‹ Le jardin des plantesChapitre 60 sur 143 · ORDRE DES COLÉOPTÈRES · texte numérisé non relu

ORDRE DES COLÉOPTÈRES

Le Hanneton commun.

Les Coléoptères ont les deux ailes supérieures coriaces et se joignant ;>» bon) interne par une ligne droite; on les nomme Éhjlres. Les ailes inférieures, beaucoup plus longues que les autres, se replient en travers pour s ; abriterso«s l'étui que forment les élytres. — La tête porte deux antennes de onze articles; 'leiix yeux a facettes, et point d'yeux lisses ; la bouche se compose d'un labre • de deux mandibules écailleuses, de deux mâchoires garnies de palpes et d'une lèvre inférieure, qui est elle-même formée de deux pièces, dont la principale f la plus solide, appelée menton, porte l'autre, nommée languette : c'est ordin 3 '" remeiil sur la languette que sont poses les deux pulpes labiaux > ces palpes .-ont de trois articles ; ceux de la mâchoire n'en ont jamais (dus de quatre. — Le corselet ou thorax est de trois anneaux; c'est surtout le premier de ces anneau* que l'on désigne communément sous le nom de corselet : pour la commodité des descriptions, nous lui conserverons cette dénomination, qui est moins exad« que celle de prolhorax, consacrée par la science. L'abdomen n'a jamais plus < le six a sept anneaux. — Les Coléoptères subissent une métamorphose complet la larve ressemble a un Ver ayant une tète écailleuse. La Nymphe est ina<t" v ' ; et ne prend pas de nourriture.

Les Coléoptères sont de tous les Insectes les plus nombreux et les P ,IIS connus; on en compte plus de trente mille espèces : ce sont eux que les aW a " tours de collections recherchent le plus, non-seulement à cause de leurs coule» 1 '*

'•l'illam fus sol On l es di

Plus solide d

es et de leurs formes bizarres, mais surtout à cause de la consistance squelette extérieur, qui rend leur conservation très-facile.

ivise en quatre sections, d'après le nombre des articles de leurs tarses. Première est celle des Coléoptères penlamères , ainsi nommés parce qu'ils

lHiit C f n ' |l " ,iCleS aUX ' aiSeS deS U ° iS paheS (1 ° l)atteS : eette section com pren<i amillescles Carnassiers, les Braehélytres, les Stemoxesjes Malacodermes,

'»ie-Bois, les Clavicomes, les Palpieorne», et les Lamellicornes. lVn( AM "' ,K r>ES Carnassiers. —Cette famillese distingue de tous lesautres et ch mereS ? ai ' e " oin,)re cles P al P es ue la bouche : il y a deux palpes labiaux, mil ! dl| " C niil< ' lloil 'e en porte deux, ce qui fait six en tout; la mâchoire se ter- „ ' lar une griffe, et son côté intérieur est garni de petites épines. La lanstiri eestencnass ée dans une éebancrure du menton, les antennes sont effilées,

u, vers l'extrémité. Les pattes de la première paire sont portées sur une I,, , J r °tule; celles de la troisième paire, ou les postérieures, ont un forl

cl 'anter à l e „r naissance.

l'él ^'"'"assiers font Ja chasse aux autres Insectes, et sont très-voraces à a . e lai've, aussi bien qu'à l'état parfait. Les uns sont terrestres, les autres

iques; j es terrestres ont -des pieds uniquement propres à la course; ils

,, ls ent en deux tribus, dont Linné faisait les deux genres Cieindète et Carabe.

Larves lie Cicindèles

sa fc S inrfè/e * ont au bout des mâchoires un onglet mobile, qui s'articule par

n, andT | aVCC elte ' lmT tête '' st forte ' lenrs y ''" X gros Ct saillantS! ' [eBrs "'"•es proémiiiejiies et très-dentées, leur corselet presque < ylindrique :

le corps est oblong, et brille d'un éclat métallique très-remarquable. - Les mœurs des Cicindèles sont féroces, en proportion de la puissance de leurs armes offensives. Ce sont, de tous les Coléoptères, les mieux organisés pour déchirer une proie; leur course est agile et leur vol léger, mais très-court; ils ne se servent guère de leurs ailes que pour s'élancer sur les Insectes qui leuï servent de pâture.

Ces animaux, que Linné appelait de petits Tigres ailés, se tiennent dans les lieux secs, arides, sablonneux et les plus exposés au soleil, où ils font une chasse continuelle aux autres Insectes, qu'ils dépècent en un instant. Leurs larves vivent dans la terre ; elles s'y creusent des trous cylindriqnes perpendiculaires 'de dix-huit pouces de prorondeur, et dont l'ouverture est parfaitement ronde. L'animal emploie à cet effet ses mandibules et ses pieds; pour déblayer sa cellule, il charge le dessus de sa tête de molécules de terre qu'il a détachées, s' 1 retourne, grimpe peu à peu, et se repose de temps en temps, au moyen de deux crochets cornés, situés sur son huitième anneau, qui lui servent à se cramponner dans le long conduit qu'il gravit ; arrivé enfin à l'orifice du trou, il rejette son fardeau. Ce trou ne sert pas seulement d'abri à la jeune larve; il lui serl aussi à se cacher pour dresser des pièges aux Insectes dont elle se nourrit : elle se tient en embuscade précisément à l'ouverture ronde de ce trou, q 1 "' bouche exactement sa tête, tenue immobile à (leur de terre ; là elle attend pâ" tiemmentsa proie. L'Insecte inexpérimenté qui se promène aux environs, et croit marcher sur la terre ferme, passe sur ce pont perfide, se sent tout à coup saisi par deux mandibules terribles, et tombe au fond d'un précipice, où il est bientôt dévoré. — Parmi les espèces nombreuses qui composent ce genre, et dont la plupart sont exotiques, nous choisirons une espèce indigène, qui vous permettra d'étudier ses mœurs : c'est la Cicindèli: h y beide {Cicindela hybrida,à« Linné); elle a huit à neuf lignes de longueur; les élytres sont cuivreuses vers leur suture, c'est-à-dire vers leur réunion; elles ont chacune deux taches en croissant et une bande blanche : une de ces lâches esl silure à la base extérieure île l'élytre, et l'antre à l'extrémité. (La base des élytres est l'extrémité attachée an corselet.) La bande blanche qui traverse le milieu de chaque élytre ''S 1 droite à sa partie extérieure, et recourbée en erocbel dans sa partie intérieure-

Page 1