TRIBU L>ES VAUTOURS
descendre en tournoyant. Un Vautour n'arrive jamais seul a la curée: il envient des bandes .nnombrables; on les voit dépecer les chairs, non pas avec leurs ^ , eir Pe !' V,g0UreUSes > mais "ec leur bec, qui est allonge, et recourbe
n Tenu V'ie 011 " 'TT' * ^^ ™ C -«voracité dégoûtante; lorsqu'ils n r El l \ P , , °'' me a " b3S de leUF C01 un g° nfl6ment hid <^ ■» hu-
"Tect 1 ° l t , ■ eUrS nanneS ' 6t ,R tmail de ,a di ^"*» Ie »'' donne un l J,jljl Posant et stupide.
babilm n rl deS FaM '° ! "' S >> ro f ,remem d "* va nous offrir des espèces qui toutes base dl an . C,e, !. COn,,nent ' et ^ voici les caractères : le bec est couvert à sa dessus -V", T'- *' rob,,ste - g ro s. comprimé sur les côtés, convexe en man h„ r " S ' Cr ° Chl ' à ] ' extrémité de 1» mandibule supérieure, la * '" feneure est P ,us co »«-te et émoussée à sa pointe. Les narines son.
ù «Tsol r 08 ' 68 r l - aVerS - La b ° UChe eSl tr ès-grande et fendue presque ré o, r 1 T ye 7' ? t6te et le C01 S ° nt Sans P lumes - recouverts d'un duvet oarn de 1 t , , t ^ f™ d ' Un C °' lier de P 1 ™- L « J»bot est saillant, C t o si n e /J ? enCUr - La f remière rémi 8« «« I*» courte que la sixième, ve sous i s !ln /ri 80 "' l6S PlUS l0ngU6S dC t0Utes ' L '^^ q« e vous nomme L * VAUT0DU FADVE ( F "" !,ï ' M*». de Linné), que l'on
:™ ~«* l E V AUT ou«; c'est de cette espèce qu'ont pirfé les
sôrTr J T emnt ' SanS CCSSe affamé ' Ie Vautour ai ™ "Urtoït à se nhrp » r !!' COn ' 0mpue ^ pendant sa lâcheté le réduit souvent à céder sa
Ïère nT "«T* ' ^ ^ baU6nt * le dM,Ment Sa " S eff ° rtS ' LorSC I u '' S' e cacbf i "Y ' GSt rentl ' é danS S6S é l JauleS ' et sa «* «* «
P u nie t 1 S , PlUmeS dU COlHer - Le ™ lumede so » ~n» «gale et
Z"es 1 T 6 ° T ^ CygnG; Sa l0ngUeUr total * est d « trois pieds six lanc e'n 1 s ,mag V T* ^ ™ deSSUS ' d '™ J oli cendré ble ^re presque luve a ,- , ; r/' 168 Ct laqU6Ue S0,lt n0ires ; le co1 est parsemé An duvet rare et gns ; la fra.se, ou collier, est d'un blanc éclatant; le bec est d'un
sont 1 ' r"?' VCrS S0 " extremité > l'ris est d'un bel orangé, et les pieds
.ont noirâtres; le corps est varié de gris et de fauve dans les individus adultes.
est taure chez les jeunes. Le Vautour habite les hautes montagnes de tout
li ; n ! C °' ' ; *" œ,lfS S ° nt d ' Un ? ris manc ' ma rq«és de quelques taches
11 un blanc rougeatre.
cravate an lien !i ■ •? " r " ( V" tor cinerem de Linn é ) est d'un brun noirâtre ; sa porte une touffe de" '1**°*™, circulaire ™nt, remonte vers la nuque, et celle-ci d'un violet bïâtre " eTùh ^ " ,a membrane de la h ™ du bec sont il attaque ^^^^^T™ ** <" ^™ *"* car
oui na. devant chaque oreule, ^ÏL^*^^^ cou. La tete et la moitié du col sont nus; leur couleur est d'un rou cl" • en bas, bleu violatre vers le bec, et blanche près des oreilles, ^envergure le cet O seau cest-a-dire l'espace qui sépare les deux extrémités de ses aile le Ployees est de plus de dix pieds, il habite les cavernes des monts es i" "levés de l'Afrique australe. On voit lesOricous, au lever du so "i \ er h
.m l'ES OISEAUX.
sur les rochers à l'entrée de leur demeure, et leur nombre est si considérable, que quelquefois une chaîne de montagnes en est parsemée dans toute son étendue ; puis ils prennent leur vol, et disparaissent dans les airs ; alors si un chasseur tue quelque grosse pièce de gibier, et si, ne pouvant l'emporter, il l'abandonne un instant, il ne la retrouve plus; mais il rencontre une bande de Vautours a la place oùjl l'avait laissée, et où il n'y en avait pas un seul, à dix lieues à la la ronde, vingt minutes auparavant. C'est ce qui arriva au célèbre naturaliste François Levaillant, dont je vous entretiendrai bientôt : il venait de tuer trois Zèbres, et pour les emporter, il avait couru chercher un chariot à son camp, qui n'était éloigné que d'une petite lieue; à son retour il ne trouva plus que les ossements des Zèbres, sur lesquels s'acharnaient encore des centaines de Vautours. Un jour, il tua une Gazelle, la laissa étendue sur le sable, et se tint caché dans des buissons. 11 vint d'abord des Corbeaux, qui voltigèrent au dessus de la Gazelle en croassant : six minutes après, parurent des Milans et des Buses; puis, presque aussitôt, en levant les yeux, Levaillant vit à une immense hauteur des Oiseaux qui descendaient en traçant des spirales, et semblaient sortir de la voûte du ciel. Ils s'abattirent sur la Gazelle, et bientôt il en arriva des centaines : un coup de fusil les mit en fuite, et ils disparurent tous comme ils étaient venus. Ainsi les petits Oiseaux de proie avaient les premiers donné l'éveil à des Rapaces de moyenne taille ; ceux-ci, à leur tour, avaient averti les brigands d'un ordre supérieur, et tous trouvaient leur compte à ces communications, plus rapides que nos dépêches télégraphiques. La proie étant dépecée par les Vautours, les Milans pouvaient en attraper quelques morceaux, et les menus fragments laissés sur la carcasse de la victime étaient de précieux reliefs pour les Corbeaux qui avaient servi d'éclaireurs. Les Vautours eux-mêmes profitent de la desserte du Lion et du Tigre. Lorsque l'un de ces terribles Chats dévore sa proie, les Vautours se tiennent dans le voisinage, et attendent respectueusement qu'il ait terminé son repas ; puis, quand il s'est éloigné, ils vont nettoyer les os que le Mammifère a dédaignés.
L'Oricou, ainsi que les autres Vautours, construit son nid sur des rochers inaccessibles : c'est une aire vaste, que protège extérieurement un talus de bûchettes liées par un mastic; l'intérieur est garni de paille et de foin. Les Vautours ne pondent ordinairement que deux œufs ; les petits sont nourris avec des chairs corrompues que leurs parents ont amassées dans leur jabot ; ceux-ci ne les dégorgentpasdans le bec des jeunes, mais ils les jettentdevant eux, et les invitent à s'en repaître par un cri particulier : au reste, ces observations sont fort difficiles et toujours périlleuses, car les aires des Vautours sont placées dans des creux de rochers inaccessibles; celui qui s'en approche est repoussé par une odeur infecte, et si son pied vient à glisser sur ces roches plates, dont la surface est couverte de fientes à demi liquides, il risque de tomber dans des précipices affreux.
Le genre des Sarcoramphes appartient aussi à la tribu des Vautours. Vous en pouvez voir dans le Condor les caractères dislinetifs : c'est une crête charnue, surmontant la cire de la base du bec; en outre, les narines sont ovales et s'ouvrent en long; la troisième rémige est Irès-longue; les ongles sont presque "Mus, celui qui est en arrière est le plus court.