INSECTES M'". VIS OPTÉ KL S
ils vieillissaient de bonne heure; puis, quand cette vieillesse précoce étaitarri»** il leur sortait du corps une multitude de Vers, une vermine ailée, est-il 'I' 1 ' qui les dévorait, et les faisait mourir au milieu des plus vives souffrances. A <# récit fabuleux nous opposerons le témoignage authentique du voyageur Spa''' mann, qui affirme au contraire que les Sauterelles sont pour les Hottentots n" mets agréable et sain, dont ils sont très- friands, et qui les engraisse.
■H DUE DES NÉVROPTÈRES.
Les Insectes qui composent cet ordre ont la bouche conformée comme les Colé"' ptères et les Orthoptères, c'est-à-dire qu'ilssont éro^ews, mais ilsdiffèreiil «l (,,r animaux par leurs ailes supérieures, membraneuses et transparentes ainsi IV e les inférieures, et traversées par une multitude de nervures, qui forme» 1 1 "' réseau fin dont les mailles sont ordinairement carrées, ou à cinq, ou à six ^ e " à peu près égaux. Le mot de Mévroptères, qui signifie littéralement ailes vti^f' ne devrait pas à la rigueur désigner l'ordre dont nous allons vous entrete"" ' car les Abeilles, les Guêpes, les Mouches, ont aussi les ailes transparentes* traversées par des nervures : voilà l'inconvénient des noms trop significatif 8 ' mais enfin le nom est consacré, et il faut l'admettre comme indiquant des I' 1 ' sectes broyeurs à quatre ailes transparentes, veinées en réseau, et dont \'d y domen est sessile, c'est-à-dire appliqué contre la base du (■oiselet sans au'' 1 "" espèce de pédicule. On a divisé les Névropteres en trois familles : les ■ 1 >' ,/ '" / '' cornes , les Plunipennes et les Plicipennet.
Famille des Si bdlicorves. — Les Névropteres subuIicorne9 ont { . antennes m forme d'alêne (ce qu'exprime littéralement le mot latin suh u ' t cornesj. Ces antennes ne sont guère plus longues que la tête, el se coiiip oS(! " au plus de sept articles, dont le dernier a la figure d'une scie. Les nia" ' bules et les mâchoires sont entièrement couvertes par le labre et la lèvre. ''' wii\ a facettes sont gros; il y à deux ou trois yeux lisses, ou ocelles, qui s "". situes entre les précédents. La larve et la nymphe passent leur vie au »<"'" eaux, el se nourrissent de proie vivante : la nymphe sort de l'eau pour Ueven«» Insecte parfait. Cette famille comprend les deux grands eenres /,//» // " / '" Ciphemere.
Les Libellules ont des mandibules et des mâchoires cornées et très-foi'^ ' les tarses son) de trois articles ; les quatre ailes soin égales, et |'extrén> ite
l'abdomen est terminée par des crochets en lames ou en feuillets. Ces l " S ''' ||( , portent vulgairement le nom île Demoiselle* : est-ce a cause de leur taille » ve ' de leurs couleurs variées, de leurs élégantes ailes de ga/.e, qu'on les a JesigI L e
ainsi? ou bien a cause de leurs allures iiiconslanles. capricieuses, ( I" VX| " ' | ; ,
si heureusement le mot libellula, crée par Linné? ou bien encore a cause o
Cruauté de leurs nrs. cachée sous un physique gracieux ? Nous vous lai^ ""
tes
FAMILLE DKS SUKULICOUNES. •"»'•»•'
sui " île discuter celte grave question d'étymologie. Nous vous dirons seulement l j Ue les Libellules ont la tête grosse, arrondie, ou en forme de triangle large ; I eilx grands yeux latéraux, trois yeux lisses situés sur le haut de la tête; le labre 1 ^'-circulaire et voûté; les mandibules écailleuses , fortes et dentées, les '^choires terminées par une pièce écailleuse, épineuse, garnie de cils à l'inte- |' leur . avec un palpe d'un seul article, imitant la galète des Orthoptères ; la eVle grande, voûtée, à trois feuillets, dont les latéraux sont des palpes et re- '.^''ein la bouche comme un masque ; le corselet gros et arrondi , l'abdomen ° n ge enépée ou en baguette.
La L ,'Bhl i. <j le vplaïie ( LïbclUda depressq, de Linné), nommée vulgaire-
ywfittonore, est une Demoiselle que l'on rencontre dans toute l'Europe La
** e »e est d'un brun un peu jaunâtre; son corps est demi-transparent et velu ;
j s ï e >'x sont très-gros, de couleur brune, et se touchent vers le dessus de la lete;
, est «« «levant de celte jonction des deux yeux que se trouvent les trois petits yeux
Sses ; •« corselet large est d'un brun noirâtre et velu, avec deux plaques jaunes
? J? verdàtres, une de chaque côté. Les pattes sont noires et épineuses.
; '» b "omen large, court, aplati, et composé de neuf anneaux, est noir en des-
S el Jaune en dessus ; les ailes diaphanes et claires ont à leur pointe une tache
I ° n §'* noire placée au bout du bord extérieur, et à leur hase . y a une assez
K ,de *che d'un jaune brun. - Le mâle a des proportions plus allongées ;
,!-J W8 «» «e l'abdomen est noirâtre, avec une poussière d'un cendre bleuâtre.
lZ* ^ ailes n'a pas de lâches : c'est la Sylvie, de Geoffroy. La Phûmtlre
" ^^e auteur, est , variété femelle de la même espèce dont 1 abdomen est
( <less "* d'un cendré bleuâtre. - Ces Demoiselles se trouvent dans les près Gnlï ' e boi ' a ^ rivières : elles ont un vol très-léger. - LaFi» ahço .s t, de
■■coff,-
'ï °« L 1BELL OLE A "ÏOATBI TACHES (lAbeltultl quadriwaenhna , de <!«i estasse/, rare aux environs .le Paris, a dix-neuf lignes de longueur;
, ele est brune, et le d. ranl au-dessus des mâchoires est d'un jaune verdalre IZ*** est brun et velu en dessus ; l'abdomen est large en haut et s mine. ' ' ils ! il est brun et un peu velu sur les côtés ; les quatre ailes sont., as « et le |, m g dune partie du boni extérieur ; les inférieures ont eno.rtre
" ! 'e est b >rsele > 'e bi a leur bas au a " "* " : ""'g<i une partie uu nom »« > — . f
st SS ° US (,e c "te couleu janne une tache d'un brun noir Mais c , > 6m "^inguer cette esic e de toutes les antres, c'est qu ^^^ p ZT GS a " l)ord extérieur de chaque aile, l'une vers l'extrenn. , et une antre fjj» •« milieu du bord, qui dans cet endroit a un étranglement. --La se II ," 115 ' < lc Geoffroy {LïbclMa flaveola, de Linné), est une des Démo g , S ' Ps Pi-'« communes dans nos campagnes. Elle a quinze lignes de lune ; SOn <»rp 8 est olivâtre, hmn. avec les côtés inférieurs du corselet ja«-
et ' , ail,;s ^Périeures son! teintées de .jaunâtre à leur naissance *■'" «
. ï U " eUche jaune ver9 le milieu de leur bord extérieur; les. nfentum
Cr>^ s P^ loin; l'ai ,en esl presque cylindrique, et porte «ne ^hgn
es tu * "" cha 1»e côte.-,, ., D ,. , ,, de Geoffroy [OMk* grand, de Lm ( ,e7; l ),,ls ^nde demoiselle des environs de Paris. Elle a deux pouces et ta (le H«eur, surtout en devant ; ses veux sont bruns, fort gros, s 1" se? t? **• ^ sont souvent parsemés de points élevés et ta-Oh ^ «J 1 ° S1 ««" couleur fauve avec deux bande obliques jaune- Cron . de chaqm
S9C INSECTES NÉVROPTÈRES.
côté; l'abdomen est long, cylindrique, de couleur fauve-foncé, tacheté latéralement de vert ou de jaunâtre. - La Caroline, de Geoffroy ( LiSeUula forcipaW, «le Lmne), est une des plus élégantes de nos Demoiselles ; sa taille est de deux pouces environ; la tête est jaune, transversalement rayée de noir et porte tK gros yeux bruns ; le corselet est d'un jaune tirant un peu sur le vert avec trois lignes noires de chaque côté, qui descendent obliquement d'arriéré en avant, et deux lignes noires plus courtes et plus larges occupant la partie antérieure; les ailes sont transparentes et ont la base quelquefois un peu jaunâtre; chacune (1 elles porte vers I extrémité de la côte une tache d'un brun clair ; l'abdomen est cylindrique, terminé par trois grands crochets recourbés ; sa couleur es' brune avec une bande d'un jaune verdâtre interrompue sur le dos -Toutes J* Demoiselles que nous venons de vous indiquer ont les ailes étendues horizontalement dans le repos. Il en est quelques-unes, plus jolies encore que les précédentes, qui les tiennent rapprochées verticalement quand elles se posent sur les plantes aquatiques : leur tète est plus large que longue, et leurs yeux son' •■cartes ; on leur a donné le nom û'Agrkm. Nous ne vous citerons que les d&» espèces les plus communes.
La \ lerge
'■•' Libki.li i.k V.bbgb Libeltula virgo, de Linné a 1rs ailes colorées ; dj* ' """' •"' '«■ "uaiices de se* «ile*. el ,le «on corps le ces variai*
FAMILLE DES SUBULICOKNES
' ;sl ,a touUe, de Geoffroy, d'un bleu vert luisant, avec les ailes bleuâtres au milieu, fJ* borda sans taches; une autre se nomme VUlrique: elle est d'un vert so 5' ei| x ; les ailes sont bleuâtres, avec un point blanc allongé vers l'extrémité 7 b °rd extérieur. - La Jouvkkcelle {Libelluia puella-, de Linné) aies îjk? transparentes et incolores. On en connaît trois variétés aux environs de ails ; ce sont : V Amélie qui est alternativement bleue et cendrée, et porte un !'°" u noir aux ailes; la Dorothée, d'un vert bleu en dessous, brune en dessus, X COrs elet marqué de bandes brunes et bleuâtres alternes, et ayant aux ailes un
«linnl n0 ' r; ,a S ° pllï ''' dun Verl incarnat P âle ' avec ll '° is ba,U,eS " 0i,eS l0ng ' lU "
a es sur le corselet, et un point brun aux ailes. , r| Joute s les Libellules dont nous venons de vous parler ont des mœurs analol es : toutes fréquentent le bord des eaux, et font une guerre cruelle aux Mou-
u,( 's et ; les
''apid
-aux Papillons qu'elles poursuivent à la manière des Hirondelles, vous frez souvent tenant un de ces Insectes entre leurs mâchoires et volant a '«emeni avec leur proie ; mais ce qu'elles offrent de plus intéressant, e est physiologie de leurs nymphes, que vous pouvez très-facilement étudier. ,„, ;" ll «-'8 "Ci ne diffèrent de la larve que par les fourreaux des ailes qu elles po> - « l s '"' leur dos, et qui se développent à leur dernière métamorphose. Ces ^ «ont pour la plupart d'un vert brun, souvent sali par la boue qui s es 8Clée »u corps; elles ont toutes une tête, un col, un corselet, auquel son a . Chee *six jambes. Les nymphes des Libellules à ailes horizontales peuvent '^nt être observées dans les moments où elles inspirent et expirent 1 eau ( ; v C0, '^nt l- air ,,„,„, elles olU b e S oin : elles ont à l'extrémité du corps une ve " mi "'e qui donne entrée à l'eau, et par ou elle est ensuite rejetee. Cette ou- ( , ( lUre «si entourée de cinq nièces qui forment une espèce de queue pyramidale, ; ei ï" e »e 8 écartent ou rapprochent à volonté, lorsqu'elles veulent aspirer ou ù*y ''«au : quand la nymphe veut respirer, elle ouvre les lames qui forment 8i Wjamide creuse terrahiant la queue; ces lames triangulaires sont a 1 occan !^ e9 armes offensives et défensives. Si vous prenez entre eux do ts un >>*» «le Libellule, vous la verre, recourber alternativement son corps vers
— "hiiiii;, vous ia veiic* !«■*<«« — , •
P "«W doigt pour tâcher de lM saisir avec les lames de sa «<£»•«» llri ' ^'"vient, vous vous sentirez pincé assez vigoureusement poui éprouve.
/''Pression douloureuse • <„
V( ■; , ' ls, l"" l'animal tient écarté» les lames en question, il vous sera permis d tVou e s ntre ell <« "ne. ouverture ronde d'une ligne et demie de circonfei eue Pouce, ^ par Remues, des jets d'eau oui peuvenl être lances, a M L; ,,e distance. Pendanl que vous la tiendrez à sec entre les doigte, vous
k^XTV*'* les i,n,,c,l,i,l " s p "ï es - iMlw T:tZ\ Z nètite'
• 'Cl 10 H uon |
so U j la ' '''ou dont nous parlions tout frémi!! 8 charnu ea et verdâtres, mais le
' tà l'heure est bouché par troU petites
iréou, s '" *"«"•. ■»" '«' bourrelel ,|U ' """ S r, T h nvinphe
les ST QU •* V0,IS P«™et de voir dans l'intérieur du corps de I uy 1 'vie ^ crniers anneau, sont vides, e. se seraient remplis ,1 eau si vuus ™ , )e P tenu l'animal à s,, sur votre main, Pour vous en assu rer, J»""^*
,| ail ' ^«es gouttes snr sa q, , en tenant le corps la tête en ha et cela
„a s ' "*W où les cinq la s écailleuses sont écarte! le ro sou
8 Chai ««es rapprochées A peine ces gouttes seront-elh* tombées, q es
i N S E C T E S N E V II l' T È li E S
soupapes se relèveront pour laisser une ouverture qui permette à l'eau d'aile" plus loin ; vous verrez alors le ventre, pi était plat, devenir ronvexe, et si, a" moment où l'eau va pénétrer dans l'intérieur, vous regardez, vis-à-vis le gra» 1 ' jour, le corps, qui a un certain degré de transparence, vous remarquerez « ne espèce de gros tampon qui s'éloignera de la queue pour aller vers le corse' et ' et en ce même instant la capacité des cinq derniers anneaux de l'abdomen semblera devenir vide; dans le moment suivant, vous verrez ce tampon retourner vers la queue, et un jet d'eau sortir du corps : r'osl don, une véritable mach'" 8 à piston que vous avez vue fonctionner.
Si, avec de bons ciseaux, vous coupe/, longitudinalement l'abdomen d"«* nymphe au moment où le piston est revenu vers les derniers anneaux, ce la" 1 ' pon, qui vous semblait d'abord un simple relbuloir, va vous montrer une merveilleuse organisation : c'est un lacis de trachées innombrables, naissant & quatre troncs principaux disposés longitudinalement par paires latérales, et dont les dernières ramifications s'abouchent les unes avec les autres : c'est 8 " moyen de ces lubes que s'opère la respiration de l'animal. Au moment où I'' 1 "' masse s.; contracte, l'eau pénètre dans l'intérieur du corps, et c'est lorsqu'il se dilate que l'eau, comprimée par elle, perd l'air qu'elle tenait en dissolut' "' et que celui-ci pénètre dans les trachées.
La plupart des nymphes doivent vivre dix à onze mois sous l'eau avaiil ( l'"' d'être en état de se transformer en Demoiselles. C'est vers le mois de niai il 1 "" les Libellules à corps aplati subissent leur dernière métamorphose. Vous I' "' vez vous procurer bien facilement le plaisir d'en être témoin : allez, versceM e époque, sur les bords d'une mare ou d'un étang, (m bien faites-en recueilli*' et jeter dans le bassin de votre jardin, ou bien encore placez-les tout simple" 11 " 01 dans des baquets pleins d'eau. Quand le moment décisif approchera, les <|" illr '' fourreaux renfermant les ailes deviendront plus distincts : bientôt l'Insecte »<l llfl "
oïl*» 1 ,. ils«
tique, qui se dispose a devenir aérien, sortira de IVao, et se tiendra p<
quelques heures sur le rivage 1 ' avoir le temps île se bien sécher ; eiisuil'' ''
""; 111 ' 1 •'" «arche afin de chercher un lieu commode pour la m; nuequ' i|vi '
exécuter: après quelques promenades, il grimpera sur une plante voisine et &
tiendra solidement cramponnée sa tige, ou a h le ses feuilles, au ui». VL> "
des crochets roides terminant chacun de ses pieds; il se place jours la ■*£
en haut. Il |„j est essentiel d'être dans cette position. L'opération est de q« e ' que durée; mais quand vous l'aurez vu commencer, vous serez occupée^
agréablement pour la quitter avant qu'elle soit tern ie. L'attente même n
sera pas sans plaisir, et, comme le dit très-beureusemenl Rét ur, <l"' f\
a fourni toutes ces belles observations, vous pourrez lire dans les yeux a« nymphe si elle est prèle a se transformer; car ces veux, m mi-heure •*•
l'éclosion, deviendront brillants et transparents, de ternes et opaques q* étaient. Cet éclat n'appartient pas an eornées de la nymphe, il est dû » e - c ^ ,l '' la Demoiselle, qui sont alors appliquées immédiatement sous les autres* 1,111 acquis tout le luisant qu'elles doivent avoir dans la suite. La nytnp bc '^j a est fixée, se ne, h d'abord tranquille; les premiers mouvements qui r r, ' |);,r ||lN
-'•' métamorphose s,, passent dans son intérieur. Le premier effel sensibl'' ^ yeuxqni en résulte eut la le la partie du fourreau recouvranl lee° r
FAMILLE l>FS SUBDLIGOHNES. 5iW
let : Par cette ouverture, vous venez une portion du corselet de la Demoiselle, T" s'élève bientôt au-dessus des bords de la fente, se gonfle et fait l'office d un 00111 pour l'allonger davantage; elle gagne l'extrémité antérieure du corselet; elle Parvient ensuite au col, enfin elle avance jusque sur le crâne, a la hauteur lles y e "x; là se Tait une seconde rente, dont la direction est transversale, et ! ave rs l'une et l'autre cornée, qu'elle ne larde pas à diviser. Pour opérer cette 7 te e» croix sur le crâne, la Demoiselle a gonflé sa tête, qui est encore molle J l Mastique, et qui aura bientôt une consistance dure et écailleuse; cependant e «Wselet s'élève de plus en plus; quand la fente en croix qui se termine aux
' 0rne es est aebevée, la tête de la Demoiselle est en état de se dégager; elle se
ui'f
,,n peu en arriére, et sort de sa dépouille.
|,a UtelluU 1 aplati
-nontr?' '" *•* »• ^elet étant dégages, les pieds ne tardent p s W r; "" S ° ,l ™ t "" PB^e de leurs étuis, qui sont ces jambes V » £ «SÏÏ! S' 1 "" années contre la tige de la &»*\^ r »£ZZ *ri p"" s '"" '■» appartiennent, la Demoiselle ^"T"^
POU I *"*■* que les jambes se débarrassent de leur cm W ^
ah v ob server de ,■'- ■ •■■ • "■ «nveloooe deux cordons blancs
l aché s cb
**«• par un bout a la partie de la dépouille q m eo ma <** quatre cordons «ont les quatre gros troncs de trachée ou moyen
m INSECTES NÉ VR OPTER ES.
desquelles la nymphe respirait dans l'eau; ils ne doivent pas servir à la Demoiselle, et sortent de son intérieur par les quatre stigmates de son collet. Bientôt, pour achever d'extraire de son corps ces trachées devenues inutiles, et surtout pour dégager complètement ses jambes, la demoiselle se renverse encore davantage en arrière, au point d'avoir la tête pendante vois l« >as ; elle n est alors soutenue que par les derniers anneaux qui sont restés dans la dépouille, et forment une espèce de crochet qui l'empêche de tomber. Al<»' s elle ploie et déploie ses jambes en différents sens, comme pour en essayer 1» articulations, puis elle s'arrête et reste complètement immobile- vous la >' nez alors morte ou mourante; mais au bout de vingt à Irenle' minutes, ^ pattes molles ayant pris de la consistance, elle fera sous vos yeux un tour <1«* force auquel vous étiez loin de vous attendre, et vous In verrez changer st*'* lement la courbure de son corps: son dos, qui, dans sa position renverséeétait concave, deviendra tout à coup convexe, sa tête se redressera ses jan** se trouveront au-dessus de la grande ouverture du fourreau et s'y crampe' nero.il : c'esl alors que la Demoiselle, se courbant de plus en plus jusqu'à" plier presque en deux, achèvera de dégager l'extrémité de son abdomen- '" 1 vo.la née, mais elle ne peut encore voler, ses ailes n'ont pas pris leur développement; les tubes aériens qui se ramilient dans leur épaisseur ne se sont $»&* core ouverts; elles sont épaisses, courtes, plissées, comme une feuille d'acre
1 UI " s, 'I>an« •; leurdéveloppement se fera à vue d'œil. L'animal a eu
de se placer de manière à n'avoir à craindre le frottement d'aucun corps: brde la plus haute importance pour lui que ses ailes ne prennent aucun ma«*» lS
soin esl
pli. car elles le conserverai,,,! toujours; et la Demoiselle semble le savoir : <"'
effet, non-seulement elle tient ses ailes disposées anière à ce qu'elles" 1 '
se touchent pas mutuellement, mais encore, de peur qu'elles ne se , hi nv»nn<"' en s'appnyant sur le dessus du corps, elle courbe son abdomen et le rend *> plus en plus concave, du côté des ailes, à mesure que celles-ci s'élargissent
C'esl après l'épanouisse,,,,,,! ,!, s ;ii |, s que le corps achève de s'allonge et que s,s anneaux se déboîlenl. Qui l'Insecte parlai, a terminé son "<•'•
veloppemenl, et avanl qu'il prenne son vol, il y , „„ moment ( ,,„rl et "»' g.til, que vous pourrez cependant saisir: c'esl. celui ou il remplit sol, C01'P S
d ' wr6t Sl ' e° rtfie «■' "' '"' l'allon pour étendre toutes les membranes de •»»
enveloppe extérieur*, el hâter leur dessèchement; circonstance bien M° TiW pour étudier les parties intérieures du corps de la Demoiselle qui est al° rS
f ran9 P are !«te comm , verre ; vous pourrez voir neltemenl alors les trachée*
leurs ramifications, et de jolis sacs en for, , bourse i rger, par lesq« e,s
elles se terminent. Réaumur, voulant observer i sir cette disposition ««','
veilleuse, a profité du moment où ,„„ Demoieelle tenait ainsi son corps go" "' pour lui passer deux ligatures avec un fil de soie, l'uneê l'extrémité de l'»*'"" ""'". l'autre au-dessous du corselet. Le corps est resté distendu et <•"""" soufflé, el s'esl conservé indéfiniment dans l, même état. ]( .
Pour terminer ce qui concerne le passage des Libellules-Nymphes à I'<' I;| ",' Libellules^Demoiselles, nous vous signalerons une particularité qui vous i'^ Parera aux changements non moins merveilleux que nous aurons;, " l,s '' n . ,, " ans ,a ' ■'"' '"'•* lépidoptères à l'étal de Chenille ,t à l'étal de l'api"* 11 ' "
pièce
Mas, I'"' il'rinc nymphe UVl.ilwl
I A M 11,1, K DES S lilil I.H.OliNKS 4M
4«i tient lieu de lèvre inférieure à la nymphe îles Libellules est une espèce de masque recouvrant les mandibules, les mâchoires, et presque tout le dessous de la tête; il est composé d'une pièce principale triangulaire, nommée mentonnière, s'articulant par une charnière avec un pédicule ou manche annexé à la tête, et nommé menton ; aux deux angles latéraux île la mentonnière, enWe cette dernière et les yeux, sont deux autres pièces mobiles transversalement, et fermant la bouche comme des volets : la nymphe l'ait jouer avec prestesse ces vo- -;- -es bords sont dentelés et lui servent à saisir et à dépecer sa proie. t rsc i u 'elle passe à l'état de Demoiselle, le masque est déposé, et rien ne le fo C ' nplace dans l'Insecte parfait; les volets et la mentonnière ne servaient de ""reauàaucun organe, seulement le pédicule ou menton (qui est la partie 1 «erieuredu masque quand on regarde la tète en face) sert d'étui à la lèvre jrieure de la Demoiselle; mais ce qu'il y a de Ires-curieux à observer, et ce • cl V ° Us l ,0, i'»'e Z voir facilement en étudiant la tête d'une nymphe avant son °sion, c'est que cette lèvre de la Demoiselle, qui sera courte, épaisse et
su/?' GSt mince » ,on g»e et l' l; '"'' 1 )0U1 ' se loger dans le ment0n qui se m0ulc
l'ess S ' V0US la faites s, "' lir de ce menton ' e,le va P rendre - P ar |p seul , °rt d e ses fibres He (|ojt avojr dang la D eiïl0 i se iie; si vous
"» lirait! .. " ... . , •, • •
lets
dont les
•rail] ai:
Nous
"Uez, elle reprendra la ligure allongée qu'elle avait dans son étui; si vous «ez libre, elle reparaîtra, façonnée en vraie lèvre de Demoiselle.
£*** des Ins^tes
is sommes étendu sur ces détails anatomiques, parce que sans eux Insectes serait tout à fait incomplète, parce qu'ils sont faciles a l es ai er a lœU nu ou a^C le secours de la plus simple loupe, parce que enfin dite n' 1IlaUX qui nous lr Présentent se rencontrent partout. Au reste, leur und e8n , St ( l u ' a PI>arente, et quand vous aurez vérifié par vous-même une seule n e n Servat '<>ns que nous mentionnons ici (souvenez-vous de ma prédiction ), il ni r 2 S S6ra plus nécessaire d'employer des précautions oratoires pour soutedéco,, atteat ion : votre curiosité sera devenue ardente et infatigable ; vous dans \v L U " e foul,! de particularités intéressantes qui ne se trouvent point
es «vres, et vous pourrez instruire les autres à votre tour. desNêv" re d " s Mémères, qui constitue, avec celui des Libellules, la famille branei, tères ^«licornes, a pour caractères une bouche entièrement memci n „ "J? ° u très-molle, et composée de parties peu distinctes, des tarses de mê me ' ,,, les ailea inférieures beaucoup plus petites que les supérieures, ou
Culées T 6nfin l ' al men tennin é par deux ou trois soies longues et ar-
— Les Ephémères, ainsi nommées à cause de la courte durée de leur
"tête
montrer le nuaque qui re-
r "»v,v, ,,... ' ""•"'"-•«,,/„/„.;, ,,,,., ull|iln , vm , [m . „ ,-.,,,. inférieure pour
,. t ,-.,, I,,, i) t par leur jonction les man-
„. s ,j e . " '•' uouene.
* le * et les mÀrt! U **~ V V ' Voleu "»*«" toron (ronl 4n m«s ■ ■■
macnoirps ,.., ... n ,kres.— M. Mentonnière, pièce tnan-
«tfla
"ré se ■
'""''''-■ '" Us sont un | artesponr laisser voir ces dernières. -
Cu " Pédicni! o " ; "' m '"' nl supérieur, avec le bord laler ' «es volets, et si
, ' ' ««« 6 1, ,,„. „,. , ll;1 m , Kl , arr tère de P, on wni les pattes de la première paire.
articulant par une charnière
insic i i;s .\i:vi<oi'Ti:iti:s.
vie à l'état parfait, ont le corps mon, long, effilé"; les antennes très-petites, à trois articles, dont le dernier est très-long et en forme de filet conique ; 1rs aile s sont toujours élevées perpendiculairement, ou un pou inclinées en arrière; l« s pieds sont très-grêles avec les jambes très-courtes, se confondant avec le tarse, qui n'offre souvent que quatre articles, le premier disparaissant presque; ' cs deux crochets du dernier sont très-comprimés, en forme de petites palettes; les deux pieds antérieurs sont beaucoup plus longs que les autres, presque insères sous la tète, et dirigés en avant, — Les Éphémères ont fourni des observations du plus grand intérêt à plusieurs naturalistes, et notamment à Suvtmmerdam, médecin hollandais, l'un des patriarches de l'entomologie. <-' l " i Insectes paraissent ordinairement dans le voisinage des eaux, vers le couche 1 " du soleil, à la fin de l'été, ou au commencement de l'automne; et quelque heure* après, on les voit tomber et mourir. Pendant ce temps, ils ne prenne»' pas même de nourriture; ils voltigent en troupes nombreuses, et se balance^ dans les airs en tenant écartes les filets de leur queue, comme s'ils exécutaient m 11 ' sorte de danse. Bientôt après, la femelle dépose dans l'eau ses <eufs, réunis en llM petit paquet, puis elle tombe a terre et péril. Il y a des années où les El'' 11 '' rnères sont tellement nombreuses, que le sol est couvert de leurs cadavres, et .q 1 "' dans certains cantons on les ramasse par charretées pour fumer les terres. # Paris même, on lésa vues quelquefois paraître en tourbillons si serrés sur '< bord de la Seine, que l'air 'lait obscurci ; et Geoffroy raconte qu'un vent d'orage en jeta il* nombreux essaims dans le centre de Paris, ce qui inquiéta be;" 1 ' coup les habitants, Celles qui tombent dans l'eau sont un régal pour les P" 1 *' sons; aussi les pécheurs c aissenl-ils bien l'époque ou se montrent I 8 *
Ephémères, qu'Us nomment la mnnne des Pointons.
C'est donc à juste titre que ces petits animaux ont reçu le nom tVÉpliémi'f- Il y en a toutefois qui vivent un jour entier ; et vous vous rappelez cette lict' "
ingénieuse des anciens qui nous représente de n breuses générations, né**
vers la lin du jour, sur les bords du Tanaïs, et se pressant, à l'ombrage* 1 '"" (jiiiiiicn séculaire, autour d'un vénérable vieillard, né depuis le matin, qui lel " raconte les événements de sa longue vie. Ce Nestor des Insectes pliiinl I e P' e ' seul el nulle le imsse. Hans sa jeunesse, il voyait le soleil briller à l'h» 1 ' 1 *"" opposé; à mesure qu'il s'avança vers l'âge viril, il vil le soleil s'élever dans I" voûte céleste, et embraser la terre de ses rayons; aujourd'hui l'astre déchue ven l'horizon, son disque a perdu sa chaleur et son éclat ; et le vieillard prév" 1 ' avec douleur que sa postérité sera condamnée a vivre dans des ténèbres éternelles.
Mais si. au lieu de m. us étonner de cette existence si courte, vous f'"' 7 compte du temps que l'animal a vécu a l'étal de larve et de nymphe, V0«* comprendrez que le nom d' Ephémère ne peut s'appliquer qu'à l'Insecte pa^ 81 "
et ipie la vie de l'individu, considérée dans 8 •nseinble, est plus longue q"
eelle de la plupart des autres Insectes, puisqu'elle a trois ans de durée. I e larves sont aquatiques ; elles vivent cachées, du moins pendant le jour, dans • vase OU sous des pierres; quelquefois encore dans des trous horizontaux, divl* e
intérieurement en deux canaux réunis, et ayant chacun leur ouverture or°P r " Cm habitations sont toujours pratiquées dans île la terre glaise, baignée [>■'
FAMILLE DES SUBULIEORNES.
l . eau qui en occupe les cavités; on cn.il même que les larves se nournssenl (le cette terre. Quoiqu'elles aient quelque ressemblance avecllnsecte pariait, «"es en diffèrenl cependant sous plusieurs rapports : les antennes sont plus Hues îles yeux lisses manquent; la bouche offre deux saillies en lorme fle Cor, 'es. qu'on regarde comme des mandibules; l'abdomen offre de chaque cote
"lift
leur
ra %'ée de lames ou de feuillets ordinairement réunis par paires, a
llse . qui sont des espèces de fausses branchies, sur lesquelles les tracbees s e-
U '" ll «ul et se ramifient e1 qui leur servent, non-seulement pour respirer, mais
encore pour nager et se mouvoir avec facilité. Les tarses n'ont qu un crocl.el
9 leu «' extrémité. L'extrémité postérieure du corps se termine par des soies,
en m ême nombre que dans l'Insecte parfait; La nymphe ne diffère de la larve
'l"« Par la p r , S0MCe de8 r 0Bmaux renfermant les ailes. Au moment ou 1 anima
eut ^ métamorphoser, il s'élève à la surlare de l'eau, et se débarrasse auss.tol
6 sa «épouifle de larve; puis la nymphe gagne le rivage, et va se placer sur
" en( >''oit sec, où elle attend que sa peau se fende pour la quitter Apres ce e
^• e »e peut l'aire usage de ses ailes; aussitôt elle va se placer su, un
1 >°U sur un mur; mais, par une exception singulière, après avoir sub,
! Ue métamorphose, elle change encore une fois de peau avant que d être corn-
, eten >eul adulte. Pour celte dernière opération, elle accroche ses pattes si.
Il «"H* solide, se place dans une position verticale, la tête en haut et .es .
"^'efois une heure dans cette altitude, pour ensuite se dépouiller de la
-, ! ,cul « qui couvre toutes ses parl.es. Après celle dernière mue, les ailes, qui
,>'•" terues e. molles deviennent vernissées et friables. On trouve souvent la
jn.ère dépouille de ces Insectes attachée aux vitres des fenêtres, aux arbres
; s,,r '^ murs; souvent même l'animal la laisse sur les vêtements des per-
" eS ' |ni S " >»'""' ' «' *" liwH '' U ' n habHe ' Dè8 ^u , *?2
•-, <iics soeriipenl île leur pouic , v .^ .
P° s er, mai8 l;i , H1 , |e8 lai>S( . nl tomber partout ou elles se trouvent. ll
y a 8«ère d'| llS ec,es qui en pondent un si grand nombre et s. promptement.
es dé n
tes
gnes de
*«oh forment deux espèces de grappes, dont plusieurs ont trois 2 UeUr < « c ^une com'en, trois à quatre cents mufs. A.ns, une ,E Ï S '-P' « lui,, cents omis en un instant, car les deux W-J'* T£
Z, "" mani ère qu',1 fait un angle presque droit avec son corps, et lie pou s . 3£* jappes d' o-uls, qu, snrlenl par deux ouver.ures placées en r le I - CT " '" , """" »neau. Celles qui pondent dans l'eau appuient les I,
^t aussitôt au tond de l'eau. OÙ ils sonl prompleuien. sépares les uns d, ,
. PS ' On ignore au bout de quel temps les larves en sorleul. pi'**»» Ephémère es, nombreux en espères, q,„ son. pour la ,.I«P..L eu. ; 7 S ; Nous vous en citerons quelques-unes In's-tae.les a r, . •
' , '" 1 -; - .ongueur ne dépasse pas une ligne ; elle es, no.re ses . I .
> areat «. i l'exception de'leo, bord extârieurq si noirâtre ;
,, .' '"* '""'s de la queue s cs-lo,„s el éflttari trois lois la long.u u. .h,