CLASSE DES INSECTES
^ désigne sous le nom d'Insectes tous les Articules dont le corps se compose nomb 1 dUn corscIetet dlin abdomen distincts, et dont les pattes sont au r egp j re de trois P a «res; seuls parmi les Articulés ils sont pourvus d'ailes, et ils trait Dt 1Jai deS lracllées - Nous vous avons expliqué ce mode de respiration en (lir e a ' U de Ia P û y siolo ? ie générale des animaux; mais il n'est pas inutile d'en ,l e st enc0ro un ,not aujourd'hui. Voyons d'abord quelles sont les conditions "cture qui, cliez les Insectes, rendent nécessaire la présence des trachées. 8e >l P ai ' simple imbibition que le chyle traverse les parois du tube digestif et | es j e au sang : ce sang n'est pas renfermé dans des vaisseaux, et réside dans estr ersl ' ccs ( I ,K ' 'es organes laissent entre eux; l'appareil delà circulation leva' nt ^ P ar "" vaisseau qui occupe la région du dos, et que l'on a nommé
eau dorsal. Selon plusieurs naturalistes, cet organe est étranger à la cirs écrét° n 'i et M '. Marcel t,c Serre8 > cnllc autres, le regarde comme destine à Mais M ^ graisS( ' '1"' sera 't ensuite élaborée dans le tissu qui l'enveloppe. le Vaj ' Strau s, dont l'autorité doit balancer celle de tous les autres, reconnaît 'evériuT d01Sal P01 "' "" organe cil ' cuIatoire - « Le vaisseau dorsal, dit-il, esl gan c i • (:t '' U1 <l<;s ,nsectes - étant, comme chez les animaux supérieurs, l'or- (l es V g eSU " e a " l(,| lie en mouvement le sang qui, au lieu d'être contenu dans to Ute laT 3 ^' ' Sl n ' |iai " 1 " dans la cavité générale du corps. Ce cœur occupe artèr ' ." K " l ' , "' (m dos et de l'abdomen, et se termine antérieurement par une Panel . Mn "''. le . n0 " l ' amim '< 1 . <l"< transporte le sang dans la tête ou elle IVdans I ' » "" '' lov ' ( ' nt dans l'abdomen, par l'effet même de son accumulation '°UIp i' < - ,(l ' ' ,0U1 milr,; i" de nouveau dans le cœur : et c'est à quoi se réduit 'èr e clrcu lation sanguine chez les Insectes, qui n'ont ainsi qu'une seule ar- ''tudi '> t ' an< '' cs <U point de veine*. » Selon ce profond observateur, qui a finale *t Vi,lss, ' a " dorsal dans le Hanneton, le cœur, c'est-à-dire la partie abdodes a .„ a,8 seau, est divisé intérieurement en huit chambres séparées les unes c auxd' '•'" valvules convergentes Qgurez-vous les deux battants verli-
qui s - e L ' <llls «) qui permettent au sang de se porter d'arrière en avant, niais ■feux ^ 08entason mouvement rétrograde. Chaque chambre porte latéralement uien • .i Ures en \ orme de fentes, qui communiquent avec la cavité de l'abdosoun a . "!"' (;, ' s '"'"les est munie intérieurement d'une petite valvule ou ' abdon ' '' l " * ai ' |)Mmic sur ( ' m '- de manière à permettre que le sang passe de dan s r i '! " s la Cûam bre du cœur, mais qui ne le laisse pas refluer dt\ cœur Se dilat i° men " Vous concevez facilemenl que, quand la chambre postérieure les (] eu °' sa "g contenu dans la cavité abdominale pénètre dans le cœur par se cont r ° Uvertures lal, ' l ' ;,l, ' s d°nt n " lls menons de parler. Quand la chambre a,) donij, aC | l °' le 8an 8 qu'elle contient, ne pouvant pas retourner dans la cavité ae > pousse les deux valvules qui séparent les chambres l'une de "' 58
ces insectes.
I autre, passe dans la seconde chambre, qui se dilate pour le recevoir, et reçoit en même temps une certaine quantité de sang par ses ouvertures latérales : lorsque cette seconde chambre se contracte à son tour, le sang passe de même dans la troisième, et c est ainsi qu'il est pousse d'une chambre dans l'autre jusque dans I artère. J '
Ainsi, quoiqu'il n'y ait pas de veines, et que l'artère unique, qui naît du cœur, ne soit pas ramifiée, le mouvement du sang vers les organes, et son retour après les avoir nourris, forment une véritable circulation; mais cette circulation est simple, elle ne concerne que la nutrition; celle qui a pour but la respiration c est-à-dire le départ du sang vers l'organe respiratoire, et son retour vers le cœur, la petite circulation, en un mot, manque absolument. Gomment donc le sang, devenu veineux par son action sur les tissus de l'animal, peut-il être mis en contact avec l'oxygène qui doit lui rendre ses propriétés vivifiantes? Chez les animaux à poumon, l'air descend dans les cellules pulmonaires, et y trouve ce sang qui s'y est rendu de son côté; le gaz et le liquide sont venus à la rencontre l'un de l'autre. Chez les animaux à branchies, le sang seul a fait tout le chemin ; il est venu chercher l'air a l'extérieur
Larve du Scarabée Nasicorne, laissant voir les stigmates du noté gauche.
Chez les Insectes, vous allez voir les rôles renverses; ce n'est pas le sang ( 1 |M va trouver l'air, c'est l'air qui vient trouver le sang dans toutes les parties d" corps, où il pénètre à l'aide d'une multitude de canaux, qui communiquent a lehors, et se ramifient à l'infini dans la substance des organes. Ces tubes aén
du an
le?
Irale-
1ère- sont les trachées; leurs parois cylindriques sont doubles, et, entre deux tuniques qui les composent, est un filament solide, enroule en spin comme un élastique de bretelles, qui les empêche de s'affaisser. Ces ouverture par lesquelles l'air pénètre dans les trachées se nomment «filmâtes, elles ressemblent, pour la plupart, à une petite boutonnière; chaque anneau en P 01 ' 1 ' ordmairemenl une paire sur ses parties latérales, et quand l'Insecte veut i»' spirer ou expirer, il dilate ou contracte son abdomen. Vous comprenez que (-( ' 1 "
INTRODUCTION. 299
'uinulation d'air dans le corps de l'animal esl utile, non-seulement pour sa
Piration, mais encore pour sa vie aérienne.
venons sur les divers organes des Insectes, que nous n'avions fait qu'indi-
dans notre leçon préliminaire. Nous vous avons dit que la partie la plus
du corps est à l'extérieur, et que cette cuirasse remplace, pour l'Insecte,
i. lar P en te intérieure des Vertébrés. Comme les os de ces derniers, elle donne
Points d'attache aux muscles, et leur fournit des leviers propres à assurer la
'on et la vitesse de leurs mouvements; c'est en raison de cette analogie
des Précis
cle foncti e xtéricur
°ns que la peau durcie des Insectes a reçu le nom de squelette
s ailes sont des appendices composés d'une double membrane, soutenue
intérie
i le " (luatre ailes ; tantôt toutes les quatre sont transparentes et membra
paire
urement par des nervures qui renferment des trachées. Il y a ordinaires - comme dans les Demoiselles et les Guêpes; tantôt celles de la première
e S011 t épaisses, dures et opaques, comme chez les Hannetons, et recouvrent,
s le repos, les deux autres ailes qu'elles protègent; tantôt ces ailes de la
v . ,er e paire restent membraneuses à leur extrémité seulement, et de-
f . nent dures et opaques vers leur base, comme dans les Punaises; d'autres
ls a deuxième paire d'ailes manque, et est remplacée par deux petites baguettes
"es, comme dans les Mouches; enfin les ailes peuvent manquer tout à fait,
C0 ^edansl a p uce .
e système nerveux des Insectes se compose d'une double série de ganglions, réunis entre eux par des cordons longitudinaux, et formant ainsi deux chapelets parallèles. Les ganglions de chaque paire sont tantôt espacés, tantôt rapprochés, de manière à constituer une masse unique ; il y en a, dans chaque anneau, une paire qui remplit, pour cet anneau et ses dépendances, l'office d'un véritable cerveau. Les ganglions de la tête forment la première paire, et distribuent des branches nerveuses aux antennes et aux yeux. Les deux cordons longitudinaux qui unissent la première paire à la seconde embrassent l'œsophage comme un collier, et se continuent avec les paires suivantes, qui toutes sont placées au-dessous du tube digestif. Les ganglions de la deuxième paire fournissent les nerfs de la bouche; les trois paires suivantes appartiennent chacune à l'un des trois anneaux du corselet, et donnent naissance aux nerfs des ailes et des pattes ; les paires suivantes, en général moins volumineuses, sont le point de départ des nerfs qui se distribuent dans l'abdomen. Nous vous avons dit que les yeux des Insectes sont tailles ^ en facettes ; nous devons ajouter que chacune de ces facettes
est la cornée transparente d'un œil complet qui a son cristal- **? ""— "e. lin, sa matière colorante ou choroïde, et sa membrane sentante ou rétine. Ces petits yeux agglomérés sont au nombre . de neuf miHc ch e Z le Hanneton ; et nous vous citerons b.en-
101 d <« Insectes qui en ont vingt-cinq mille de chaque côté. Outre ces yeux cou.-