CHAPITRE XII
Ordonnance constilutive des possessions a'géiiennes. — Guuvernement géucral du comie d'Erlon. — Abd-el-Kader dans les provinces d Alger et de Titlery. — Soulèvement des Douers et des Smélas dans la province d'Oran. — Défaite de la Macta.
En France, depuis le départ du duc de l^ovigo, les ministères et l'opinion publiipie étaient en travail il'uue organisation de l'Algérie. Cette organisation fut fixée par l'ordonuancc du 22 juillet 18-34. Les principaux éléments consistèrent dans un gouverneur général relevant «lu ministre de la guerre et dans un conseil institué près de ce gouverneur, et comprenant un officier général commandant les troupes, un iut<'ndant civil, un otficier général eonuuaiulant la mariiu', un procureur général , un inteiulant militaire cl un directeur des finances. C'était un conseil des ministres au petit pied près d'un roi constitutionnel et responsable. Le comte d'Eihui reçut le titre de gouverneur mènerai. C'était un vieillard r|ui avait fait ses preuves autrefois, que le ministère avait <lioisi surtout il cause de ses habitud mises et iiriidentes. Il fallait un Iioiuiik' absolument dilïérent , jeune , arlil, n'ayant point perd,, rnsaijc des travaux de la guerre, et capable de prendre beaucoup sur lui.
Le comte d'I'.rbui prit possession île sou giiuvernenient l'ii septembre l,S:!i ; SCS actes adlllini^tl■.llif^ liiri'iil en général di.;iics il'estiiiie; il établit le ré|.,iiiie iiiiinicipal dans les vilii's soumises, divisa la banlieue d'Alger en coiiiiniines, commença l'orijaiiisalion d'une instruction publique fran(;aisc, consliliia des conmiissious provinciales pour les aifaiies d'Orau et de lioiic, refondit les ordonnances ri'latives a la justice et ii la police ; tout cela «l'accord avec son conseil, qui le domina souvent. Mais sa coiuliiile politiipie manqua complctemeiit «l'habileté. Il noua avec les chefs arabes des relations en «liliors «b^s ciMuni iiulaiits «b's places ou «les provinces. C'est ainsi qu'à lloiigic il «legoùla le brave cidoncl Diivivier, et traita avec un avenluiiir, «pu se «loiinait pour chef d«>s Isabjles. Si cet aventurier,
'" '• <»'<li<l-Our«dibah, eût été comme .\'b«l-cl-Ka«ler un homme
«le g.iiie, nous eussions eu de ce ccjlc-lii un nouveau traité Di'smiihids. Dans la province d'Ahjcr, il laissa commencer l'inlcrminable gu.rre des lladjoules. Mais c'est dans la province d'Orau «iii'il accumula les fautes.