‹ Le jardin des plantesChapitre 61 sur 143 · Cicindèle bybride · texte numérisé non relu

Cicindèle bybride

Les Insectes du genre Carabe se distinguent des Cicindèles pari 's mâchoire 8

tern M ' s simplement en pointe ou en crochet, -ans onglel articulé à lenr extra*

l3,J„ e ." rS ' . Les Carabes répandent, quand on les saisit, une odeur fétide, el ieme une liqueur acre, qui pourrait produire sur les yeux on sur la

^ "• '-a tête est généralement plus étroite que le corselet, les mandibules

j . Peu ou point dentelées. — Beaucoup de Carabes sont privés d'ailes mem-

neuses.etn'ontque des élylres; ceux-là sont, par compensation, d'excellents «mreurs-

'ancent

au du visage une vive inflammation. Ils se cachent dans la terre, sous les car leS '.J )armi les '««lisses; tous sont agiles et voraces; les larves sont aussi Ci c na r' ereS f ' Ue ,Insecle parlait; elles sont coureuses , tandis que celles des p | s s °nt sédentaires, comme vous l'avez vu.— Ce grand genre, qui coincent 8 (lec ' e,lx mi " e cin, l c e"ts espèces, a été démembré, et subdivisé en corn ^ Ualre " v '"8 , s genres nouveaux. Nous ne ebereberons pas à vous l'aire Prin G l ° Ut ' G mal t ' Ue ianl ;l ,a 8C * ence ,les amateurs qui, oubliant le

Pou i avanla ge de la nomenclature linnéenne, imposent à chaque espèce. „ a P ms légère différence de forme, un nom générique, toujours tiré du est' \ S ° U mmns ma ' composé : ces imprudents amis de l'entomologie, Bal .1' ' 11a ' S nli, lbeiircux dans leur zèle, bâtissent péniblement une tour de „ , ' 4 U1 'ne pourra être démolie que par un nouveau Linné. Nous nous I t0 ' 1S me " ^ e vous Y introduire : il faudrait charger votre mémoire (pour inp ^ eo P^ re s seulement) de deux mille huit cents noms de genres nouvelleanriques en remplacement de ceux de Linné, qui n'en a employé que cin- Qi 'Woia. Nous nous contenterons, comme l'a fait Cuvier, des genres lin-

I • Us nous suffiront pour désigner les espèces principales des Coléoptères. tout ' ,' AnAUE n «>UK (Carabin auranis, de Linné), dont nous vous avons parlé Pair p 1 . euie ' a Pparlientà la division des Carabes qui sont privés de la seconde lard' a ' ° n ' e " omino vulgairement le Jardinier, parce qu'il habite les 'le ip ' e ul1 ' 11 ' 1 beaucoup de Chenilles. Son corps est convexe, ovale et long So , ., l, °uze lignes; sa couleur est noire en dessous ; la tête et le corselet vép Ve ' l cu ' v, ' c,lx ; 'es élylres sont marquées chacune de trois côtes éle-

l>atl ° 8es ' e "es sont d'un vert doré avec leur hord extérieur cuivreux ; les ,|. S * les Premiers anneaux des anlennes, les mandibules et les palpes sont °ux fauve, qui brunit vers l'extrémité de ces organes.

Le L'ara!» l'i™

306 INSECT ES COL É 1> T È li E S.

Le Ga iîahe bleu {Carabm m/meus, de Linné) est long de quatorze lignes; il est aptère, c est-a-dire sans ailes, comme le précédent; son corps estovalè allonge un peu aplati, et bleu en dessus. Le bord du corselet et des élytresest violet ; le corselet est un peu en forme de cœur, et porte un sillon le long de son milieu; es elytres ont des points embrouillés et rugueux, avec trois rangs de points élevés, oblongs, peu apparents ; la tête et le dessous du corps sont noirs. Cette espèce est plus rare aux environs de Paris que la précédente

Le Carabe svcophante [Carabm sycophanta, de Linné) estime belle espèce dont le corselet est ovale transversalement, et l'abdomen presque carré ; sa longueur est de douze à seize lignes; elle a le dessous du corps, la tête et le corselet d un no.r bleuâtre; les bords du corselet sont verdâtres; les élylra» sont chargées de str.es fines, et marquées chacune de trois séries de points enfonces, a peine sensibles; leur couleur est d'un vert doré, avec des reflets eufvreux vers le bord externe; les pattes sont noires. - La larve de cette espèce se nourrit de Chenilles; elle s'introduit dans les nids des Processionnaires, avec lesquelles elle a quelque ressemblance (de là le nom ironique de Svcophante que Linne lu, a donné), et elle en dévore une quantité prodigieuse. Ecoutons à ce sujet le célèbre observateur Réaumur, dont nous vous parlerons bientôt : « Un des ennemis les plus redoutables pour les Chenilles dit-il est un Ver no.r qu, a seulement six jambes écailleuses, attachées aux trois premiers anneaux II devient aussi long et plus gros qu'une Chenille de médiocre gran-

'In, T " 8 C0I ' PS 6St <1 '"" beaU "° ir lust ™ ^ " s " 1 " 1 ' 1 '' ine ses anneaux oient eca.Ileux ou crustacés; il porte deux pinces excellentes ( mand es)

"ï'une 6 H r °' S n ant ' r ' me Ve, ' S raUtre ' ave ° ,es( '" elles !l a bientô P ercé te Cl enil e " M 7 " "' ^T*™* ^ le ventre qu'il les atU 4 «-

La Chenille qu .1 a une fo.s percée a beau se donner du mouvement s'agiter, «tourmenter ...archer, il ne l'abandonne pas q„'i, Be ,,, SSÏÏeolV gee. La plus grosse Chenil e suffit a peine pour le nourrir un jour; il en tue et I en mange plusieurs dans la même jour,,,,., quand il | e8 trouve Ces Vers gloutons savent se placer à merveille pour que I* proie ne leur manque pas ; » savenl trouver le nul des Processionnaires, et s'y établir. Il ne m'est guère ar- ™ dfl d f fa,re m n,d ,le ces Cben i"es où je n'aie rencontre quelques Vers de celte espèce; et souvent j'y en ai trouvé cinq à six. Là, ils peuvent assurent

JC3 1 m<ia t ,TOuleD !- Iln, y a P»^eio«r apparent oùcha '«>

»e asse penr un bon nombre de ces Chenilles ou de leurs chrysalides ; car »

::;:;: "£? ^ '«* * '"* ''— ionnaires. après^u les se ^

ii.insioi niées. Le Ver n est ms m, i,.,.i . . .

»oi nisi pas en tout temps précisément de même cou-

e«r :1e temps ou il parât d'un plus beau noirci ^elui^ Ha besoin langer, ou au moins celu. où il ue s'est pas rassasié à son gré Quan il a bie*

£2™* panneaux sont déboîtés, et laissent voir du brun sur le

corps e du blanc sur h, côtés. A force d, manger, .1 se t quelquefois da« s

«" eu. - a ,,,,„ para,! près de crever ; ,1 semble presque étouffer Aussi, que*

I > smenl v,is ,, bronches daus d'autres temps, ils se laissent prendre alors

£Z™"™T 8 '' 9 raient morts; et j'ai souvent cru qu'ils l'étaient, ou a«

»o.nsq UI | 8e ta,ent mourante. Mais qui ur digestion é ait avancée, ils c«.«-

"Çaient à se mouvoir, et à reprendre l'activité qui leur est ordinaire. — J'ai

quelquefois les plus gros de ces Vers bien punis de leur gloutonnerie : lors-

e e les avait mis hors d'état de se pouvoir remuer, ils étaient attaqués par

1CS s c ' e ' etlr espèce, encore jeunes et assez petits, qui leur perçaient le

le et qui les mangeaient. Rien ne mettait ces jeunes Vers dans la nécessité

I VCUlr a tl "e telle barbarie, car ils attaquaient ainsi leurs camarades, lorsque

Chenilles ne leur manquaient pas. »

Le Carabe inquisiteur.

Le V

^An A | 1E inouïs, | K[ j,( (Cnrabus inquiskor, de Linné) a la même forme 'es m." son c

ires ;

acune

«lue *\ ^ re ' ( " Gtte espècc se ll ' " ve moins communément aux environs de Paris Co ,, s eCai 'abe sycopbante; mais de toutes celles qui ont l'abdomen carré et le S0)n eet trai,s versalement ovale, et dont les modernes ont fait le genre Cnlo-

(Co/' a ' )1US lare ' si "°" I;| l''" s ^ e " e ' esl ,c Calosome a p° ints doués n l h ° SOma '""opunclaiiim, de Dejean). Il est w-onzé en dessus; les élvtres sont strié

et ] es

d e , lemes mœurs que le précédent; il a près d'un pouce de long; le dessous ^ b ou corps est d'un noir verdâtre, luisant; ses antennes et ses pattes sont , cs : la lêle, le corselet et les élvtres ont la couleur du bronze verdâtre, dit cl] °""7"f ; le corselet est finement pointillé; les élytres sont striées, et e porte trois séries de points enfoncés, de la même couleur que le fond

long de douze lignes, vert ou d'un ..es, à ondulations transversales rudi a ; SCS ' avcc lrois ra 'iSS de points enfoncés et bronzés. Les jambes intermé- " a ^ sont courbes en dedans

pr e l0S0me nous a lom ' m "» exemple remarquable de longévité, nouvelle iBaUi Cntle milIe * de la Prévoyance du Créateur, qui ne veut pas qu'un ani-

Périsse avant d'avoir reproduit son espèce. Quand l'Insecte a pondu ses ls > il ne t,i

Phose, il on résulte que la vie de l'Insecte parfait est très-courte; mais

ta

11 «e tarde pas à mourir, et comme la ponte suit de près sa dernière mé-

INSECTES COLÊ0PTÈKES.

si, par un ul.sU.de quelconque, l'Insecte est empêche de luire s, ponte sou existence peut être prolongée bien au delà des limites ordinaires. .1 1 deuv

Su « n ,T,2 T T 1 c f inet " l,omine â ' m exte,ieur mod " s,e «I ui raé

n v" , ^'7 i '■ " MOnS, ' elU '' V ° US ,ta - leS lnBectes - e « »o — •

Pi. e r je T S C6tte b0Ue ***** |,1US d ' t,n 8n ' l — '' P»'- '"'«

2 e P 0I - l V n,eux 1 ue «*• carj'ai „„ cancer à l'estomac qui m-

nïe Teouvert n m, " : ° GSt le Ca/M °" ia «»-/"'-'«'«-. 1«e j'ai e P r*

Z :zr al llr si î !t- " 0, ' t rai eIev,i la larve - ei do "*

gis.es de Paris que qul'je V e u inZétaM T TZ^ ent ° m0, °" r „„ rr „ m , ,, - . ', J . eH1 «tuqueea M. Alexandre Brongn art: car Geoffroy lui . meme a connaissait pagj et M de R . a t

. u une fois sur un chêne. » Ces paroles m'inspirèrent tout à coup n lûtes une pour cet homme simple et bon, qui offrait a mes yeux le 1 .1"

S 1/77- N °" S 7» es *r {M ft ' ater ' ,isé ' et * " e tardai P- ^ reconnaître en M Ledoux une adnnrable organisation de naturaliste. 11 fut démonre pour mo, que ce Réaumur illettré aurait parcouru avec les honneurs aca- 1 rnq e la carrière dos sciences naturelles, s'il n'était pas né lils d'un colonel de |. vieille garde, q„, Je jour du sacre de Napoléon, lui dit en revenant do

rinque, le rude colonel s ema, comme eût pu le faire un sergent recruteur sur

st'Eè , ^ " i " Main,e,,ant - mon g^Çon, lu es soldat, ton éducation

V ncr o m n aS ,' ,aS m ^ m ° ir iUUl ' e C, ' 0Se 1° e Vainer * « mourir. -

P^norZIi' ' a ; a,t 'T ,,,,,J0V, ' IIS '' '" '«'J-»'»"....,.,,,,, Il était alors

l il I u chef Tï\ T ! SerViCe daDS l0S ,r °" |,,;S *« ™ f °é Nap.es, t Ma. devenu chef de bataillon du génie. Puis, quand ces dix années de fièvre militaire qu'on nomme l'Empire eurent foit .,,.,.,. ■ i •

I edonv m,„ i„c r . , ., pIace ;| la restauration, 'honnête

i tTbo , •"• " ; Ct ,CS AUtriChien8 : ' V;,ie "^ «ement in-

vite a fa , , a /,,„■ su,,,,; était revenu en France, sV-tait fait ingénieur de W

c -ues e v,va,t pauvre e , obscur à Montmartre; .nais la passion d » j 1«

o on.o| () g,e S e,a.t reveil.ee pllMI ardente que jamais. I» ■ d'u',, espri-

! M 7"' '"' "W»"'»* et patient, il avait ...vente mille yens d'attirer el de

P ^"IrHes InseCes; il „' y 8raJl , ):ls (| ,, |)wc ^ ' ., .^

heure ou 1 an.n.al a eeutume de sortir, les circonstances al sphériques qui

lui conv.ennent, les procèdes les plus commodes pour s'en emparer l'o ever, l» ~ver.ti. au,,,, 1; „ ,,,,-, , lié «j^h— r !'««£ des Coléop-

h «un r T , aVa " " XP|0,T , " i " llli <~<" '- environs de Paris dans ,„. ray.n de vmgl Leues. La manque fore, de ,,,„ d.leau, qui offre-

« "'™"-"ava,tpasu.,,a,llis, |) as„„, iriére, pas un ruisseau, pas «»

Sï;r"" '"' '" ,T; ""' ' , " Im ratparfeitement connu, il coii-

naissau les espèces ,1 arbres qu'affeclionnen) certains insectes el déplus il JT ,,l,s, ' m ''l ' «I souvent a un seul arbre, parmi des milliers d'individu*

,,'• '""'"*• " S '" T "' 'l"«' ll "^ , «' '"'"nie une préférence inexplicable. Uavaîl

, ' v " l ' l , l | ""' ea " lll, " l " ll '<' VEtoptotm, appartenant au grand genre O*

"■ «'l'"'H.'. wtiwnl l'usage, avail été baptisée de son nom; or comme II-»"*!»'

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