle de Poisson.
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LES POISSONS
f.-vyjictMijfrii.
Esturgeon.
L'Esturgeon ordinaire [Acipenser siurio, de Linné) entre en avril clans les grands fleuves de l'Europe orientale, tels que le Danube, le Don, etc. Il a six à sept pieds de longueur; son museau est pointu ; les écussons, disposés sur cinq rangées, sont forts et épineux ; sa chair est assez semblable à celle du Veau. Le grand Esturgeon (Acipenser huso, de Linné) a les écussons plus émoussés que l'Esturgeon ordinaire; son museau et ses barbillons sont plu» courts, et sa peau est plus lisse; il atteint douze ou quinze pieds de longueur, et pèse quelquefois de quinze cents à trois mille livres; c'est lui qui fournit la meilleure colle de Poisson.
Ordre des Chondroptér ygi kns Sélaciens. — Cet ordre comprend la plupart des Poissonsdont le squelette est cartilagineux. Ces Poissons ont les branchies adhérentes par leurs deux bords ; chacune d'elles a cinq ouvertures en forme de fentes de chaque côté du col ou à sa face inférieure. — L'ordre des Sélaciens est presque entièrement formé par les genres Squale cl Unie de Linné-
Les Squales ont des nageoires pectorales et des nageoires ventrales; celles-ci sont situées en arrière de l'abdomen ; leur corps est allongé, leur queue est grosse et charnue, et leurs pectorales de grandeur médiocre ; les ouvertures de leurs branchies répondent aux côtés du col ; plusieurs sont vivipares. Il v a des Squales connus sous le nom de Roussettes, dont le museau est court et" obtus, les narines percées près de la bouche, et contournées en un sillon qui régne jusqu'au bord de la lèvre ; elles ont à la face supérieure de leur tête deux ouvertures appelées êvents, qui conduisent aux branchies et servent à y porter l'eau nécessaire à la respiration, lorsque la gueule de l'animal est remplie par une proie trop volumineuse. Leurs dorsales sont fort en arrière, la première n'étant jamais située plus avant que les ventrales; leur caudale est allongée, non fourchue , tronquée au bout ; les ouvertures des branchies sont en partie audessus des pectorales. — La G H a «de Roussette ou Chien de m eu (Squ a ~ lus canicuta, de Linné) et la petite Roussette ou Hociiier (Sqnalus eu» 1 ' lus, de Linné) habitent les mers de l'Europe; la première esta petites taches nombreuses et à ventrales coupées obliquemenl ; la seconde a des taches pl" s rares et plus larges, quelquefois en forme d'yeux; ses ventrales sont coupées carrément. La peau de ces Poissons, hérissée d'une multitude de tubercules pierreux, devient très-dure en se desséchant, cl les ouvriers l'emploient p 01 "' polir l'ivoire.
Les Requint sonl des Squales dont le museau est proéminent, à narines non prolongées en sillon: leur nageoire caudale a en dessous un lobule qui la reiu' presque fourchue.