CHAPITRE IV
Prise d'Alger. — Forces de l'cxpcdition. — Débarquement, combats. — Prise du fort l'Empereur. — Capitulation el départ du dey.
Le ministère de M. de Poliijnac, qui avait ses vues sur l'armée desliiiée il conquérir \h;er, criil devoir en donner le eominaudemeiil ii l'un de ses membres, M. de liourmonl, iiiinislie de la i;iierre. Comme ;;ciural, M. de Kourmonl avait lait sous l'eiii|iiie ses preuves de capacilc; mais son nom élail le plus impopulaire que l'on pût choisir. On racciisait d'avoir trahi la l'rance ;i la xeille même de \\ alerloo. (^elle aecusalion raniinail du désir de se réliabililer par un coup d'éclal. trélail d'ailleurs un homiiK- froid , inéditalif, prudent, se préoccupant beaucoup lies moyens de succès, mais y comptaul. L'amiral Dmierré, iiiiqiiel on avait icmis la direilioli de la flolle, ne se laissait point aller i< la iiiêiiie confiance H entrevoyait dans l'expédilioii li's plus |;iaves dilficiillés. Ses Icnleiirs, (|ue l'on ne saiirail im pulcr qu'à son désir d'assurer le triomphe de nos armes, furent
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l'objel de critiques amères. 11 ne icpondit :i ses envieux qu'en déployant une lial)ilet(? eonsnnimée, (|uiiiqu'un peu liop ni('tlii>ilii|iLe et pas assez, en lappurl avec le eoura];e ardent de nos jeunes olilciers,
Siius les luihcs du nénéral Huunuont se Irouxaient un i;rand nonilire de lieulenanls dislin|;ucs, eoninie i\IM. liertliezène , l'oret de Morvau , Aeliard , Clouel , Daiiréniont , de l.overdo, d'Uzès. On renian|uait parmi les coloiuls il\l. <le ISrossanI, Koussel, iManuin, Maijnan , l'uilliii'res. Le ijénéral la Uille eoiauiaudail l'artillerie de siéije , el le ijéuéra! A alazé le i;énie.
I.a llolle et l'armée furent prêtes dès le nu)is d'avril IS^tO. On criil devoir les eneonrai;er par une revue princiére et par une proclamatiiui : elles n'avaient liesiiin d'aucun de ces excitants. Cependant on rappelait ilans la proclaniatimi la double insulte faite il la France, les triomplies déjà riunpnrlés plusieurs fois par les l'rani ais sur le soi africain, suit au temps de saint l.nuis, soit au temps de IVapoléou, et les crimes séculaires des pirates. On disait aux soldais avec raison (|uc la cause de la l'rance était en ce niomeni celle de la civilisation et de riuunanilé. ( )n les e\liorlait à se rendre dii;nes de leur mission avissi bien par leur couraije que par leur conduile envers les vaincus. On leur promettait enlin, et c'était lii une ijrandc erreur, (|ue les Arabes verraient en eux des libérateurs, et, s'cmpres- SHnt de rompre avec les Turcs leurs oppresseurs, vienilraienl ii nous aussiliil que l'étendard français se ileplnierail ii riiori7.(ni d'f\li;cr.
I.a llolte mit ii la voiler de loulou le 2(1 mai. Kllc comptait ceni trois bâtiments de (;uerre , six cents navires de eouiniercc et trois mille bouclics .i feu. Outre les marins, clic portait trenic-sept mille gix cent vinjjl-ncnf soldats et trois mille huit cent ein(|uaule-lrois chcx'aux, dont cinq cents senlement de cavalerie; le reste était destiné au train des équipap,es et il l'artillerie, qui venait de recevoir une réforme des plus avanlaijcuscs. Une ma.ssc énornu" de vivres, de munitions, d'approvisionnements de tonte sorte, des milliers de tentes, (le eonverlurcs, de fourneaux de campaipie accompaijiiaieut tout cela.
I.a uiarcbe de nos vaisseaux fut d'abord rapide el directe. Us claieut le Ï9 mai a la liaiitenr des iles Baléares; le :!0 ils saluaient la terie d'Afrique, et ap|ircnai<'nt de l'escadre lormant le blocus la nouvelle des sinistres éprouvés par les bricks iAffiihire el le Sitcne , échoués sur cette terre dans les jouriu-cs ilu I i et du l.'i. Les équi|)a;;es de CCS navires avaient été eu partie massacrés. î\'os soldats brûlaient de les veiifljcr. Ils croyaient toucher au but de leurs désirs, (|uan(l l'amiral retourna brus(|uciueiit en arrière pour rtillicr ses transports. Ce mouvenieni rélroiirade donna naissance a>ix ])lus étranijcs conjectures. Les oflieiers s'imaisinèrent un instant que l'expédition était contremandéc. Il n'y avait rien de fondé dans nue pareille crainte.
On va voir cependant ii quoi tiennent les destinées des Liais et commeiil il s'en fallul de peu (|ue la réi;cn<'e d'Alijcr ne fût sauvée. Sur les instii;alioiis lie l'AncIclerre, (pii, par nu pressenlimcnt j.iionx, voulait em])écher le sueci's de nos armes, la l'orte Otlomaiie, usant de son ilroit de suzcraiiu'lé , changea secrèlcment un cerlain Tahir- Pacha lie tâcher de débarquer il Alijer, de déposer Hussein, et de donner ensuite ii la l'"raiice loiiles les salisfaclions qu'elle demanderail, 'l'ahir, monté sur nue fréj;ale anr;laise, se présenta bienlùl devant Alf^cr. Ce liàliuMMil, avant l'Ii' aperçu par un ]ielil croiseur i(ue commandait renscii;nc Diibrcnil, voulut un instant Ibrccr l'entrée. S'il eùl réussi, la réjicnec evisterail pcul-ctre encore; mais, quoique vinijt fois inférieur en forces, le navire français se mit audacicusenicnl eu travers de la fré|;ale ani;laise. Le capitaine de celle-ci rerula devant la rupliire d'un blocus déclaré. Il eut peur des suites que pouvail avoir nu combat; il vira de boril,el conduisit sur sa demande Tahir-l'aelia il Toulon. L'amiral le rencontra le lendemain du jour ni) il ipiill.'iil ce ])nr1.
Dans son mouvemeul rélroiji'adc, notre llolle fui assaillie aussi par un diminulif de ces leniiièlcs qui avaient, si a propos pour les corsaires barbarcsqucs, dispersé les navires de l'Espaipie. 11 lui falliil relàcherii l'aima. Elle rciuil ii la xoile le lOjuin, et le |:l se trouva en vue d'Aller. On avait, d'a|iri'S des travaux de rei onnaissance , don rorii;iue reinonlail ;i l<oua|iarle, ilési|;ué la baie de Sidi-I'"errucli comme lieu de débarquemeiil. SuivanI l'habitude des Turcs de l'iidjcak, llirahijM, urniirc de Hussein el son i;énéral en chef, ne s'opposa point ii la dcscenle des troupes; il vonlail, disail-il, que pas un des Irançais ne rcjoiijnit sa pairie. Sans doute, comme ses prédécesseurs, il Comptait sur les éléments, car il n'avait |ininl avec lui tonles les forces que la réi;ence aurait pu espérer, ^i le dey de Tripoli, ni celui Tunis, ni l'empereur de Maroc ne lui avaieni envoyé de secours. Les beys dépendanl du deyiiek, e'esl-ii-dire irn\ de (;onslantine , il'Oran el de Tillery, étaient seuls venus avec leur ciinliiir;enl de Turcs cl de kouloUjjlis, enlrainant derrière eux les masses indisciplinées des tribus, masses qui ne pouvaient devenir dauiyercuses pour nous qu'en cas d'échec. Elles eusscnl alors aujjnicnté d'heure en heure, la ijuerre ijénérale étant priu lamée. Deux malelols, Siiin de la TltiHif. el Vr. liriiniui de la Siirtrilhiiili' . ]ilanli'rcnl les premiers rélendai'd de la l'"rancc sur le lieu du débarquement il Torre-Chica. Les troupes de la réijcnce cl quelques milliers d'Arabes se lenaient au loin sur les hauteurs derrière des batteries, que le général Berlliezène futcliatfjé d'emporlcr. Sa division s'élauea,
suivie de près par les divisions d'Escars et l.overdo. Canons, reilonles, 'J'urcs. !\Iaiires, l\oulnui;lis, tout céda devant cet élan. 'Mais alors nos IriMipes se trouxèreul au\ [irises avec de nouveaux ennemis. D'innombrables unisses de cavalerie é]iarpillées occupaient partout le terrain. Les lionimcs (]ui formaient ces escadrons indisci|)linés lançaient leurs chevaux sur nos fantassins en poussant des cris atroces, en aijilant leurs binuous avec des rjesics sauvaijes, el fuyaient comme l'éclair, après avoir décharijé leurs lon!;s fusils, pour revenir bieulôl il une nouvelle alla(|ue. Les conscrits français ne se laissèrent jioiiil inlimider. Le soir n'était ]ias encore venu , que iléjii l'ennemi avait ilis|iaiii pour aller s'élablir plus loin.
On profila du répit laissé pour s'élablir, s'entourer de fnrtilicaliiuis, creuser des puits et débarquer le matériel et les vivres. On deruenra ;cinsi jusipi'aii IS, après avoir eu dans la journée du l(i ii reilonicr encore une lois la lempêle, sur laquelle complaicul lesTurcs.
<!eux-ci s'enhardissaient de notre inaction. Ils résolurent d'allaquer notre camp, ce qu'ils tirent le 10 avec une résolution pleine d'éncrijie. Trois fois le ijénéral en chef lui-même et ses meilleures I loupes fondircnl sur nos relraiichcmenls en essayant de les ilélioriler. \olre feu et nos baïonnelles repoussèrent l'ennemi, el nos divisions, lueunnt l'olTensive, atlaquèrenl ii leur tour le camp turc silué à Sidi-Kalef. ÎN'i les Turcs ni les Arabes, après notre inaction de plusieurs jours, n'avaient supposé une pareille audace. Le repas élait prêt dans les tentes; qiiclcpies-unes rci;ori;eaient de munitions cl de vivres; les troupeaux aliondaiciil. Devant le 20'- de lii;nc, qui venail d'enlever les batteries de défense, liinl cela fui abandonné. Nos ciuiscrils se précipitèrent; il y en cul qui s'enrichirent du coup. Ouaiit aux Turcs, ils s'enfuirent pêle-mêle, répanilaiil sur leur passaiye et apportant avec eux dans Al^er la plus alTrense stupeur. Nos réj;imciils occupèrenl le camp qu'ils venaient de quitler, el trois mille m.iriiis !;ar(li'reiit celui contre lequel avait eu lieu l'allaqiiedn malin. Il \ cul alors un nouveau repos, qui donna il l'ennemi le temps de picndre haleine cl de se rcmellre.
Il reparut le 2i juin il la pointe du jour, précédé par de vérilables lourhillons de Bédouins; mais les divisions Bcriliczène el Loverdo n'ciueul qu'il se déployer en colonnes jioiir que Turcs el Arabes cédassent aussitôt le terrain dans le but de s'éparpiller derrière les massifs ilans les hauteurs qui coiiroiineul la partie orienlale de la plaine de Slaouèli. Les divisimis dont nous venons de parler les y poursuivirent, les en débusqiii'rent ii la baionnellc, et apii's avoir traversé le ravin de Bœkscliédéré , qui fut énerijiquement défendu, ne se Iroiivèrenl plus qu'a quelques kilomètres d'Al!;cr.
iMalheurensemcnl le malériel manquait pour l'allaque de la place. ]l ne fut débarqué en entier que le 2G. 11 élail temps. Un vent d'ouest s'abattit sur la mer et la souleva avec furie. Pour la troisième fois, on eraijîiiil que la llolle n'eûl le sort de celles de (iliarlcs- (^tuiiit.
Cepcndanl M. de liourmont, depuis la derniire alïalre, rclcnail nos Iroiipes dans leurs positions, se eonliiilanl de rcpousseï' les allaqiics de délail que les Turcs cl les Arabes conlinuaienl ii faire sans ordre. Un de ses fils avait élé frappé ;i morl dans la jiuuoée du ■.'!. Surmoulant une douleur qui peiil se lompreiulic , le i;énéral eu chef donna ordre le 2!1 que l'on icpril parloiit l'olVcnsive.
LesTurcs et leurs coiitini;euls arabes s'élaicnl depuis plusieiir-. jours forlihés sur un pridon!;emcul du IJoudjaréah; il fallait les en iléloi;er, et pour cela arriver d'abord jusqu'il eux. On n'y parvint ipi'après des falijjues inouïes, et alors l'armée tout entii're, sans lirer un coup de feu , moula par vini;l elicmius din'érents ii l'assaut i\\t Boudjaréah, qui lui lui ahaudonné. l-'lle s;ilua de lii ]iar des cris de victoire Me.cr el le fiirl de l'Em|iereur, qui eomincnça aussilol ii être investi. Il tint quatre jours, au bout desquels le dey ordonna de mcllie le feu aux poudres, dans le moment mênic oii la brèciic allail être pralicable. Quand le drapeau français llolla sur les décombres de celle forteresse, il ne fallut )ilus sonijcr ii défendre la ville, dont la marine avait déjà c;iniinné une prcmii're fois le porl. Le dey envoya dire il l'airiiral Diiperré el il M. de Bourmoul qu'il élail prèl ii donner tiuilcs les salisfaclions que l'on voudnil. Le i;éÈiér;il eu chef lui hl répiuidre que le Iciiips des salisfaclions élail passé. Il fallait se résiijiier ii subir loiiles les horreurs d'un assaiil on se rendre ii merci. Ces dures eondilious fiircnl portées dans la ville même jiar le conrai;eux iiilerprèle lîiaschewilz. Ali;er préscnlail en ce moment un spcclaelc terrible. \ oiei commenl l'envoyé français a depuis formulé le récit de sa mission, récit ijraniliose, lerriblc. et qui pourrait porler ce liire : Dernier jinir il'un /jch/i/i; o» d'une puissance.
« Sur les cinq heures environ , j'arrivai il la l'nrlc-Neiive, qui ne me fut ouverle qu'après beaucoup de dilïicullés. .le me trouvai au milieu d'une troupe de janissaires eu fureur; ceux ipii me ])réeédaicnl avaieni peine ii faire écarter devant moi la foule de Maures, de .liiifs cl d'Arabes ipii se pressaieul ;i nos eôlés. Pendant ipie je montais la rampe élroile qui conduit ii la Casbah, je n'enlendis (|uc des cris d'elïroi, de incnace cl d'imprécations qui rcleiilissaieni an loin, el qui au;;nicnlaiciil il inesiirc que nous approchions de la place. Ce ne fut pas sans iieiiic que nous parvînmes aux remjiarlsde la citadelle; Sidi-Alustapha . qui marehail devant moi, s'en lit ouvrir les portes, el elles fureiil après noire entrée aussitdl refermées sur les
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flots de la j)o|>iila(C qui IfS assiégeait. Ea coui' du divan oii je ius conduit était icniplir de janissaires. Hussein était à sa ])laee accoutuuiée. Il avait dehnut autour de lui ses ministres et quelques consuls étrangers; l'irritai ion était violente. Le dey seul nie ])arut calme, mais triste. Il ini]>osa le silence de la main, et toiil aussitôt me fit signe d'approcher avec une expression très-prononcée d'anxiété et d'impatience. Il avait à la main les conditions écrites sons la dictée de M. de Bourmont. Après avoir salué le dey et lui avoir adressé quelques mots respectueux sur la mission dont j'étais cliargé, je lus en arahe les articles suivants a\ ce un ton de voix (|iic je lu'eiïoiçai de rendre le plus assuré possililc :
« 1" L'armée française prendra possession de la ville d'Alger, de la » Casbah et de tous les forts qui eu dépenilcnt, ainsi que de toutes » les propriétés piildi(|ues, demain, .'> juillet IS^ÎO, à dix heures du » matin, heure française. » Les premiers mois de cet article excitèrent une rumeur sourde, (|ui augiiienta quand je prononçai les mots : à dix heures du matin. Le dey réprima ce mouvement; je continuai :
Passage du luiiia, au cul de iloiiZaïa. — ^ovcmlire.
<i 2" La religion et les coutumes des Algériens seront respcelécs ; au- )> cun militaire de rariuée ne pourra entier dans les mosc|uées. » Cet article excita une satisfaclioii générale. Le dey regarda tinites les personnes qui rentoii raient, comme ]HHir jouir de leur appridialion , et me fil signe de c<uiliniier. « :!" Le dey et les Turcs devront quitter >i \lgcr dans le plus bref délai. i> A ces mots, un cri de rai;c retentit de loiilcs p;irls. Le dey pâlit, se leva, et jeta autour de lui des regards inipiiets. On n'entendait que ces mots, réiiélés avec fureur par les janissaires : « El inaul! el maul ! » (La mort I la mort !)Je me retournai au Inuit des yatagans et des poignards ipi'on tirait des fourreaux , et je vis leurs lames briller au-dessus de ma tète, ,1e m'efforçai <lc conserver une coiileiuince leniie, et je regardai fixement \v dey; il (Mimprit l'expression de mon regard, el , prévoyant les malheurs qui allaient en résiiller, il desccndil de siui divan, s'avança d'un air furieux vers celle multitude efiréuée, ordmina le silence d'une voix forte, el me lit signe de continuer. Ce ne fui pas sans peine que je lis entendre la suite de l'arliele , (|ui ramena un peu de calme : ■■ On leur nar<itttil lu cunwrrdlion de Ifiirs: richessen persuniiclles: ils $criinl liljrc>< de cliuisir lo liru de leur retraite. »
Ces mois, si nous en croyons ce brave iuierpri'le, avaient élé bien Il ihilemcnl calculés jpar les chefs de noire expédition. Ils apaisèrent comiiie par enchautemeul le lumiille. Iji clfel, les 'J'urcs n'étaient <|iie <ampés dans celle \ille, qui avait si longlemps subi leur o|)pressioii, aucun û'vn\ pcut-cire n'y élail né; en la (|iiillanl, ils ne (piitlaicul pas une pairie; ils emporlaicul, en s'en allant, leur butin; cela leur sulVisail. Ilus^ciu-l'acha se résigna le premier, et bientôt fut échangée la eoiivcutiou sur les bases lues par l'inlcrpri^te et posées par le |,énér,il eu chef. Le .i juillet, ii dix heures du iiiatiii, les porics iureiil (luvcriesaux Iroupcs de la !• lance ; la Casbah et les foris reeulenl les soldats di' la eivilisalion , rempl.içant ceux ilu brigandage c
de la barbarie. Le dey lui-même quitta Alger quelques jours après. Ses beys et leurs contingenis avaient regagné Oran, Constanline el Médéah. La petite guerre d'Algérie allait eoniuiencer avant la grande.