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LES INSECTES

posés, on voit souvent des yeux simples, qu'on nomme aussi des yeux lisses, et qui ont la même structure que les précédents.

Quant aux autres sensations des Insectes, on ne connaît pas encore bien les instruments qui les exercent. Les antennes servent au loucher, ainsi que les extrémités des pattes; les palpes des mâchoires et du menton sont aussi pourvus d'un tact qui apprécie la nature des aliments, peut-être même le sens du goU vient-il s'ajouter à ce tact. L'ouïe et l'odorarexistent indubitablement chez les Insectes ; mais quels en sontles organes? M. le professeur Duméril, considérai •pie l'air, véhicule naturel des particules odorantes, pénètre par les trachées dans les parties du corps de l'Insecte, pense que l'odorat a pour siège la surface entière des organes, et explique ainsi la subtilité prodigieuse que possède cisens dans la plupart des animaux de cette classe. Le sens de L'ouïe, qu'on m' peut révoquer en doute, attendu que les Insectes produisent des bruits qui certainement sont destinés à être entendus par leurs semblables ; le sens de l'ouïe, disons-nous, a un siège plus incertain encore que celui de l'odorat. M. Straits le place dans les antennes, et l'onde son opinion sur ce que les nerfs qui président aux sensations étant beaucoup plus volumineux que ceux qui président aux mouvements, ceux qui vont aux antennes ont une grosseur proportionnel!'' Ires-considérable. Au reste, les Insectes et les autres Articulés étant construits sur un plan tout à fait différent de celui des Vertébrés, il serait peut-être permis de penser que leurs sensations sont aussi d'une tout autre nature.

Vous connaissez les pièces de la bouche chez le Hanneton et le Carabe; ces parties se modifient dans les autres ordres de la classe îles Insectes selon le régime alimentaire de l'animal. Si l'Insecte est suceur", les mâchoires ou 1« labre s'allongent de manière à former une trompe ou un suçoir; nous vous ferons connaître en temps opportun les changements singuliers qu'éprouveni >'s organes.

Les Insectes se reproduisent par des œufs; quelques-uns cependant sont vivipares. Les instruments que la mère met en action, et les moyens ingénie"* qu'elle emploie pour placer ses œufs dans les conditions les plus favorables' 1 leur eclosion, et au développement des petits qui doivent en sortir, sont bien plus admirables encore que l'instinct maternel des Oiseaux. Mais ce qu'il y ;l peut-elle de plus surprenant dans l'histoire des Insectes, ce sont leurs mètaW^" phoses. Les Batraciens nous ont déjà prépares à ces changements singuliers' Vous reirez 1rs Insectes, dans le jeune âge, changer île peau plusieurs fois, et montrer d'abord une structure et des mœurs toutes différentes de celles qu'il* auront plus tard. L'animal, sorti de Bon œuf, ressemble à un Ver, etportealors le nom de Larve} bientôt, il prend une forme nouvelle, que l'on désigne sons le nom de Nymphe; pendant toute la durée de celte seconde période de son existence, il cesse de manger et reste immobile, mais le repos de la IN'ymP 1 "' n'esl qu'apparent, et il se fait dans l'intérieur de son corps un travail actifdont le résultat est le développement complet de toute son organisation. LeS parties intérieures se ramollissent, et prennent peu a peu leur forme di'lini tivt ' Les divers organes de l'animal adulte se développent sous la peau qui les cache.

el quand (en,, évolution es) achevée, il sort a l'état iVInseelr parfait. Il va <\<-ï Insectes qui ne subissent ,|,| ( . deg (lemi-méiqmorpAoses, c'est-à-' 111 '''

INTRODUCTION

,|u ° ' a Larve, la Nymphe et l'Insecte parfait sont peu différents l'un de l'autre : a larve est sans ailes; la nymphe en offre qui commencent à croître; l'In-

! "' c,e Parfait a tous ses organes complètement développés : telles sont les Pu- '"ys. Enfin quelques Insectes, comme les Parasites, naissent avec les formes

m" ils doivent conserver toute leur vie.

Lei > mœurs des Insectes présentent aux curieux un spectacle récréatif, d'une '""He infinie, au philosophe religieux un sujet inépuisable de méditations. ° u s avez vu, quand nous avons visité l'École de Botanique, l'existence des In-

■ -ctes liée à celle des végétaux, et la fécondité des Fleurs dépendre de ces mes- 8 ei 's ailés, qui portent le pollen de l'une à l'autre : ce fait n'est qu'un fragment de leur histoire. Nous étudierons leurs industries, leurs associations, eu,s ruses offensives et défensives, leurs instincts merveilleux, auxquels supplée

quelquefois une véritable intelligence, lorsqu'ils se trouvent places dans des

'^"'constances accidentelles ou imprévues. Nous choisirons les exemples les plus *PPants et h> s plus faciles a observer, car si nous voulions vous donner l'his-

toir

faudr

e complète des soixante mille espèces d'Insectes que l'on connaît, il nous

'ait un gros volume pour chacune d'elles.

Leur classification a été l'objet des travaux d'un grand nombre de natura-

lstes ' à la tête desquels nous placerons Linné. Latreillc, qui fut l'un des pro-

sseurs de ce jardin , et dont nous vous parlerons bientôt, a perfectionné la

, ctl >odc de Linné, qui ne reposai! que sur les caractères'firés des ailes; il y a

'Joute ceux que fournissent les parties de la bouche et les métamorphoses.— Le

e «iier ordre est celui des Coléoptères, donl le Hanneton peut être regardé

'Ulllle I

■es d

' ' c type; la bouche esl conformée pour mâcher; il y a quatre ailes, donl

''" x supérieures en étui, el les deux inférieures pliées seulement en travers. e deuxième ordre est celui des Orthoptères, qui ne diffèrent des précédents

., I''"' leurs ailes pliees en long, oueluuefnis même eu long et en travers : la erede en ( . S |, IM i exemple! — Le troisième ordre esl relui des Névroplères,

jj se distingue des deux précédents eu ce que les quatre ailes sont translates, membraneuse», a peu près égales entreelles et veinées en réseau : telles

. nt 'es Demoiselle*. — Le quatrième ordre est celui des Hyménoptères, dan»

| 'l'"'' la bouche est conformée pour sucer; les quatre ailes sont membraneuses.

p , ns Parentés, inégales entre elles; et leurs nervures, au lieu de former un

; ' S0: >" a mailles régulières, comme dans les Névroplères, forment des cellules u gees : leurs mâchoires sont organisées pour la succion , mais leurs inan-

„ es sont propres à la mastication. Nouscilerons pour exemples l'Abeille et la

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8 ' ' ^e cinquième ordre esl celai des Lépidoptères, qui comprend tes Insectes

l)oi . l |' lS ' <l( "" ' (S 'l" 1 " 1 ''' ;lil, ' s Sl1111 couvertes d'une poussière colorée, el dont la SJXi' ( ' St "'""''' ''"'"' ^ompe eu spirale : tels sont les Papillons. ■— Le rj eme o'dre est celui des Hémiptères, Insectes suceurs dont les ailes anle- „ " res soin ordinairement en tonne de demi -étui, el dont la bouche est ^""''' d'un bec conique : telles sont les Punaises terrestre» et aquatiques. - Le J ' ? ,ne °rdre est celui des Rhipiptèm, Insectes suceurs qui ont deux ailes ^ssees en éventail : tel esl le Sltjtops. - Le huilieine ordre est celui des ^'* res < Inseeies suceurs qui n'ont aussi que deux ailes, mais chez lesquels S (|l! "x ailes ne sont point plissrcs : telles sont les Mouche*. — Le neuvièmr

ordre est celui des Suceurs, Insectes dépourvus d'ailes: telle est la Puce. — Les neuf ordres que nous venons d'énumérer se font remarquer par des métamorphoses. — Le dixième ordre est celui des Parasites, Insectes qui ne subissent pas de métamorphoses, et sont dépourvus d'ailes; — tels sont les Ricins, qui vivent sur le corps des autres animaux. — Le onzième ordre est celui des Tkysanoures, Insectes dépourvus d'ailes, ne subissant pas de métamorphoses, et dont l'abdomen est garni d'appendices mobiles : tels sont les Lépismes et les Poilurelles.

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